Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: Mercury80

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 55 chapitres

Publiée: 11-04-21

Mise à jour: 24-08-21

 

Commentaires: 36 reviews

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DrameRomance

 

Résumé: "Je survivrai par n'importe quel moyen pour celle que j'aime." Survivras-tu pour moi ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Toi et moi sans toi" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Toi et moi sans toi

 

Chapitre 55 :: Chapitre 55

Publiée: 24-08-21 - Mise à jour: 24-08-21

Commentaires: Bonjour, voici la suite et fin de l'histoire. J'espère qu'elle vous aura plu malgré les tourments par lesquels je vous ai fait passer. Merci à Rkever, Saintoise, ShaninXYZ, Sharphead, Didinebis, Seoulmate et Minisoleil pour vos commentaires qui encouragent à continuer et font toujours superplaisir. Bonne lecture et à jeudi pour une nouvelle histoire^^

 


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Chapitre 55  

 

- Allez, viens, chérie. On rentre à la maison.  

 

Kimi secoue la tête et ses boucles rousses semblent voler dans les airs au rythme de son rire clair et léger. Je souris en la voyant partir en courant vers les jeux du parc, loin de vouloir obéir à tes consignes. Malgré tout, tu ne te fâches pas et souris également, secouant la tête à ton tour, un regard aimant posé sur elle.  

 

- Kimi, c’est l’heure de rentrer. On doit aller prendre le bain, dîner et tu dois aller te coucher.  

- Non, veux pas !, crie-t-elle, partant se cacher derrière la balançoire.  

 

Je bondis sur mes pieds pour aller la récupérer alors qu’elle ne prête pas attention aux deux enfants qui se balancent insouciamment, s’en donnant à cœur joie. Je vois deux fois le plateau en bois si près de sa tête que je sens mon cœur s’arrêter mais, alors que la troisième fois ne devait pas rater, tu attrapes notre fille et l’éloignes tout en la faisant voler dans les airs comme si de rien n’était, la tenant fermement entre tes mains, les bras levés bien haut dans le ciel.  

 

- Je t’ai attrapée. Maman a été plus rapide que toi, Kimi., lui dis-tu, la ramenant contre toi et frottant ton nez contre le sien.  

- Bon, les filles, si on rentrait maintenant ?, vous dis-je, soulagé de savoir Kimi sauve et de vous voir si proches.  

 

Huit mois se sont passés, huit mois pendant lesquels je t’ai vu évoluer et devenir la femme épanouie et heureuse que je te savais capable d’être de nouveau, la mère aimante et attentive que tu pouvais être, ma partenaire professionnelle et surtout personnelle encore plus qu’avant… et c’est réciproque. Notre relation s’est encore approfondie, renforcée. Notre complicité en étonne plus d’un, même parmi nos amis.  

 

- Tu sors ce soir ?, me demandes-tu.  

- Je devrais ?  

- Si tu as besoin d’information, tu devrais., me réponds-tu, reposant Kimi par terre alors qu’on s’engage dans une allée.  

 

J’attrape la main de notre fille et nous avançons à son rythme vers la maison, notre maison.  

 

- At ! At !, crie Kimi en voyant un rat passer devant elle, nullement effrayée.  

- Et dire que j’ai ces bêtes en horreur…, frémis-tu.  

- Oui mais tu ne t’es jamais tétanisée devant eux. Si on la faisait passer par les mêmes chemins que le commun des mortels, elle les craindrait peut-être., te dis-je.  

- Hop ! On saute au dessus de la flaque d’eau., fais-je, tirant sur le bras de Kimi pour la soulever comme tu le fais.  

- Encore ! Encore !, piaffe notre fille, sautant en tirant sur nos bras.  

- Du calme, Kimi., lui enjoins-tu d’une voix douce.  

 

Kimi se calme d’un coup mais s’immobilise et tu ne tardes pas à la prendre dans tes bras en te mettant derrière moi.  

 

- Drôle d’endroit pour se balader en famille…, ricane un voyou, levant un couteau alors que ces deux complices rient aux éclats.  

