Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: souben

Beta-reader(s): Libellule

Status: En cours

Série: Cat's Eye

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 25-12-04

Mise à jour: 01-08-05

 

Commentaires: 18 reviews

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General

 

Résumé: Alors, comme on dit il y a une première fois à tout, et bien là c'est ma première fanfiction.
Pour trancher aussi par rapport aux autres fanfictions, j'abuse du dialogue, pour donner un tempo vif et plaisant à l'histoire.
On peut voir cette fanfiction comme une fin alternative au dessin animé, une sorte d'épisode 74 en somme.
Juste un petit mot pour terminer : Bonne lecture à toutes et tous

 

Disclaimer: Les personnages de "Un nouveau départ" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.
Pour éviter certains désagrements avec les noms des personnages, voici une correspondance ( VO => VF/VI)
Rui => Sylia/Kelly
Hitomi => Tam/Sheila
Ai => Alex/Tati
Nagaishi => Durieux/Marloss
Kacho => Chef Bruno/Capo
Toshio => Quentin/Matthew
Mitsuko => Assaya/Alice

 

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   Fanfiction :: Un nouveau départ

 

Chapitre 3 :: Préparatifs ; Tendus

Publiée: 09-02-05 - Mise à jour: 19-07-05

Commentaires: L'auteur tient à (re)dire que cette fic, fait suite à la fin du dessin animé "Cat's Eye" dont la fin diffère grandement avec le manga.
Je remercie Libellule, la beta reader de cette fic, pour son travail de qualité qu'elle apporte dans la publication de cette histoire, surtout vu la situation actuelle, surtout ne te relache pas quoi qu'il arrive, on est tous avec toi...
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Alors, voilà cela avance doucement mais surement, dans ce chapitre il y a de l'humour mais aussi un peu de tristesse, sans pour autant sortir les mouchoirs :-) Le point fort de ce chapitre est une partie dévoilée du passé de Toshio. Enfin pour tout savoir, il vous reste qu'une chose à faire lire…
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Senpaï : mot à mot aîné, se dit à une personne qui a plus d'ancienneté dans une école, ou expérience dans quelque chose. C'est aussi celui à qui l'on se confie.
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Chapitre: 1 2 3 4


 

Après avoir mangé sur le banc d'un parc, Smith & Wesson retournent au commissariat pour éplucher les mémoires de l'ordinateur central, mais avant ils veulent voir Kacho, car le matin même, ils ont vu des disfonctionnements dans l'ordinateur. À la porte du bureau dans le couloir :  

 

— Smith ! t'as vu la brune qui vient de sortir du bureau, elle était d'une beauté… Fatale !  

— Wesson ! et alors, tu voudrais faire quoi ? Lui demander ses papiers pour l'inviter le soir même ! Espèce de singe va !  

— Tant pis, mais j'aurai bien aimé savoir qui c’est juste par curiosité…  

 

— Ah ! Vous voila vous deux ! J'ai deux mots à vous dire.  

— Ça tombe bien, nous aussi, Monsieur Kacho.  

— Et bien messieurs, à vous l'honneur.  

— On a regardé dans l'ordinateur et c'est bizarre, il manque des documents, c'est dû à quoi ?  

— C'est simple Smith & Wesson il y a eu des pannes informatiques et l'on n'a pas pu retrouver toutes les données, mais rassurez-vous tout est dans le dossier papier.  

— Ah d'accord, bon Wesson, on y va.  

 

— Non non, attendez ! maintenant c'est à moi de parler.  

— Hein ! qu'est -ce qu'il y a ?  

— Ben voyons, vous savez qui je viens de voir à l'instant ?  

— Heu… je ne sais pas, votre femme, la belle brune qu'on a croisée dans le couloir.  

— Alors, Monsieur Ballet pour votre information, c'est pas ma femme, mais la propriétaire du café en face, le "Cat's eye", ça vous revient je suppose ?  

— Quoi ! cette beauté là !!!  

