Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prose

 

Auteur: Carine

Status: En cours

Série: Cat's Eye

 

Total: 10 chapitres

Publiée: 25-01-06

Mise à jour: 12-04-09

 

Commentaires: 8 reviews

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General

 

Résumé: Cette fic propose une suite à l'animé, entre juillet 85 et juillet 86, avec l'arrivée des personnages du manga, pour finalement former la brigade spéciale à la fin de l'histoire. La saison 3 sera suivie, je l'espère d'une saison 4 et peut-être d'une saison 5.

 

Disclaimer: Les personnages de "Saison 3: la brigade spéciale" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Astuces & Conseils

Je vais bientôt avoir 18 ans. Est-ce que je peux avoir accès à la section NC-17?

 

Non. C'est simple. D'un point de vue légal, vous n'êtes pas majeur tant que vous n'avez pas 18 ans. Ca m'est égal que ça soit dans un jour ou dans une semaine. Ne faites votre demande qu'après vos 18 ans.

 

 

   Fanfiction :: Saison 3: la brigade spéciale

 

Chapitre 3 :: Presque sur la route

Publiée: 14-06-06 - Mise à jour: 30-10-07

Commentaires: Tout d'abord, mes plus plates excuses pour avoir encore tardé, mais ce chapitre m'a demandé 3 ou 4 fois plus que les précédents. Il est d'abord aussi long que mes deux premiers chapitres réunis (d'ailleurs, j'aurais mieux fait d'en faire un seul chapitre), et puis j'ai fait une cure intensive de VOSTF pour respecter autant que possible la façon dont chaque personnage s'adresse aux autres. J'ai aussi ajouté un certain nombre de notes numérotées en bas de page. Comme l'indique le titre, les protagonistes sont sur le départ : les filles finissent par partir en Europe, et Toshio a commencé son épluchage... et commence à trouver des infos. A noter également, je fais un clin d'oeil ici à une sitcom américaine, à vous de la trouver ! (et bravo à Grifter pour Creamy Mami) (version 1.2)

 


Chapitre: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10


 

« Hitomi, s’il te plaît, reviens, je te jure que j’arrêterai Cat’s Eye bientôt, Hitomi, je t’en prie, ne me quitte pas, ne t’en vas pas, Hitomi, HITOMIIIIIIIII !!!!!! » Raaaaah !  

 

Toshio se dressa brutalement, puis regarda autour de lui : il était chez lui, assis dans son futon, et le jour était tout juste levé. Il reprit ses esprits, réalisant qu’il avait simplement fait un cauchemar, coupa le réveil et se leva. Tout en s’habillant, il grognait « tout ça parce que je n’ai encore rien trouvé alors que ça fait plus de quinze jours que j’épluche ce qu’on a sur Cat’s ! ».  

 

Après avoir avalé un petit déjeuner digne d’un célibataire, il prit le chemin du commissariat en réfléchissant à sa journée : « Bon, je dois interroger cet ordure de Ishigoro à qui Cat’s a volé une toile soit disant non signée (1), après, j’irai au Musée de la Ville à Yokohama…., ah, et puis zut, il faut aussi que je m’occupe du numéro 117 (2) ! Ah, si seulement je pouvais me consacrer à Cat’s ! »  

 

Sur le chemin, il croisa Ai, qui pour une fois n’était pas en retard.  

Ai : Salut Toshi !  

Toshio : Salut, Ai-chan, tu m’as l’air de bonne humeur ce matin !  

Ai : Y a de quoi, aujourd’hui c’est le dernier jour, après c’est les vacances ! Un loooooong mois de vacances !!!  

Toshio : Et beaaaauuuuucoup de devoirs à faire pour la rentrée !(3)  

Ai (prend une mine dégoûtée) : Franchement, c’est pas gentil de me gâcher la journée comme ça ! Méchant pas beau !  

 

Arrive un lycéen.  

Ai (enthousiaste) : Tiens, Kōno-kun, tu vas bien ?(4)  

Kōno : Salut, Ai-chan, oh, bonjour inspecteur, vous vous rappelez de moi ?  

Toshio : Ah, oui, tu es Kōno Tetsu, le fils du conservateur du musée Oohashi (5). Je me souviens bien de ce brave M. Kōno qui a pu garder son emploi parce que Cat’s a rendu la pierre précieuse qu’elle venait de voler dans ce musée. Tiens, ça me fait penser que je n’y suis toujours pas retourné.  

Kōno : Ah, vous comptez aller revoir mon père ?  

