Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: Mercury80

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 55 chapitres

Publiée: 11-04-21

Mise à jour: 24-08-21

 

Commentaires: 36 reviews

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DrameRomance

 

Résumé: "Je survivrai par n'importe quel moyen pour celle que j'aime." Survivras-tu pour moi ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Toi et moi sans toi" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Toi et moi sans toi

 

Chapitre 54 :: Chapitre 54

Publiée: 23-08-21 - Mise à jour: 23-08-21

Commentaires: Bonjour, voici la suite de l'histoire, également l'avant-dernier chapitre. Bonne lecture et merci pour vos commentaires^^

 


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Chapitre 54  

 

Quelques minutes plus tard, nous nous garons devant le Cat’s. Je sens ta nervosité monter d’un cran. Malgré tout, tu affiches un sourire intimidé en regardant à travers la vitrine le landau rangé dans un coin du café non loin d’Umi.  

 

- Elle est en sécurité au moins., pipes-tu, croisant mon regard.  

- Il ne lui arrivera rien avec lui, c’est certain., admets-je.  

- Comment tu te sens ?  

- Nerveuse… comme lorsqu’on rencontre une nouvelle personne qu’on sait importante pour sa vie., me réponds-tu.  

- Tu ne semblais pas aussi nerveuse lorsqu’on s’est rencontrés la toute première fois., fais-je pour te détendre.  

 

Je me souviens très bien du petit bout de femme qui m’a suivi pendant un long moment avant qu’on se rencontre en chair et en os. Tu semblais bien loin d’être nerveuse.  

 

- Je ne pensais pas que tu prendrais cette importance dans ma vie. Ca a été une belle surprise., me confies-tu, les pommettes rosies et le regard doux.  

- Pour moi aussi.  

 

Je me penche sur toi et t’embrasse tendrement. Je suis heureux qu’on soit là tous les deux, encore plus heureux qu’avant parce que nous avons touché les limites de notre relation et les avons repoussées, nous rendant plus forts qu’avant.  

 

- Je t’aime, Ryo., me murmures-tu lorsque nous nous séparons.  

- Moi aussi, Sugar. On y va ?  

 

Tu acquiesces et nous sortons de la voiture. Dès que nous nous rejoignons, tu prends ma main et la serres fortement. Pour te rassurer, je la presse en retour doucement tout en ouvrant la porte. La clochette tinte comme à son habitude. Je n’y prête même pas attention mais je sens une opposition derrière moi et me retourne. Tu regardes la clochette avec un léger sourire.  

 

- Si on doit s’arrêter à chaque chose que tu retrouves, on va y passer des années., te dis-je, taquin.  

- Pardon, c’est tellement agréable d’entendre de nouveau ce son., t’excuses-tu.  

 

Derrière nous, je sens nos amis qui approchent mais se retiennent de nous interpeler, te laissant certainement le temps d’apprécier ce retour à la normale. Tu te décides enfin à avancer et refermes la porte derrière nous avant de te tourner vers le couple qui nous attend.  

 

- Kaori…, souffle Miki, les larmes aux yeux.  

 

Sans attendre un instant de plus, elle se précipite vers toi et t’enlace fortement alors que je m’écarte pour laisser la place.  

 

- Si tu savais combien j’ai rêvé ce moment…, te dit-elle.  

- Moi aussi., lui affirmes-tu, retournant son étreinte.  

- Salut Umi., fais-je, me tournant vers mon ami.  

- C’est un plaisir de te revoir… de vous revoir… ensemble., me retourne-t-il.  

 

Chose rare pour lui, il esquisse un sourire que je qualifierais d’ému.  

 

- Tu en doutais en me laissant aller là-bas ?, lui demandé-je.  

- Elle n’est pas toujours commode. Je me disais que tu avais des chances d’y arriver mais qui savait comment elle réagirait ? Apparemment, tu as su trouver les mots… comme quoi quand tu veux, tu peux., ironise-t-il.  

- Il s’est nettement amélioré sur ce plan-là., entends-je, juste à mes côtés.  

