Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: Sugar

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 03-01-21

Ultimo aggiornamento: 03-01-21

 

Commenti: 4 reviews

» Ecrire une review

 

SongficRomance

 

Riassunto: /!\ Version originale mais n'ayant plus accs la catgorie nc-17 je devais faire ainsi. En matire de fte, Ryo et Kaori ne sauraient avoir des conceptions plus opposes. Voyons donc de quelle manire ils les accorderont en cette nuit dŌmisoka !

 

Disclaimer: Les personnages de "Ōmisoka Tempo ( R version)" sont la proprit exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

My activation link doesn't work.

 

Please forward me the activation email you received. Then, contact me using the email address you put in your profile or one that you want to use instead, and give me your pseudo and password.

 

 

   Fanfiction :: Ōmisoka Tempo ( R version)

 

Capitolo 1 :: Omisoka Tempo

Pubblicato: 03-01-21 - Ultimo aggiornamento: 03-01-21

Commenti: Bonjour, Cette os a t faite quatre mains! Aprs une longue priode OFF, je reviens discrtement et dpose cette petite OS. Il sagit dune des dernires ides que je souhaitais travailler autour du fandom City Hunter. Je reprends donc lcriture pour parvenir achever mes objectifs en matire de fanfiction. Un grand merci Mathieu Rau pour sa collaboration dans l'criture d'Ōmisoka Tempo ! Pour les lecteurs de Yakuza, patience : Ryo et Eiji Ichiji vont bientt reprendre vie. Je vous souhaite donc une bonne et heureuse anne 2021 ! akmash't omdt (gozamass) -明けまして おめでとう (ございます) Sugar On nous rpte assez comme le sucre est mauvais pour la sant, mais ce que l'on n'ose jamais dire mais que tout le monde sait pourtant, c'est que cela rend surtout la vie plus rose ! Voici donc pourquoi je me suis associ d'emble au projet de Sugar de faire connatre nos chers Ryo et Kaori un Ōmisoka bien particulier en cette fin d'anne 2020 ! Mes meilleurs vux pour cette nouvelle anne ! Mathieu Rau

 


Capitolo: 1


 

Insensible lincessant va-et-vient de la foule dont le tempo sacclrait lapproche du jour de lAn, les mains dans les poches et lair renfrogn dun gamin qui naurait pas eu Nol le cadeau qui lui faisait tant plaisir, Ryo Saeba, flanqu dune Kaori Makimura triomphante et guillerette, fendait le flot compact dvers dans le clbre carrefour Hachikō quadrill par des crans gants aux couleurs tincelantes. Autour deux, les joyeux badauds se dpchaient de rejoindre leur amis pour dbuter les festivits du rveillon.  

 

Elle le tirait par la manche mais lui rechignait, car le rveillon qui sannonait ntait pas du tout celui quil avait imagin. Kaori pouvait bien senchanter de revoir tous leurs amis et de fter Ōmisoka (大晦日) en leur compagnie, sa dfinition de la fte lui impliquait, comme toujours, beaucoup plus dalcool, beaucoup plus de femmes et beaucoup moins de vtements !  

 

Alors que, pour son plaisir, Kaori avait dj obtenu de lui cette soire de Nol en compagnie de Santa Kurosu, la photo avec les pres Nol Bikers durant laquelle il avait pri tous les kamis pour quon ne le surprt pas dans une situation aussi dgradante, lui, le nettoyeur numro un du Japon dont lintransigeance coutumire presque rduite nant le faisait maintenant soupirer...  

 

Mais, encore une fois, la massue avait parl. Le rveillon, ce soir, se ferait au Cats Eyes Caf ! Il pouvait bien traner de la patte, Ryo Saeba, il navait dautre choix, rsign, que de se laisser entraner par sa partenaire que lambiance lectrisait.  

 

 

 

Au Cats inond de musique, Ryo et Kaori taient dj attendus. La grande baie vitre diffusait dans la rue son accueillante chaleur. lintrieur, Falcon, dans son improbable tablier aux couleurs des ftes, servait le sak aux convives attabls tandis que sa charmante pouse discutait btons rompus avec Kazu.  

