Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: souben

Beta-reader(s): Libellule

Status: En cours

Série: Cat's Eye

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 25-12-04

Mise à jour: 01-08-05

 

Commentaires: 18 reviews

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General

 

Résumé: Alors, comme on dit il y a une première fois à tout, et bien là c'est ma première fanfiction.
Pour trancher aussi par rapport aux autres fanfictions, j'abuse du dialogue, pour donner un tempo vif et plaisant à l'histoire.
On peut voir cette fanfiction comme une fin alternative au dessin animé, une sorte d'épisode 74 en somme.
Juste un petit mot pour terminer : Bonne lecture à toutes et tous

 

Disclaimer: Les personnages de "Un nouveau départ" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.
Pour éviter certains désagrements avec les noms des personnages, voici une correspondance ( VO => VF/VI)
Rui => Sylia/Kelly
Hitomi => Tam/Sheila
Ai => Alex/Tati
Nagaishi => Durieux/Marloss
Kacho => Chef Bruno/Capo
Toshio => Quentin/Matthew
Mitsuko => Assaya/Alice

 

Astuces & Conseils

Pourquoi dois-je utiliser le lien à partir de mon compte pour envoyer ma demande?

 

Je fais les validations à la main et comme il y en a beau ...

Pour en lire plus ...

 

 

   Fanfiction :: Un nouveau départ

 

Chapitre 2 :: Les Nouveaux

Publiée: 14-01-05 - Mise à jour: 19-07-05

Commentaires: Je tiens à remercier en premier Libellule, la bêta readeur de cette fic, pour son travail énorme, qu'elle fourni à chaque fois, et qui sans elle cette fic serai ilisible, donc un grand merci à toi.
Je tiens aussi à remercier mes lecteurs et tous ceux qui laissent des reviews, malheureusement j'ai un emploi du temps très chargé, et par conséquent je ne sais jamais quand je vais mettre en ligne le prochain chapitre...
Alors concernant ce chapitre :
L'histoire introduit deux personnages nouveaux, notre intrépide Inspecteur Toshio se prendra une autre baffe d'Hitomi, mais remontera dans son estime dans un semplide coup de génie à l'insu de son plein grès, bref ce chapitre est encore plein d'humour, sans oublier quelleques références au dessin animé et d'autres œuvres, mais pour découvrir tout ça, il ne vous reste plus qu'une chose à faire, lire...
**********
Petites explications de certains termes :
Baka : idiot, crétin
Convini : supérette de quartier ouverte 24h/24h.

 


Chapitre: 1 2 3 4


 

Toshio à son bureau prend des notes concernant le patrimoine de monsieur Satori, et particulièrement de ses entreprises d'import/export. En fouillant comme il faut, il s'est aperçu que certaines sont des filiales fantômes exerçant dans des paradis fiscaux d'Amérique du sud et européens, implantées également en Angola.  

Pour lui remonter le moral Mitsuko lui apporte une tasse de thé, et en voyant la marque fraîche d'une gifle sur la joue lance :  

 

— C'est ce qui arrive quand on cherche à draguer et qu'on est déjà fiancé !  

— Ah ce petit Toshio, quel play-boy, dire que j'étais comme lui dans ma jeunesse, la bonne époque… renchérit le chef de la BRB.  

— Et ça va vous deux ! Ne vous gênez pas pour moi, cassez encore du sucre sur mon dos. Mais y'en a un qui bosse, je vous ferai remarquer…  

— On voit ça, on voit ça, on va le laisser Mitsuko, ça fait plaisir à voir. Ce renvoi le stimule on dirait, mais c'est pas tout ça, j'ai à vous parler à vous deux en privé.  

— Hein ? Qu'est-ce qu'il y a chef ?  

— Ben voilà, Mitsuko et moi, c'est sûr, de manière officieuse, on a eu notre mutation, mais les deux nouveaux qui vont arriver, c'est des fils à papa, des planqués, alors aucune aide compris, si vous voulez faire du sabotage, vous avez carte blanche. Je vous paie un café en face, c'est la maison qui règle, il y a encore du crédit de l'an dernier à éponger, et je me méfie, des espions il y en a plein le commissariat.  