 

Tu m’adresses un sourire avant d’avancer vers notre ami et de l’enlacer, posant la tête sur son ventre. La pièce se retrouve envahie par une vapeur épaisse qui se dissipe malgré tout rapidement lorsque la porte est ouverte et Miki et moi éclatons de rire.  

 

- Merci Umi. Merci de m’avoir aidée même si je t’ai mis dans une position difficile., lui dis-tu d’une voix reconnaissante.  

- Hmm, de rien., répond-il, tapotant maladroitement ton dos.  

- Tes progrès sont stupéfiants., ajoute-t-il.  

- Tu ne boîtes plus et tes mouvements de bras sont plus amples., remarque-t-il.  

- Oui, c’est vrai. Je n’y avais pas fait attention mais on dirait presque… que tu n’as rien eu…, enchérit Miki.  

- J’ai repoussé mes limites pendant ces dix jours. Etant seule, je n’avais plus le choix., leur apprends-tu.  

- Je… Je peux voir Kimi ?, demandes-tu comme si tu avais peur qu’on te refuse ta fille.  

- Oui, bien sûr. Viens, elle est juste là., t’informe Miki, t’entraînant vers le landau.  

 

Nous retrouvons notre bébé plongé dans un sommeil paisible. Je vois les larmes rouler sur tes joues alors que tu la contemples avec adoration et culpabilité et je t’enlace pour que tu ne te sentes pas seule.  

 

- Oublie le négatif, Kaori. Elle est là, tu es là et c’est tout ce qui compte. Oublie les semaines d’errance, tes doutes. Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de notre vie pour tous les trois., te dis-je, caressant ta main.  

 

Miki et Umi se sont éloignés un peu pour nous laisser tous les trois et je leur en suis gré même s’ils ont tout à fait leur place autour de nous.  

 

- Tu devrais la prendre dans tes bras.  

- Mais elle dort., m’opposes-tu à voix basse.  

- Prends-la. Elle aime bien.  

 

Tu hésites et finis par te pencher pour la prendre. Tes gestes sont doux mais hésitants. Tu recules brusquement lorsque Kimi s’agite dans son sommeil un bref instant et je dois insister pour que tu réessaies. Je sais que tu as peur qu’elle se réveille et pleure et peut-être que ça arrivera mais je sais aussi que ça ne sert à rien de reculer plus longtemps pour ce nouveau premier contact entre vous. Oui, pour moi, c’est un renouveau parce qu’aujourd’hui, tu sais ce que tu veux être pour elle sans te forcer, sans te sentir obligée, c’est ton choix et ça fait toute la différence. Aujourd’hui, tu es sa mère, pas seulement la femme qui l’a mise au monde.  

 

Enfin, je te vois poser Kimi contre toi, la tenant fermement mais délicatement comme un trésor précieux et fragile. Tu la regardes un long moment en silence avant de lever ton regard incrédule, brillant de larmes et de joie vers moi.  

 

- Elle ne s’est pas réveillée., me fais-tu remarquer, stupéfaite.  

- Tu t’attendais à ce qu’elle hurle de peur ? Elle sait qui tu es. Regarde, elle t’a adoptée, je crois.  

 

Tu baisses les yeux pour voir sa petite main qui agrippe ton haut fermement comme si elle ne voulait plus te lâcher ou te laisser partir. De l’index, je caresse ses petits doigts, ému par ce tableau que vous m’offrez toutes les deux, avant de porter la main à ta joue et d’essuyer les larmes qui roulent.  

 

- Si tu continues à pleurer, tu vas être toute déshydratée., fais-je, taquin.  

 

Je te tire un rire léger et pose les lèvres sur ton front avant de te guider vers le comptoir où tu t’assois sur ton siège.  

 

- Alors, ça fait quoi de la retrouver ?, te demande Miki.  

- C’est aussi bon que d’avoir retrouvé son père et de savoir où on va tous les trois., réponds-tu, m’adressant un sourire chaud.  

- Tu dois retourner à la clinique ?, te questionne-t-elle.  

