Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prose

 

Auteur: Mercury80

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 55 chapitres

Publiée: 11-04-21

Mise à jour: 24-08-21

 

Commentaires: 36 reviews

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DrameRomance

 

Résumé: "Je survivrai par n'importe quel moyen pour celle que j'aime." Survivras-tu pour moi ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Toi et moi sans toi" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Toi et moi sans toi

 

Chapitre 48 :: Chapitre 48

Publiée: 13-08-21 - Mise à jour: 13-08-21

Commentaires: Bonjour, voici la suite de l'histoire. Bonne lecture et merci pour vos commentaires^^

 


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Chapitre 48  

 

- Tu vas finir par te lancer dans le cyclisme professionnel…, plaisante Miki, te regardant pédaler dans la salle de rééducation.  

 

Je souris à la remarque et au regard pétillant que tu lui lances.  

 

- Prends le deuxième et lance-toi., répliques-tu.  

- On verra si tu peux me battre.  

- Ah non, le vélo très peu pour moi., rétorque la barmaid en riant.  

- Trouillarde… T’as juste peur que je te batte., la taquines-tu, t’essuyant le front et la nuque avec la serviette posée sur le guidon.  

- Comme si ça pouvait arriver…, répond Miki, faisant un petit geste de la main.  

- Alors grimpe sur la selle et pédale., lui enjoins-tu.  

- Je ne peux pas : je n’ai pas les bonnes chaussures., se défend notre amie.  

- Ca te fera un handicap comme moi. T’as peur, Miki., la taquines-tu.  

 

Le spectacle est ma foi fort amusant mais ça fait plus d’une demi-heure maintenant que tu pédales et Tatsuya a donné des consignes strictes. Je me lève, prenant Kimi à bras, et approche de vous.  

 

- Et toi, tu dois descendre de là. C’est plaisant de te voir rouler ainsi mais tu sais à quel point Tatsuya est tatillon., te dis-je, taquin.  

- Ok. Donne-moi juste deux minutes pour ralentir et j’arrête., acquiesces-tu sans sourciller.  

- J’espère que je n’ai pas dépensé toute mon énergie parce que je viens de me rappeler que je dois botter les fesses de Miki., fais-tu, malicieuse.  

- Moi ? Mais pourquoi ?, s’étonne cette dernière.  

- Tu m’as peint les ongles de toutes les couleurs., lui fais-tu savoir.  

- Pourquoi tu lui as dit, Ryo ?, grommelle-t-elle.  

- Ce n’est pas lui. C’est Mick qui a vendu la mèche., lui apprends-tu avec un petit sourire.  

 

Elle fronce les sourcils puis finit par sourire en croisant les bras.  

 

- Bah, tu sais ce qu’on dit : qui ne dit mot consent. Donc si tu ne voulais pas que je teste sur toi, il suffisait de me le dire., réplique-t-elle, le regard pétillant.  

- Oh… Alors ça, c’est facile., lui reproches-tu, taquine.  

- Je sais mais j’en profite. Aujourd’hui, je peux te dire quelles sont les couleurs qui te vont le mieux. Il faudra qu’on voit si ça va avec ton alliance., plaisante-t-elle.  

 

Miki ou l’art de mettre les pieds dans le plat…, me dis-je, me réfrénant de passer une main nerveuse dans mes cheveux. Je ne t’ai pas encore parlé du mariage. Après tout ce qu’il s’est passé, je préférais attendre mais, bien sûr, il fallait compter sur le fait que le destin ne veut rien nous rendre facile.  

 

Tu regardes Miki avec des yeux ronds un long moment avant de te mettre à rire de manière tonitruante. Tu t’écroules un moment sur le guidon, riant à gorge déployée alors que Miki, d’abord gênée de sa bourde, me regarde en s’excusant mais sans comprendre ta réaction.  

 

- Kimi a besoin d’être changée. Tu peux y aller, s’il te plaît ?, lui demandé-je.  

- C’est pas juste… C’est ton rôle…, se plaint-elle, sentant la douce et piquante odeur arriver à elle.  

- Je pense que c’est une douce punition pour la bourde que tu viens de faire., lui fais-je savoir à voix basse, lui tendant Kimi qui commence à manifester son inconfort.  

