Hojo Fan City

 

 

 

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Rated PG-13 - Prosa

 

Autore: A. Dust

Beta-reader(s): Cristinampm

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 22 capitoli

Pubblicato: 24-11-20

Ultimo aggiornamento: 26-02-21

 

Commenti: 41 reviews

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Romance

 

Riassunto: Elle est japonaise. Il est amricain. Elle sauve. Il tue. Elle soigne. Il assassine. Elle se bat contre la mort, lui, il la dfiait tous les jours. Une femme, un homme, une rencontre, deux existences qui se croisent, jusqu' ce que ... Cette histoire devrait tre classe NC-17 (certains passages lemon) mais n'ayant pas les accs cette section je ne peux pas y publier. Toutes mes excuses.

 

Disclaimer: Les personnages de "Yes or no" sont la proprit exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

Why isn't there HTML file of the NC-17 fanfictions?

 

Since it's impossible to check who's reading those fanfictions i ...

Read more ...

 

 

   Fanfiction :: Yes or no ?

 

Capitolo 13 :: Au bord de l'tang 1/2

Pubblicato: 25-01-21 - Ultimo aggiornamento: 25-01-21

Commenti: Bonjour tout le mooooonde !!! J'espre que la suite vous plaira ... Biz

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22


 

 

Chapitre 13 Mise au point  

 

Je ressortis du bloc quatre heures plus tard, fourbue. Hiro allait s'en sortir. Ses points avaient lchs lors de sa bagarre avec ses anciens acolytes et il avait perdu beaucoup de sang. Mais j'avais trouv l'origine de l'hmorragie et j'avais pu endiguer l'coulement avec l'aide du Doc qui tait rentr entre temps : Himika avait tlphon Ryo qui ne s'tait pas fait prier longtemps pour aller faire un petit tour au Kabuki-Cho, la recherche de notre vieux ftard.  

 

Il tait un peu plus de six heures du matin et, aprs avoir pris une douche rapide et chang de vtements, je buvais un caf, maladroitement et bruyamment cause de ma lvre fendue que le Doc avait gentiment soigne. Je gardai cependant les yeux perdus dans le vague pendant que j'coutai d'une oreille Himika raconter Naoko et au Doc les vnements de la nuit. Je n'avais pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures et pourtant, je n'avais pas sommeil. Je savais bien que je ne pourrais pas fermer les yeux sans que les mmes images reviennent me hanter, sans que je ressente encore les mmes sensations, sans que je sente cette peau chaude et douce sous mes doigts, encore et encore ...  

 

Mon autre exprience, celle qui tait "hyper-mga traumatisante" selon les dires d'Himika tait dj oublie pour moi, mais je me gardai bien de le dire qui que ce soit. Moi, j'tais obnubile par une seule chose ... Cette sensation de plnitude et de bien tre ... Pour la premire fois de ma vie, j'avais eu l'impression d'tre parfaitement ma place.  

 

Je terminai mon caf et sortis sans un mot du bureau du Doc et mes pas me portrent spontanment vers la chambre numro trois.  

 

Mais, celle-ci tait dsesprment vide. Je tournai en rond dans la clinique pendant quelques minutes, cherchant dans chaque recoin possible, la salle de bain, les toilettes, la chambre de Hiro, tout, et, au moment o je commenai paniquer, je l'aperus par la fentre.  

 

Il tait dehors, dans le jardin, genoux au bord de l'tang, toujours torse nu. J'attrapai ma veste et une blouse pour lui et je sortis dans la brume matinale, ravie de l'avoir enfin trouv, inquite de le voir si peu vtu mais dtermine lui faire savoir que je tenais lui. J'avanais vers lui d'un pas vif et dtermin, le cur battant, le sourire aux lvres et ...  

- "Allez-vous en, Docteur Natori." dit-il froidement, en guise d'accueil.  

 

Je me figeai et fis un pas en arrire. Pensant que j'avais d mal comprendre, je m'avanais cependant, posant la blouse sur ses paules nues, profitant au passage pour admirer le dessin dlicat de ses ailes, me demandant si je sentirai le relief de chaque plume si je les frlais du bout des doigts.  

- "Vous allez prendre froid. Je ne veux pas avoir en plus vous soigner pour pneumonie." ajoutai-je d'un ton que j'esprai dtach.  

- "Allez-vous en. Fichez moi la paix ..."  

- "Quoi ?" J'eus l'impression de passer brusquement sous une douche froide. Glace, tranchante. J'en eus le souffle coup.  

- "Fichez moi la paix, Docteur Natori ..." D'un mouvement d'paule, il se dgagea de la blouse qui tomba sur la terre humide du bord de l'tang.  

 

Il rit doucement.  

- "Je ne crains pas le froid. N'oubliez pas qui je suis ni d'o je viens ..."  

 

J'essayai de me reprendre :  

- "L'Alaska, c'est a ? Je sais qu'il y fait froid mais je n'ai aucune ide des tempratures qu'il peut faire l-bas." dis-je sur le ton de la conversation, pensant, tort, que j'arriverais ainsi faire retomber la tension qui tait palpable.  

- "Froid, il y fait tout le temps froid ... Rarement plus de quinze degrs, et a, au meilleur de l't. Et a peut descendre jusqu' moins trente, voire moins quarante en hiver. Voil, maintenant que vous connaissez le climat d'Alaska, laissez-moi, Docteur Natori."  

- "Kazue. Je veux que vous m'appeliez, Kazue." Je voulais ajouter : "Je vous en prie, appelez-moi Kazue. Prenez-moi dans vos bras. Regardez-moi, s'il-vous-plait ..." mais je restai muette car quand j'avais pos ma main sur son paule, il s'tait dgag doucement.  

