Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: Mercury80

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 55 chapitres

Publiée: 11-04-21

Mise à jour: 24-08-21

 

Commentaires: 36 reviews

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DrameRomance

 

Résumé: "Je survivrai par n'importe quel moyen pour celle que j'aime." Survivras-tu pour moi ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Toi et moi sans toi" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Toi et moi sans toi

 

Chapitre 46 :: Chapitre 46

Publiée: 09-08-21 - Mise à jour: 09-08-21

Commentaires: Bonjour, voici la suite de l'histoire. Bonne lecture et merci pour vos commentaires^^

 


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Chapitre 46  

 

- Merci d’être venu avec moi aujourd’hui, Mick.  

 

Nous sourions tous deux au gazouillement qui provient du siège arrière et je vois mon ami, chanceux qu’il est d’être assis à ses côtés, regarder ma fille qui s’agite dans son siège-auto.  

 

- De rien. Je ne vais pas rater l’occasion de tenir une jolie femme dans mes bras., plaisante-t-il.  

- Je ne raterai surtout pas l’occasion d’être là pour Kaori si elle en a besoin., ajoute-t-il avec sérieux.  

- Elle en a besoin. Je pense que vous ravoir autour d’elle lui fait déjà beaucoup de bien mais la rééducation n’est pas facile actuellement., lui apprends-je.  

 

Cela fait plus d’une semaine maintenant que Tatsuya a entrepris de te faire remarcher et pas simplement du lit au fauteuil, ce qui t’était déjà très fastidieux pour ne pas dire impossible seule. Je repense en frissonnant au matin où je t’ai retrouvée par terre alors que tu avais voulu défier ton corps. Tu gisais par terre sans bouger comme inanimée et, si j’ai été soulagé de voir tes yeux ouverts, j’ai été ému par les larmes que tu versais face à ton échec : tu n’avais même pas fait un pas et le sol a gagné, t’ornant d’un magnifique œuf de pigeon sur le front. Malgré tout, tu as refusé de baisser les bras et tu as voulu continuer sur la lancée plutôt que de revenir en arrière… même si tu en sortais fourbue, les bras en compote, les jambes tremblant de l’effort fourni.  

 

Tu en as fait une bonne plaisanterie l’après-midi même alors que tu revoyais pour la première fois nos amis. Ca a permis de chasser la nervosité et de lancer la conversation qui a repris comme si elle n’avait jamais été coupée et tout le monde était soulagé au final. Depuis, une nouvelle routine a repris même si les visites se sont plus espacées que lorsque tu étais dans le coma. Ils laissent tous de la place pour la nouvelle arrivante et ce lien que tu essaies de tisser avec elle.  

 

- Comment ça se passe entre Kaori et Kimi ?, me demande soudain Mick, comme s’il lisait dans mes pensées.  

- Plutôt bien. Elle commence à être moins nerveuse en sa présence. Elle lui a donné le biberon hier, chose qu’elle ne voulait pas faire avant., lui dis-je.  

 

C’était très émouvant d’ailleurs. J’attendais ce moment depuis votre rencontre mais les quelques fois où je te l’avais proposé, tu avais refusé net :  

 

- Fais-le. J’ai peur de la lâcher ou de ne pas bien lui donner. Je ne veux pas la blesser ou la stresser. Elle doit avoir confiance en moi et moi, je n’ai pas assez confiance en moi pour le moment., m’opposais-tu régulièrement.  

 

Je m’attendais à la même réponse, sans l’espérer, hier quand je te l’ai demandé au moment où elle commençait à chouiner. J’avais préparé le biberon, changé Kimi et, par réflexe, c’est sorti :  

 

- Tu veux lui donner ?, ai-je fait.  

- Tu veux bien m’aider ? Rester à côté de moi pour la tenir ?, m’as-tu retourné après avoir lancé un regard anxieux au bébé.  

 

Je suis resté pantois quelques secondes avant d’acquiescer, un sourire étirant mes lèvres.  