 

— Oui Monsieur Ballet, c'est elle… Et elle est venue se plaindre de votre comportement vis-à-vis d'elle. C'est quoi cette façon d'interroger les gens, j'ai dû faire des excuses car les gérantes voulaient porter plainte. J'ai jamais vu ça, des civils qui veulent questionner des concitoyens sans motif, et après cela ils se disent policiers, non mais, vous méritez qu'on vous vire des forces de l'ordre oui ! J'ai réussi à calmer le jeu, alors dites moi plutôt merci.  

— Mais… commença à dire Wesson.  

— Y'a pas de mais qui tienne, hurla Kacho. Vous êtes des incapables pire que Toshio ! Et c'est vous qui reprenez le dossier, je vais bien rigoler en lisant vos exploits dans la presse oui…  

— Monsieur Kacho, vous nous conseillez de faire quoi ? intervient Smith Bullet.  

— Monsieur Bullet, apparemment vous êtes plus réfléchi que votre collègue, le mieux serait de leur adresser une lettre d'excuse, puis laisser le temps que l'affaire se tasse. Et je m'arrangerai du reste. En attendant, plus d'initiative personnelle, et baladez-vous dans les locaux, pour savoir qui fait quoi ! Cela permettra de mieux vous intégrer, et pourra être utile dans l'avenir.  

— Bien chef, mais que va faire Toshio cette après-midi ? on aimerait bien lui parler.  

— Impossible, il prépare une planque, mais attendez-le un instant, on sait jamais, s'il veut bien de vous ou pas, mais dans ces moments là il préfère être seul, c'est à vous de voir.  

 

Quelques instants plus tard :  

 

— Chef ! Vous avez vu le mot sur la porte du "Cat's eye", c'est quoi cette histoire ?  

— Toshio, demande aux deux nouveaux, ils te raconteront en détails, et puis j'ai eu la visite de Rui à ce sujet à l'instant, tu l'as ratée de peu…  

 

— Hé Smith, t'as entendu, la brune de tout à l'heure, c'est donc Rui Kisugi, pas besoin de demander quoi que soit… dit-il à son ami tout bas.  

— Oui Wesson, mais le plus grave c'est qu'ils en parlent en les désignant par leur prénom, ça cache quelque chose ! murmura Smith.  

— Normal, quand on suit la piste depuis plus d'un an, on commence à les connaître sur le bout des doigts, et on les appelle par leur prénom.  

— Je ne pense pas comme toi, pourquoi des éléments du dossier ont disparus, c'est parce qu'ils veulent cacher des choses non ?  

 

— Non chef ! je veux pas d'eux pour leur montrer comment faire ma planque pour cette enquête, c'est trop tendu. Point barre ! s’exclame Toshio.  

— Très bien, alors fais bien tes courses, et l'on fait la procédure habituelle.  

— Pas de problème chef, tout sera fait pour ce soir.  

 

— D'accord, bon les nouveaux là, promenez-vous dans le poste pour vous familiariser avec les lieux, mais si j'ai le moindre retour, ça va barder pour votre matricule, car jusqu'à la fin du mois, c'est encore moi le maître des lieux ! Compris ?  

— Chef ! Oui Chef !  

— Alors exécution immédiate !  

— Et avec un peu de chance perdez-vous, cela nous sera plus que bénéfique, renchérit Mitsuko.  

 

************
 

 

— Alors voyons voir ce qu'il me faut… du thé, du riz, de l'eau, une bouilloire, du ruban adhésif noir opaque, des roues en caoutchouc, et le matériel photo et audio, bref la même liste que la dernière fois, se dit Toshio en rentrant dans le supermarché.  

— Heu Madame, est-ce que vous pourriez pousser votre caddy pour que je puisse passer, s'il vous plait.  

 

— Tiens tiens ! Comme on se retrouve Toshio…  

— Hein ! Hitomi qu'est-ce que tu fais là ?  

— Moi ? les courses, et toi, tu travailles pas on dirait !  

— Si si, j'ai une planque à faire, alors j'achète des bricoles pour mon propre ravitaillement, et pour mener à bien ma tâche.  

— Donc tu es tout seul ?  

— Hé oui, et toi, Rui et Ai ne t'accompagnent pas ?  

— Réfléchis tête de piaf ! Rui est au café et Ai est en cours.  