 

Elle ne se défend pas plus et attrape le bébé, l’emmenant dans ta chambre pour la changer. Je m’avance et te tends la main pour t’aider à descendre. Tu l’acceptes et te redresses, vacillant légèrement le temps de retrouver ton équilibre. Je me tiens prêt mais n’interviens pas.  

 

- Miki et son imagination débordante…, finis-tu par dire quand tu reprends ton souffle.  

- Oui, Miki… Il faut qu’on parle, Kaori.  

- Tu as une affaire ? Tu ne vas pas pouvoir venir pendant plusieurs jours ?, me demandes-tu.  

- J’aurais préféré., fais-je dans un murmure…  

- Non, ça concerne la remarque de Miki.  

- Quoi sa remarque ? Ne t’inquiète pas, je sais qu’elle parle parfois trop vite., m’apaises-tu.  

- Quoiqu’il arrive, je sais qu’il n’y aura pas de mariage entre nous., fais-tu avec un sourire.  

- On… On est mariés…  

 

Je n’ai aucune idée de la manière dont tu vas réagir à mon aveu. Tu m’observes les yeux écarquillés, les lèvres entrouvertes de stupeur et j’attends l’explosion nucléaire qui devrait suivre. Il y aurait de quoi après tout…  

 

- On… est… mariés ?, balbuties-tu.  

- Oui.  

 

Tu me regardes encore en silence et, soudain, tes jambes flanchent. Je te rattrape et te plaque contre moi, refusant de te laisser tomber même si tu vas me tuer dans les minutes qui vont suivre.  

 

- On est vraiment mariés ?, répètes-tu, incrédule.  

- Oui… vraiment… et légalement., admets-je.  

- Apparemment, je n’ai pas récupéré toute ma mémoire., fais-tu, déçue.  

 

Ce serait une bonne excuse pour échapper à ta colère mais ta déception et surtout le fait que je n’ai pas envie de te mentir m’en empêchent.  

 

- Tu ne peux pas t’en souvenir, Kaori. Viens t’asseoir, je vais t’expliquer.  

- Je… d’accord., murmures-tu.  

 

Je garde mon bras autour de ta taille et on va s’asseoir sur deux chaises non loin. Je te lâche à regrets, espérant que ce ne sera pas notre dernier contact. J’appréhende énormément ta réaction.  

 

- Voilà, quand tu es rentrée à l’hôpital au moment de l’accident, je leur ai dit que nous n’étions pas mariés et, en l’absence de personne de la famille, ils allaient confier les décisions te concernant aux médecins. Je ne pouvais pas les laisser faire. Ils voulaient te laisser partir en se contentant de gérer ta souffrance. Moi, je ne pouvais pas alors je n’ai trouvé que cette solution. J’ai demandé au Professeur de rédiger un certificat de mariage mais il a été pris d’un excès de zèle et notre mariage existe officiellement. Je ne compte pas t’obliger à accepter cette situation., te dis-je.  

- Mais si je refuse de rester mariée avec toi, comment tu feras ?, me demandes-tu, le regard baissé sur tes doigts.  

 

Ce n’est pas le sort que j’envisage pour notre relation mais la question est déjà résolue depuis le soir où le Professeur m’a appris ce qu’il avait fait.  

 

- Le Professeur effacera l’enregistrement des fichiers de la mairie et ça n’aura jamais existé., réponds-je, la mort dans l’âme.  

 

Je ne sais toujours pas sur quel pied danser avec toi parce que je pense que tu ne le sais pas toi-même. Trois semaines ont passé depuis notre conversation sur le banc, tes progrès en rééducation ont été fulgurants mais rien n’a bougé entre nous. Je sens soudain ta main se poser sur la mienne et je baisse les yeux pour l’observer un moment, surpris de cette attention.  

 

- Je n’ai pas encore décidé, Ryo. Je n’ai pas fini de faire le tri de ce que je ressens., m’apprends-tu.  

 

Ca me rassure quelque part. La porte n’est pas fermée, notre relation n’est pas terminée et ça fait du bien à entendre même si je préférerais être totalement soulagé.  

 

- Tu es fâchée que je ne t’en ai pas parlé avant ?  