 

Tandis que lheure avanait dans cette ambiance festive et que le Junmai Daijingo vers flots dridait les curs et les corps, les clats de rire se mlaient aux intempestives chamailleries de Mick et Ryo et aux protestations enflammes des surs Nagomi lourdement courtises par le Doc. Comme de coutume au rveillon, on mangeant les toshikoshi (年越), ces traditionnelles nouilles noyes dans un bouillon de soba. Lallchante odeur du bouillon de buf embaumait lair dans tout le caf. Au milieu de cette joyeuse cacophonie, la tlvision peinait faire entendre la voix pourtant nergique de Ryūji Miyamoto qui animait la clbre mission Ōhaku Uta Gassen (紅白歌合戦) diffuse loccasion de chaque rveillon du nouvel An. La rumeur des convives grondait au rythme des prestations des deux quipes regroupant par sexe les candidats qui chantaient de tout leur cur pour conqurir le vote des tlspectateurs.  

 

Enfivrs par le droulement de lmission, les amis en venaient maintenant suivre lexemple des candidats en saffrontant leur tour par quipes dans un karaok endiabl sur une slection de chansons franaises iconiques ! Les joutes vocales senchanaient joyeusement ; les voix, surtout masculines, ntaient pas les plus harmonieuses mais ils samusaient. Parmi toutes les filles, Kaori tait lvidence celle qui y mettait le plus de cur et dnergie.  

 

Lorsque vint le moment de chanter en duo, elle se tourna naturellement vers son partenaire de toujours. Parmi limmense choix qui lui tait offert, elle jeta son dvolu sur une chanson bien prcise, bien quelle ne comprt pas un pitre mot de Franais. Son introduction, par lenvole de notes instrumentales, lui avait happ le cur. Mais ce choix ne semblait pas du got de Ryo qui refusa tout net de la chanter.  

 

Sil te plat, Ryo, insista Kaori en lui tendant le micro, joue le jeu pour moi ce soir.  

 

Chanter un truc pareil avec toi ? Ah, non, alors l, tu rves ! rpliqua-t-il en essayant aussitt de sclipser de la piste.  

 

Ryo ! Viens ici, ordonna-t-elle en le rattrapant par le col de sa veste.  

 

Hors de question que je chante a et encore moins avec toi ! protesta-t-il en essayant vainement de se dgager de ltau.  

 

Nan, mais pour qui tu te prends ! explosa Kaori en dgainant avec dextrit de sa poche sa massue ftiche.  

 

Ah, non, ah, non ! couina le grand Ryo Saeba, terroris.  

 

Avec cette aisance qui nappartenait qu elle, Kaori fit tournoyer lengin au-dessus de sa tte avant de le laisser filer comme une comte en direction du nettoyeur numro un du Japon qui senfuyait toutes jambes.  

 

Ben, dis donc, tu parles dun joyeux Ōmisoka ! grommela Ryo, la tte crase par le flamboyant Happy new year ornant pour loccasion la plus clbre des massues de Tokyo.  

 

Kaori neut alors plus qu traner par la peau des fesses son volontaire partenaire de chant jusqu la piste sous les applaudissements de convives bien mchs et au cri de Vas-y, ltalon de pacotille ! dun Mick particulirement dchan.  

 

Dfait, incapable de se soustraire son calvaire, Ryo prit place ct de Kaori, le micro fourr dans sa main, tandis que Miki lanait la musique.  

 

Au son des premires notes qui avait tant sduite sa partenaire, il maugra :  

 

Tu ne sais mme pas de quoi parle cette chanson...  

 

Avant de prendre la cheville un coup de talon bien senti qui le rappela aussitt lordre.  

 

Il chanta le premier et Kaori le suivit sans tarder. Elle y mit toute sa joie de vivre. Lui, ny allait encore qu contrecur, jusqu ce que le regard noir de sa partenaire ne le convainqut de faire preuve de plus denthousiasme !  