— D'accord, j'ai pris ma voiture si tu veux, je te déposerai au passage.  

 

— Volontiers et comme on est là, j'ai deux mots à te dire.  

— A propos de quoi ?  

— De Rui ! Quelle question !  

— Je vois pas où est le problème.  

— Et bien moi, j'en vois un et de taille ! Elle se pavane devant toi pire qu'un paon, et en plus tu dis pas non à ses avances.  

— Rui qui me fait des avances, non mais où tu vas chercher ça toi ? Tu mets pas d’autres choses dans le café ?  

— Alors, attends, c'était quoi ce petit déjeuner en tête-à-tête avant l'ouverture, sachant que la veille j'avais bien fermé la porte, donc cette dernière ne s'ouvre pas toute seule, hein monsieur le détective ?  

— Ben, ça arrive de faire les choses par automatisme, et l'on croit qu'on les a faites et pour finir on a oublié.  

— Cherche pas d'excuses, et l'attitude devant ton chef et Mitsuko, lors du déjeuner. Heureusement qu'il y avait du monde, sinon vous auriez passé un sale quart d'heure.  

— C'était juste un geste amical c'est tout, tu te fais des idées pour rien.  

— Un peu trop amical à mon goût, et le pire c'est que c'est avec ma propre sœur.  

 

— Et toi, pourquoi l'autre jour, t'es partie comme une furie après m’avoir apporté le repas, hein ?  

— Je te signale qu'on est fiancés tous les deux, et j'aimerais que de temps en temps, tu penses un peu à moi ! C'est quoi cette obsession que t'as "Cat's eye" tu n’as que ça à la bouche et dans la tête, et moi je suis où là-dedans ?  

— Si j'ai Cat's eye en tête, c'est parce que pour l'instant tu prends toute la place dans mon cœur, et une fois ces voleurs arrêtés, j'accomplirai ma promesse, on se mariera tous les deux et je serai tout à toi.  

— C'est ça et à la fin du mois tu fais quoi ? Sans boulot, tu me quittes, c'est ça ?  

— Ça jamais ! plutôt mourir, mais en attendant moi, je vais faire mes courses.  

 

— Très bien… si tu le prends comme ça à la Saint Valentin, t'auras pas de chocolat !  

— Et tu serais pas jalouse si j'en ai venant d'autres filles ?  

— Ça ! ça m'étonnerait, allez, au revoir !  

— Hé fais pas la tête ! Ah celle là alors, je sais pas comment faire avec elle, cette planque me fera du bien. Bon faut que je prenne aussi de la farine, et j'ai une poupée gonflable à acheter, je sens que je vais bien rigolé avec les deux nouveaux pots de colle. De plus faut qu'en fin de journée je passe voir l'artificier pour achever le tout.  

 

************
 

 

Ai, en rentrant des cours voit Hitomi énervée derrière le bar du café :  

 

— Salut Hitomi ! t'en fais une tête ! Qu'est-ce qui se passe ?  

— A ton avis, espèce de petite fouineuse, hein ?  

— Toshio a encore fait des siennes, c'est ça ? Heureusement qu'il m'a pas vu, mais je l'ai vu sortir d'un sex-shop !  

— Quoi !? Attends, redis moi ça ! Tu mens Ai, c'est pour rigoler que tu dis ça !  

— Non, non ! c'était bien lui, d'ailleurs cela m'a surprise alors je l'ai suivi, et il est rentré dans le commissariat avec ses achats.  

— C'est quoi ce délire ! dit Hitomi en devenant toute rouge de colère et de honte.  

— Je ne sais pas, t'as qu'à lui demander.  

 

— Alors là pas question, il comprend rien de rien, s'il veut faire sa vie sociale avec des gadgets, j'ai plus rien à faire avec lui.  

— Tu parles sérieusement là ? c'est risqué ! et comment veux-tu que je concurrence Rui moi ? Je vois bien Toshio après ta rupture courir dans les jupons de Rui ! tu vas lui servir Toshio sur un plateau d'argent…  

— Ai ! arrête ça veux tu ! Et tu connais pas la dernière ? Pour lui Rui est tout à fait normal, elle marque juste son amitié envers lui ! Et moi je suis quoi ! un bibelot peut-être ?!  