 

- Avec plaisir, tout ce que tu voudras.  

 

Je t’ai donné Kimi puis me suis installé derrière toi en te passant le biberon. Le menton sur ton épaule, je t’ai guidée et tu as nourri notre fille et je n’avais peut-être jamais vécu un moment aussi beau. Son regard plongé dans le tien, elle tétait avec vigueur à une vitesse phénoménale.  

 

- Laisse-lui., t’ai-je dit alors que tu retirais la tétine de sa bouche.  

- Mais elle va s’étouffer, non ?, as-tu répliqué, anxieuse.  

- C’est une Saeba. Un vrai goinfre.  

 

Tu n’as pas répondu et l’as laissée terminer. Je t’ai aidée à la mettre sur ton épaule, sachant que tes bras te faisaient mal après la séance de rééducation du matin et on l’a entendue émettre un rot bien sonore. Tu l’as ensuite posée contre toi alors qu’elle commençait à somnoler et t’es reposée contre moi. Tu aurais pu me demander de partir de là mais tu ne l’as pas fait et j’en ai profité. J’ai savouré ce moment où je vous tenais enfin toutes les deux dans mes bras. J’en avais rêvé depuis bien longtemps avant la naissance de Kimi et c’était enfin arrivé. Mes rêves sont bien plus doux aujourd’hui. Ils sont encore parfois torrides quand ils te concernent mais ils prennent le pas sur les cauchemars la plupart des nuits. J’imagine que j’expérimente les rêves normaux d’un homme normal. C’est étrange mais ça fait du bien.  

 

- Elle lui a donné le biberon. C’est bien… Elle lui parle ou lui raconte des histoires ?, m’interroge Mick.  

- Non. La plupart du temps, elle l’observe en silence. Elle l’allonge à côté d’elle ou sur elle et elle caresse son visage, ses mains, son corps. Je ne sais pas, c’est comme si elle faisait sa grossesse maintenant. C’est beaucoup plus tactile que verbal. Je me sens même parfois de trop alors je les laisse à deux., lui fais-je savoir.  

 

C’est étrange comme ces moments me paraissent intimes entre vous. J’ai parfois l’impression de te revoir avec ton ventre rond lorsque Kimi est sur toi, comme si vous communiquiez à travers la paroi de ton ventre sauf qu’elle est là en contact direct. Je suppose que vous vous apprivoisez toutes les deux.  

 

- Et dans ces moments-là, elle n’a pas peur d’être seule avec elle ?, s’étonne Mick.  

- Dans ces moments-là, je n’existe pas… ou presque pas. Elles ont leur bulle., fais-je avec un sourire amusé.  

- Jaloux ?, me taquine-t-il.  

- Non, ça ne m’inquiète pas pour le moment. Elles auraient vécu ça si Kaori avait été consciente pendant sa grossesse. Je n’y connais rien mais ça ne me paraît pas anormal., fais-je, serein.  

- Honnêtement, je ne sais pas comment tu as fait et fais encore pour tenir aussi longtemps…, m’avoue mon ami, admiratif.  

- Je me suis quand même barré pendant deux semaines et qui sait ce qui serait arrivé si Umi n’était pas intervenu…, admets-je, un peu gêné de ses louanges.  

- Tu crois vraiment que tu aurais été au bout ?, m’interroge-t-il.  

 

Je prends quelques secondes pour réfléchir, peser mes mots en toute honnêteté avant de donner ma réponse.  

 

- A ce moment-là, oui. J’avais craqué, c’était trop de pression pour moi, la décision de trop, trop de responsabilités… Je ne m’en sentais pas capable et je préférais fuir que de me planter. Retrouver celui que j’étais avant me paraissait très attrayant et tu n’aurais pas craché sur les deux beautés que j’avais trouvées…, lui dis-je.  

- Des sosies de ta chérie ?  

 

Je remonte dans mes souvenirs un instant avant de hausser les épaules.  

