Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prose

 

Auteur: thalia

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 49 chapitres

Publiée: 12-01-09

Mise à jour: 07-06-21

 

Commentaires: 110 reviews

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ActionRomance

 

Résumé: Bon me revoilà après une très longue absence sur le site et aussi en écriture alors ne soyez pas trop méchants :) Je me lance sur une fic alternative sur ce que j'aurais voulu qu'il se passe à la fin de la série. Différente de ma 1ère : "Et si on arrêtait le temps" (un peu de pub pour ceux qui ne l'ont pas lu:) je vais essayer de faire dans l'action. Bonne lecture et dites moi ce que vous en pensez :)

 

Disclaimer: Les personnages de "Le retour de City Hunter" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Le retour de City Hunter

 

Chapitre 23 :: Le mercenaire

Publiée: 28-11-20 - Mise à jour: 28-11-20

Commentaires: on continue ^^

 


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Allongé dans un hamac, les pieds en éventail, il sifflotait un air gai entre ses dents. Appréciant le calme de cette fin de journée, il faisait tourner une pièce de monnaie entre ses doigts.  

Un tas de canettes de bières au sol ainsi qu’un cendrier rempli de mégots décoraient la terrasse mal entretenue du cabanon en bois où il se reposait. Seul au milieu de la forêt, alors que la lourde chaleur s’estompait, il laissait son esprit divaguer loin des tumultes qui parcourraient le pays.  

A moitié assoupi, il leva un sourcil en entendant de légers bruits de pas. Bien que l’esprit embrumé, son cerveau se réveilla instantanément quand il fut sur que des gens se rapprochaient de lui. Il pivota sur le côté et attrapa le fusil qui était négligemment appuyé contre le volet, l’arma et attendit. De sa position, il avait une vue dégagée à 180°, c’était d’ailleurs pour cela qu’il avait installé son hamac de cette façon, contre le mur du cabanon, sans angles morts. Les vieilles habitudes avaient la vie dure et malgré une vie plutôt calme actuellement, l’homme avait un lourd passé qui ne le laissait pas en paix. Et cela avait contribué à cette vie éloignée de tout dans ce coin perdu de Colombie.  

Ses sens en alerte, il analysa rapidement la situation et compta deux ou trois individus. D’ailleurs, l’un d’eux avait le pas plus léger mais moins silencieux, ce qui l’étonna d’autant plus. Fermant à demi les paupières, il évalua la distance qui les séparaient de lui et le degré d’hostilité. Déconcerté, il eut du mal à comprendre les intentions de ses visiteurs. Ni haine, ni peur, juste inquiétude et incompréhension régnaient dans l’air. Il ouvrit plus grand les yeux pour apercevoir les silhouettes s’avancer vers lui et il comprit aussitôt d’où venait son erreur. Une femme faisait partie du groupe et elle n’avait pas l’air à son aise dans la végétation. Les deux hommes qui l’entouraient, eux, avaient l’air plus à leur place dans le décor malgré la blondeur des cheveux de l’un d’eux.  

Il regarda le trio, perplexe et se redressa légèrement pour appuyer le fusil contre son épaule et les mettre en joug. Calmant sa respiration, il visa la cible la plus forte. Le doigt sur le cran d’arrêt, prêt à appuyer, il émit un faible sourire quand il senti le canon d’une arme sur sa tête.  

 

-Bien jouer, étranger… je ne t’ai pas senti venir. Tu es admirable, dit il en espagnol, baissant son arme et la lui tendant vers l’arrière.  

-Cela ne fut pas bien difficile…répondit la voix dans la même langue presque sans accent.  

 

L’homme fronça les sourcils et ferma les yeux. Replongeant dans de très vieux souvenirs.  

 

-Cette voix…  

-…  

 

 

 

 

Falcon qui s’était plaçait volontairement devant Kaori, fit signe au groupe de reprendre sa marche vers la cabane et s’avança sans masquer son aura. Mick fit de même et ils rejoignirent rapidement Ryô qui avait toujours son arme contre la tête de l’hispanique.  

 

-La diversion a été efficace, grogna le guérillero. Je me suis fait avoir comme un bleu !  

-Tu es tombé sur plus fort que toi, c’est tout, enchaina Mick en posant son sac aux pieds des escaliers.  

-Il faut croire… à qui ai-je l’honneur ?  

-Tu n’as donc pas deviné, Diego ?  