- Je… non, je ne crois pas. Au début, je n’aurais peut-être pas bien saisi. C’était encore le brouillard. Il y a beaucoup de choses que j’entendais mais que je n’arrivais pas bien à intégrer même si je pensais le contraire et après… Après, je t’aurais probablement étripé juste parce que tu me donnais de quoi alimenter ma colère., me réponds-tu posément.  

 

Je ne m’étais pas rendu compte de cette phase après ton réveil. Bien sûr, les premiers jours, tu étais fatiguée, je m’en souviens bien mais je pensais que tes phases éveillées l’étaient totalement, que tu assimilais tout ce dont on parlait. Ca me fait mal de penser que même cette période n’a pas été pleine et entière pour toi, que tu aies perdu encore quelques jours de ta grossesse, de ce que nous avons vécu et je comprends peut-être un peu mieux ce qui s’est passé après. Je retourne ma main dans la tienne et la presse doucement.  

 

- Est-ce que… Est-ce que je dois demander au Professeur d’effacer le document ?  

 

Je dois te laisser ce choix maintenant que tu es réveillée même si une réponse positive serait certainement douloureuse pour moi. Je ne sais pas si dorénavant je peux nous imaginer autrement que mari et femme. S’il devait y avoir un retour en arrière tout en restant ensemble, il ne pourrait qu’être temporaire en ce qui me concerne.  

 

- Non. On décidera de cela le moment venu et ce n’est pas le cas pour le moment., me dis-tu posément.  

- Merci Ryo., ajoutes-tu enfin.  

- De quoi ?, fais-je, surpris.  

- D’avoir fait ce qu’il fallait pour garder mon destin entre tes mains… même si tout t’échappe maintenant. Ca n’a pas dû être facile pour toi de devoir affronter toutes ces décisions qui te sont tombées dessus sans prévenir., explicites-tu.  

 

Je suis touché par tes mots. Ils font battre mon cœur un peu plus vite et ça faisait un moment que ce n’était pas arrivé pour une émotion positive nous concernant.  

 

- Si tu m’avais proposé ça avant l’accident, nous serions déjà à terre à moitié nus. Je sais que la femme que j’étais alors aurait été plus que ravie. Dommage qu’aujourd’hui, je n’arrive toujours pas à savoir si je suis encore elle ou…, soupires-tu.  

- Je ne sais pas si j’aurais eu le courage, ou peut-être la folie, de te proposer cela avant l’accident, Kaori. Je t’aimais déjà alors comme un fou mais, ce jour-là, j’étais juste désespéré de te perdre par la faute d’autres qui ne te connaissaient pas mais, depuis, l’idée a fait son chemin et elle me plaît bien.  

- La moitié du chemin est faite alors. Laisse-moi du temps pour peut-être réussir à faire l’autre moitié., me proposes-tu.  

 

Je plonge dans ton regard et je vois l’espoir de jours meilleurs, puis-je espérer des jours ensemble…  

 

- D’accord.  

- Si on allait sauver Miki ? Elle a peut-être suffoqué en ouvrant la couche de Kimi. D’après ce que tu m’as dit, ça peut être l’horreur par moments…, plaisantes-tu, changeant de sujet.  

- C’est vrai que tu as échappé à la corvée de couche jusqu’à présent., réponds-je.  

- On pourrait peut-être faire un essai à la prochaine si j’arrive à me lever après les exercices d’aujourd’hui. Si tu veux bien rester à mes côtés…, me proposes-tu.  

- On tentera mais avant tu dois te reposer. Tu te sens de marcher jusqu’à ta chambre ou je te porte ?  

 

Tu hésites, observes tes jambes et les bouges un peu avant de me regarder.  

 

- Je peux arriver jusqu’à ma chambre mais j’aurai besoin d’aide si tu veux bien me soutenir., me réponds-tu.  

- Toujours. Commet veux-tu procéder ?  

 

Tu te lèves et je t’imite, me tenant face à toi. Tu me tends la main et j’approche. Tu la glisses sous mon bras et pose l’autre dessus. Je te laisse donner le rythme et nous avançons lentement. Je t’entends souffler par moments et te jette un regard en coin, voyant les perles de sueur sur ton front quand tu relèves un peu la tête pour, je suppose, voir si nous sommes encore loin.  