 

- Je ne m’en souviens pas mais je ne pense pas, l’objectif étant de l’oublier., réponds-je.  

- Aucun regret ?, continue-t-il de m’interroger.  

 

Je croise son regard dans le rétroviseur, le soutient un instant avant d’esquisser un sourire à un autre son de Kimi.  

 

- Aucun… sauf celui d’avoir été absent quinze jours… En fait, non même pas. C’était ce qu’il me fallait pour comprendre définitivement ce qui était. Donc, non aucun regret même pas celui d’avoir merdé. C’était quelque part un mal nécessaire.  

- J’aurais jamais imaginé tout ça dix mois en arrière. A ce moment-là, on priait tous pour qu’elle survive. On ne s’imaginait pas tout ce qui suivrait., lâche-t-il, soupirant.  

- Et ce n’est pas terminé…, lui dis-je, me garant devant la clinique.  

- Je ne lui ai pas dit ce que j’avais prévu. J’espère que ça l’encouragera.  

- Je serai discret., me répond-il.  

 

On se quitte à l’entrée de la clinique et chacun prend sa direction.  

 

- On s’apprêtait à partir en salle de rééducation., m’apprend Tatsuya, poussant le fauteuil roulant dans lequel tu es.  

- Laisse-moi le plaisir de faire chauffeur de taxi.  

 

Il me cède la place derrière toi et on sort de ta chambre.  

 

- Je pensais te voir plus tôt. Kimi n’est pas avec toi ?, me demandes-tu.  

- Non, pas avec moi.  

- Elle n’est pas malade au moins ? Tu aurais dû rester avec elle., enchaînes-tu précipitamment.  

- Je suis déçue de ne pas pouvoir la voir et ça m’aurait fait bizarre de ne pas te voir non plus mais c’est elle qui compte., ajoutes-tu, la voix un peu tremblante.  

- Si tu cessais de t’inquiéter pour tout ? Concentre-toi sur ce qui va arriver., te dis-je.  

- J’espère que tu as préparé ta plus grosse massue parce qu’il va encore te faire souffrir., fais-je en plaisantant.  

- Bon sang, le jour où je sais la soulever, je hurlerai de joie., réponds-tu, souriant malicieuse.  

- Et moi de douleur peut-être…, fais-je, poussant un soupir douloureux.  

 

Tu lèves les yeux vers moi et ton regard porte une lueur incertaine.  

 

- Pourquoi ? J’ai des raisons de m’en faire ?, me demandes-tu, luttant pour cacher ton inquiétude.  

- Aucune. La seule autre femme de ma vie a six semaines. Nous n’avons pas la même relation, elle et moi.  

 

Je te vois tressaillir au souffle chaud sur ton oreille et je souris comme le chat qui a mangé la souris. Je suis heureux de ne pas te laisser indifférente. Ca fait du bien au moral.  

 

- Mais moi, je ne ressemble plus à grand-chose., murmures-tu, posant les mains sur tes jambes.  

 

Ta petite voix me fait mal au cœur et je n’arrive pas à te laisser ainsi.  

 

- Excuse-nous deux minutes, Tatsuya.  

 

Je bifurque et entre dans le vestiaire des infirmières. Heureusement, il n’y a personne. J’arrête le fauteuil et referme la porte avant de t’approcher.  

 

- Ryo…, t’inquiètes-tu.  

 

Je pose le doigt sur tes lèvres et, en moins de deux secondes, tu te retrouves plaquée, dos contre mon torse, comme nous le faisions quand tu étais encore enceinte, face au seul miroir de la pièce.  

 

- Ca sert d’avoir farfouillé dans le vestiaire d’innombrables fois., te dis-je en plaisantant.  

 

Tu me coules un regard noir dans le reflet de la glace et j’en ris.  

 

- Qu’est-ce que tu vois, Kaori ?  