- Non, je rentre à la maison avec ma famille. La parenthèse a assez duré. La vie est trop précieuse pour gâcher la moindre seconde. Je fais confiance à ceux qui m’entourent pour m’aider si j’en ai besoin., lui dis-tu.  

- On sera là., t’assure-t-elle.  

- On sera tous là., entend-on derrière nous.  

 

On se retourne et voit Mick et Kazue approchant du comptoir. Sans attendre mais prenant garde à Kimi, il t’enlace dans une étreinte amicale, t’épargnant toutes les simagrées antérieures.  

 

- Je suis heureux de te revoir, surtout ainsi. Je suppose que tu as trouvé ta place., te demande-t-il.  

- Oui, j’avais besoin de ce moment seule pour réfléchir et le hasard a mis quelqu’un sur ma route au bon moment pour m’aider à finir le chemin., lui dis-tu.  

- Tout revient à la normale., ajoutes-tu, caressant la joue de Kimi.  

- Si tout revient à la normale…, fait Mick, se frottant les mains.  

 

Je grogne par avance, imaginant très bien la suite alors qu’il se précipite vers la porte du café. Il sort brièvement avant de rentrer de nouveau d’un pas guilleret.  

 

- Ma Kaori chériiiiie ! Dans mes bras, my darling !, hurle-t-il, s’élançant dans les airs avec un air pervers et ses vêtements volant dans tous les sens.  

 

Je dégaine mon magnum, prêt à m’interposer, lorsque Kimi se met à hurler de peur, pleurant toutes les larmes de son corps. L’HVI, humain volant identifié, se tétanise en plein vol et s’écrase lamentablement au pied de sa chère et tendre pas vraiment d’humeur câline… Craignant que tu ne sois dépourvue face aux pleurs de notre fille, pleurs que tu n’as pas l’habitude de gérer, je me tourne vers toi et te regarde la caler contre toi tout en caressant son dos en lui murmurant des mots apaisants à l’oreille. Je croise ton regard calme et serein et range mon arme en répondant à ton sourire rassurant.  

 

- Mais Kazue chérie, je voulais juste saluer le retour de Kaori., geint Mick avant qu’un tremblement de terre ne nous secoue.  

- Moi, je ne salue pas ce retour en arrière., grogne-t-elle.  

 

Brisant la tension qui est montée d’un coup, tu te mets à rire et, rapidement, nous t’imitons, tous heureux de se retrouver ainsi.  

 

- Vous êtes belles à voir ainsi., fait Kazue, un léger sourire aux lèvres.  

- Ben… et moi alors ?, gémis-je, faussement vexé.  

 

Elle me sourit tout comme toi et me pince la joue.  

 

- Mais toi aussi, tu es beau, Ryo., me taquine-t-elle.  

- Et moi, je ne peux même pas lui mettre un coup de massue alors qu’elle complimente un autre homme., se plaint Mick.  

- Moi, je ne suis pas quasiment nue, Mick Angel., rétorque-t-elle d’un ton aigre.  

- D’accord…, fait-il, dépité, allant s’asseoir sur le siège libre à côté de toi.  

 

Son dépit ne dure qu’un instant puisqu’à peine assis, il se tourne vers toi et vous regarde toutes les deux, attendri. Je me demande à quoi il pense exactement : à ce qui aurait pu être entre vous deux si tout avait tourné autrement quelques années plus tôt, ce qu’il pourrait avoir avec Kazue, au temps qui passe ? Captant mon regard, il esquisse un sourire et me fait un signe de tête imperceptible. Peut-être est-il simplement heureux que nous nous soyons retrouvés tous les trois… Je dois oublier d’autres craintes que j’ai encore même si je sais que ton cœur est à moi.  

 

- Alors… finies les matinées lecture à deux ?, te demande-t-il, très sérieux.  

- Il me semble mais que dirais-tu de le faire à trois ?, répliques-tu innocemment.  

 

Je me mets à sourire avant de voir le sourire ironique de mon ami.  

 

- Si c’est toi qui proposes, ça peut s’envisager. Ryo est partant ?, te demande-t-il, grivois.  

 

Tu te mets à rougir en réalisant le côté équivoque de tes paroles.  