— Holà, il a pas dû y aller avec le dos de la cuillère ce coup ci !  

— Tu l'as dit ! Et quand je lui ai dit "pas de chocos pour le 14" il a eu le culot de me demander si je ferai pas une crise de jalousie, s'il en recevait d'autres filles.  

— Il a dit ça pour plaisanter, tu le vois fréquenter une autre fille à part Mitsuko, je vois personne d'autre. Et Mademoiselle Asatami ne le porte pas dans son cœur, donc t'as rien à craindre.  

— Oui mais alors qu'est-ce qu'il a acheté ? des menottes, il en a, il me semble, non ?  

— Bonne question Hitomi, bon je te laisse, je vais me changer pour t'aider avec les clients.  

— Merci bien Ai, toi au moins tu me comprends, t'es une vraie sœur, et puis tiens y'a personne, dès que Rui revient, on sort !  

— D'accord, dans des moments pareils, faut se changer les idées.  

 

************
 

 

Au poste de police :  

 

— Ah Toshio, t'es revenu, tu tombes bien.  

— Oui chef pourquoi ? il se passe quelque chose ?  

— Non, mon petit, j'ai eu des compliments sur toi de la part de Rui, elle m'a raconté le coup de l'amende, bien vu Toshio ! Mais tu sais que quoi que tu fasses, la fin du mois reste la même, alors je serai d'avis que ton activité se résume au minimum.  

— Pas d'accord chef, même si je suis viré, je tiens à mener encore la lutte contre le crime, je veux être comme un boxeur qui prend sa retraite au sommet de sa gloire, pour marquer les esprits.  

— Je vois… l'inspecteur viré de la BRB mais avec un palmarès en or, de quoi avoir son nom sur toutes les lèvres.  

— Vous avez tout compris Chef…  

— En marquant les esprits, la BRB t'abandonne mais pas les autres, une belle revanche sur ton renvoi.  

 

— Je voyais pas la chose comme ça, mais maintenant que vous le dites, pourquoi pas ? Par contre chef, j'ai constaté que les nouveaux avaient tendance à me coller, j'ai peur pour ma planque, s'ils font quelque chose de travers, j'aurai besoin d'explosifs légers, c'est possible d'en avoir.  

— On en a saisi quelques uns lors d'un démantèlement d'un réseau hier, va voir l'artificier Watanabé, je l'appelle pour le prévenir, tu t'arranges avec lui, et tu repasses pour le "bébé" qui t'attend au courrier.  

— Ah oui, merci chef, j'allais oublier le dossier "Cat's eye". Au fait c'est de l'abus de pouvoir de convoquer quelqu'un pour "outrage à agent" ?  

— Non pas du tout ! Mais tu vas prendre qui ce coup là ? Hitomi ou le même homme ?  

— Pas une des sœurs, le même homme et je crois qu'il pourra m'aider une dernière fois, suffit de bien présenter les choses, c'est tout.  

— Soit, si tu veux combattre jusqu'au dernier round, alors dis moi ce que tu veux faire et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te faciliter la tâche.  

— Merci bien chef ! Au fait pour Monsieur Satori je lâche pas le morceau.  

— File Toshio, avant que je revienne sur ma décision.  

 

Dans les sous-sols du commissariat :  

 

— Hé Watanabé ! T'es où ! je te cherche depuis cinq minutes.  

— Désolé Toshio, je faisais des essais de tirs, dis moi c'est rare de te voir par ici, tout le contraire de Mitsuko. Bref j'ai eu le Big Boss au téléphone. Alors dis moi ce que tu veux.  

— Rien, juste un truc tout bête, je voudrais piéger une voiture avec de la farine.  