 

************
 

 

— Salut Rui ! Je t'amène du monde, tu peux nous trouver un endroit tranquille, on doit discuter de certaines choses entre nous.  

— Bonjour Toshio, t'es venu avec Mitsuko et Kacho, pour parler travail encore une fois, je vais vous installer dans le dressing, mais faites attention, normalement c'est privé.  

— Merci et t'inquiète pas, je suis avec le chef, alors je suis obligé de bien me tenir à carreau.  

— Allez-y, c'est par là.  

 

Le temps qu'ils s'installent, Rui revient à ses clients dans le café.  

 

— Rui ! Pourquoi tu les as mis là ? C'est pas dans tes habitudes.  

— Réfléchis Ai, ils se réunissent ici et pas au poste, c'est pour une bonne raison, non ? Ils veulent parler de sujets très confidentiels, sans doute. Alors Ai sors tes gadgets, je sens qu'on tient quelque chose !  

— Ok ! Rui je te prépare les micros et tu vas te débrouiller pour bien les placer.  

— Sans aucun problème, t'as vu l'heure ? Il est 11 heures, ils vont sûrement prendre un café, et tu me connais, là dessus je suis imbattable.  

 

— Rui tu peux nous apporter trois cafés s'il te plait.  

— Pas de souci Toshio, mais je vais en faire du nouveau, faudra patienter un peu.  

— Merci bien Rui !  

 

— Tu vois Ai, les micros dans l'anse de la tasse, rien de mieux, j'ai plus qu'à les servir et toi à enregistrer… Allez go ! Va écouter ce que va dire notre trio infernal, t'as une minute pas plus pour te mettre en place.  

— J'y cours grande sœur !  

 

************
 

 

— Bon alors mes enfants, les deux nouveaux prennent officiellement leurs fonctions le premier mars, d'ici là, ils n'ont aucun pouvoir.  

— Et ils s'appellent comment ces piqueurs de place ?  

— Il s'agit de "Smith Bullet" et de "Wesson Ballet".  

— Les "tontons flingueurs" quoi !!! s'écrie Toshio.  

 

— Et oui, mon petit, des fois les noms sont prédestinés ! Bref ils sont chacun des fils de directeurs au ministère, ils ont été placés là sur "ordre de papa". Ils n'ont aucune connaissance du terrain, mais de très bonnes notions théoriques, ils sont tous deux sortis ‘major’ de leur promotion à l'école de police, quand papa connaît les instructeurs ça aide forcément…  

— Et vous voulez faire quoi chef ?  

— C'est simple Mitsuko, leur montrer la réalité du terrain, et puis comme ils veulent reprendre tout le dossier à la base, je ne veux pas qu'ils jettent ne serait-ce qu’un regard sur nos données. De plus cette affaire te revient de droit Toshio, alors le dossier t'est destiné. Et pour le récupérer, j'ai fait un faux document comme quoi "Interpol" veut les originaux, le reste tu m'as compris, pas besoin de t'expliquer.  

— D'accord, et moi ?  

— Et toi Mitsuko, tu vas les embêter durant leur vie quotidienne, moins on aura de contact avec eux mieux ce sera. On leur refilera même pas le bébé car c'est Toshio qui le conservera.  

— Ça tombe bien chef, car là je suis sur le cas de monsieur Satori, et j'aurais besoin de votre accord pour ma planque, et c'est tendu, c'est l'ambassade, de l'Angola au Japon.  

— C'est bien Toshio, tu veux quitter sur quelque chose de glorieux, histoire de leur faire un pied de nez. Soit, tu as carte blanche, mais en cas de coup dur, t'as pas de couverture.  

— Faites moi confiance chef ! Je suis pas fou, au point de risquer un accident diplomatique.  

— Là, j'ai peur chef, on sait pas ce que peut faire Toshio.  

 

— Toujours aussi belle et mystérieusement solitaire Rui, merci pour les cafés.  

— Arrêtez monsieur Kacho, vous allez me faire rougir.  

— Au fait on peut rester ici pour manger.  

— Pas de problème.  

— Ah oui, j'oubliais, c'est le poste qui va régler la note, alors n'hésitez pas à charger l'addition.  

— Mais si vous me prenez par les sentiments je vais pas pouvoir refuser, je repasserai pour la commande.  