Toshio : Oui, pour mon enquête, car même si le joyau a été restitué, ce musée a été visité par Cat’s, et d’ailleurs, ça m’intéresserait de savoir pourquoi Cat’s a rendu ce bijou. Mais, je ne veux pas vous mettre en retard pour votre dernier jour !  

Kōno : Alors à bientôt, inspecteur.  

Ai : A plus !  

 

Toshio arriva au commissariat et commença par noter tout ce à quoi il avait pensé en discutant avec Kōno, mais son chef lui rappela sa « corvée » de la journée.  

 

Chef (criant) : Utsumi ! 117 ! Et que ça saute !  

Toshio : Ouais, ouais, ça va, je m’en occupe tout de suite, pas la peine de crier, j’suis pas sourd !  

Chef : Et ne réponds pas quand je donne un ordre, effronté ! Où sont mes pilules ? Viiiiiite !  

Asatani : Chef, je vous en prie, calmez-vous !  

Chef : Je crois que je vais aller prendre un café.(il sort).  

 

Toshio : Ben dis donc, il est pas à prendre avec des pincettes ce matin ! Il m’en veut peut-être de piétiner sur l’affaire Cat’s Eye.  

Asatani : Non, il vous reproche de passer tous votre temps dessus ! Il y a d’autres criminels, vous savez.  

Toshio : Et c’est pour ça qu’il m’a collé le 117. Mais je vais vite régler cette affaire et me reconcentrer sur Cat’s.  

 

Sur ce, il quitta la pièce. Le chef qui revint un peu plus tard fut content de ne plus le trouver là. Mais vers la fin de la matinée, Toshio réapparut dans le bureau.  

Toshio : Voilà, chef, le numéro 117 a révélé sa planque. Une patrouille est partie sur les lieux.  

Chef : Bon, comme tu as bien travaillé ce matin, tu as l’autorisation de te remettre sur le dossier Cat’s Eye.  

Toshio : J’ai un mafioso en taule à interroger avant le déjeuner, et puis après, j’irai à Yokohama.  

 

Toshio se rendit à la prison de la ville. Un gardien le conduisit jusqu’au parloir, et peu de temps après, un gros bonhomme arriva, encadré par deux gorilles.  

Ishigoro : Tiens, mais c’est ce cher inspecteur Ukomi !  

Toshio : Utsumi.  

Ishigoro : Ah ah ah, je devrais quand même me souvenir du flic qui m’a coffré ! Alors, que me vaut l’honneur de cette visite ?  

Toshio : Je viens vous proposer un marché : vous collaborez, et vous aurez une remise de peine.  

Ishigoro : Collaborer ? Avec la police ???!!! Vous plaisantez, j’espère ! D’où vous est venue cette idée saugrenue ?  

Toshio : De la lecture de votre dossier. J’ai appris que vous aviez effacé la signature de certains tableaux de votre collection. Je veux savoir si c’est le cas de « Cent ans de solitude ».  

Ishigoro : Le tableau que Cat’s Eye m’a volé ? Vous n’avez donc toujours pas arrêté cette sale voleuse ?  

Toshio : C’est pour cela que j’ai besoin que vous répondiez à ma question.  

Ishigoro : C’est bien une toile de Heintz, comme vous le pensiez au départ, et je dois avouer que j’ai été surpris que cette voleuse le sache.  

Toshio : Comment ? Cat’s Eye le savait ?!!!  

Ishigoro : Elle me l’a dit elle-même avant que vous ne fassiez votre entrée fracassante !  

Toshio (grimaçant) : Merci de votre aide.  

Ishigoro : C’est ma façon de me venger de cette voleuse.  

Toshio (aux gardes) : Ce sera tout, vous pouvez le ramener à sa cellule.  

Les deux colosses s’exécutèrent alors que Toshio notait tout ce qu’il venait d’entendre, avant de partir à son tour.  

 

De retour au commissariat, il rangea ces nouvelles données dans le dossier Cat’s Eye, tout en en faisant part à ses collègues. Pour une fois, le chef est content ! Ils partirent déjeuner ensemble, puis Toshio ne put s’empêcher d’aller prendre un café en face. En traversant la rue, il revit les images de son cauchemar. « Seulement là, je pourrais lui dire que ça avance, que j’ai du nouveau » essayait-il de se rassurer avant de revoir sa fiancée. Un peu rassuré, il poussa la porte du café qui fit tinter la clochette.  

 

Rui : Tiens, Toshio-san, je commençais à me demander si on te verrait aujourd’hui.  

Toshio : Désolé de t’avoir inquiétée, Rui-san, mais j’avais beaucoup de travail ce matin. Je peux avoir un café américain s’il te plaît ?  