- Nous aimons bien les chemins touristiques. On peut souvent y voir des espèces endémiques de la faune locale., fais-je, ironique.  

- Endém… eh, il nous insulte, non ?, s’écrie l’un des complices.  

- Mais non, endémique, ça vaut dire que c’est une maladie qui concerne tout le monde., répond l’autre.  

- Mais pourquoi il parlerait de maladie en parlant de téléphone ?, réplique le premier.  

- Ah bah ça…, fait son interlocuteur, haussant les épaules.  

- Mais vous avez fini tous les deux ! Il se fout de notre gueule !, fait le chef.  

- Tu vois, Kaori, il y en a au moins un qui est malin., fais-je remarquer, fouillant mes poches avant d’en sortir une cigarette et mon briquet.  

 

Entre temps, j’ai fixé le silencieux sur mon magnum, refusant d’effrayer plus ma fille avec la détonation de mon arme.  

 

- Ryo, tu avais promis d’arrêter de fumer, surtout en présence de la petite !, me fustiges-tu.  

- Oh sois chic, chérie ! Je vais me faire tabasser pour me faire prendre mon pognon. Je peux bien en griller une, non ?  

- Non, tu avais promis !, réponds-tu à ma plainte.  

- J’y crois pas. Tu es vraiment sans cœur. Non mais, tu te rends compte, mec ? T’es en train de nous braquer avec un couteau de dînette et elle m’empêche de fumer tranquillement…  

- Mais… mais à quoi vous jouez tous les deux ?, bredouille le chef, complètement éberlué.  

- Fais attention, il y a une libellule qui tourne autour de toi., lui dis-je.  

- Ryo, j’ai l’impression qu’il est nouveau dans le coin., me fais-tu remarquer.  

- C’est le cas, Sugar. Je n’ai jamais entendu parler de ce groupe-là.  

 

Tu recules un peu, pas par manque de confiance mais pour protéger Kimi d’un coup malencontreux éventuel comme on en a convenu il y a des mois de cela.  

 

- Ils ne savent peut-être pas à qui ils ont à faire alors…, supposes-tu.  

- Je pense aussi.  

- On vous gêne peut-être ?, nous demande le voyou.  

- Du tout. On a une conversation. C’est important de parler dans un couple., leur dis-je.  

- Bon, les guignols, vous allez me filer votre fric et vos bijoux., nous ordonne-t-il.  

- Non., réponds-je calmement.  

- Tu veux que je te crève et que je m’occupe de ta femme et de ta gamine ? Elle a l’air sacrément bonne, ta meuf !, lance-t-il, se tournant vers ses compères en ricanant de plus belle.  

 

Il ne rit pas longtemps qu’il finit écraser sous une massue à la grande surprise de deux autres qui me regardent, éberlués.  

 

- C’est pas moi. C’est elle., me défends-je, pointant du doigt vers toi.  

- D’ailleurs, tu me gâches tout mon effet, Kaori.  

- Désolée. Je ne supporte toujours pas qu’on parle de moi ainsi., objectes-tu.  

- Soit. Je ne peux cependant que te féliciter : lancer parfait à une seule main.  

- Merci. J’apprécie le compliment., répliques-tu.  

- Vous allez me le payer !, hurle le chef, se relevant vraiment mal en point.  

- Attends chef. Un couple, la veste bleue, une folle à la massue…, commence l’un des deux complices avant de se faire écrabouiller par une massue.  

- Je ne suis pas folle !, vocifères-tu, fâchée.  

 

Les deux autres te regardent, les yeux écarquillés, et commencent à reculer.  

 

- Fallait pas l’écrabouiller, Sugar. Ca devenait intéressant. Il avait peut-être trouvé à qui ils avaient à faire., fais-je, désolé.  

- Ouais, ben, il avait qu’à rester poli., grommelles-tu.  

- Je suis bien d’accord mais tu m’as quand même gâché mon plaisir deux fois…, te fais-je remarquer.  

- Je me ferai pardonner…, me promets-tu d’une voix mutine.  

- Bon, finissons alors et, finalement, je ne vais pas sortir ce soir. Il te faudra au moins toute la nuit pour te faire pardonner., réponds-je avec le sourire du chat qui va manger la souris.  