— Tu veux baptiser les deux nouveaux bakas ? Smith & Wesson, ça n'échappe à aucune personne de la balistique, et leur dernière facétie, ils m'ont demandé de voir les douilles de "Cat's eye", t'aurais dû voir leurs têtes quand je leur ai présenté l'unique carte que j'ai du trio, j'en pouvais plus… Bref je parle, je parle, mais tu veux faire le vieux coup de la farine, alors suis moi, je vais te montrer comment faut installer la chose, tu le referas avec moi, puis je te donnerai le matériel. Et n'oublie pas, y'a Aiko du courrier qui t'attend aussi…  

 

Quelques temps plus tard :  

 

— Bonsoir Aiko, je sais, je suis impardonnable, je me suis fait désiré, je te payerai un repas dans un bon restaurant la prochaine fois d'accord ?  

— J'y compte bien Toshio ! C'est le minimum que tu puisses faire pour t'excuser, ça va faire deux heures que je patiente, heureusement que je suis pas mariée !  

— Oui c'est vrai, mais tu sais, être avec quelqu'un des fois c'est pire que d'être célibataire.  

— Et ça veut dire quoi ? Que pour le 14 j'ai la permission de t'offrir des chocolats ?  

— Mais je serai dans l'obligation de les refuser, je suis avec Hitomi, et je crois qu'elle le prendrait mal.  

— Vous êtes fiancés, heureusement, car une amie à moi dit cela "le mariage c'est comme une ville assiégée, ceux qui sont dehors veulent y rentrer, et ceux qui sont dedans veulent en sortir" ; alors choisis LA bonne Toshio…  

 

— Bref on n'est pas là pour discuter, je suis là pour reprendre le dossier papier "Cat's eye" qui attend sagement dans une enveloppe "Interpol".  

— Oui, mais avant de te le redonner, je vais oblitérer l'enveloppe et laisser des traces de l'envoi, ainsi tu auras toutes les preuves pour dire que c'est la poste française qui l'a égaré.  

— Ok, alors c'est moi qui dois prendre mon mal en patience.  

— Tiens c'est quoi ça Toshio ? Qu'est-ce que tu as là ? ça vient d'un sex-shop !  

— Oui Aiko, j'ai acheté une poupée gonflable, si tu veux savoir et c'est pas pour moi, c'est juste pour simuler une pendaison ou autre. Si durant ma planque, j'ai un coup dur, je peux créer un effet de surprise, et tourner la situation à mon avantage.  

 

— Ah, je comprends, tiens ! prends un cookie en attendant.  

— Merci Aiko.  

— Tiens Toshio, le voilà, ton dossier, stocke le bien, car les deux nouveaux sans tact Smith & Wesson ont tout fait pour le voir, et à partir de maintenant tu es le suspect numéro 1.  

— Quoi, ces deux là, en un jour ils ont accumulé plus de sottises que moi en un an. T'inquiète pas pour moi, il sera en lieu sûr… pas chez moi, et dans un lieu que personne ne soupçonnera. Bon je te laisse, j'ai une convocation à écrire, et à envoyer, c'est pas pressé, mais celle-là doit réellement arriver à destination.  

 

Toshio passe à son bureau, dépose sur son poste de travail ses achats, rédige une lettre et la met dans la case "courrier départ", puis il s'en va aux toilettes avec le dossier, rentre dans un WC et gratte le mur, découvrant ainsi une cache où il entrepose le dossier préalablement mis dans un sac en plastique. Une fois fini, il rebouche le mur, et s'en va, laissant l'établissement des forces de l'ordre qu'à l'équipe de nuit.  

 

************
 

 

— Bonjour Rui.  

— Monsieur Nagaishi, quel bon vent, vous amène chez nous ?  

— Oh trois fois rien, Toshio a encore fait des siennes, et puis j'ai eu confirmation de certains éléments, sur lesquels il faut vous mettre au courant.  

— Comment ça ? on peut choisir l'ordre des nouvelles ou pas ?  

— Oui et non, concernant Toshio j'en parlerai personnellement avec Hitomi, et pour le reste avec vous.  

 

— Très bien, je suis à vous, de quoi voulez-vous qu'on parle ?  

— Plusieurs de mes informateurs m'ont dit qu'un nouveau trafiquant d'armes, Monsieur Satori, allait recevoir en guise de paiement pour services rendus, une des dernières pierres de la collection Heintz, "l'Œil de la Reine", c'est une des pierres les plus rares, car il s'agit d'un cymophane de cent carats.  