 

— Chef ! Je vous signale que vous êtes marié !  

— Et alors Mitsuko ! C'est pas parce qu'on est au régime qu'on n'a pas le droit de consulter le menu ! Et puis vous quand est-ce que vous nous présentez votre prince charmant, hein ? Regardez ! même Toshio a trouvé chaussure à son pied !  

— Hé ça va ! Ma vie privée ne regarde que moi ! Et puis quand on voit le résultat avec Toshio, on peut se poser des questions non ?  

— Bref passons, Toshio expliques moi cette affaire avec monsieur Satori. Car il me semble que c'est un dossier momentanément classé, non ? On pourrait peut-être faire travailler les nouveaux dessus ?  

— Alors là chef, je vous arrête de suite, oubliez cette idée, j'ai fait les comptes des affaires à la BRB et à part le menu frotin habituel, il reste deux dossiers : Cat's eye et Satori. Ce dernier est provisoirement classé car il bénéficie d'une immunité diplomatique. Alors même si à la fin du mois je peux pas avoir Cat's eye, je vais arrêter monsieur Satori. J'en fais une affaire personnelle…  

— Et tu voudrais le coffrer sur quels chefs d'accusation ?  

— Rentrée d'armes de guerre non déclarées sur le territoire, vente et trafic d'armes, blanchiment d'agent et voir trafic de drogue.  

— Et bien, je te souhaite bien du courage mon petit ! Je tiens juste à te rappeler que le territoire d'une ambassade n'est pas sur le territoire national, et que tu n'as aucun pouvoir dedans.  

— Je sais, mais si je le coince ailleurs qu'à l'ambassade, en flagrant délit, c'est du tout cuit pour moi.  

— Et comment tu vas t'y prendre pour faire ça ?  

— J'ai remarqué que tous les mois durant la deuxième semaine, il y a deux ou trois containers dont le contenu est mystérieux car non déclaré à l'exportation mais bien à l'importation, qui font un petit tour du monde.  

— Précise…  

— De la Russie à l'Angola, de l'Angola au Venezuela, du Venezuela au Japon.  

— Je vois pas où est le mal Toshio !  

— Voyons Mitsuko, les armes viennent de Russie, transitent par l'Angola pour le Venezuela, dans le but d'armer les milices privées surveillant les plantations de cocas et de pavots, puis au final, atterrissent au Japon pour écouler la drogue et les armes en surplus. Maintenant les voyous s'arment et avec du gros calibre. Du matériel russe bon marché, et ils trouvent les armes où ? Les coréens et les chinois sont trop chers pour eux actuellement, je ne vois que monsieur Satori pour faire un truc pareil.  

— Perspicace le Toshio, ainsi cette après-midi tu prendras du matériel d'écoute et vidéo pour faire ta planque.  

— Merci chef, et puis votre faux d'"Interpol" va m’être très utile. J'oubliais, c'est bien le poste qui paie la note ce midi, alors je vais me faire un petit festin. Pas d'inconvénient ?  

 

Rui revenant pour prendre les commandes de notre cher trio :  

— Alors comme ça, notre cher inspecteur veut se régaler sur les deniers du contribuable, soit, alors suchis et boulettes de riz pour notre ami le policier ; assortiment de salades et de soupe pour mademoiselle Asatami avec tofu et patate douce à volonté ; et pour le chef le menu spécial brochette maison, quelqu'un y trouve à redire ou pas ? Je valide ça ou pas ?  

— Non non ! Cela sera parfait ! répondit en chœur l'équipe de police.  

— Alors le temps de préparer tout ça, je vous sers quelques bières.  

— Très gentil de ta part Rui.  

— Mais de rien Toshio, n'oublie pas que tu n'as pas payé le café d'hier soir, et je ne le mets pas sur cette note…  

— C'est bon Rui, je vais te le payer, celle là alors, des fois elle est pire qu'Hitomi…  

 

— Tu disais Toshio ?  

— Ha ! T'es là !  

— Oui, je suis revenue des courses, et vous qu'est ce que vous faites là ?  