 

Scoulrent avec lenteur, sous le regard attentif de lassistance, les cinq minutes et douze seconde du langoureux duo de Kaori et Ryo qui eut bien du mal, tonnamment, dissimuler, en plus de la mauvaise grce avec laquelle il chantait, un certain embarras. Lui que, dordinaire, rien ne dcontenanait, ne pouvait sempcher de trpigner tandis que sa voix parut plus dun moment quelque peu tremblante. Son impatience terminer cette chanson tait manifeste. La conclusion vint enfin sous un tonnerre dapplaudissements amplement exagrs par lalcool au plus grand soulagement de Ryo !  

 

Kaori, plus rayonnante que jamais, ne remarqua gure quil sloignait sans attendre son reste, satisfait de pouvoir enfin chapper son caprice, et se replier vers le fond de la salle ou ne tarda cependant pas le rejoindre Mick, fin bourr, qui, le bras pass autour de ses paules, se mit pleurnicher sur la chance quil avait de ctoyer au quotidien un ange comme elle. Sur la piste, le Doc et Saeko entamaient un duo improbable sur une chanson langoureuse que lun prenait, bouche en cul de poule, mains fbriles et baladeuses, comme prtexte pour se coller lautre qui se dptrait comme elle pouvait sans perdre le fil des paroles !  

 

Ne tarda plus venir le fatidique compte rebours final vers la nouvelle anne. Kaori survolte, cramponne au bras dun Ryo blas et encore afflig dune bosse conscutive une de ses btises de trop, sautillait sur place chacune des secondes grenes. Un sourire immense aux lvres. minuit pile, ce fut lexplosion de joie entre les murs du Cats. Et puis, le fracas assourdissant des feux dartifice sur la ville annonant le dbut dun nouveau cycle solaire. Tous restrent longtemps sur le parvis du caf pour ladmirer, bravant le froid hivernal en se serrant les uns contre les autres.  

 

Dans la nuit froide maintenant bien avance, tandis que mouraient les chos des derniers feux dartifice sauvages un peu partout dans les rues, les convives ivres et repus quittrent le Cats Eyes Caf, y laissait seul Falcon qui, le rose aux joues sous ses lunettes noires et limposante musculature toujours engonce dans son tablier, pressait contre lui le corps gracile de sa souriante pouse quil faisait allgrement tournoyer au rythme dune musique romantique.  

 

 

 

pied sur le chemin du retour, Kaori jeta un coup dil furtif son partenaire. Sans parvenir dchiffrer compltement son attitude, elle prit le sourire discret qui relevait les commissures de ses lvres comme le signe quil avait bien plus apprci le rveillon quils venaient de passer ensemble quil noserait ladmettre.  

 

Lattention de la nettoyeuse fut ensuite attire par les lanternes suspendues de part et dautre de lalle quils empruntaient. -travers lobscurit de la nuit, leur clat sapparentait un appel vers la lumire pour dbuter cette nouvelle anne. Anne qui avait t riche en aventures, pleine de missions dlicates et dangereuses. Mais, ils taient l tous les deux, bien vivants, savourant ce moment nonchalant.  

 

Les rues taient, malgr lheure tardive, emplies du monde qui se dirigeait vers le sanctuaire Meiji Jingu et les temples bouddhistes. Les voix humaines furent concurrences par celles des cloches qui se mirent sonner tout rompre dans les difices religieux. Bien dcides retentir cent huit fois, les bonshō (梵鐘) chantaient avec force en faisant virevolter le cur des passants par leur sourde sonorit sapparentant des vibrations divines qui rsonnaient dans leurs os. Ces puissants dnombrements de bronze avaient pour but de dissoudre les cent huit pchs de ltre humain. Un nouveau cycle de vie sentamait : il fallait se dbarrasser des impurets du pass.  

 

Quel monde ! sexclama le nettoyeur, surpris par cette foule compacte quils devaient presque remonter comme un torrent de montagne en cheminant vers leur appartement dans la direction oppose.  

 

En entendant sa voix, Kaori le regarda de nouveau et eut envie de lui proposer quils se rendent galement au sanctuaire, comme elle le faisait par le pass avec Hideyuki pour y acheter des Omanori, les traditionnels porte-bonheur. Elle ne dit toutefois mot, sachant pertinemment quil avait dj fait de gros efforts en acceptant le programme des deux rveillons et, mieux encore, en acceptant de chanter avec elle.  