— En effet c'est intéressant ! vous avez dit comment monsieur…  

— Monsieur Satori, apparemment il bénéficie de l'immunité diplomatique.  

— Mais c'est le même homme que veut Toshio, il travaille à l'ambassade d’Angola, et selon notre inspecteur il donnerait aussi dans le trafic de drogue.  

— Attendez, il est aussi sur le coup, mais sait-il pour la pierre…Cela serait ennuyeux, je voudrais bien savoir pourquoi il veut ferrer ce gros poisson ?  

— Ses motifs d'inculpation sont trafic de stupéfiants et d'armes, il veut terminer sa carrière sur une attaque porté au grand banditisme, de plus là il s'attaque aussi aux "cols blancs".  

— Oui, cela serait bien, si ensuite il cherche dans le même domaine comme profession, il aura un joli Curriculum Vitæ.  

 

— C'est sûr, faut qu'il mette tout ses atouts dans son panier, en parlant de lui, vous voulez vous entretenir avec Hitomi, rien de grave j'espère ?  

— Non, non, enfin j'attends de voir sa réaction, et puis j'aime pas intervenir dans les affaires privées, mais là je suis obligé.  

— Hou là ! c'est sérieux alors, vous pouvez m'en parlez, même vaguement.  

— Certains éléments oui, d'autres non.  

— Allez Monsieur Nagaishi, vous en avez trop dit ou pas assez dit ! de plus vous savez que je suis leur mère par procuration.  

 

— Vous avez gagné Rui, il m'a convoqué le 10 février au commissariat, et je ne sais pas pourquoi.  

— Moi je sais, c'est le jour où il doit voler le dossier de son obsession "Cat's eyes" et nous le transmettre. Et rien ne nous empêchera de mener à bien cette mission. Car on sera tout ce que la police a récolté et réuni comme renseignements sur nous, les "Cat's eye". Pour moi il a dû élaborer un plan sans faille, et en ce moment on peut lui faire confiance pour ça.  

— D'accord je me laisserai guider par le fil des évènements, évidemment c'est une occasion en or et unique.  

— Comme vous dites, mais le problème c'est les deux nouveaux policiers Smith & Wesson, ils posent des problèmes à Toshio, et quand il est énervé c'est un vrai fauve…  

— Oui, ces deux là pensent que le café "Cat's eye" est lié aux vols tout comme le croit Mitsuko. De plus ils ont questionné tout le commissariat sur Toshio pour cerner le personnage, et plus particulièrement sur sa vie privée. Ils veulent confirmer la rumeur comme quoi l'inspecteur chargé du dossier a une relation plus que privilégiée avec l'un des membres du trio de voleurs, ce qui expliquerait pourquoi il fait choux blancs sur l'affaire.  

 

— Et les langues se sont déliées, concernant Hitomi ?  

— Pour votre gouverne, Toshio par souci de protection vis-à-vis d'Hitomi et de son statut de policier, a toujours été plus que discret sur sa relation avec sa fiancée. A tel point que seuls Mitsuko, Kacho et Aiko, la seule vraie rivale d'Hitomi sont au courant.  

— Aiko ! c'est qui ? jamais entendu parler d'elle…  

 

— C'est une jeune femme travaillant au service courrier de l'hôtel de police, et elle en pince plus que nécessaire pour Toshio… Bref en résumé, c'est sa seconde amoureuse.  

— Et depuis tout ce temps, il nous en a jamais fait la moindre allusion, il garde jalousement son jardin secret, et par curiosité, vous savez où ces tourtereaux se sont rencontrés pour la première fois ?  

— Ça oui, et justement je voudrais en parler aussi avec votre sœur… Attention à la surprise, cette Aiko Tsuda, ils se sont connus au lycée et à l'université, en même temps qu'Hitomi. Aiko, était la senpaï de Toshio durant tout le temps où il était au club de photographie.  

— Hein ! mais alors, c'est une longue amitié entre eux…  

— Plus que ça, Aiko était la confidente de Toshio à cette époque. Et quand il s'est mis réellement avec Hitomi, il a quitté le club photo et il s'est éloigné d'Aiko. Hitomi n'a jamais su vraiment pourquoi il est parti de ce club, mais je pense que ses relations avec sa senpaï y sont pour beaucoup.  

