Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Author: Mercury80

Status: Completed

Series: City Hunter

 

Total: 14 chapters

Published: 15-04-19

Last update: 28-04-19

 

Comments: 30 reviews

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Romance

 

Summary: Parfois les cadeaux du Père Noël changent notre vie... nos deux nettoyeurs vont en faire l'expérience.

 

Disclaimer: Les personnages de "Sous le sapin" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Sous le sapin

 

Chapter 1 :: chapitre 1

Published: 15-04-19 - Last update: 15-04-19

Comments: Bonjour, une nouvelle histoire débute. Bonne lecture et merci pour vos commentaires^^

 


Chapter: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14


 

Chapitre 1  

 

La neige tombait à flots en ce jour de Noël, des petits flocons qui s’infiltraient insidieusement par toutes les ouvertures pour venir se déposer sur la peau nue, la mouillant, la faisant frissonner. Une ombre frigorifiée dans la ruelle surveillait l’immeuble face à elle, guettant les premiers signes d’éveil. Sa respiration saccadée laissait échapper des nuages de fumée et elle priait pour que le signal vint enfin. Enfin, il apparut.  

 

L’ombre se précipita vers l’immeuble et y entra doucement sans un bruit. Grimpant les étages tenant contre elle son précieux colis, elle s’arrêta essoufflée et chancelante devant la porte. Prise d’un soudain accès de panique, elle faillit reculer mais un léger bruit la ramena à la raison. Elle posa la main sur la poignée et l’actionna. A sa grande surprise, la porte s’ouvrit sans un bruit. La pièce n’était pas éclairée et seuls des bruits provenaient de l’étage, de la salle de bains plus précisément.  

 

L’ombre pénétra dans la pièce et s’arrêta au pied du sapin, paré de ses plus beaux atours en cette période de fête. Elle déposa son paquet, le regarda une dernière fois puis le sapin. Ce serait l’une de ses dernières visions. Se sentant faiblir, elle fit demi-tour puis accéléra le pas lorsqu’elle entendit la porte de la salle de bains s’ouvrir et une femme en sortir en fulminant. Elle sortit de l’appartement, refermant la porte sans un bruit, et descendit les escaliers péniblement, réprimant les larmes qui montaient en elle. Elle savait ce qui l’attendait. Sans un regard en arrière, elle s’éloigna, s’enfonçant dans l’obscurité des ruelles de la ville, son dernier refuge.  

 

Kaori sortit de la salle de bains en grelottant. La bonne douche chaude dont elle avait besoin pour se réveiller s’était transformée en douche glaciale. A tous les coups, la chaudière était en panne, le jour de Noël qui plus est… C’était bien leur veine. Ce n’était pas comme si on avait prévu des températures glaciales pour les jours à venir… Elle soupira en essuyant la buée sur les fenêtres et regarda la neige tomber. Ce spectacle suffit à apaiser son tracas. Elle adorait cette période, les décorations aux fenêtres, les lumières scintillantes, les fêtes en famille, les chants de Noël… Elle se remit à chantonner un air de Noël et s’habilla chaudement. Malgré l’heure matinale, elle devait se dépêcher. Tous leurs amis devaient arriver pour midi pour fêter Noël. Elle avait un repas à préparer…  

 

Elle jeta un œil dans la chambre de son partenaire qui dormait à poings fermés. Elle admira un instant la musculature de son dos et se demanda comment il arrivait à dormir aussi dénudé par de si fraîches températures… Elle referma doucement la porte et descendit à la cuisine. Elle prépara du café, puis grilla quelques toasts. Elle déjeuna en commençant à préparer le repas. Puis elle se dirigea vers le séjour et commença à dresser la table, toujours en chantonnant. Elle mettait la nappe quand elle entendit comme un miaulement. Elle chercha du regard mais ne vit rien et reprit son activité. Elle observa distraitement le sapin, appréciant sa majesté et la décoration qu’elle avait faite. Elle était satisfaite d’elle-même. Ce n’était pas Ryo qui lui ferait un compliment alors autant se le faire elle-même…  

 