 

L’homme s’arrêta de respirer et un léger tremblement le parcouru.  

 

-El Angel de la Muerte… (l’ange la mort)  

 

 

 

 

Même si elle ne parlait pas espagnol, Kaori comprit les mots de l’homme qui se tenait face à elle. Elle vit dans ses yeux, toute la peur et toute l’incompréhension du moment.  

Son mari ne baissait toujours pas son arme et elle se demanda jusqu’où il serait capable d’aller en voyait les traits si durs de son visage. L’individu, qu’elle avait devant elle, n’avait que très peu de choses communes avec l’homme qu’elle connaissait au Japon. Il avait même l’air d’avoir rajeuni.  

Elle ferma les yeux un instant et eu un flash, revoyant Ryô pour la première fois quand elle avait 16 ans et qu’elle avait croisé le nettoyeur presque sans scrupules de l’époque.  

Non, il avait même l’air encore plus effrayant.  

L’ange de la mort.  

Oui, elle n’avait pas le nettoyeur de l’époque sous les yeux mais le guérillero, surentrainé et sans peurs qu’elle ne pouvait même pas s’imaginer rencontrer un jour.  

Sans qu’elle s’en rende compte, sa respiration s’accéléra et elle vacilla légèrement. Il fallut que son ami américain la soutienne pour qu’elle reste debout. Il la déplaça sur la droite et lui fit un tendre sourire. Elle le remercia de la tête et continua à suivre l’échange sur la terrasse, les mains tremblantes.  

 

 

 

 

L’air était lourd et Falcon était sur ses gardes. L’aura de Ryô était aussi noire qu’à l’époque de leur premier duel, la folie de la poussière d’ange en moins. Il comprit que le destin de l’hispanique ne dépendait que des bonnes réponses qu’il allait leur apporter. Le nettoyeur ne lui ferait aucun cadeau. Ryô avait l’air de le connaitre et de savoir qu’on ne pouvait pas lui faire confiance. Si les choses devaient se passer ainsi, le géant préféra assurer les arrières de celle qu’il appelait affectueusement la petite. Et il prit une position stratégique non loin de la japonaise.  

Il sentait qu’elle était écrasée par l’aura de son époux et qu’elle risquait de se mettre en danger pour le protéger de lui-même. Voulant éviter une catastrophe, il fit signe à Mick de rester lui aussi près d’elle.  

Puis, comme si de rien n’était, il se tourna de nouveau vers le drôle de couple lié par l’arme à feu.  

 

 

 

Mick comprit aux signes d’Umibozu, qu’il devait rester vigilant concernant Kaori. Lui, aussi, avait sentit la détresse de la japonaise et comprenait ses doutes face au nouveau visage qu’elle apercevait de Ryô. Pour lui aussi, c’était surprenant même s’il l’avait connu beaucoup plus sombre aux États-Unis qu’il ne l’avait retrouvé au Japon, il n’avait jamais vraiment eu le guérillero face à lui.  

Finalement, le seul à avoir déjà eu cette expérience, c’était la montagne de muscles qui perdait la vue à cause de ça.  

Maintenant, ils étaient tous témoin de ce que le passé de Ryô avait laissé comme trace sur les deux hommes.  

L’aura du japonais était si sombre, qu’elle aurait fait frémir n’importe quelle personne dotée de bon sens. Et même pour lui, l’ancien nettoyeur n°1 des States, cette opprésence était à la limite du supportable. D’ailleurs, il se surprit à sourire ne pouvant qualifier cette impression, il avait inventé un nouveau mot !  

Revenant à la confrontation, il regarda avec intérêt le déroulé de la scène comme un spectateur captivé par un bon film.  

 

 

 

 

Son intuition ne l’avait pas lâché et il avait bien fait de la suivre. Il était étonné de voir les vieux réflexes revenir si vite et arriver à se déplacer si aisément dans ces lieux. Finalement lui n’avait pas appris à faire du vélo enfant mais la guerre et malgré le manque d’entrainement sur ce terrain, il n’en n’avait pour autant rien oublié.  

Quand il avait vu la configuration des lieux, il avait compris qu’on les attendait surement de pied ferme. En tout cas, s’ils avaient affaire à un ancien guérillero, il ne pouvait pas, ne pas réfléchir à sa position. Et, en effet, ils n’auraient pas échappé à des coups de feu bien placés.  