 

 

 

La porte de leur appartement referme sur eux les isola subitement de leffervescence de la ville agite en cette nuit de fte. En mme temps que le silence tomba la fatigue sur les paules de Kaori qui dcrta quil tait grand temps de se mettre en pyjama. Plus endurant, Ryo demeura imperturbable dans le salon la suivre du regard tandis quelle empruntait lescalier en direction de ses quartiers. La porte sa chambre franchie la vole, Kaori ouvrit celle de sa penderie aprs stre prestement dbarrasse de sa petite robe noire que lui avait vivement conseille Eriko pour loccasion.  

 

De toute faon, la rouge reste ma prfre.  

 

Dans une volte-face stupfaite, Kaori avisa ltalon de Shinjuku qui la toisait nonchalamment appuy au chambranle de la porte. Il lui adressait, goguenard, un sourire dsarmant. La surprise un peu passe, elle rit doucement de lentendre fredonner la chanson quils avaient entonne en duo pendant le karaok tandis quil approchait maintenant delle dbordant de son impudence coutumire. Alors quil passait un bras leste autour de sa taille, elle rougit et serra le poing, lchine parcourue dun long frisson.  

 

Laisse-moi tranquille, Ryo, je suis en train de me changer, gmit-elle dans un souffle.  

 

Depuis quand tu restes habille lorsquon passe la nuit ensemble ?  

 

Alors quelle allait mollement protester quelle se sentait trop fatigue, il accentua lgrement son treinte et son corps, chappant au contrle de sa raison, bondit aussitt contre lui. Ses lvres capturrent les siennes et ses mains disparurent dans sa chevelure dbne dans laquelle elles aimaient se perdre tandis que son partenaire enflammait ce baiser en semparant de sa langue pour dbuter une subtile danse. La pice simprgna des bruissements de leurs souffles qui fusionnaient tandis que leurs corps slectrisaient dans la chaleur de ce baiser dhiver qui leur fit retrouver la saveur de ce doux jour dt qui avait vu leur ternelle relation prendre un nouveau tour, espr mais presque inattendu.  

 

Ryo samusa diablement de voir Kaori si rouge tandis quelle dbouclait dune main maladroite et empresse la ceinture de son pantalon. carlate comme la robe quelle portait en ce jour dt bni. Plus rouge encore quand il dgrafa le soutien-gorge et mit nu sa lourde poitrine, ce dlicieux trsor fminin si tristement bien dissimul, presque ni, qui recueillit aussitt ses attentions les plus avides.  

 

Il suota avec gourmandise chacune de ses baies de goiji dresses dexcitation, les recouvrit de salive, les emprisonna entre ses dents, provoquant un cri de plaisir ml de douleur qui lexcita encore plus. De caresses en baisers, les gestes plus empresss, les souffles saccads, donnaient un nouveau tempo cet Ōmisoka particulier. La culotte de Kaori, mince lambeau restant de pudeur inopportune, ne tarda plus gure tomber ses pieds. Puis, pench son oreille, Ryo fredonna encore :  

 

 

 

Tourne-toi
 

 

 

 

ces mots, sans te prvenir, prestement, je lche une de tes mains pour te faire dcrire un demi-tour qui te plante tout tourdie devant le miroir de ta penderie, dos moi.  

 

Amus, excit, je te susurre dune voix sucre :  

 

Tu mas oblig la chanter, maintenant, tu vas la danser ! Je vais te montrer un peu de quoi a parle !  

 

 

Non
 

 

 

 

peine le temps de comprendre ce qui se passe et de protester, je souponne dj que tu as une ide saugrenue derrire la tte.  