- Si tu en as la force…, me taquines-tu.  

- Eh ! Ne me vexe pas, je suis l’Etalon de Shinjuku !, protesté-je avec véhémence, me retournant, mokkori en action.  

 

Pour le coup, c’est moi qui finis sous une massue et, bizarrement, ça me fait plaisir. Je suis taré, complètement fou à lier.  

 

- Pas devant Kimi !, me cries-tu.  

- Chity Hunter… Ch’est Chity Hunter., bafouille le compère sortant de sa prison de bois.  

- Chity Hunter ? C’est qui ça Chity Hunter ?, se demande l’autre compère.  

- Pas Chity Hunter mais City Hunter., fais-je, époussetant ma veste bleue.  

- Non… le City Hunter…, fait le chef, virant au bleu de peur.  

- On se tire, les gars !, hurle-t-il, décampant dans une traînée de fumée.  

 

Je range mon briquet et mes cigarettes et me tourne vers vous deux.  

 

- On rentre à la maison ?, fais-je, tendant la main.  

- Papa !, crie Kimi, ses bras vers moi.  

- Viens, ma puce. Il est temps d’aller prendre un bon bain et de dîner du bon repas que maman a préparé avant de partir et après tu iras faire un gros dodo pendant que papa et maman iront eux aussi au lit.  

- Pas dodo !, objecte notre fille tout en se frottant les yeux.  

- Oh si un gros dodo, ma puce., renchéris-tu, caressant les boucles rousses.  

 

Nous rentrons rapidement, continuant à argumenter avec notre petite tornade qui a un caractère tout aussi trempé que celui de ses parents et la négociation ne s’achève qu’avec la distraction bienvenue du bain plein de mousse et de jouets dans lequel nous la plongeons. Je reste un peu avec vous deux avant d’aller prendre mon tour pour mettre la table et réchauffer le plat. J’entends les rires de là où je suis et ça me fait sourire comme bien souvent. Quand on frôle la mort aussi souvent que nous, on savoure chaque instant de bonheur qui se présente et les rires dans cette maison sont bien présents.  

 

Tu redescends, la petite nichée contre toi, suçant son pouce. Tu la tiens contre toi, une main caressant ses cheveux tendrement. Elle a confiance en toi entièrement. Les premières semaines ont été plus compliquées. Lorsque Kimi se réveillait la nuit ou lors de ses gros chagrins, c’était vers moi qu’elle se tournait même quand tu la prenais dans tes bras mais ça a changé progressivement. Elle s’est habituée à toi et s’est fiée à toi sans réserve progressivement. Heureusement que le reste du temps, ça se passait bien, qu’elle acceptait tes bras parce que je voyais bien que ça te faisait mal. Tu as tenu bon cependant et, aujourd’hui, le résultat est là.  

 

- Elle est prête à aller dormir., me fais-tu savoir.  

- C’est prêt. Tu viens, Kimi.  

 

J’installe notre fille en bout de table dans sa chaise haute et elle commence à manger de bon appétit.  

 

- Ca change les choses un repas à trois., te dis-je, songeur.  

- C’est vrai. Et les choses ne vont pas arrêter de changer. Elle n’aura qu’un an demain., me réponds-tu.  

- Un an, c’est peu et beaucoup à la fois. On en a eu plusieurs fois la mesure.  

- C’est vrai. Le pire comme le meilleur peut arriver en un an. Si tu allais la coucher ? Je vais débarrasser la table., me proposes-tu.  

 

Je monte avec Kimi après que tu l’aies embrassée et câlinée quelques instants. Assis dans le fauteuil dans sa chambre, je lui raconte une histoire tout en la tenant lovée contre moi. Je n’aurais jamais pensé prendre autant de plaisir à une activité aussi simple. Je me souviens avoir trouvé ces histoires pour enfants niaises et sans intérêt mais les sourires et l’intérêt de Kimi m’ont fait changer de point de vue et je retrouve le même plaisir à les lui lire et parfois relire, à écouter ses petits cris de surprise, ses rires, à répondre à ses questions. Je savoure cette chaleur contre moi, ce poids léger sur mes genoux et son agitation avant qu’on ne commence à lire. J’aime ses baisers mouillés, ses petites claques qu’elle me donne, prélude de caresses certainement plus douces à l’avenir, et encore plus les moments où elle se cale contre moi en toute confiance pour un câlin. Je suis à ma place.  