Elle fit le tour de la table plaçant doucement les assiettes lorsqu’elle entendit un autre miaulement. Elle n’avait pas rêvé. Ca venait du sapin. Soudain, une bouffée de colère l’envahit. Elle sentait à plein nez le vilain cadeau que Mick et Ryo n’auraient pu s’empêcher de faire à Umibozu. S’ils avaient le malheur de lui offrir un chat et de gâcher leur Noël à tous, elle les punirait à sa manière, se dit-elle avec un sourire féroce. Mais en attendant, elle devait s’assurer que tel n’était pas le cas. Elle s’approcha du sapin et regarda les différents paquets que chacun avait ramenés hier et en nota un différent. Elle l’attrapa et le déposa délicatement au pied du divan. Ca lui paraissait un peu lourd pour un chat… Elle ouvrit précautionneusement le haut du carton, se préparant à intercepter la bête si nécessaire. Quand elle vit ce que le carton contenait, elle en eut les jambes coupées.  

 

- Comment c’est possible ?, murmura-t-elle, choquée.  

 

Elle porta la main à l’intérieur et toucha du bout des doigts la peau tiède, limite froide, d’un bébé. Muette d’étonnement, elle caressa l’ovale du visage, ce qui fit ouvrir les yeux au bébé. Elle vit ses prunelles grises et se sentit aspirée. Emue au plus profond d’elle-même, elle passa ses mains doucement sous le petit corps et le souleva. Prenant le bébé dans ses bras, elle remarqua ses lèvres légèrement bleues qui semblaient lui sourire et repoussa le linge qui l’enveloppait. Elle était nue. Instinctivement, elle se leva et alla chercher un plaid dans le placard de l’entrée, sortit une protection de son sac à main, trouva dans la cuisine une vieille serviette qu’elle utilisait pour faire le ménage et qu’elle venait de nettoyer, attrapa sa boite à couture et reprit le tout, avec toujours le bébé dans les bras, dans le salon. Elle sortit des épingles à nourrice, déballa la protection, mit en place la serviette et en moins de deux minutes, langea le bébé avec cette couche improvisée et le remit dans la plaid pliée en quatre pour le réchauffer.  

 

Son instinct de nettoyeuse la poussa à regarder dans le carton et elle y trouva une enveloppe marquée XYZ. Elle l’ouvrit sans attendre, en sortant une lettre et une photographie. Le couple sur la photographie était jeune mais leur ressemblait étrangement à Ryo et elle, ce qui la fit sourire. Ils avaient l’air tellement amoureux l’un de l’autre. Elle resta un moment à l’observer puis la reposa et déplia la lettre. Elle ne put empêcher les larmes de couler à la lecture. Elle regarda la petite fille tendrement.  

 

- Je te promets de te protéger quoiqu’il m’en coûte., lui murmura-t-elle, émue.  

 

Touchant son visage, elle s’inquiéta que sa température fut toujours aussi basse malgré la demie-heure passée. Elle décida de donner un bain au bébé. La chaleur de l’eau lui ferait du bien et elle pourrait ainsi la laver des traces encore fraîches de sa naissance. Elle nettoya l’évier de la cuisine, mit de l’eau à chauffer et monta chercher du savon et tout ce qui lui semblait nécessaire. Elle la baigna délicatement, provoquant le courroux de la petite, puis la sécha et la remit dans la plaid. Avisant l’heure, elle se rappela qu’elle n’avait pas encore prévenu Ryo de ce cadeau impromptu. Comment réagirait-il ? Telle était la question…  

 

Elle monta les escaliers et passa par sa chambre. Elle enleva le pull et le tee shirt qu’elle portait et enfila deux gilets. Le froid de la chambre sur sa peau la fit frissonner. Elle sortit rapidement la petite de son cocon, ce qui la fit pleurer, et la mit en peau à peau contre elle refermant les gilets au-dessus. Elle sentit le souffle chaud du bébé contre sa peau et en ressentit une grande émotion. Elle s’étonna aussi de voir le bébé se calmer et se rendormir très vite, comme s’il avait confiance en elle. Prenant son courage à deux mains, elle se dirigea vers la chambre de son partenaire. Elle grimaça en voyant l’heure sur son réveil. Huit heures du matin, il n’apprécierait pas mais elle n’avait pas vraiment le choix non plus… Elle s’assit sur le bord de son lit, tenant le bébé fermement contre elle, et l’observa un moment avant de l’appeler.  

 

- Ryo… Ryo, debout, réveille-toi., dit-elle doucement.  