 

- Fatiguée ?, te demandé-je lorsque tu poses la tête sur mon bras.  

- Oui, un peu. J’ai dû surestimer un peu mes forces., avoues-tu.  

- Besoin d’un peu plus de soutien ?  

- Oui, s’il te plaît.  

 

Je passe mon bras autour de ta taille et te presse contre moi, t’offrant mon autre main pour te soutenir alors que tu poses la tienne sur celle qui est sur ton ventre. Tu n’essaies pas de lutter contre la fatigue qui monte et je sens ton poids se faire un peu plus lourd. On finit ainsi le trajet en silence et arrive dans ta chambre où je t’amène jusqu’à ton lit, t’aidant à t’y installer.  

 

- Merci Ryo., souffles-tu, te laissant aller contre l’oreiller.  

- De rien. Repose-toi.  

- Je pense que Kimi a faim. J’ai préparé un biberon. Tu veux lui donner ?, te propose Miki.  

- Non, allez-y. Je suis fatiguée., déclines-tu.  

- Vas-y, Miki. Assieds-toi là., lui dis-je, lui proposant le fauteuil non loin pour que tu puisses la voir malgré tout.  

 

Notre amie s’installe et donne avec plaisir le biberon à notre fille qui ne s’offusque pas que ni papa ni maman ne soit là pour elle. Seul le biberon compte.  

 

- Tu peux t’asseoir ici si tu veux., m’invites-tu, tapotant le matelas de ton lit.  

 

Je ne me fais pas prier et m’assieds à tes côtés. Tu te cales sur le côté pour pouvoir bien la voir, non loin de ma cuisse. Moins de deux minutes après, je sens une pression dessus et baisse les yeux. Ton front est posé contre ma jambe et tu t’es endormie. Je pose la main dans tes cheveux et les caresse un moment. J’ai appréhendé la conversation sur notre mariage pendant longtemps et, finalement, elle m’a redonné un peu confiance.  

 

- Je suis désolée d’avoir gaffé, Ryo., s’excuse Miki, redressant Kimi sur son épaule.  

- J’aurais certainement pu éluder mais finalement ça a été plus constructif que je ne le pensais., admets-je.  

- Elle est heureuse que vous soyez mariés ?, m’interroge-t-elle.  

- Heureuse, non, je ne peux pas dire cela mais elle ne le rejette pas. Elle réserve son opinion, je dirais.  

- C’est déjà un bon point, non ?, dit-elle, son regard se posant sur ma main caressant tes cheveux.  

- On ne recule pas., fais-je, plaisantant.  

- Sérieusement, je pense qu’on progresse. Ce sera peut-être plus facile lorsqu’elle aura regagné la totale maîtrise de son corps.  

- Elle est au bout. Je suis impressionnée par les progrès faits en trois mois., admet-elle.  

- Elle n’est pas encore au bout. Ce ne sont pas seulement les gestes mais la résistance à l’effort. A la fatigue qu’elle ressent après coup, les mouvements ne sont pas encore naturels.  

 

Elle t’observe un moment puis hoche la tête.  

 

- C’est vrai. Quand je la vois comme je l’ai vue sur le vélo tout à l’heure, j’oublie tout le reste. Pour moi, elle est de nouveau là., admet-elle.  

- Elle n’est pas loin mais pas encore arrivée et peut-être que l’arrivée ne sera pas celle que l’on attend., la préviens-je.  

- Tu crois qu’elle voudra changer de vie ? Tu crois qu’elle partira ?, me demande-t-elle, inquiète.  

- Je ne l’espère pas mais ce serait possible… et je pense que je comprendrais.  

 

Je te regarde dormir, ma main toujours posée dans tes cheveux. Oui, je comprendrais et peut-être même que je te suivrais si tu voulais de moi. Ce serait peut-être le mieux pour nous trois même si ce serait dur de quitter Tokyo. Tu es passée si près de la mort que tu ne voudras peut-être plus la côtoyer encore si intimement à l’avenir.  

 

- Mais toi, tu ferais quoi ? Et pour Kimi ?, se soucie-t-elle.  