 

- Je vais devoir me passer de me faire pardonner ?, me taquines-tu, arrivant par derrière et m’enlaçant alors que je la regarde s’endormir.  

- Il est des spectacles dont je ne me lasse pas et celui-là en fait partie.  

- Profites-en alors., me dis-tu, restant contre moi.  

 

Au bout de quelques minutes, je finis par me raisonner et nous sortons de la chambre. Je referme la porte et t’attrape par le poignet avant de t’attirer à moi et de te plaquer contre le mur, t’embrassant langoureusement.  

 

- Alors quel est le programme de ce soir ?, finis-je par te demander, le souffle court.  

- Vu qu’on a déjà refait Dirty Dancing et Flashdance…, me rappelles-tu, un sourire coquin aux lèvres.  

- Ca nous laisse Fame et Grease…, te dis-je, amusée.  

- Remarque, tu portes bien la banane si je me souviens bien., fais-tu, pensive.  

- J’ai déjà… Ah oui avec le savant fou quand nous avons rencontré Kasumi la première fois…, me souviens-je, amusé.  

- Tu sais, on peut aussi se la jouer classique. Tu me déshabilles, je te déshabille, quelques… beaucoup de préliminaires…, me corrigé-je avec un sourire aux lèvres.  

- Et après on passe aux choses sérieuses.  

- Ca me semble pas mal comme programme sauf pour une chose…, me dis-tu, le regard brillant d’une flamme chaude.  

- Lequel ?, fais-je, curieux.  

- Tu verras., me réponds-tu, mystérieuse.  

 

Tu m’entraînes vers la chambre et me dis de m’allonger sur le lit et d’attendre. Je patiente quelques minutes avant que la porte s’ouvre. Là, j’en suis pour mes frais. Confiante en toi, sexy à souhait, tu me gratifies d’un magnifique strip-tease qui me met dans un état second. Autant dire que j’ai bien des difficultés à garder le contrôle quand tu approches de moi, complètement nue. Tu rampes au dessus de mon corps, me frôlant savamment jusqu’à trouver ma bouche.  

 

- Alors ? Ca t’a plu ?, me demandes-tu d’une voix suave.  

 

Je glisse la main dans tes cheveux et t’attire à moi, t’embrassant à pleine bouche. J’en profite pour te faire basculer sur le dos et faire peser mon bassin contre le tien.  

 

- Ca répond à ta question ?  

- Je ne suis pas sûre de bien sentir avec tout ce tissu., me réponds-tu, enjôleuse.  

- Putain…, grondé-je alors que tu enroules tes jambes autour de mes hanches, m’excitant encore plus.  

- Tu m’as chauffé pendant des nuits avant qu’on soit ensemble, quand on est ensemble et même quand tu étais dans le coma au souvenir de ce qu’on avait vécu. Tu me fais encore plus bander maintenant.  

- Vraiment ?, me dis-tu, étonnée.  

 

Ton air innocent, que je sais non feint, me fait encore plus durcir. Dans ces moments-là, je me sens encore un peu pervers mais bon, il n’y a plus que toi dans mes pensées alors ça ne doit pas compter.  

 

- Tu te rends compte que tu as réussi à allier ta féminité complètement assumée maintenant avec les impératifs du métier et que tu as plus d’audace qu’avant. Ca te rend hyper sexy, Sugar, vraiment hyper sexy.  

 

Tu me souris, touchée, avant de te relever pour venir chercher mes lèvres en toute tendresse. Notre échange dure un long moment sur ce mode-là, les caresses s’alliant à nos baisers, faisant monter la température doucement avant de devenir plus passionné.  

 

- J’espère que tu m’auras pardonné., souffles-tu, caressant mon dos, où perle encore la sueur.  