 

 

 

Contre moi
 

 

 

 

Tandis que la surprise te prive encore de tes moyens, je tenserre dune main par la taille et te colle moi. Le contact de ta peau chaude contre mon torse me fait frissonner et gonfle plus encore mon dlicieux mokkori. Ivre de lodeur intime qui se dgage de ta nuque, je glisse bientt ma main libre le long des muscles fermes de ton dos, vers tes fesses dlicates que je caresse et titille, mu par leur consistance dune souplesse affolante. Dire que jai si longtemps dlibrment ignor quel succulent bout de femme se cachait derrire ces airs de garon manqu ! Ce soir, tes fesses mobsdent et jen prends rapidement possession, les palpe, les carte en savourant les tremblements qui agitent tout le reste de ton corps. Par de longs baisers dans le cou, je mefforce dapaiser la tension que je sens te gagner tandis que, lentement, mes doigts se faufilent dans le doux sillon de ton derrire  

 

 

 

Non, pas comme a
 

 

 

 

Un lger mouvement de panique sempare de moi lorsque je sens tes mains sattarder dans une contre qui test encore inconnue, mon cur semballe, mes sens senflamment car je suis partage entre la peur et la curiosit qui mirradient. Bien que tes baisers soient des appels te cder, je rsiste. Sans grande conviction.  

 

 

 

Et danse
 

 

La dcadanse
 

 

Oui cest bien
 

 

Bouge tes reins
 

 

Lentement
 

 

Devant les miens
 

 

 

 

Cest comme a que je te veux, cette fois.  

 

Au creux de loreille, pour faire taire tes protestations. Ton visage est pivoine ; tu me rends fou de dsir. Tu sais que je devine, sous la surface de tes gmissements gns, lattrait de linconnu qui tenvahit. Avec mes doigts, sans perdre ma contenance, sr de mon fait, je prpare le terrain  

 

Mon excitation est son comble.  

 

Mes doigts sont humides de toi qui, lentement, leur fonds dessus. Jagrippe mon mokkori, tend le gland vers ton sillon Lvidence me frappe soudain que je ne suis plus capable dattendre. Le sais-tu ? Sais-tu seulement comme tu peux me faire perdre la tte ?  

 

La dlicieuse pression de ton tendre et moite oshiri no ana rsiste un temps mon incursion et, tandis que jinsiste sans faiblir, je suis assailli dans tout le corps de vertigineux tressaillements. Le plaisir marque-boute sur toi et je te sens plier sous mon poids, sans opposer de rsistance ; jentoure fermement ta taille de mes bras pour te rassurer et savoure la chaleur veloute de ton ventre sous mes doigts. Puis mon gland franchit enfin la barrire de ton anus et, tout dun coup, tu me happes et mengloutis. Un soupir daise mchappe lorsque je sens ton bassin, ton dlicieux postrieur bien ferme, venir se coller contre moi. Aprs tre reste un instant ttanise, tu te redresses bientt entre mes bras, tes muscles se bandent et leur nergie vivace courant comme des arcs lectriques sous ta peau me ravit ; tu te dresses non pour me repousser mais pour, instinctivement, presque inconsciente de ton geste, te coller moi. Profitant de cette occasion, jattire brusquement ta tte au creux de mon cou ; la chaleur de tes cheveux contre ma peau mblouit. Incapable de le retenir, tu mets un rle de bien-tre qui rsonne comme un triomphe mes oreilles. Je capture ta bouche de la mienne pour avaler ce dlicieux aveu de dfaite.  

 

 

 

Reste l
 

 

Derrire moi
 

 

Balance
 

 

La dcadanse
 

 

Que tes mains
 

 

Frlent mes seins
 

 

Et mon cur
 

 

Qui est le tien
 

 

 

 

Des frissons menvahissent le bas-ventre au contact de tes doigts qui viennent effleurer une nouvelle fois ma poitrine encore dtrempe, rougie par tes baisers... Tu perois trs vite ce signal de plaisir car tes mains se font plus empresses de venir les caresser. Tes doigts sont conqurants et prennent en otage mes ttons dresss par cet assaut soudain.  

 

Je me rends compte que cest une diversion, pour mieux mapprocher. Embarrasse par ton envie mais galement par la raction de mon propre corps qui est sans appel : le dsir. Je panique lorsque je ressens ta prsence lentre de cette nouvelle source de plaisir. La peur se mlange subtilement lexcitation de dcouvrir cette ivresse que jignore encore.  