— Alors ça, si je m'attendais à un truc pareil, mais il est vrai qu'on ne sait rien de sa famille, et de son passé. Sacré Toshio ! mais au fait, comment vous avez eu toutes ces informations ?  

 

— Quand j'ai su sa profession, j'ai paniqué par rapport à "Cat's eye" et de surcroît quand on m'a averti qu'il été chargé du dossier, j'ai effectué une enquête très discrète sur lui, pour savoir qui il est, c'était pas facile à réaliser.  

— Et le clou du spectacle c'est quand vous avez vu que la Aiko Tsuda travaillant dans la police est la même que celle du club photo.  

— En effet, et la situation est d'autant plus préoccupante qu'Hitomi ne connaît même pas l'existence d'Aiko.  

 

— Hé, vous voulez dire que Toshio serait avec deux femmes en même temps !  

— Rui, dites pas de bêtises, c'est pas son genre, et gaffeur comme il est, vous l'auriez pris la main dans le sac.  

— Je dis pas comme vous, il a réussi à taire Aiko à nos yeux, alors pourquoi pas le reste ?  

— Je vais voir s'il y a des contacts extra professionnels entre eux à l'heure actuelle.  

— Mettez au courant Hitomi pour cette femme, car si elle l’apprend d'une autre manière, de la bouche de Toshio par exemple, elle est capable de lui rendre sa bague.  

 

— Parlez pas de malheur, ce serait la fin de "Cat's eye".  

— Je ne crois pas, car Toshio quitte la BRB à la fin du mois et l'on ne connaît pas l'efficacité de Smith & Wesson.  

— Rien à craindre d'eux, il sortent tous deux de l'école de police, et c'est leur première affectation, aucune expérience du terrain. La preuve, Toshio a réussi à les flouer avec l'amende. Et avec leurs grands airs, personne dans le commissariat ne les apprécie, même les chiens grognent sur leurs passages.  

— A ce point là ! N’exagérez pas Monsieur Nagaishi.  

— Non Rui, en plus Mitsuko et Kacho leur mènent la vie dure, ils ne leur font pas partager leur savoir, ils font même tout le contraire.  

 

— Comment ?  

— Déjà ils ont volontairement effacé la majorité des informations sur "Cat's eye" dans l'ordinateur central.  

— Et ils vont justifier ces disparitions auprès de Smith & Wesson avec quels motifs ?  

— "Panne informatique" et "Secret défense", n'oubliez pas que vous aviez sévi à Paris, en France, ce qui fait de "Cat's eye" des voleurs internationaux, et je vous rappelle au passage qu'il y a à Interpol, un mandat d'arrêt international pour ce fameux trio.  

— Alors celui qui nous arrêtera décrochera un joli plan de carrière…  

— Tout à fait, et là où cela nous arrange, c'est qu'il n'y a plus le moindre lien entre "Cat's eye" et Monsieur Heintz, votre père, seules trois personnes sont au courant : Mitsuko, Kacho et Toshio. Donc aucune inquiétude car ils ne sont plus saisis du dossier, et Mademoiselle Asatami a mis quand même plus d'un an pour faire le lien. Ainsi il y aura de l'eau qui coulera sous les ponts le temps que les nouveaux arrivent à ce même résultat…  

Bon, on vous fait confiance avec Toshio, et restez un peu, il y a justement Hitomi et Ai qui reviennent.  

 

************
 

 

— Enfin revenues vous deux, et pile à la fermeture en plus, alors vous avez fait quoi pendant ce temps ?  

— Merci Rui, d'avoir tenu le café seule, on a fait les magasins Hitomi et moi, puis on a été au cinéma.  

— Ah d'accord, pas de mal Ai, mais cela sera à charge de revanche.  

— Mais c'est Monsieur Nagaishi qui est là ?  

— Lui-même mesdemoiselles Kisugi !  

 

— Bon c'est pas tout ça, mais moi j'ai la comptabilité de la journée à faire, Ai tu veux bien m'aider à vérifier les calculs, à deux cela va plus vite. Hitomi tu t'occupes de la fermeture !  