 

Les battements de mon cœur s’apaisent alors que ma tête repose sur ta poitrine. J’entends le tien sous mon oreille, un son qui me rassure quand remontent en moi les souvenirs de cette période où je m’accrochais à ça pour garder l’espoir que tu vivrais puis te réveillerais.  

 

- Je crois que oui., fais-je alors que j’attrape du bout de la langue une goutte de sueur qui coule sur ton sein.  

 

Je te sens frissonner sous moi et, remontant en parcourant ta peau de baisers, je viens t’embrasser avant de me mettre sur le dos, t’attirant à moi et nous recouvrant du drap.  

 

- J’aime bien te tenir contre moi, même simplement comme cela.  

- J’aime bien être contre toi, même simplement comme cela., me réponds-tu d’une voix ensommeillée.  

- Coquine… tu reprends mes paroles.  

- Parce que tu parles bien., me taquines-tu.  

- Tu es drôlement clairvoyante…, fais-je, un peu vantard.  

- Il le fallait bien, sinon on ne serait pas là., me réponds-tu dans un murmure.  

 

Je médite un moment tes paroles et souris, comprenant leur sens profond. C’est vrai qu’il fallait voir plus loin que les apparences pour s’attacher l’un à l’autre et faire le chemin que nous avons fait tous les deux. Je baisse les yeux pour te le dire mais tu es déjà endormie et je refuse de te réveiller, préférant te contempler avant de me laisser prendre par Morphée également.  

 

- Tu l’as ?, fais-je à Mick quand il arrive le lendemain après-midi.  

- Nerveux ?, me demande-t-il alors que je regarde pour voir si tu n’arrives pas.  

- Un peu. C’est normal, non ?, lui réponds-je, attrapant le cadeau que Kazue et lui ont ramené pour Kimi.  

- Interroge Umi, il saura mieux te répondre que moi., réplique-t-il, tapant sur mon épaule, hilare.  

- Voici, l’héroïne du jour. Viens voir Tonton Mick, Kimi., l’appelle-t-il alors que tu descends avec notre fille dans les bras.  

 

Est-ce prémonitoire ? Vous êtes toutes les deux vêtues d’une robe blanche qui vous va à ravir et je mets à penser à autre chose, rapidement interrompu par l’arrivée de nouveaux venus.  

 

- Tout le monde est là, je crois., m’indiques-tu.  

- Oui, c’est vrai. On peut commencer. Merci à tous d’être venus. Ca fait plaisir de se retrouver en famille., leur dis-je, distribuant les verres que tu viens de verser avant de disparaître en cuisine.  

- C’est un moment très particulier pour nous deux, Kimi ne réalisant probablement pas vraiment ce qui se passe. On n’aurait jamais pensé fêter ce genre d’événements avant., fais-je, attrapant ma princesse qui tire sur mon pantalon.  

- Il y a un an ce petit bout est venu nous rejoindre, en pleine forme contre toute attente. Elle est venue embellir notre vie à tous les deux et je ne pense pas me tromper en disant qu’elle vous a tous touchés d’une manière ou d’une autre. Joyeux anniversaire, Kimi.  

- Joyeux anniversaire !, crie toute la bande en levant son verre alors que tu arrives avec le gâteau sur lequel brûle une bougie.  

 

Instinctivement, elle tend la main vers la flamme et je l’empêche d’atteindre son but alors que tu éloignes le danger également.  

 

- Non, il faut souffler, chérie. Comme ça., lui dis-je, pinçant les lèvres et faisant chavirer la flamme, ce qui lui fait pousser un cri de bonheur.  

 

On essaie tous les deux de lui faire faire le mouvement mais à part une bonne partie de rigolade, ça n’aboutit à rien et on finit par souffler la bougie à deux pour elle. Après la distribution de gâteau et la dégustation qui rend la belle robe blanche de notre fille quelque peu marron, nous lui tendons ses cadeaux qu’elle déballe avec envie, s’intéressant plus au papier qui brille qu’aux boîtes à ouvrir.  