Rui : Bien sûr ! Tu m’as l’air d’avoir besoin d’un remontant après cette dure matinée de travail !  

Toshio : Et je suis plutôt content de moi.  

Rui : Ah oui ?  

Toshio : J’ai réussi à cuisiner le numéro 117 jusqu’à ce qu’il craque, et j’ai un élément nouveau dans l’affaire Cat’s Eye.  

Rui (cachant son inquiétude) : Tu as appris quelque chose sur Cat’s Eye ?  

Toshio : Non, mais j’ai interrogé Ishigoro, et il a parlé. Et ça pourra peut-être relancer la piste Heintz, mais je ne peux pas le savoir tant que je n’ai pas fini mon épluchage. (il avala son café, déposa 300 yens sur le comptoir et se leva) Allez, à plus !  

Rui : Mais tu n’as même pas vu Hitomi !  

Toshio : Je n’ai pas le temps de rester plus longtemps ce midi, je dois aller à Yokohama. Je repasserai ce soir, elle sera dispo ?  

Rui : Si elle a fini sa valise ! Elle y est depuis des heures, et on n’en voit toujours pas le bout !  

Toshio : Alors ne la dérange pas, on aura plus de temps ce soir. Salut !  

Rui : Bye !  

 

Rui nettoya la tasse après avoir encaissé les 300 yens, puis profita de l’absence de clients pour monter voir sa sœur très affairée.  

Hitomi : Maillot de bain, c’est fait. Appareil photo, c’est fait. Pellicules, c’est fait. Crème solaire, c’est fait…  

Rui : Tu as bientôt fini ? Tu sais que tu viens de rater Toshio-san.  

Hitomi : Tant pis ! Pas le temps ! J’suis à la bourre !  

Rui : Toshio-san vient de me dire qu’il sait pour « Cent ans de solitude »  

Hitomi (s’arrêtant net) : La toile qu’on a récupérée à la galerie Ishigoro ?  

Rui : Si ça continue, il se retrouvera sur la bonne piste.  

Hitomi : Tu en as parlé à Nagaishi-san ?  

Rui : Pas encore, je l’appelle tout de suite pour le mettre au courant. Mais comme tu n’as pas fini, je vais devoir fermer le café.  

Hitomi : OK.  

 

Rui descendit donc pour fermer le café, quand justement :  

Rui : Nagaishi-san, j’étais sur le point de vous appeler !  

Nagaishi : Des soucis ?  

Rui (fermant le café) : En fait, c’était prévisible. Toshio-san avance dans son enquête, et sait maintenant que « Cent ans de solitude » est une toile de Heintz.  

Nagaishi (réfléchissant) : Mmmhhh. Il se pourrait qu’il découvre très vite que le fichier informatique de Irie a été modifié, et comprendra notre plan, il se retrouvera très logiquement sur la piste Heintz. (6)  

Rui (très inquiète) : Qu’est-ce qu’on peut faire ?  

Nagaishi : Il vaut peut-être mieux le laisser faire.  

Rui : Pardon ?  

Nagaishi : Notre but est bien de retrouver votre père sain et sauf, n’est- ce pas ?  

Rui : Oui, mais…  

 

Nagaishi : Cela fait maintenant deux ans que Cat’s Eye est en activité. Or, nous n’avons toujours aucun indice qui pourrait nous mener jusqu’à lui. Et lui n’a pas non plus cherché à vous contacter, alors qu’il sait sans doute qui est Cat’s Eye, comme vous l’a confirmé Dairo avant d’être abattu (7). Et c’est peut-être justement pour ne pas connaître le même sort que son ami que Heintz se cache. Nous devons savoir qui lui en veut et pourquoi pour trouver une solution afin qu’il n’ait plus à se cacher. J’ai bien peur qu’on ne trouve que trop peu de choses dans ses œuvres, et surtout trop lentement, c’est pourquoi une enquête de la police en parallèle sera utile pour répondre à toutes ces questions primordiales. Je sais que ça peut être risqué, mais il paraît difficile de faire un lien jusqu’à vous, car il a épousé votre mère sous le nom de Tomisawa Kentarō.  

 

Hitomi (qui descendait, mais qui avait entendu ce que Nagaishi venait de dire) : Papa a épousé maman sous un faux nom ??!!!  

Rui : Et ensuite, il a pris le nom de notre mère, selon la tradition.  