— C'est rien Hitomi, c'est juste moi qui les ai placés là, ils voulaient être au calme, dit Rui en passant derrière Toshio, plaquant ses mains sur la poitrine de l'homme et continue à s'adresser à Hitomi en disant : Tu vois ils sont bien installés, non ? Juste à leur convenance, et comme ils parlent travail, ils ne souhaitent pas d'oreille indiscrète.  

— Je vois ça Rui, certains sont même installés de manière trop familière à mon goût…  

— Allez petite sœur, fais pas l'idiote, si tu veux, tu vas les servir.  

— J'y compte bien ! Comme ça j'aurais pas à te surveiller Rui.  

— Et les filles on se calme, on est juste là pour manger, si ça dérange on s'en va hein !  

— Non non Toshio-chan, le problème ne vient pas de toi, loin de là !  

— Bon alors Hitomi, je te les laisse, je dois préparer leurs plats et Ai s'est absentée.  

 

************
 

 

Ai devant ses écrans et claviers, ayant assisté à tout grâce aux micros et à la caméra mise dans le plafonnier du dressing, prend des notes à voix haute :  

 

— Intéressant tout ça ! Deux petits nouveaux rien que pour nous ! J'espère qu'ils seront à croquer, qu'on perdra rien au change avec Toshio. Et mais je rêve ou quoi ? Qu'est ce qu'elle fait Rui avec Toshio ! Elle a envie de s'attirer les foudres d'Hitomi ?  

Bon Kacho avait dit qui comme noms "Smith Bullet" et "Wesson Ballet" ! Trop Drôle ! "Smith & wesson" le "bullet ballet" ! Le duo de choc ! le Dirty Pair ! Faut voir ce que je vais trouver comme infos sur eux…  

 

************
 

 

— Bon alors voilà, dit Kacho en se battant avec une de ses brochettes, les nouveaux arrivent demain, et je veux qu'on leur mène la vie dure, tous les coups sont autorisés avec eux. Je veux leur faire comprendre pendant le mois de février qu'ils n'ont pas leur place chez nous.  

— Alors chef, vous allez voir, je suis une experte dans ce domaine.  

— Je m'en serais douté, Mitsuko, de plus une grande partie des documents du dossier Cat's eye a été rentrée dans l'ordinateur central, alors même s'ils ne peuvent pas jeter un œil sur le dossier papier, ils regarderont à coup sûr dans le tas de ferraille, donc on va décider ici quoi leur laisser, les pannes informatiques et le secret défense existent, on va s'en servir…  

— Et bien chef, c'est simple… que le strict minimum, c'est à dire juste les rapports de vol et de préméditation de vol, le reste à la trappe. Tout le travail sur Heintz on l'efface et surtout que j'ai plus de lien avec Hitomi.  

 

— Comment ça plus de lien avec moi ? dit cette dernière en apportant du riz.  

— C'est pas ce que tu crois Hitomi, j'ai pas envie de dévoiler à la face du monde qu'on est fiancé.  

— Te rattrape pas Toshio, tu te fais du mal ! Et ton manège avec Rui hein ? Tu crois que je suis aveugle ? Avec ma propre sœur en plus !  

 

— Mais de quoi tu parles, je te suis pas ?  

— Tu le fais exprès, baka, alors tiens prends ça ! dit Hitomi en s'en allant.  

— Et encore une baffe, j'en ai marre, qu'est ce que je lui ai fait ?  

— Ah ! Ça Toshio, c'est ça le mystère féminin !  

— C'est bon chef, tiens Mitsuko à votre avis pourquoi elle a réagi comme ça ?  

— Ben… Je dirai juste qu'Hitomi est une jalouse amoureuse, que Rui a vraiment de la classe, et qu'en ce moment je trouve qu'elle est bien familière avec vous, on peut résumer la situation comme ça… Maintenant vous avez toutes les cartes en main, alors réfléchissez pour une fois…  

— Bon alors on a du boulot pour cet après-midi, car ils arrivent demain, on va bronzer devant les écrans, ça va être d'un gai. Donc on leur laisse que les appels des victimes et les rapports de présence, bref en gros juste ce qu'ils pourront trouver dans la presse.  

— Oui tout à fait chef ! Leur laisser juste ce qu'il y a dans la presse.  