- Une handicapée dans les bras d’un homme dans la force de l’âge, d’un homme qui a trop de choses à gérer pour s’encombrer de moi, d’un homme qui peut avoir beaucoup mieux que moi., me réponds-tu sans réfléchir.  

 

J’entends la douleur dans ta voix, le manque de confiance contre lequel je me suis battu pendant un an après l’avoir entretenu pendant des années… et un mal-être plus que flagrant. Je pensais qu’on avait réussi à vaincre tout cela mais ce n’est pas encore le cas apparemment.  

 

- On ne voit pas la même chose alors…, fais-je posément, croisant ton regard dans le miroir.  

- Tu as peut-être besoin de lunettes…, m’opposes-tu sans réelle conviction.  

- Pourquoi ? Parce que, moi, je vois une femme sublime qui se bat pour retrouver sa vie, qui a vaincu la mort à de multiples reprises tout en portant la vie, une femme qui un jour se tiendra debout devant moi et me donnera la main pour rentrer chez nous ?  

- Je ne retrouverai peut-être jamais ma vie comme elle était, Ryo., objectes-tu tristement.  

- C’est vrai. Tu ne la retrouveras pas… parce qu’on a une fille maintenant. Finie la vie de couple pépère. On est des parents sérieux et responsables., te fais-je remarquer.  

 

Je resserre un bras autour de toi, m’assurant de ma prise avant de te lâcher de l’autre. Ma main se pose sur ton épaule et glisse le long de ton bras jusqu’à tes doigts que j’entrelace avec les miens, les ramenant sur ton ventre.  

 

- Je t’aime, Kaori. Je sais que c’est dur et que tu dois en avoir assez mais je sais aussi que tu as le courage et la force d’aller jusqu’au bout pour vivre normalement. Puise en nous tous pour t’aider et regarde sans le filtre de ton malaise le regard que les autres posent sur toi. L’image que tu donnes est bien loin de celle que tu as en tête. Regarde-toi.  

 

Voyant que tu gardes les yeux baissés, je te tourne un peu plus vers le miroir. Malgré la tension que je sens émaner de toi, je veux que tu vois la femme que je vois.  

 

- Regarde-toi, Kaori.  

 

Tu lèves enfin les yeux et je vois les larmes qui s’y accumulent.  

 

- Tu es belle, Sugar. Tu es belle, intelligente et sexy comme avant. Je ne veux de personne d’autre que toi. Regarde ton visage. Il est comme avant mais empreint de cette plénitude que te confère la maternité. Tes formes se sont arrondies à cause de ta grossesse et de ton inactivité mais ça reviendra si c’est ce que tu veux. Je t’aime comme tu es, même avec quelques cicatrices de plus, parce que tu t’es battue pour nous, tu as été encore une fois cette femme que j’aime et qui a su capturer mon cœur. Tu veux bien continuer à te battre pour qu’on puisse rentrer chez nous un jour, peut-être reprendre notre vie comme avant en ayant la joie d’être parent en plus ?  

 

Je vois une larme rouler sur ta joue mais tu as un léger sourire rassuré et tu hoches la tête.  

 

- Je vais continuer à me battre., me dis-tu.  

- Merci. Allez, on y retourne., fais-je, te reprenant à bras et te remettant dans le fauteuil.  

- Merci Ryo. Merci d’être là et de me soutenir même si…, commences-tu, posant une main sur la mienne.  

 

Je ne vois pas ton visage mais j’imagine que tu te mordilles nerveusement la lèvre.  

 

- Même si quoi ?  

- Même si je ne te donne pas de signe que je reviens vers toi., complètes-tu dans un soupir.  

 

Ce n’est pas l’impression que j’ai eue mais te prouver le contraire sur ce point-là me paraît moins judicieux. J’ai peur de te forcer la main et t’emmener sur un chemin que tu n’es pas encore prête à prendre.  

 

- Cesse de te torturer les méninges. On a le temps, Kaori., te dis-je simplement.  

 

Je te conduis à la salle de rééducation où Tatsuya nous attend en discutant avec Mick.  