 

Un grognement lui répondit qui la fit sourire. Il enfonça la tête dans son oreiller comme un enfant.  

 

- Ryo… Ryo, allez, réveille-toi. C’est important., répéta-t-elle doucement, lui touchant l’épaule.  

 

Ce contact provoqua une envolée de papillons dans son estomac. Elle referma sa prise et le secoua légèrement.  

 

- Ryo, allez, arrête de faire l’enfant… Réveille-toi s’il te plaît., insista-t-elle.  

- Aiko, ma belle, un baiser. Si on tirait un coup., l’entendit-elle susurrer avec son air de pervers.  

 

Elle sentit la colère l’envahir et s’apprêtait à dégainer sa massue quand un léger pleur se fit entendre. Aussitôt, elle se calma et resserra son étreinte sur le nourrisson. Ryo ouvrit un œil à moitié éveillé. Il la regarda bizarrement et laissant son regard errer, s’attarda sur sa poitrine, ses yeux s’écarquillant. Depuis quand elle avait une poitrine aussi énorme ?  

 

- T’as fini de me mater ?, le rappela-t-elle à l’ordre, consternée.  

- Pas de ma faute, t’as demandé une poitrine au Père Noël ?  

- Idiot !, lui dit-elle, lui mettant une claque sur le bras.  

- Le Père Noël nous a confié une mission., lui apprit-elle, en baissant un peu le gilet pour découvrir le bébé.  

 

Ryo s’attarda d’abord sur la peau laiteuse de sa gorge puis descendit vers le crâne où un léger duvet roux apparaissait.  

 

- C’est quoi cette histoire ?, demanda-t-il d’une voix tendue.  

- Je l’ai trouvée dans une boîte sous le sapin avec une lettre et une photo dans une enveloppe marquée XYZ. J’ai laissé le tout en bas, tu pourras le lire après.  

- Comment il s’appelle ?  

- C’est une fille et elle n’a pas de nom. Apparemment elle n’a que quelques heures. Ryo, elle a froid et la chaudière est en panne.  

 

Il grogna de mécontentement puis les regarda toutes les deux. Kaori tenait le bébé endormi tout contre elle et ça lui allait bien. Il devait avouer qu’il était jaloux et aurait bien aimé poser sa tête au même endroit que le nourrisson. Il se secoua mentalement.  

 

- Reste ici dans mon lit avec elle. Ma chambre est certainement la pièce la plus chaude. Je vais aller voir la chaudière., dit-il en se levant et s’habillant.  

- Allez, installe-toi. Ca va comme ça ?, lui demanda-t-il en remontant la couverture sur elle.  

- Oui, merci., murmura-t-elle, étonnée par sa prévenance.  

 

Il regarda par la fenêtre et vit la neige tomber abondamment.  

 

- Elle doit être examinée. Je vais appeler Kazue. Ne te préoccupe de rien.  

- D’accord. Ryo, il faudrait peut-être annuler pour ce midi. Je n’aurai pas le temps de préparer.  

- Je préviendrai Eriko, le professeur, Miki et Umi. On avisera.  

- Ok.  

 

Il lui adressa un regard rassurant puis la laissa. Ca lui faisait drôle de se retrouver dans son lit, entourée de son odeur, sentant encore sa chaleur sous les draps. Elle sentit le rouge lui monter aux joues.  

 

Au bout d’une demie heure, les chauffages se remirent en route, diffusant leur chaleur. Ryo remonta accompagné de Kazue et Mick.  

 

- Ma Kaori chérie !, fit Mick en volant dans les airs pour l’atteindre, la bave aux lèvres.  

 

Une massue l’encastra dans le mur, soigneusement lancée par Kazue qui se dirigea ensuite vers son amie.  

 

- Joyeux Noël, Kaori !  

- Joyeux Noël à toi aussi, Kazue. Tu veux voir la petite ?, lui proposa Kaori, souriante.  

 

Kazue jeta un œil rapide au nourrisson endormi et sourit.  

 

- Elle a l’air très joli. Garde-la encore un peu contre toi au chaud le temps que je prépare ce dont j’aurai besoin. Ryo, tu peux ramener une serviette, s’il te plaît ?  