— Et oui, mon petit Toshio, c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Bon le temps que vous terminiez vos sakés, je vais payer les enfants.  

— Bien chef !  

 

************
 

 

— Dis moi Rui je te dois combien ?  

— Alors voyons, à vue de nez, vous étiez trois dont un qui compte double, ce qui fait dans les 18 000 yens qu'on arrondit à 20 000 yens.  

— Parfait, ça me convient ! Comme n'importe quel montant, tant que c'est pas moi qui paie de ma poche. Mitsuko ! Toshio ! On y va ?  

— On arrive !  

— Toshio 100 yens !  

— Hein ? Pourquoi ? Le chef a payé pourtant !  

— Oui, pour ce midi, pas pour le café d'hier…  

— Grrr ! Tiens les voilà tes 100 yens, non mais ! On va me traiter de mauvais payeur maintenant.  

— C'est pas à moi qu’il faut dire ça, mais à Hitomi…  

 

************
 

 

Le lendemain matin, le trio de la BRB au grand complet était là de bonne heure pour faire connaissance avec les nouveaux.  

 

— Regardez ! ils arrivent, alors on fait comme on a dit, on les ignore d'accord chef ? Toshio ?  

— Pas de problème j'ai déjà préparé mon enveloppe pour le dossier et Toshio épluche la documentation, à croire qu'il a dormi ici encore une fois.  

— Moi au moins je fais pas semblant, et puis je suis un homme de terrain, c'est tout.  

— Ça se voit quand on te regarde, on le lit sur ton visage, dit Kacho en plaçant ses mains sur son visage pour imiter les traces de baffes d'Hitomi.  

— Hé ! J'y peux rien moi, si Hitomi est une impulsive, et pas une femme compréhensive comme la vôtre.  

— Arrêtez de vous battre, vous avez quel âge, en plus ils vont arriver dans notre bureau d'un instant à l'autre.  

 

— Mais c'est pas de ma faute si ce baka n'arrive pas à attraper ces trois voleuses, play boy comme il est en plus, cria Kacho  

— C'est pas de ma faute aussi, si je suis pas leur type d'homme à ces trois là ! dit Toshio en haussant le ton.  

— Ça t'a pas empêché de leur proposer un rendez-vous privé avec toi hein ? hurla Kacho  

— Mais pas du tout, c'était un piège pour voir leur visage, et Mitsuko et vous, vous avez fait tout capoter en me suivant.  

— Tu nous traites d'incapables, incapable !!! Mon cœur, vite mes pilules, Mitsuko allez me chercher un verre d'eau.  

— Je me dépêche de vous l'amener.  

— Incapable !  

— Tyran !  

— Chef voilà votre verre, calmez vous, ça va passer.  

— Merci Mitsuko, vous au moins vous êtes gentille, ça fait plaisir.  

 

— Hum Hum… On vous dérange ?  

— Quoi ? Vous voulez quoi vous deux ?  

— Heu, bonjour voici "Smith Bullet" et moi "Wesson Ballet", et on vient voir Monsieur le commissaire, pour notre nouvelle affectation.  

— Mitsuko, Toshio ça vous dit quelque chose ou pas ?  

— Personnellement chef, moi ça me dit rien, je préparais ma planque ces derniers temps alors les notes de service je les ai pas lues.  

— Voyons voir, si c'est ça Chef, c'est la nouvelle équipe de la BRB spécial anti Cat's eye.  

— Merci Mitsuko de me rafraîchir la mémoire, mais vous arrivez en avance de un mois non ?  

— Pas du tout, effectivement on a nos pouvoirs sur l'affaire à partir du premier mars, mais on vient en avance pour la transition.  

— Bref des civils dans nos murs qu'on va être obligés de se coltiner les enfants.  

— Des civils non mais, on est des policiers comme vous !  

— Ah bon ? Et vous avez déjà fait usage de vos armes en service lors d'une arrestation ? Vous avez mis combien de criminels à l'ombre des barreaux hein ?  

— Je vois pas le rapport là ?  