Nagaishi : Ce qui l’arrangeait. Il voulait vous protéger, et le fait que vous portiez le nom de votre mère ralentirait considérablement les recherches de se ennemis si l’idée leur était venue de s’en prendre à vous, et il ne voulait pas que vous portiez un nom pris au hasard. Par chance, votre mère n’avait qu’une sœur. (8)  

 

C’est à ce moment-là que Ai rentra. Mais, visiblement, elle boudait.  

Hitomi : Et ben alors, où est passée ta bonne humeur de ce matin ?  

Ai : Toshi m’a porté la poisse !  

Rui (taquine) : Il t’a prédit quelque chose de terrible qui t’es arrivé ?  

Ai (grommelant) : Les profs sont devenus fous ! Ils nous ont donné une tonne de devoirs pour la rentrée, alors qu’y en a pleins qui prennent des cours pour préparer des examens. (9)  

Rui : Et bien , dans ce cas, tu vas devoir emporter tes affaires de classe en vacances.  

Hitomi : Allez, file finir ta valise ! Je te rappelle qu’on part demain !  

 

Ai monta en grognant quelque chose que se sœurs ne pouvaient pas entendre, puis Nagaishi prit congé, une minute avant le retour de Toshio.  

Rui (regardant la tête de Toshio) : On dirait bien que la bonne humeur est éphémère aujourd’hui.  

Toshio (un peu abattu) : J'ai rien trouvé à Yokohama. Y savaient rien. (soupir)  

Hitomi : Allez, zou ! Viens avec moi, je vais te faire oublier ton cafard.  

Ils partirent tous les deux, et Rui ne les revit plus de la soirée.  

 

Le lendemain, à l’aéroport.  

Rui : Tu as bien pris tout ce qu’il te fallait pour faire tes devoirs, et aussi pour ton exposé, n’est-ce pas ? … Ai, tu m’écoutes ?  

Ai (tournant la tête vers Rui) : Hein ?  

Rui : Mais où étais-tu donc ?  

Ai : Oh, je regardais les tourtereaux.  

 

Dix mètres plus loin se trouvaient Toshio et Hitomi en pleine conversation.  

Ai : J’suis sûre que le Toshi y va pas broncher, et que Hitomi-Onee va encore devoir prendre les devants, comme l’année dernière. (10)  

La scène suivante lui donna raison : Hitomi attrapa Toshio par le col de sa chemise et l’embrassa tendrement. Ils furent « interrompus » par les éclats de rire de Ai.  

 

Ai : Franchement, Toshi, combien de temps tu vas laisser Hitomi-Onee tout faire ? Là, t’assures pas !  

Toshio (balbutiant) : Mais… enfin… je…  

Ai : Ah, ah, ah ! t’es trop drôle !  

Rui : Il est temps qu’on y aille.  

Les trois sœurs saluèrent Toshio et tournèrent les talons. Toshio s’installa à la baie vitrée pour voir leur avion décoller. Il repensait à la remarque de Ai.  

« Quand vous rentrerez, c’est moi qui… »  

 

 

 

Notes  

(1) : Voir épisode 34.  

(2) : J'ai écrit cette partie peu après avoir vu le film OSS 117, alors c'est le seul numéro qui me soit venu !  

(3) : Au Japon, la rentrée scolaire a lieu début avril, donc les vacances d'été (qui durent tout le mois d'août, et les 10 derniers jours de juillet) se situent en plein milieu de l'année scolaire. Et souvent, les élèves japonais ont beaucoup de devoirs à faire pendant ces vacances ('z'avez vu la chance qu'on a ?)  

(4) : Voir épisode 23.  

(5) : Au Japon, on dit d'abord le nom, puis le prénom, ordre que je garderai dans les dialogues.  

(6) : Irie (prononcer Irié) apparaît dans l'épisode 35 (en fait, c'est Nagaishi déguisé). A noter que le son é doit s'écrire e. Ainsi, la mère des sœurs Kisugi s'appelle Marie (prononcer Marié), et la grand-mère de Toshio s'appelle Tome (prononcer Tomé).  

(7) : Voir épisode 36.  

(8) : Une tradition japonaise veut qu'un homme prenne le nom de famille de sa femme si celle-ci n'a pas de frère, à moins que l'homme n'ait lui-même pas de frère.  

(9) : L'entrée aux universités est réservée aux étudiants ayant réussi le concours d'entrée. Un étudiant qui n'a pas réussi de concours est un « rônin ».  

(10) : Onee : diminutif de Oneesan, « grande sœur ». Les japonais appellent souvent leurs frères et sœurs aînés « grand frère » et « grande sœur », ce qui n'est pas le cas en France, donc je garderai les termes japonais dans ces cas-là. A noter que Hitomi préfère « Neesan » pour s'adresser à Rui.  

 

 


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