 

Tu tinvites alors en moi. Je me fige quelques secondes pour mhabituer ton incursion lente mais dtermine. Je dfaille, jai le souffle court sous leffet de cette tension qui menvahit de lintrieur, mes jambes se droberaient sous mon poids si je mcoutais. Je sens tes mains devenir tremblantes, tandis que ton rle de contentement mlectrise. Linstinct me dicte ma conduite, je me redresse pour me presser contre toi. Ta peau vient se coller la mienne, ta poitrine appose contre mon dos me rassure tandis que tes bras se resserrent sur mon bassin assig.  

 

Un gmissement schappe de ma gorge contracte, trahissant la premire tincelle dun plaisir nouveau. Tu le sens, tu le sais, alors tu tempares de mes lvres pour mencourager effacer les dernires traces de ma pudeur maladive. Tu me transcendes par ta quasi-omniprsence et ta capacit me donner davantage daudace, je capture alors ta main pour la poser sur mon sein afin que tu entendes mon cur te crier tout mon amour.  

 

La chanson me revient. Ce duo que je souhaitais tant chanter avec toi prend un tout autre sens. Je me serre encore davantage contre ton corps pour danser avec toi ce nouvel Ōmisoka Tempo.  

 

 

 

Mon amour
 

 

De toujours
 

 

Patience
 

 

La dcadanse
 

 

Sous mes doigts
 

 

Temmnera
 

 

Vers de lointains
 

 

Au-del
 

 

 

 

Je menfonce en toi sans la moindre difficult, comme si ton corps avait t fait pour accueillir mon puissant mokkori. Mais je sens la raideur de tes muscles qui trahit ton inconfort. Mes caresses et mes baisers, partout o mes doigts et mes lvres peuvent tatteindre, ont beau dtendre un peu ta chair, je sais ce qui te manque, ce qui te manque par-dessus tout. Alors je redresse ton visage, colle ta joue contre la mienne et, loreille, sans pouvoir me retenir de te narguer un peu, te murmure en faisant face avec toi au miroir de ta penderie :  

 

Regarde-toi. Regarde-nous. Regarde comme nous sommes beaux dans ce miroir, seul tmoin de nos plaisirs les plus secrets !  

 

Je savoure ltincelle dont silluminent tes yeux que je vois sarrondir dans la glace et jy plonge, comme tu le dsires, comme tu le demandes silencieusement. Alors nos corps saccordent enfin, trouvent leur tempo, et tout devient dune fluidit voluptueuse, mes gestes rencontrant leur cho le plus naturel dans les tiens tandis que le plaisir, inexorable, me submerge et memporte.  

 

En nage et le cur battant, je ne peux mempcher de taiguillonner plus frocement, cette fois, ivre de cette douce vengeance que je prends sur toi :  

 

Sois franche, Kaori ! Cest quand mme bien mieux quun karaok pour clbrer la nouvelle anne, pas vrai ?  

 

 

 

Des eaux troubles
 

 

Soudain troublent
 

 

Mes sens
 

 

La dcadanse
 

 

Ma perdue
 

 

Ah, tu me tues
 

 

Mon amour
 

 

Dis, maimes-tu ?
 

 

 

 

Je ncoute plus que les clapotis de nos corps et de ta bouche qui me dvore. Yeux clos, je laisse mon esprit vagabonder en visualisant les doigts de ta main droite occups simmiscer et tournoyer dans mon antre dtremp au rythme de notre danse, tandis que la gauche se cramponne moi pour maccompagner dans cette trange cadence.  

 

Ta prsence de part et dautre de mon corps membrase et me fait oublier le fil de la chanson, cette vague qui me submerge mest singulire. Jaimerais me perdre dans cet ocan bouillonnant et atteindre ses abysses mais ma peur me paralyse. Tu le ressens, alors ta main capture mon visage et le relve, ta bouche vient se coller mon oreille et attire mes yeux vers ton reflet la surface du miroir qui nous observe silencieusement. Lclat de ton sourire balaie soudain mes craintes et me fait dfinitivement perdre pied ; chappe de la ralit, je plonge enfin sans retenue. Tes doigts dans mes profondeurs ne peuvent plus retenir cette mare montante tandis que mes contractions tincitent me pntrer avec plus de vigueur. Nos regards souds dans le miroir, gagne par linconscience, je gmis : Je taime .  