— Moi si ! Vous débarquez tout juste de l'école et c'est votre première affectation. Vous voyez Toshio, ce gringalet baka, même s'il ronge un os appelé "Cat's eye", depuis deux ans, il a coffré, à lui seul, une trentaine de gros malfrats, et parmi eux des gros bonnets du banditisme. C'est un homme de terrain, d'action, on peut compter sur lui, c'est la question que je me pose pour vous deux…  

— D'accord, si c'est comme ça, le dossier Cat's eye il est où ?  

— Pas de bol "Interpol" l'a demandé avant vous aujourd'hui et il est déjà parti pour Lyon en France, en Europe.  

— Quoi ? Très bien on refuse de coopérer et l'ordinateur central il est où ?  

— Toshio, tu peux leur montrer où est le tas de ferraille, pendant ce temps, Mitsuko et moi on va essayer de trouver des tables et des chaises à ces messieurs.  

— Ok !  

 

************
 

 

En marchant dans le couloir, à la suite de Toshio.  

 

— Wesson, t'as vu le nom du café juste devant le commissariat ?  

— Oui Smith, "Cat's eye", mais je pense plus à un coup de pub ou une provocation politique locale qu'autre chose…  

— Oui quand même, faudra peut-être vérifier.  

— T'as raison et puis rien que pour le fun, je mangerais bien un bout ce midi en face.  

— Ouais on ne connaît pas le quartier, comme ça on sera pas en retard après le déjeuner.  

— T'as raison.  

 

— Je veux pas dire, mais nous aussi on y a pensé à cette piste et cela à rien donner. Et je peux vous dire que Mitsuko n'a jamais abandonné l'idée. Enfin faites comme vous voulez, vous reprenez tout à la base.  

Bon on est arrivé, le code pour rentrer c'est votre numéro de matricule, comme d'habitude. Je vous laisse, j'ai une planque à organiser et les criminels n'attendent pas eux.  

 

En les quittant Toshio se demande comment prévenir les filles sans se faire repérer par ces deux zigotos ayant plus d'un tour dans leur sac. Sortant du commissariat, il regarde en l'air et voit les deux nouveaux faisant semblant de fumer à la fenêtre, quels idiots, ils pourraient allumer leurs cigarettes, ils se feraient pas griller. Il reporte son regard sur les voitures qui ralentissent à l'approche du feu et voit son sauveur.  

 

— Mais oui, cet homme qui conduit cette Mercedes blanche, grand, moustachu et habillé toujours avec un costume blanc impeccable, c'est un habitué du café, excellent pour moi, se dit Toshio tout bas pour lui même.  

 

La voiture de l'homme s'arrête au feu, et Toshio exhibant son carnet de contravention frappe à la vitre du chauffeur pour demander les papiers du conducteur.  

— Bonjour, monsieur, police nationale, puis-je voir vos papiers d'identité, permis, carte grise et assurance de la voiture.  

— Bonjour inspecteur, je vous les sors, mais quelle est ma faute ?  

— Je vais vous le dire une fois que j'aurais dressé mon amande.  

— D'accord mais faites vite, j'ai un rendez-vous moi.  

— Ah oui ? En face peut-être, vous êtes un habitué de ce café non ?  

— Oui, vous êtes bien renseigné on dirait.  

— C'est mon métier monsieur… Monsieur Nagaishi, dit Toshio en lisant les documents fournis par ce dernier.  

— Vous pouvez ouvrir votre coffre s'il vous plait monsieur ?  

— Oui, mais qu'est ce que j'ai fait ?  

— Je suis en train de le noter, et arrêtez de poser des questions, sinon vous allez avoir une convocation au poste pour outrage à agent.  

— D'accord monsieur.  

 

Une fois le tour de la voiture terminé, sous les regards amusés de "Smith & Wesson", Toshio rend les papiers à monsieur Nagaishi accompagnés d'une contravention en disant :  

— Au fait monsieur, prenez un café là où vous savez, et mettez le sur mon ardoise, je suis l'inspecteur Utsumi, Toshio Utsumi, si vous avez besoin d'un nom.  

— Merci Inspecteur.  

— Vous de même, et n'oubliez pas le café.  