 

- Je… non… Je ne voulais pas…, bafouilles-tu jusqu’à ce qu’il se mette à rire, posant une main sur ton épaule.  

- Une séance de lecture à trois avec Kimi ? Ca me plairait beaucoup si nos conjoints respectifs n’y voient pas d’inconvénient., corrige-t-il, m’adressant un regard interrogateur.  

- Aucun pour moi tant que les histoires restent audibles par des oreilles innocentes., fais-je.  

 

Ca me permettra de te laisser quelques heures tout en vous sachant entre de bonnes mains. Kazue approuve également, ayant compris qu’il en avait autant besoin que toi. Ca a été sa manière de s’impliquer depuis qu’il l’a pu et il l’a toujours fait avec beaucoup de sérieux.  

 

- Alors je viendrai lorsque Kazue travaillera. Je lui réserve ses jours de repos., t’informe-t-il.  

- Ca me va., approuves-tu.  

- On devrait peut-être rentrer. Ca va bientôt être l’heure du biberon de Kimi., te dis-je.  

- Mais on pourrait très bien lui donner ici., m’opposes-tu, visiblement gênée de fausser compagnie à nos amis.  

- Ryo a raison. Vous devriez rentrer., intervient Umibozu.  

 

Tu acquiesces et te lèves, tenant toujours Kimi endormie contre toi. Je récupère ses affaires, le landau et nous sortons du café.  

 

- Il va falloir la lâcher maintenant., te dis-je, amusé.  

- C’est plutôt elle qui me tient., me fais-tu remarquer.  

- C’est vrai. C’est d’ailleurs étonnant qu’elle dorme encore. Généralement, elle se réveille bien avant. Il faut croire qu’elle se sent bien là où elle est.  

- Oui., souffles-tu, ravie.  

 

Tu la déposes dans le siège-auto et je l’attache sous ton regard attentif. C’est alors que Kimi manifeste son déplaisir, ouvrant ses petits yeux et affichant un air grognon.  

 

- On ne pleure pas, jeune fille. Tu vas retrouver les bras de maman dans quelques minutes. Vous ne serez plus séparées aussi longtemps., lui dis-je, caressant le bout de son nez.  

 

Elle se calme un peu mais son visage est toujours crispé et je te sens tendue derrière moi.  

 

- Et si tu montais à côté d’elle ?, fais-je.  

- Tu es sûr ?, m’interroges-tu, incertaine.  

- Oui. D’ailleurs, ce serait plus prudent au cas où on serait attaqués., te dis-je puisque j’ai installé le siège-auto à l’arrière avant de partir ce matin.  

- D’accord, j’ai compris., me réponds-tu, redressant le menton d’un air déterminé.  

 

Tu prends ta mission à cœur, comprenant que je te délègue la sécurité de notre fille en cas d’actes malveillants. Je vois aussi le plaisir briller dans tes prunelles à l’idée que je te redonne une place active dans notre couple. Sans plus attendre, tu t’installes à ses côtés et je grimpe à l’avant.  

 

- Détends-toi, Kaori., t’enjoins-je alors que ton regard darde de droite et de gauche à la recherche du danger éventuel.  

- Je ne peux pas. Je ne veux pas qu’il lui arrive quelque chose., me réponds-tu.  

- Je veille. Profite d’elle pour le moment.  

- D’accord.  

 

Je t’observe poser les yeux sur elle et l’admirer. J’entends Kimi commencer à gazouiller et on regard s’attendrit.  

 

- Tu baves, chérie. Tes dents commencent à te travailler ? Tu me fais voir ? Doucement, Kimi., ris-tu.  

- Ca va, vous deux ?  

- Elle a attrapé mon doigt entre ses mâchoires et elle le tête. Elle a de la force., me dis-tu, la voix joyeuse.  

- Oui. Elle a de qui tenir. Je n’ai pas encore vu de massue apparaître cependant., réponds-je, plaisantant.  

- Tu n’as donc pas eu de comportement déplacé en sa présence. Sage homme tu es devenu…, me taquines-tu.  