 

- Qu’est-ce que Mick fait là ?, t’étonnes-tu.  

- Il est porteur d’encouragements., te dis-je.  

- Allez, on y va, Tatsuya. Tu traînes., fais-je, taquin, mettant les freins au fauteuil.  

- Ce n’est pas moi qui traînais dans les vestiaires des infirmières., rétorque-t-il, malicieux du tac au tac.  

- Pour la bonne cause, uniquement la bonne cause., me défends-je.  

 

Je t’aide à attraper les deux barres parallèles entre lesquelles tu dois avancer.  

 

- On va réessayer, Kaori. Je sais qu’hier ça ne s’est pas bien passé mais je sais que tu peux y arriver. Tu as ça en toi et je pense qu’aujourd’hui, tu auras la motivation nécessaire., te dit-il, m’adressant un regard.  

 

Il a compris mon idée en voyant Mick là et surtout le précieux fardeau qu’il tient dans ses bras.  

 

- Pourquoi aujourd’hui plus qu’hier ?, réponds-tu, curieuse.  

- Parce qu’elle t’attend au bout du chemin., te dis-je au moment même où Tatsuya se met de côté pour que tu puisses voir Kimi qui te regarde en s’agitant.  

- Tu l’as amenée ? Mais je croyais…, souffles-tu, émue, te tournant vers moi.  

- Tu as dit qu’elle n’était pas avec moi… Je n’ai pas corrigé puisque c’était la vérité., fais-je, taquin.  

 

Ton sourire resplendissant vaut tous les mercis et, plus déterminée que jamais, tu te remets en position avant de prendre une profonde inspiration et de bouger la jambe. Moi derrière, Tatsuya devant, tu avances doucement et difficilement. A plusieurs reprises, tu flanches mais te rattrapes seule. Je te vois de nouveau vaciller et je me tiens prêt. Je crains que, cette fois, tu n’y arrives pas parce que tes bras tremblent un peu, que ton tee-shirt est trempé de sueur et que tu fatigues mais tes genoux cèdent et tu tends les bras pour rester debout.  

 

- On va arrêter là, Kaori. On a déjà bien avancé., intervient Tatsuya.  

- Non ! Donne-moi deux secondes et on finit. Ma fille m’attend., lui opposes-tu d’une voix ferme.  

 

J’espère que mon idée ne va pas s’avérer contre-productive. Si tu te blesses en ayant forcé, je m’en voudrais sérieusement. Cependant, Tatsuya n’insiste pas et acquiesce simplement. Tu prends le temps de souffler un peu avant de relever le menton. Je croise le regard fier de Mick qui n’est pas intervenu une fois pendant la progression, gérant une Kimi qui gigote à tout va tout en gardant un œil sur toi.  

 

- On finit. Vous avez intérêt à suivre., nous dis-tu soudain, un air de défi dans la voix.  

- Ca, c’est notre Kaori., pipe l’américain avec un sourire amusé.  

 

Tu carres les épaules et reprends appui sur les barres correctement avant de reprendre ton avancée. Tu souffles de plus en plus fort, l’auréole dans ton dos s’agrandit encore. Les minutes qui suivent me paraissent interminables et, enfin, on voit le bout des deux barres.  

 

- J’y suis arrivée., souffles-tu, ravie.  

- Oui, tu y es arrivée, Kaori. C’était super., te félicite Tatsuya.  

 

Je n’ai pas le temps de te dire quoi que ce soit que tes jambes cèdent et tu n’as plus la force de te retenir. Je te rattrape sous les bras et te redresse contre moi le temps que ton kiné ramène ton fauteuil.  

 

- Bravo, Sugar. Tu peux être fière de toi., te dis-je à l’oreille.  

- Merci Ryo.  

 

Je t’aide à t’asseoir et ton regard avide sur Kimi ne trompe pas Mick qui te l’amène. Ton sourire lumineux fait plaisir à voir quand tu la serres contre ton cœur et celui de Kimi en réponse est tout aussi éblouissant. Elle t’a adoptée sans aucune réserve à ton rythme.  