 

 

 

Je taimais
 

 

Dj mais
 

 

Nuance
 

 

La dcadanse
 

 

Plus encore
 

 

Que notre mort
 

 

Lie nos mes
 

 

Et nos corps
 

 

 

 

Comme tu me serres fort, Kaori croire que tu voudrais mcraser ! Tu men veux donc tant que a ? Mais, non Je sens les spasmes du plaisir qui traversent ton corps faire vibrer tout du long mon mokkori Tu te presses en rythme moi et maspires comme pour ne jamais me laisser partir  

 

Comme tu es douce, ma furie, comme tu es profonde et savoureuse. Comme tu es belle, incandescente. Tu menflammes dun vertige dlicieux, si dlicieux que je pressens dsormais limminence de la chute dans ce nouvel han que tu marraches alors que je parviens une fois encore au fond de toi  

 

 

 

Dieu
 

 

pardonnez nos Offenses
 

 

La dcadanse
 

 

A berc
 

 

Nos corps blesss
 

 

Et nos mes gares
 

 

 

 

La chanson vient son terme et le rythme de nos corps sacclre. Je taspire au plus profond de mon tre, je te retiens de toutes mes forces, pour savourer ce nouveau plaisir qui me grise. Plus rien na la moindre importance sauf cette lave qui monte en moi, demande jaillir. Elle se diffuse dans mon bas-ventre, mes reins sont mis en supplice. Elle remonte dans mon dos au contact de ta peau, descend dans mes cuisses... Mes forces me trahissent, je tombe... me retiens au miroir... La pulpe de mes doigts simprgne de la froideur du verre alors que mes yeux interceptent subitement le regard trouble de mon reflet. Franchissant linvisible frontire de ce tori dress devant moi, je menvole du profane au sacr et gote la volupt... Tes coups de reins sintensifient, je me consume de lintrieur, mon esprit, mon corps vacillent sous cette intensit jusqualors jamais prouve. Je murmure ton prnom, mes rles se font longs, profonds Lruption memporte.  

 

 

 

Dieu
 

 

Pardonnez nos offenses
 

 

La dcadanse
 

 

A berc
 

 

Nos corps blass
 

 

Et nos mes gares
 

 

 

 

Le feu dont mes reins brlent subitement me consume et mtouffe. Il ny a plus rien faire pour le retenir. Plus qu le laisser memporter, memporter pour te rejoindre. Entre tes fesses, au comble du bonheur, jjacule abondamment, avec une terrible puissance, agit de soubresauts extatiques et nous ne sommes plus que deux curs, deux cris lunisson. Sous la chaleur de nos souffles entremls, nos reflets dans le miroir sestompent, noys de bue au mme instant que nos esprits svanouissent, unis, entremls, jamais indissociables. Je moublie en toi.  

 

 

 

Les voix steignent aprs avoir une fois de plus vibr au rythme de cette ode lamour. Les souffles sapaisent, les corps se reposent. Le silence, sur lcrin de leurs passions, reprend ses droits.  

 

 

 

Bientt, par la fentre de la chambre de Kaori, les premiers rayons du Hatsumōde (初詣) effleureront les corps encore frissonnants des deux amants repus, illumineront les doux sourires contents accrochs aux lvres toujours proches se joindre. Sans doute sendormiront-ils alors, remettant un peu plus tard le moment de schanger les traditionnels Akemashite-omedetō tout en buvant le Toso (屠蘇), le sak du jour de lan brass base dpices et dherbes mdicinales.  

 

Tu me paieras a le jour de la Saint-Valentin !  

 

Oh, non, pas encore un karaok !  

 

Je te laisserai choisir la chanson que tu voudras mettre en pratique ensuite...  

 

 

 

 

 

 

 

__________________________________________  

Commentaire de l'auteur  

 

Cette uvre de fiction reprend et sinspire librement de La dcadanse, chanson crite et interprte par Serge Gainsbourg et Jane Birkin.  

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

   Angelus City 2001/2005

 

Angelus City || City Hunter || City Hunter Media City || Cat's Eye || Family Compo || Komorebi no moto de