 

L’après-midi se passe dans la bonne humeur et tout le monde discute avec tout le monde. Parfois, je me mets en retrait quelques instants et observe mes amis, ma famille rassemblée, appréciant ce moment qui aurait pu ne pas être. Lors d’un de ces moments, je t’aperçois, tenant Kimi contre toi, le regard brillant, toi aussi un peu en retrait, et, inquiet, je te rejoins, t’enlaçant.  

 

- Tout va bien, Sugar ?  

- Oui… Je suis juste émue., me murmures-tu, posant la tête contre moi.  

- Elle a un an. On en a encore dix-neuf avant qu’elle vole de ses propres ailes, tu sais., fais-je en plaisantant.  

 

Tu ris légèrement mais ça n’allège pas la tension dans ton regard.  

 

- Je sais… mais ce n’est pas ça. J’aurais pu rater cette fête, Ryo. J’aurais pu ne pas être là avec toi, avec elle, avec tout le monde aujourd’hui. J’aurais pu rater ses un an et tous les anniversaires suivants, ne pas la voir grandir., me réponds-tu.  

- Mais tu es là, alors oublie tout ça. C’est le passé.  

- Je ne veux pas oublier. Je veux chérir ce que j’aurais pu perdre si chacun d’eux n’avait pas été là à leur manière, si tu n’avais pas été là., répliques-tu, levant les yeux vers moi, reconnaissante.  

 

Je remarque soudain le silence qui s’est fait autour de nous et sens les regards tournés vers nous, comme toi. Tu te redresses et essuies rapidement tes yeux.  

 

- Tout va bien, Kaori ?, s’inquiète Miki.  

- Oui, ne te fais pas de souci. Je me disais juste que j’avais de la chance d’être ici avec ma fille, l’homme que j’aime et toute ma famille et que cette chance, c’est à vous tous que je la dois, à votre soutien, votre aide., leur affirmes-tu.  

- A toi aussi. Tu t’es battue pour revenir parmi nous. Tu reviens de loin même si, parfois, je t’entends encore minimiser ton rôle., réplique le Professeur, posant un regard bienveillant sur toi.  

- Je… oui, c’est vrai. Difficile de voir ainsi les choses alors que je suis restée inconsciente huit mois et que je vous ai causé autant de soucis par la suite., réponds-tu, esquissant un sourire gêné.  

- Tu avais tes raisons très raisonnables et nous l’avons tous compris, je pense., intervient Kazue.  

- Oui, on a tous compris, Kaori., te dis-je, caressant ton dos.  

- Merci., bredouilles-tu, une larme échappant de tes yeux.  

- On ferait mieux d’y aller. Kimi est fatiguée., lance Umibozu.  

 

Tous approuvent et l’appartement se vide. Le rituel du soir se met en place mais je suis étonné de ne pas te retrouver dans le séjour quand je sors de la cuisine. Je monte dans la chambre de notre fille, sagement endormie, mais tu n’es pas là non plus. Mes yeux se lèvent vers le toit et je monte.  

 

Tu es là, accoudée au garde-corps, observant le ciel voilé d’un noir étoilé.  

 

- Tu es bien pensive aujourd’hui., te fais-je remarquer.  

- Excuse-moi, j’adressais un mot à mon frère : je lui disais que j’étais heureuse, que ma vie était mieux que dans mes rêves., me réponds-tu, te tournant vers moi.  

- Je pense qu’elle peut être encore plus belle., te dis-je, un peu nerveux.  

 

Tenant fermement dans ma main l’écrin que m’a ramené Mick plus tôt dans la journée, je pose un genou par terre sous ton regard surpris.  

 

- Que fais-tu ?, balbuties-tu.  

- Je nous ai mariés sans te demander ton accord le jour de notre accident mais je me suis promis un peu plus tard que je te demanderais en mariage le jour où tu serais de nouveau sur tes pieds. Comme les choses n’ont pas tourné aussi facilement que je le pensais, j’ai retardé en me disant que je le ferais au moment où tu serais remise totalement. Je pense qu’aujourd’hui, c’est chose faite., fais-je, t’adressant un regard interrogateur.  

- Oui, je le pense aussi., approuves-tu.  

- Alors voilà, Kaori Makimura, veux-tu m’épouser ?  