 

- Demain, tu reviendras et maman arrivera encore plus vite auprès de toi, Kimi. Peut-être même qu’un jour, j’arriverai à te courir après au parc., lui dis-tu, émue.  

 

Touché de son envie de vivre normalement, je pose ma main sur son épaule et la presse doucement.  

 

- Tu peux retourner à ta chambre, Kaori. J’arrive pour le massage., te prévient Tatsuya.  

- Je suppose qu’il ne sert à rien de te proposer de reprendre Kimi ?, intervient Mick.  

- Non, je veux la garder encore un peu. J’en ai la force., lui réponds-tu, regardant le visage de notre fille qui gazouille dans tes bras.  

- Alors puis-je au moins conduire le carrosse de Madame ?, me demande-t-il.  

- Fais, je t’en prie., lui dis-je.  

- Vous pourriez peut-être aller faire un tour dehors avec elle pendant que Tatsuya finit…, nous suggères-tu quand tu es installée dans ton lit, Kimi de nouveau dans tes bras.  

- C’est une bonne idée., admets-je.  

- Mais rappelle-toi, quoiqu’il te dise, j’ai toujours mieux ou plus gros…, te dis-je à l’oreille d’une voix sensuelle.  

 

Je vois tes pommettes rougir furieusement et souris de l’effet que je te fais… toujours visiblement. Attrapant Kimi, je me retiens cependant de t’embrasser comme j’en ai envie, gardant en tête que cette initiative doit te revenir le jour où tu seras prête.  

 

- Ouais sauf la voiture…, pipe Mick, ironique.  

- C’est vrai que la mini ne donne pas dans le genre gros modèle., plaisantes-tu en retour.  

 

Je tressaille un instant en souvenir de ma voiture qui a fini en mode boîte de conserve. Je n’ai aucune idée de la manière dont tu pourrais réagir si tu apprenais ce qu’il est advenu de ma petite voiture rouge, celle qui abritait beaucoup de souvenirs pour nous deux. C’est un sujet que je préfère encore éviter pour le moment.  

 

- Il n’y a que les hommes qui ont des complexes qui ont besoin d’une grosse voiture. Et moi, je n’ai pas de complexe., te dis-je, un sourire mutin aux lèvres.  

 

Je te vois rougir, ouvrir les lèvres avant de les refermer puis mordiller et je préfère te laisser, déposant un sage baiser sur ton front.  

 

- Ca fait plaisir de vous voir ainsi même si je m’attendais à un peu plus de sexe., me fait Mick quand nous sommes dehors.  

- Elle me laisse l’approcher mais pas encore aussi près. Pour le moment, ce qui importe, c’est elle., lui réponds-je, serrant Kimi contre moi.  

- Je me doute. Je te remercie, Ryo. Ca m’a fait du bien de pouvoir être là aujourd’hui. Tu devrais le proposer aux autres de temps en temps, pour elle et pour eux…, me suggère-t-il.  

- J’y songerai sérieusement. Je pense que ça lui a fait du bien aussi., admets-je.  

- Pour la mini, tu comptes lui dire quand ? Ou tu penses la remplacer en espérant qu’elle ne s’en rende pas compte ?, m’interroge-t-il.  

- Parfois, il faut savoir ne pas s’accrocher au passé…, fais-je, pensif.  

 

La petite fille que je sers contre moi en est un bon exemple.  

 

- Oui mais c’était quand même la mini…, réplique mon ami.  

- J’y réfléchirai., conclus-je.  

 

Nous discutons encore un moment en marchant dans les allées du parc avant de regagner la clinique et ta chambre où nous passons un moment à discuter à trois jusqu’à ce que Kazue vienne chercher Mick pour rentrer. Après, ce n’est plus que nous trois et l’après-midi se passe dans le calme entre deux jeunes parents et leur enfant. 

 


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