- Il faut croire… ou elle a pris mes gênes et ce sera nous qui lui courrons après avec une massue…  

- Impossible… C’est la fille de sa mère. Je lui montrerai comment faire s’il faut…, ripostes-tu, un sourire éclatant aux lèvres.  

- On verra ça plus tard. On est arrivés.  

 

Tu attends sagement que la porte du garage soit fermée pour défaire le harnais du siège et prendre Kimi dans tes bras. Je la vois agiter pieds et mains en faisant de grands sourires et je suis heureux du bonheur qui transparaît dans vos traits respectifs.  

 

- Je n’arrive pas à croire qu’elle ne m’en veuille pas au moins un peu., murmures-tu, la prenant contre toi.  

- Elle voit certainement plus loin. Tu devrais cesser de culpabiliser, Kaori.  

 

Tu acquiesces et sors de la voiture en tenant ton précieux fardeau contre ton cœur. Je devrais peut-être me sentir dépossédé maintenant qu’elle nous a tous les deux mais je me sens en fait bien plus riche. Ma famille comporte trois personnes et c’est une chose qui était inimaginable pour moi il y a encore un an.  

 

- Je vais aller la changer si tu veux avant qu’elle prenne son biberon.  

 

Tu me donnes Kimi sans rechigner mais me suis jusqu’à sa chambre et me regarde faire attentivement.  

 

- Je me remets tout ça en mémoire et la prochaine est pour moi., m’affirmes-tu.  

- Tu le regretteras peut-être en fonction de la cargaison., te dis-je avec un sourire ironique.  

- Je l’ai déjà fait. J’aurais même pu le faire mais je ne me suis pas encore habituée aux lieux alors je te regarde d’abord., me taquines-tu.  

- D’ailleurs, attention à la livraison surprise., me préviens-tu alors que Kimi me fait généreusement une obole en direct.  

- Eh merde…  

- Tu peux le dire…, ris-tu.  

- Moque-toi…  

- Je ne m’en priverai pas.  

 

Même si je devrais être fâché, ou au moins en avoir l’air, je ne peux m’empêcher de rire. Tout prend une autre dimension quand on est deux à pouvoir partager certaines choses, même désagréables.  

 

Le changement de couche se finit enfin et il est temps car notre miss recommence à grogner et cette fois, son estomac en est la cause.  

 

- Puisque tu t’es moquée de moi, tu devras préparer son biberon. Un deux-cent quarante. Allez, débrouille-toi, Madame je me moque des pauvres pères qui se font avoir par leur fille., te dis-je.  

- Bien, je vais y arriver, tu vas voir., me réponds-tu.  

 

Tu prends la boîte de lait et lis les instructions avant d’attraper un biberon au même moment où Kimi se met à pleurer. Je vois ta main trembler alors que tu verses l’eau, en renversant à côté. Les pleurs s’intensifient et tu jettes un regard anxieux à notre fille, oubliant le biberon.  

 

- Mince, j’en ai trop mis., fais-tu nerveuse quand tu regardes de nouveau la bouteille.  

 

Tu en renverses dans l’évier, encore plus nerveuse, mais trop, ce qui t’oblige à en remettre pour atteindre le niveau. Tu le mets à chauffer mais t’ébouillantes en le sortant.  

 

- Calme-toi. Ne te laisse pas impressionner par ses pleurs., te dis-je.  

- Oublie qu’elle est là et prépare son biberon comme tu préparais le repas quand je t’embêtais.  

- D’accord., réponds-tu.  

 

Tu inspires et expires calmement avant de recommencer de zéro. Biberon fait, tu me le tends fièrement.  

 

- Maintenant que tu as fait le plus dur, tu peux profiter de la meilleure partie, non ?  

- Tu veux que je le lui donne ?, fais-tu, étonnée.  

- Oui. Moi, je vais préparer le repas.  

 

Je te tends Kimi qui s’agite pleurant encore plus fort en voyant le biberon. Tu as à peine le temps de t’asseoir qu’elle attrape la bouteille et la porte à sa bouche, avalant goulûment sa pitance. Elle boit bruyamment alors que tu gardes le silence, l’observant attentivement.  