 

Monsieur Nagashi reprend sa voiture et part car le feu venait de passer au vert et dit à voix haute en conduisant :  

 

— Mais pourquoi il a insisté pour que je prenne un café au "Cat's eye", ça cache quelque chose mais quoi ? En plus il a eu le culot de me mettre une contravention, c'est pas dans ses habitudes. Et d'ailleurs il me l’a mise pour quels motifs ? Suis curieux de voir ça moi ! Faut que j'en parle aux sœurs Kisugi. T'as gagné je vais le prendre Ton café et le mettre sur Ta note !  

 

************
 

 

Après avoir garé sa voiture, il rebrousse chemin à pied vers le "Cat's eye".  

 

— Monsieur Nagaishi, bonjour, vous avez une triste mine, qu'est ce qui va pas ?  

— Bonjour Hitomi, Rui et Ai sont là ? Il m'est arrivé une drôle de chose avec Toshio.  

— Les filles, venez !  

— Ah bonjour Monsieur Nagaishi, dit Ai.  

— Merci Ai, Rui t'es là, c'est bien. Je viens de croiser Toshio et il m'a mis une amende, et ça c'est nouveau, qu'est ce qu'il cache ?  

— J'en sais rien, dit Rui  

— Il est comme d'habitude, répondent les deux autres.  

— Mais pourquoi, notre cher inspecteur vous aurez réprimandé, je suis curieuse de connaître la raison.  

— Et ben, on va voir ça, alors motifs pour l'amende, hein ?  

— Quoi qu'est ce qu'il y a ?  

— Alors là j'y crois pas Hitomi, ton fiancé est d'un rusé, pire qu'un renard, dit Monsieur Nagaishi en étalant l'œuvre de Toshio sur le bar.  

 

En effet sur le papier, on peut lire :  

 

Etant un habitué du "Cat's eye" veuillez transmettre ce message aux gérantes : Les deux nouveaux policiers "Smith Bullet" et "Wesson Ballet", reprenant l'affaire Cat's eye, ont décidé de vous interroger ce midi, et de manger dans votre établissement. Pour l'instant ils ne sont pas chargés de cette affaire, vous voilà prévenues. Bises Toshio.
 

 

— Alors là, il m'étonne l'animal, lâche Ai, je pensais pas qu'il pouvait être aussi rusé que ça.  

— C'est gentil de sa part de nous l'annoncer, il a du prendre des risques, et être surveillé, pour appliquer cette méthode, on devrait le remercier, n'est-ce pas Hitomi.  

— C'est sûr que là, il fait fort mon petit Toshio, ce qui m'inquiète, c'est que s'il continue comme ça on aura du mal à le contrôler par la suite.  

— Heu les filles c'est pas pour dire mais il est bientôt midi, à nous d'agir les premières avec ces faux flics.  

— Pas de problème, j'ai ma petite idée, juste un petit mot cinglant sur la porte fermée pendant la pause déjeuner adressé à ces deux bakas.  

— Et bien t'as carte blanche, lancent ses sœurs.  

 

************
 

 

Quelques heures plus tard, dans la pièce de l'ordinateur central au poste de police.  

 

— Smith, j'ai faim, on y va ?  

— Ouais Wesson, travailler le ventre vide j'y arrive pas.  

— On va où ?  

— En face, et on en profite pour interroger en même temps.  

— Oui, comme ça on perd pas de temps.  

 

Une minute plus tard, après avoir traversé, la rue, les deux policiers font face à la porte fermée et lisent :  

 

Pour messieurs Smith Bullet & Wesson Ballet :
 

Le café est fermé car il s'agit d'un lieu de restauration et non d'une salle d'interrogatoire, nous attendons votre invitation avec une convocation en bonne et due forme à la même adresse. Pour pallier cette gêne occasionnelle, un convini est sur votre droite à environ 10 minutes à pieds
.  

Signé, les sœurs Kisugi, gérantes de cet établissement.
 

 

— Alors là ! Je voudrais qu'on m’explique comment on les a mises au courant…  

— Wesson, je commence à comprendre ce que voulait dire Kacho, quand il disait qu'on n'est pas des hommes de terrain. On a du rater quelque chose, c'est tout.  

— Oui mais quoi ?  

— Va savoir, en tout cas, elles sont quand même pas si méchantes que ça, elles nous indiquent un convini, c'est mieux que rien.  

— D'accord Smith et on ouvre nos yeux pour cette aprés midi.  

 

 


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