— Mais Rui, Hitomi peut pas laisser Monsieur Nagaishi comme ça.  

— Ai, y'a beaucoup à faire et je voudrais pas que le retard s'accumule, de plus Hitomi est assez grande pour régler la situation.  

— Bon j'arrive Rui, désolé Monsieur de vous quitter de cette manière.  

— T'en fais pas Ai, j'en ai vu d'autre, à la prochaine.  

 

— Bon, alors il y a un sujet dont vous voulez me parler seul à seul monsieur ?  

— Oui tout à fait Hitomi, je sais que je n'aurais pas dû, mais je suis obligé de te faire connaître certaines choses sur Toshio.  

— Qu'il aille au diable pour l'instant ! celui-là…  

— Pas la peine de s'énerver, mais pour une fois on va jouer cartes sur table tous les deux, donc plus de Monsieur, t'es d'accord ?  

 

— Soit, mais je suis toute ouïe, donc Toshio qu'est-ce qu'il a encore fait ?  

— A l'université, sais-tu pourquoi il a démissionné du club photo ?  

— Pourquoi une telle question ? ça remonte à loin tout ça, au début de notre relation, il m'a laissé son appareil photo en souvenir de cette époque. Il a pas eu les concours de troisième cycle qu'il voulait, et il a tourné la page en s'engageant dans la police. Pour moi, en quittant la photo, il a dit adieu à ses premiers vrais projets.  

— Pourtant, pour lui la photo était une passion vive et envahissante.  

— Oui, mais au final j'ai pris plus de place que la photo.  

— Pour ma part, en quittant le club à la fin, il voulait surtout assainir une situation complexe.  

 

— Je vous suis pas là.  

— Voyons Hitomi, Toshio s'est déclaré en fin d'année, pourquoi ?  

— C'est vrai pour moi à l'époque j'ai pensé qu'il était timide, et qu'il craignait le regard des autres, suite au refus de sa proposition. Mais pourquoi toutes ces questions sur notre passé ?  

— Et tu allais de temps en temps l'attendre au club ? tu te souviens des membres de ce club ?  

— Oui, il y avait beaucoup de garçons, dont un passionné de train, et un autre de stars étrangères, les autres je m'en souviens pas, si ! il y avait une fille bien mûre pour son age, comment elle s'appelait déjà…  

— Aiko Tsuda, et c'était la senpaï de Toshio.  

 

— Hein ! Alors tu veux dire que cette fille avait des vues sur mon fiancé à l'époque. Et pour ne pas subir les conséquences d'un choix prématuré, il a attendu, la fin de l'année pour choisir entre Aiko et moi ? Et en arrêtant la photo il voulait oublier cette rivale !  

— Sauf que le problème, c'est qu'on est toujours poursuivi par son passé.  

— C'est à dire ?  

 

— Que cette Mademoiselle Tsuda a retrouvé et suivi Toshio, elle travaille en face, au service courrier.  

— Quoi !? Et Toshio pendant tout ce temps fait comme si de rien n'était… Et quand il fait ses planques, il est où au juste hein ! Pourquoi il ne m'en a jamais parlé ?  

— A mon avis, c'est pour pas te blesser Hitomi qu'il se tait, il a beau être parfois simplet, mais "c'est un être doué de sensiblerie".  

 

— Pourquoi il a fait ça ? dit Hitomi la larme à l'œil. Pourquoi ? Comment le croire maintenant, lui faire confiance ? Heureusement que j'apprends ça de vous, sinon je ne le croirai pas…  

— Merci de ta confiance, et désolé de m’être mêlé d'une chose qui me regardait pas.  

— Non, vous avez bien fait, dit Hitomi en soupirant  

— Bon, il se fait tard, faut qui j'y aille.  

— Attendez, je peux vous demander une faveur ?  

— Oui vas-y Hitomi…  

— Je veux savoir quels sont les liens actuels entre Toshio et Aiko ? la situation est-elle la même qu'avant ?  

— Considère que c'est déjà fait, au revoir Hitomi.  

 

 

 


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