 

- C’est surprenant, non ?, te dis-je.  

- Quoi ? Toi faisant la cuisine ou elle mangeant comme un glouton ?, répliques-tu.  

- Je m’habitue assez vite au fait que tu cuisines mais j’avais oublié à quel point elle avait tes gênes pour l’estomac., ajoutes-tu.  

- Une véritable ogresse.  

 

Pendant que Kimi finit son biberon, je finis de cuisiner, appréciant ce moment simple en famille. Ce n’est d’ailleurs pas le seul de la journée. Tu prends confiance au fil des heures, retrouvant ses gestes que tu avais à la clinique agrémentés de cette douceur et de cet amour que tu ne retiens plus envers elle ni envers moi.  

 

Tu passes beaucoup de temps avec Kimi, à l’observer et lui parler doucement, tu lui racontes des histoires et, par moments, tu m’appelles pour que je vienne avec vous deux. Je ne me fais pas prier et je me retrouve souvent avec mes deux femmes dans les bras. Je n’en ai peut-être jamais eu autant dans mon passé de séducteur, surtout pas en sachant qu’elles seraient avec moi la nuit qui suivrait et les suivantes aussi.  

 

Lorsque le soir arrive, tu montes dans la chambre de Kimi et la changes avant de me la ramener. Tu me la donnes pour son biberon avant d’aller en cuisine préparer le repas. Lorsque Kimi a fini, je te rejoins.  

 

- Tu aurais pu t’occuper d’elle…, te dis-je.  

- Non, tu as autant le droit que moi de t’occuper d’elle. Nos rôles ne sont pas figés., me réponds-tu.  

- Non, tu as raison.  

 

Nous dînons sous le regard attentif de Kimi qui gazouille dans son transat.  

 

- Va coucher Kimi. Je vais débarrasser., te dis-je.  

 

Je m’étonne de ne pas te voir redescendre au bout de quelques minutes et monte te rejoindre. Tu es penchée sur le berceau, entourée d’une lumière tamisée, et tu regardes Kimi qui joue avec ses pieds malgré la présence de la turbulette.  

 

- Je la soupçonne d’avoir besoin de son papa pour s’endormir…, murmures-tu alors que je t’enlace.  

- Elle ou sa maman ?  

- Les deux, je crois., me réponds-tu.  

- Alors laissons cette petite dormir pour que je puisse aller coucher sa mère.  

 

Tu frissonnes à ma voix sensuelle et te cales contre mon torse.  

 

- Dépêche-toi de lui dire au revoir alors., m’enjoins-tu, caressant mes mains.  

- Bonne nuit, ma puce. Dors bien. On n’est pas loin., lui dis-je.  

- Bonne nuit, Kimi. On se retrouve demain, chérie., lui souhaites-tu, caressant sa joue.  

 

Nous sortons de là et tu nous emmènes vers notre chambre.  

 

- Merci de ta patience aujourd’hui, Ryo. Tu m’as épaulée, soutenue et laissée la liberté et l’espace pour prendre ma place par rapport à Kimi et à nous aussi., me dis-tu, passant les bras autour de mon cou.  

- J’ai presque l’impression d’être l’homme parfait., fais-je sur le ton de l’humour.  

- Je ne sais pas si tu l’es dans l’absolu mais tu l’es pour moi., m’affirmes-tu.  

- Ryo…  

- Oui, Sugar ?  

- Si je veux te montrer à ta manière que je t’aime, tu me diras quoi ?, me demandes-tu.  

- Que je t’aime, que tu me le montres comme tu le veux, comme tu le sens., te réponds-je, caressant ta joue.  

 

Tu me souris intimement et ton regard brille de ce que tu ressens pour moi, de la joie que tu as retrouvée aujourd’hui. Tes lèvres se posent sur les miennes et mes mains se nouent dans ton dos. La nuit est aussi douce que la journée que nous venons de vivre et, même si nous sommes fatigués le lendemain matin au réveil de Kimi, cela valait bien la peine de conclure ainsi cette journée anniversaire qui signait également notre renaissance. 

 


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