- Tout dépendra d’elle, Miki. Elle fera ses choix et on verra comment s’ajuster. Bien sûr, j’espère qu’on y sera inclus tous les deux., fais-je, faisant un signe vers ma fille qui dort dans ses bras.  

- Ca serait tellement triste si vous vous sépareriez après tout cela., murmure-t-elle.  

- Je pense aussi mais on n’en est pas encore là.  

 

J’espère qu’on n’y sera jamais.  

 

Nous discutons encore un moment jusqu’à ce qu’elle annonce le moment de son départ. Tu dors encore et elle s’en va, me laissant avec Kimi. Je l’emmène faire un tour dehors quand elle se réveille et nous te découvrons réveillée lorsque nous revenons après une demi-heure de balade.  

 

- Tu veux toujours la changer ?  

- Oui.  

 

Tu attrapes le déambulateur non loin, signe que tu es encore fatiguée par tes précédents efforts et j’apprécie que tu ne joues pas les braves face à moi. Tu te places face à Kimi allongée sur la table mise à notre disposition par le Professeur et je me mets dans ton dos. Je te guide patiemment dans les gestes et, par chance, Kimi se laisse à peu près faire sans trop s’agiter.  

 

- Tu as eu de la chance. Petite couche., fais-je, taquin.  

- Elle a eu pitié de sa mère., répliques-tu, amusée, retournant dans le lit.  

- Ou elle t’amadoue.  

 

Tu ris légèrement et tends les bras pour prendre un peu notre fille.  

 

- On va devoir partir d’ici peu., te préviens-je.  

- Je sais. J’espère avoir bientôt le droit de sortir d’ici., soupires-tu.  

- J’ai besoin de changer d’air.  

- Je me doute. Tu me diras ce que tu veux faire. Si tu veux rentrer à la maison ou autre, si tu veux qu’on dorme ensemble ou non. Ta chambre est devenue celle de Kimi mais je peux t’aménager la chambre d’amis si nécessaire.  

 

J’espère que ça ne le sera pas, que tu réintégreras notre chambre en même temps que notre appartement. Tu te concentres un long moment sur Kimi, l’observant intensément. Je me doute que tu réfléchis à ce que tu dois faire.  

 

- Tu as le temps, Kaori. Il n’y a qu’une bonne réponse : celle qui te rendra heureuse, celle avec laquelle tu seras à l’aise. Moi, j’espère que c’est celle où nous serons tous les trois mais je sais que, si tu t’y forces, aucun de nous ne sera heureux., te dis-je, m’asseyant à tes côtés.  

 

Je pose les doigts sur le crâne de Kimi et le caresse. Elle tourne le visage vers moi et me sourit, ce qui me fait fondre comme d’habitude. Elle doit être heureuse. Elle est celle qui va casser le cours de nos destins, celle qui aura une vie meilleure que la nôtre.  

 

- Pourquoi tu n’essaies pas de me convaincre que c’est avec toi que je serai heureuse, que ma place est à vos côtés, pour Kimi, pour toi, en mémoire d’Hide ?, me demandes-tu d’une voix douce.  

- Parce que tu es libre, Kaori. Tu l’as toujours été. Kimi est notre fille mais c’est moi qui ai choisi de la garder. Elle ne doit pas être une contrainte pour toi. A Hide, j’ai fait la promesse de veiller sur toi, pas de te faire rester auprès de moi à tout prix. Tout ce que je veux te dire, tu l’as déjà entendu : je t’aime, je veux faire ma vie avec toi et notre fille pleinement. C’est tout ce que tu as à savoir pour faire ton choix.  

 

Je vois une larme rouler sur ta joue et je vois à tes lèvres serrées et ton visage livide que tu luttes pour ne pas craquer devant nous.  

 

- Tu es fatiguée, Kaori. On va te laisser te reposer. On se voit demain.  

 

Tu acquiesces et je t’enlace brièvement, faisant attention à Kimi avant de la reprendre et de nous préparer pour le départ.  

 

- Rappelle-toi : prends le temps de réfléchir et de trouver qui tu es.  

- D’accord., souffles-tu, la gorge nouée.  

 

Anxieux mais malgré tout conscient d’avoir fait la chose qu’il fallait, je rentre chez nous, espérant qu’un jour il retrouvera son sens plein et entier… pour toujours. 

 


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