Masquant son aura au maximum et adoptant des attitudes similaires à ses jeunes années, il avait élaboré ce plan pour être en position de force. Cela l’avait même amusé finalement de voir à quel point ça avait été facile de le duper.  

Mais quand il avait vu à qui il avait affaire, il était redevenu sérieux et avait essayé le plus possible de rester neutre et de cacher la haine qui ne demandait qu’à sortir.  

Haine qu’il n’avait pu retenir quand il fut sûr de pouvoir l’abattre avant qu’il ne tire sur sa femme et ses amis.  

Il ne fut même pas conscient de l’aura sombre qui émanait de lui au moment où les premiers mots étaient sortis de sa bouche.  

L’arme contre la tête de l’hispanique de tremblait pas et les intentions de celui qui la tenait ne pouvait lui échapper. Ryô était maitre de lui-même mais à cet instant il n’était plus seulement l’homme le plus craint du Japon mais l’ange de la mort.  

 

 

 

 

L’homme était conscient que sa dernière heure sur terre était arrivée. Il avait échappé tant de fois à son sort funeste, qu’il était même encore étonné de voir qu’il avait pu vieillir autant. Fuyant en Colombie après la guérilla pour vendre au plus offrant ses compétences de mercenaire, il avait toujours fuit comme la peste les ennuis et surtout ses vieux ennemis.  

Sentant le canon de l’arme contre sa tempe, il ferma les yeux pour se souvenir de la dernière fois où il avait senti cette aura meurtrière et son sang se glaça.  

 

 

 

 

-Ryô est devenue une machine à tuer avec cette drogue ! Il ne vaut mieux pas faire partie du camp ennemi ! ricana un mercenaire qui discutait avec d’autres autour du feu de camp.  

-Ce gars est une abomination, oui ! Il ne reconnait ni amis ni ennemis, c’est juste un tueur assoiffé de sang ! répliqua Diego.  

-Kaibara ne mise que sur lui pour notre victoire et sur cette drogue… qui sera le prochain à en prendre ?  

-Personne ! Ryô est le seul à y avoir survécu ! continua Diego en se levant. Tout le monde quitte le navire ! Kaibara sera bientôt seul ! bon, je vais pisser ! rajouta-t-il en se levant.  

 

Alors que Diego se dirigeait vers la sortie du camp, une aura meurtrière le figea sur place. Des hurlements bestiaux se firent entendre et il se tourna vers le lieu du grabuge.  

Quelques mercenaires téméraires s’y aventurèrent mais Diego resta en retrait pour observer l’affrontement entre Kaibara et Ryô.  

Ils n’étaient plus beaucoup d’homme à entourer le japonais après l’attaque de Ryô sous poussière d’ange, les autres chefs de la guérilla avaient renoncé à utiliser la drogue par peur des attaquent dont ils avaient été témoins et Kaibara était acculé. Ce dernier devait partir sous peine d’être dénoncé et le camp de fortune qui les abritait tous risquait d’être rapidement découvert.  

Même Diego se demandait ce qu’il faisait encore là et sa question resta de mise en observant cette scène irréelle.  

Ryô était enragé, sans contrôle face à son « père ».  

L’hispanique attrapa son fusil et se demanda si ce n’était pas le moment pour lui de mettre fin à tout ça. Il regarda l’affrontement et se rendit compte de le japonais plus âgé avait le dessus. Son esprit se mit en marche rapidement et Diego se mit à leur tirer dessus sans scrupules. Visant soit l’un soit l’autre sans distinction, il essayait de les abattre alors qu’ils étaient déjà préoccupés par leur combat. Les deux hommes échappèrent aux tirs mais l’hispanique remarqua que Ryô l’avait repéré et il paniqua. Le regard qui le transperçait à ce moment-là, était celui d’un homme qui avait tout d’une bête. Jamais il ne pourrais l’oublier.  

Attrapant ses affaires près de sa tente, il partit dans la forêt sans demander son reste.  

 

Il avait quitté la guérilla à ce moment-là, alors que Kaibara se faisait lui aussi exclure de cette guerre perdue qui n’était finalement pas la sienne. L’homme n’avait plus entendu parler de Ryô après ce jour alors que pour Shin Kaibara ce n’en fut pas de même.  

 

 

 

 

-Diego, tu pries ? demanda la voix froide du nettoyeur, refaisant revenir au moment présent l’homme au teint basané. Ou tu cherches encore un moyen pour me trahir ?  