 

J’ouvre l’écrin avec l’alliance que je t’ai choisie, une petite chose toute simple comme tu aimes, simple mais précieuse, et tu portes les mains à tes lèvres. J’attends nerveusement ta réponse même si je n’ai pas de gros doutes en voyant l’amour qui inonde ton regard. Toujours silencieuse, tu t’agenouilles devant moi et prends mes mains.  

 

- Ce serait un honneur pour moi, Ryo., murmures-tu.  

- Tu plaisantes ? Ce serait pour moi., te réponds-je, la trachée serrée.  

- Je t’aime, Ryo. Si tu savais comme je t’aime…, m’avoues-tu.  

 

Te dire que je t’aime aussi me semble trop faible pour décrire ce que je ressens alors je me contente de glisser la bague à ton doigt avant de t’embrasser aussi amoureusement que je le peux, espérant que tu ressentes ce que je ressens.  

 

- J’ai eu si peur à l’idée de me retrouver seul puis seul avec notre fille. Je me demandais quel sens aurait ma vie sans toi alors que j’avais enfin accepté de te faire une place, comment je pourrais vivre avec ce bébé que nous avions conçu sans toi à mes côtés, comment supporter tous ces souvenirs de nous sans espoir d’un avenir pour nous.  

- C’est fini tout cela, Ryo. Je suis là et je ne partirai pas., m’assures-tu, embrassant mes joues comme pour m’entourer de ton amour avant de finir sur mes lèvres.  

- Alors si on formalisait ce toi et moi en nous sous les yeux de nos amis ?, fais-je.  

- Vraiment ?, murmures-tu, étonnée.  

- Oui, j’aimerais beaucoup. Umi en profitera certainement pour se venger mais je m’en fiche.  

- Tout ce que tu voudras, Ryo. Après tout ce que tu as fait pour moi, je te donnerai tout ce que tu voudras., m’affirmes-tu.  

- Vraiment ?  

 

Ma voix se fait sensuelle à cette proposition plus qu’alléchante. Je te vois rougir et te mordiller la lèvre en comprenant ce à quoi tu t’es engagée et en souris, narquois. Sans attendre, je te prends dans mes bras et te soulèves.  

 

- Je n’ai qu’une parole., m’assures-tu.  

- Moi qui comptais faire une nuit sage, il va falloir que je te montre ce que je compte faire cette nuit-là parce que qui dit mariage dit nuit de noces., fais-je.  

- Je m’en doute. Je ne me serais pas attendue à moins de ta part., me taquines-tu.  

- J’aimerais beaucoup que cette nuit-là soit spéciale, très spéciale.  

- Genre nuit blanche ? Il faudra qu’on trouve une baby-sitter pour Kimi ?, plaisantes-tu.  

- Si tu penses que c’est nécessaire pour que cette nuit-là soit le début d’une nouvelle vie pour nous…  

 

Je soutiens ton regard interrogateur sans faillir. Tu fronces les sourcils, ne comprenant pas où je veux en venir.  

 

- Tu veux arrêter City Hunter ? Non, ne me dis pas que tu veux que j’arrête…, t’inquiètes-tu.  

- Non, je parle d’une nouvelle vie, un deuxième enfant, une vie à quatre., éclaircis-je.  

- Mais… ça serait un risque supplémentaire., souffles-tu.  

- Un bonheur supplémentaire de mon point de vue et l’occasion de vivre une grossesse pour nous deux… si tu en as envie bien sûr.  

- J’aimerais beaucoup mais ça m’inquiète., m’avoues-tu.  

- J’ai calculé les risques, Kaori. On peut le faire parce qu’on est deux.  

 

Tu plonges dans mon regard et y puises l’assurance dont tu as besoin avant de me sourire. Tu viens presser tes lèvres contre les miennes, taquinant ma bouche du bout de la langue avant de t’écarter, un sourire éclatant éclairant tes traits.  

 

- Alors ce sera toi et moi et nos enfants., conclues-tu.  

 

Ma seule réponse est de t’embrasser passionnément, le cœur battant la chamade. Malgré tout en moi, la sérénité règne en maître. Tout est à sa place. 

 


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