 

Le nettoyeur s’empressa de sortir de la chambre. Voir Kaori avec le bébé dans les bras lui laissait comme un drôle de goût en bouche. Cet enfant n’était pas le sien et pourtant il semblait à sa place. Il revint avec la serviette et fut prié de ressortir et d’emmener son ami, qui bavait sur la poitrine exposée de sa partenaire.  

 

- Tu vas te tenir un peu ! C’est Kaori, il n’y a pas de quoi en faire un plat !, lui dit Ryo, cachant sa jalousie derrière un sarcasme.  

- T’es aveugle ou quoi ? T’as pas vu la paire de seins qu’elle a ? Bon sang, on y mettrait le visage avec plaisir., répondit Mick, rêveur.  

 

Ryo lui servit une tasse de café qu’il lui tendit sans ménagement.  

 

- Appelle Miki, Eriko et le professeur. Explique-leur la situation. J’ai un peu de lecture à faire.  

 

Le nettoyeur partit dans le séjour et se saisit de la lettre et de la photo. Il jeta un œil distrait à la photo mais son regard s’accrocha à la vue du portrait. C’était comme s’il se voyait avec Kaori. Ils n’étaient pas jumeaux mais se ressemblaient vraiment. Puis il prit la lettre et la lut deux fois. Lorsqu’il la reposa, son regard se posa sur la porte de sa chambre. Le Père Noël leur avait joué un sacré tour cette année… Il n’avait pas déposé n’importe quel bébé sous leur sapin. Mick s’assit à côté de lui.  

 

- Ca va ?  

- Je dois appeler Saeko., lui apprit-il en lui tendant la lettre.  

 

Mick la lut et resta sans voix.  

 

A l’étage, Kazue avait terminé d’examiner la petite et la rendit à Kaori.  

 

- Elle va bien. Je suppose que tu n’as rien pour un bébé ?, lui demanda-t-elle.  

- Non, ce n’était pas vraiment prévu. Oh mon dieu, elle va bientôt avoir faim et je n’ai rien pour la nourrir., s’affola Kaori.  

- Du calme. Pour l’instant, elle dort. J’ai une voisine qui a une petite de six mois. Je vais aller la voir pour avoir quelques affaires à prêter. On va envoyer Mick et Ryo faire des courses.  

 

Kaori la regarda sceptique. Ryo et Mick faire des courses pour un bébé ? Elle les imagina au rayon couches et se mit à pouffer de rire, évacuant un peu du stress accumulé.  

 

- Si tu veux, tu peux descendre mais garde-la contre toi.  

 

Kaori se leva tant bien que mal avec le bébé dans les bras. Kazue la précéda et elles descendirent. Les deux hommes levèrent les yeux vers elles.  

 

- La petite va bien mais elle va avoir besoin de quelques petites choses., commença Kazue.  

- Je vais aller chez Ayumi lui demander quelques affaires à prêter pour aujourd’hui et demain. En revanche, vous allez devoir aller au magasin pour acheter des couches et du lait.  

- Hors de questions ! Je refuse d’aller acheter des couches ! C’est son problème à lui !, s’écria Mick en pointant Ryo du doigt.  

- Sympa le pote ! Kaori n’a qu’à y aller. Elle est plus habituée que moi, elle reviendra plus vite., répondit le nettoyeur, heureux de sa trouvaille.  

 

Kazue recula d’un pas s’attendant à l’explosion de son amie.  

 

- Très bien. Enlève ton tee-shirt., lui répondit Kaori calmement à leur grand étonnement.  

- Pourquoi faire ? Tu veux te rincer l’oeil ?, s’enquit-il, curieux.  

- Non, mais si je dois faire les courses, tu dois lui tenir chaud., dit-elle en désignant le bébé.  

 

Le regard de Ryo passa de Kaori au bébé et il déglutit. Il ne se sentait pas de s’occuper d’un bébé, pas si petit. Il allait la casser, il ne saurait pas la calmer.  

 

- De quoi elle a besoin ?, répondit-il précipitamment.  

- Des couches taille un, de l’eau adaptée pour faire les biberons et du lait premier âge.  

- Quelles marques ?  

- Ce que tu trouves. Prend le tout en double, on ne sait jamais., lui dit sa partenaire.  

- Ok., dit-il en se levant et prenant ses clefs.  

 

Il prit Mick par la peau du dos et l’emmena avec lui.  

 

- Umi et Miki vont arriver. Saeko aussi., la prévint Ryo.  