 

Malgré le stress ambiant, Diego se mit à rire. Il remarqua que tous les regards étaient tournés vers lui et il se calma en entendant le déclenchement de l’arme collé à sa tempe.  

 

-Amigo ! Détends-toi ! Si tu es ici c’est que tu as besoin d’un renseignement que moi seul peut te donner, non ? Je ne pense pas que tu vas me tuer sans l’avoir eu.  

-Peut-être ou peut-être pas… pourquoi resterais-tu en vie, Diego ? Tu es un rat de la pire espèce !  

 

La voix de Ryô grondait, forte et froide. Mais il baissa son arme pour pousser l’homme et le faire avancer en direction de Mick et Umibozu. Ce ne fut que quand ce dernier se trouva assis sur les marches de la cabane que Ryô l’affronta du regard, le faisant frémir.  

 

-Tu as permis à une milice qui utilise du PCP de kidnapper des femmes et des enfants. Je veux que tu me dises comment tu fais ton business avec eux !  

-Ahhh, nous y voilà, la vengeance du fils face au père ! Pourtant, tu dois être au courant que Kaibara est mort ! Que fais-tu ici Ryô ? Tu n’es pas revenu dans ce bourbier juste pour sauver quelques femmes et enfants indigènes !  

 

Le nettoyeur perdait patience, il s’avança d’un pas et attrapa le col du guérillero pour le soulever du sol. La haine transpirait par tous les pores de sa peau et il savait qu’il pouvait lui briser la nuque en un quart de seconde. Pourtant, l’aura de sa femme l’en empêcha et il le jeta au sol sans ménagement.  

 

-Diego, c’est ça ? demanda innocemment Mick, prenant le relai pour l’interroger. Je pense que tu as plus à gagner à nous parler que de faire l’idiot !  

 

L’hispanique soupira et se redressa doucement.  

 

-Je ne sais pas ce que vous voulez savoir mais allez-y, demandez-moi…  

 

 

 

 

Le groupe américano-japonais était dans la cabane et faisait face à Diego qui s’était assis sur la seule chaise en bois de la pièce.  

 

-Le « Major » avait une forte influence en Colombie. On dit que l’Angel Dust a longtemps été fabriquée ici. Même si la guérilla s’est arrêtée peu de temps après votre affrontement, Kaibara est resté caché en Amérique du Sud avant de monter l’Union Teope. Il a refait un camp, rassemblant mercenaires et anciens guérilleros, pour réarmer l’opposition au gouvernement mais surtout, à mon avis, pour faire du trafic avec les cartels de drogues. Cela, lui a permis de s’étendre et surtout de propager le PCP.  

Ce camp a aussi eu comme particularité de faire dans différents trafics comme les armes ou les enlèvements d’enfants. Ainsi, Kaibara a pris aussi de l’influence sur les gens du coin et a fait régner la peur longtemps. Il a fallu que ce soit l’armée qui le déloge pour dissoudre son pouvoir en Colombie en tout cas et c’est à ce moment-là qu’il a disparu des radars…  

 

Diego allait continuer quand il croisa le regard furieux du nettoyeur.  

 

-Viens-en au fait ! Je n’ai pas besoin de savoir ce qu’a fait Kaibara ici ! Je veux savoir à qui tu as vendu tes dernières informations ! s’emporta le japonais.  

-J’en viens… il y a trois ans, une rumeur a survolé le continent. Le « Major » aurait été tué au Japon… et bizarrement c’est à cette période d’un nouveau cartel a fait son apparition ici. Trafic de drogues, bien sûr, mais surtout d’êtres humains. Et… apparition de mercenaires clairement sous influence de poussière d’ange…  

 

L’hispanique regarda intensément Kaori et se mit à sourire. Il avait bien remarqué qu’elle était le point faible du groupe et que si le vent pouvait tourner, elle serait sa porte de sortie. Raconter son histoire, lui permettait aussi de prendre la mesure des options qui lui restaient pour sauver sa vie. Une fois qu’il aurait donné les renseignements voulus à Ryô, il savait que le temps serait compté et il devait élaborer un plan pour essayer de s’en sortir malgré tout. Son regard balaya la pièce et s’attarda sur la bibliothèque où peu de livres étaient posés. Mais il y avait trois grenades et ça serait suffisant pour pouvoir prendre la fuite. Entre lui et les étagères : la japonaise. Voilà son plan était fait.  

 

-Qui est à la tête du cartel ? demanda Falcon, qui jusque-là s’était abstenu d’intervenir.  

-Aucune idée !  

-Arrête de nous mentir ! hurla Ryô.  

-Non, je ne mens pas, je ne sais pas qui dirige le cartel, je n’ai jamais eu affaire à lui seulement à des mercenaires.  

-Où peut-on les trouver ? demanda Mick nonchalamment.  

-Aucune idée !  

 

Le nettoyeur sortit de ses gongs et il se précipita sur Diego pour le frapper. L’homme en profita pour se lever d’un bon et pour se jeter sur Kaori.  

Attrapant la nettoyeuse par le cou, il plaça la corde qui maintenait ses mains sous son menton et une de ses main de chaque côté de son visage. Exerçant une forte pression sur le crane de la japonaise, celle-ci grogna de douleur.  

 

-Un pas de plus et je le tue ! hurla l’ancien guérillero.  

 

Tous se figèrent et Ryô dégaina son arme pour le mettre en joug.  

 

-Tu lui fais mal et tu souffriras mille morts.  

-Et tu penses être encore en position de force là ? Une pression et elle meurt. Je ne pense pas que tu es envie que je lui brise la nuque ! ricana l’hispanique tout en se déplaçant vers la bibliothèque avec son otage.  

 

Arrivé à destination, Diego fit signe à Kaori de prendre les grenades.  

 

-Traduis-lui mes mots Ryô.  

 

Le japonais lui lança un regard noir mais ne lui répondit pas.  

 

-Dis-lui qu’elle va me suivre à l’extérieur et qu’il faut tirer sur la goupille si elle m’entend siffler. Et bien sûr jeter la grenade droit devant elle quand elle l’aura fait.  

 

Le nettoyeur regarda sa femme et lui fit un léger sourire. Puis, il commença à lui parler en japonais.  

 

-N’es pas peur, je vais le neutraliser. Fais semblant de paniquer et pose tes yeux sur les grenades puis parle-moi.  

-Que…que vas-tu faire ?  

 

L’homme ne lui répondit pas mais repassa en espagnol pour s’adresser à Diego froidement.  

 

-Elle ne sait pas se servir de ces armes, elle va vous faire exploser tous les deux.  

-Je suis sûr qu’elle va se débrouiller…pourquoi cherches-tu ce cartel Ryô ?  

-Ils ont quelque chose qui m’appartient et que je veux récupérer.  

-Et tu as fait tout ce chemin pour « quelque chose » ? Soit sincère ! Que veux-tu ?  

-J’ai tué Kaibara, Diego…et celui qui a repris sa place, a décidé de me faire venir ici…  

-Humm, donc tu ne reviens pas pour te venger de nous tes anciens partenaires ?  

 

Ryô se tourna légèrement et soupira. Son aura se calma et il s’appuya nonchalamment contre le mur.  

 

-Je n’ai pas besoin de venir me venger. Te voir à fait ressortir la haine que j’ai pour toi mais je ne suis pas venu spécialement pour te tuer…  

-Je te dis ce que je sais et vous partez d’ici sans qu’il y est de morts, qu’en dis-tu ? Dis-lui de reposer les grenades.  

 

Ryô demanda à Kaori de poser les grenades et glissa quelques mots en plus pour Mick et Falcon tout en regardant sa femme.  

L’ancien guérillero relâcha la pression de ses mains sur la tête de la japonaise et dégagea son cou de la corde mais resta à sa portée tout en regardant les trois hommes face à lui.  

 

-Je vends des informations au plus offrant, la plupart du temps des cartels de drogue ou même au gouvernement. Il y a quelques mois, un mercenaire est venu me voir pour trouver des villages isolés où il pourrait recruter des volontaires.  

 

-Ce mercenaire, tu le connais ?  

-Pas plus que ça mais on s’est vu à chaque fois que j’ai pu faire affaire avec lui. J’ai un moyen de le contacter…  

 

Le groupe d’homme se regarda tour à tour. Ils avaient enfin peut être la solution pour retrouver Ai.  

 

-Quel moyen ? demanda Mick.  

-J’y gagne quoi ?  

 

Sans que personne ne s’en rende compte, Falcon attrapa Kaori et la bascula loin de Diego. De façon simultanée, le nettoyeur et son homologue américain pointèrent leurs armes sur l’ancien guérillero.  

 

-La vie ? ironisa le japonais.  

-Ok, ok…bon alors voilà…  

 

 


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