- Je vais attendre qu’ils soient là pour m’en aller., lui dit Kazue.  

- Fais attention à toi, Kaori., l’avertit son partenaire, la laissant muette de surprise.  

- Tu ne seras pas parti longtemps., le rassura-t-elle, avec un sourire.  

 

Il la laissa, souhaitant être déjà revenu. Kaori se dirigea en cuisine et Kazue la suivit. La nettoyeuse regardait sa cuisine, désolée.  

 

- Je n’aurais jamais le temps de préparer pour ce midi. Moi qui me faisais une joie…  

- Tu as une mission plus importante. Regarde-la. Malgré son début de vie agité, elle est sereine entre tes bras.  

- Oui, tu as raison., murmura Kaori, regardant le bébé collé à son sein.  

 

Elles entendirent frapper à la porte et Kazue alla ouvrir avec prudence. Miki et Umi entrèrent. Miki approcha de son amie silencieusement. Elle observa le bébé et sourit émue.  

 

- Elle est si jolie… Comment elle s’appelle ?  

- Elle n’a pas encore de prénom., répondit Kaori.  

- Kaori, je vais voir ma voisine pour les affaires.  

- D’accord. Ca va aller ?  

- On verra bien.  

- Je vais venir avec toi Kazue., proposa Miki suivant la jeune femme.  

 

Umi resta avec Kaori. Fidèle à lui-même, il s’assit et ne dit rien.  

 

- Tu veux un café ?, proposa Kaori.  

- Oui. Ne bouge pas, je vais le faire. Tu en veux un aussi ?  

- S’il te plaît. J’avoue que j’ai un coup de barre.  

- Va t’asseoir et repose-toi un peu. Profite du calme.  

- Merci, Umibozu., murmura Kaori, touchée par sa sollicitude.  

 

Elle s’allongea dans le canapé, calée sur des coussins, et, sans s’en apercevoir, s’endormit, les bras serrés autour du bébé. Lorsque le géant revint, il prit une couverture qu’il posa sur la jeune femme et s’assit à côté d’elle. Ryo et Mick revinrent, deux paquets en main pour l’un, des packs d’eau pour l’autre. Umi leur fit signe de ne pas faire de bruit. Ils furent suivis de peu par les femmes qui revinrent les bras chargés.  

 

- Où est-ce qu’on met tout ça, Ryo ?, demanda Miki.  

 

Il jeta un œil sur sa partenaire endormie, attendri, et tenta de savoir ce qu’elle déciderait.  

 

- Mettez tout dans la chambre de Kaori. Je ne pense pas qu’elle voudra la laisser dormir sans surveillance.  

- Je pense que tu as raison., répondit Miki, regardant son amie.  

 

Les filles montèrent les affaires puis partirent en cuisine tentant de sauver le repas de Noël. Eriko arriva peu après et les rejoignit. Peu après, le bébé commença à pleurer. Kaori se réveilla, légèrement égarée, puis se redressa parfaitement éveillée, sans prendre garde au gilet qui avait glissé et dévoilé l’arrondi de sa poitrine. Ryo déglutit à la vision jusqu’à ce qu’une ombre aux doigts frétillants passa devant lui. Mick approchait dangereusement de sa partenaire. Celle-ci ne pouvait agir avec la petite dans les bras. Soudain, l’américain fit un vol plané dans les airs, lancé par Umibozu.  

 

- Merci Umi.  

- A ton service. Il faut bien que quelqu’un te protège., répondit-il, jetant un regard mécontent vers Ryo.  

- Je vais aller faire le biberon du bébé., annonça Kaori en se levant.  

 

Elle sortit un biberon prêté et une bouteille d’eau. D’une main, elle tenta de remplir le biberon mais en renversa à côté. Une main saisit la bouteille.  

 

- Je dois en mettre combien ?, demanda Ryo, évitant son regard.  

- Soixante millilitres, s’il te plaît., répondit-elle, reconnaissante.  

- Il faut le faire chauffer un peu et mettre deux cuillères rases d’après les indications., continua-t-elle.  

- Ok, je vais gérer. Va t’installer, je te le ramène.  

 

Elle lui jeta un regard étrange et le laissa. Ryo ignora le regard de Miki et Kazue et s’absorba à la préparation du biberon. Il le sortit, mit les deux cuillères de poudre et le referma.  

 

- Il faut le secouer et tester la température sur ton poignet., lui dit Kazue.  

 

Il s’exécuta et, satisfait, partit le donner à Kaori. Il la regarda donner le biberon au bébé. Elle était absorbée par sa tâche. Il y avait une douceur affichée sur ses traits, une sérénité, qu’il ne lui avait jamais vues auparavant. Kaori observait le bébé avaler goulûment son biberon et rapidement s’endormir dessus avec beaucoup d’émotions. Elle ne pouvait empêcher son coeur de battre un peu plus pour elle.  

 

- Elle s’endort aussi facilement que toi., dit-elle, amusée en regardant Ryo.  

- Elle est aussi sereine que toi aussi., ne put-elle s’empêcher de dire, attendrie.  

- Tu m’observes quand je dors ?, lui demanda-t-il, narquois mais malgré tout touché par ses paroles.  

 

Elle rougit en baissant les yeux, prise en faute.  

 

- Miki et Kazue ont ramené des affaires et les ont mises dans ta chambre. Je me suis dit que tu ne voudrais pas la laisser sans surveillance.  

- Merci Ryo. Je vais la changer., dit-elle en se levant.  

 

Il lui prit le biberon des mains et la regarda s’éloigner. Il n’arrivait pas à définir les sentiments qui l’habitaient depuis son réveil. Il découvrait une nouvelle facette de son ange et ne savait si ça lui plaisait ou non.  

 

Kaori monta dans sa chambre et posa le bébé sur son lit, la couvrant le temps de préparer les affaires. Elle changea sa couche. Elle trouva un paquet de lingette, étonnée, car elles n’avaient pas parlé de cela en leur disant quoi acheter. Son partenaire était peut-être moins dépourvu face à un bébé qu’elle ne le pensait. Elle enfila un body, puis un pyjama, des chaussons et un bonnet au bébé.  

 

- Il va falloir te trouver un prénom, ma chérie., lui dit Kaori, d’une voix tendre.  

 

La petite sourit et le coeur de Kaori fit un bond dans sa poitrine. Elle mit la petite dans le couffin prêté et descendit rejoindre les autres.  

 

Kaori était à peine partie que Saeko arriva. Ryo lui ouvrit la porte et la laissa entrer, ne tentant rien. Elle le regarda, un sourcil levé, puis son regard déviant, elle tomba sur l’objet incongru.  

 

- Qui aurait cru qu’on verrait un jour le nettoyeur numéro un du Japon un biberon à la main ? C’est mignon., lui sortit-elle narquoise.  

- Très drôle. Merci d’être venue aussi vite., la remercia-t-il sincèrement.  

- Inspectrice de mon coeur, viens dans mes bras !, s’écria Mick avant d’être punaisé au mur par les couteaux affûtés de Saeko.  

- C’est pas juste…, geignit-il.  

- Bon, tu m’expliques ce que je fais ici, Ryo.  

 

Ils furent interrompus par l’arrivée du Professeur qui salua à sa manière les jeunes femmes de la pièce provoquant cris et hurlements. Lorsque Kaori descendit, le couffin en main, il se précipita vers elle mais fut retenu par la poigne ferme de Ryo.  

 

- Pas touche, vieux schnock ! On n’attaque pas une femme sans défense., dit-il en pointant du doigt vers le couffin.  

- Tu m’avais caché que vous étiez ensemble. Kaori, tu as drôlement bien caché ta grossesse., rétorqua le scientifique.  

 

La jeune femme ne sut quoi répondre et salua Saeko avant d’aller poser le couffin près de la table pour finir de la préparer.  

 

- Idiot, ce n’est pas notre bébé. On nous l’a confié., dit-il en jetant un regard vers sa partenaire.  

 

Il sentait qu’elle s’attachait et n’aurait su dire si c’était une bonne ou mauvaise chose. Il vit Kaori se raidir. Il avait raison : ce n’était pas son enfant. Malgré la lettre, il fallait d’abord essayer de retrouver sa mère. C’était le mieux à faire.  

 

- Asseyez-vous, je vais tout vous expliquer., leur proposa Ryo.  

 

Eriko, Miki et Kazue les rejoignirent et Ryo attendit que tout le monde soit installé avant de commencer. 

 


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