 

Il n'y avait aucune violence dans son geste, c'tait une douce esquive, ronde et lgante mais ce mouvement me fit plus mal que toutes les gifles que ce sale yakusa aurait pu me mettre dans la figure.  

- "Mick ... Qu'est-ce qui ne va pas ?" demandai-je, la gorge serre.  

 

Il soupira, excd :  

- "Allez-vous en, Docteur Natori. Vous n'avez rien faire avec un type comme moi. Je ne suis pas un gars pour vous. Vous mritez bien mieux que moi, bien mieux qu'un type qui massacre d'autres types peine pires que lui ..."  

- "Vous nous avez sauvs !" m'criai-je, compltement dboussole par ce que j'tais en train d'entendre.  

- "Un sauveur ! Moi ? Vous rigolez ou quoi ? Je suis presque tomb dans les vapes comme une jeune fille motive pour une petite bagarre de rien du tout ..." ajouta-t-il d'un ton acide.  

 

Je rptai :  

- "Vous nous avez sauvs."  

 

Il clata d'un rire cynique :  

- "Alors, vous me prenez vraiment pour un sauveur ? Moi ? Je ne suis pas un sauveur, Docteur Natori, je suis un tueur, que a vous plaise ou non. Si vous n'tiez pas intervenue tout l'heure, je l'aurais tu, celui qui vous a ... enfin, bref, leur chef, l. Quand il vous a frappe, j'ai cru devenir dingue. J'ai eu envie de le massacrer, de l'charper, de l'viscrer. J'ai perdu mon sang froid et mon professionnalisme. Et, je vais vous dire : il s'en est fallu de peu. Il suffisait d'une pression supplmentaire sur sa sale gueule et un morceau de verre lui aurait facilement tranch la carotide ... Sans vous, je vous assure qu'il tait mort."  

 

Je retenais mon souffle, j'avais l'impression d'tre dans un cauchemar, ayant compltement perdu la matrise de ce qui tait en train de se passer. Je pensais venir le trouver pour me jeter littralement dans ses bras et il tait en train de me repousser, pire mme, d'riger des barrires infranchissables. Je n'arrivai pas le croire et pourtant je l'entendis poursuivre :  

- "Et vous savez quoi ? Ca n'aurait pas t mon premier assassinat ! Oh que non ! Parce que c'est ce que je fais, Docteur Natori et depuis longtemps ! Ma mre est morte en me mettant au monde et je sais que mon pre n'a toujours vu en moi que celui qui avait tu son grand et unique amour !"  

 

Je restai muette, la gorge noue et il ajouta d'une voix grave :  

- "Et ensuite, vous voulez que je vous dise de quoi mon pre est mort ?"  

 

Je dglutis et prononai voix basse :  

- "Vous m'avez dit qu'il avait t bless par une ourse, non ?"  

- "Oui. Mais la vraie raison ? Vous voulez la connatre la vraie raison ?"  

 

Je restai silencieuse, compltement perdue, la gorge toujours noue, les poings serrs dans les poches de ma veste. Il se leva, me tournant toujours le dos, la tte baisse mais je sentais la rage qui montait dans sa voix.  

- "Mon pre est mort de ses blessures, griff l'abdomen et mordu par une ourse parce que j'ai t stupide. Parce que je me suis approch trop prs, parce que je voulais lui prouver que j'tais devenu fort, parce que je voulais lui montrer qu'il pouvait compter sur moi ... Pffff, fort dix ans ? Tout a parce que j'avais ce porte-bonheur autour du cou et que je me pensais invincible ? Parce qu'aprs avoir tir sur un cerf, je pensais tre devenu un chasseur ? Pourquoi vouloir tuer mon premier ours dix ans ? Parce que j'tais orgueilleux, voil pourquoi ! Mon pre est mort parce qu'il a t oblig de me protger ..."  

 

Je secouai la tte et rpliquai, ne reconnaissant pas ma propre voix :  

- "Mick, ce sont des accidents ... Pour votre mre ... Mourir en couches n'est pas si rare, surtout si on n'accouche pas l'hpital ! Une infection, une hmorragie, il y a tellement de risques, tellement de choses qu'on n'arrive pas forcment matriser ... Et pour votre pre, c'tait une erreur d'enfant ... Un accident ! Vous n'tes pas responsable ! Ni pour votre mre ni pour votre pre !!!"  

- "Non !" s'cria-t-il. "Non, c'tait de l'orgueil et j'ai t puni. J'ai t priv une premire fois de ma famille mais a ne m'a pas servi de leon. Ah mais, non ! J'ai continu tuer !"  

 

Il se retourna brusquement et me fit face. Ses yeux assombris par la colre et la douleur me ttanisrent et je restai fige, essuyant sa rage, tentant de trouver le courage de soutenir son regard, les poings toujours enfuis dans mes poches et tellement serrs que je sentais mes ongles plants dans mes paumes.  

- "J'avais dix-sept ans, Docteur Natori, dix-sept ans quand j'ai assassin pour la premire fois ! Ne me dites pas que les types biens assassinent l'ge de dix-sept ans !"  

 

Je n'avais pas l'intention de le laisser gagner alors je lui rpliquai :  

- "Et pour quelle raison avez-vous tu ? Pour l'argent ? Par amour ? Ou tout simplement parce que vous aimiez a ?"  

 

Il me dvisagea, la fois abasourdi et fch alors que je sentais mon cur battre de plus en plus fort :  

- "Oh putain ! Vous ne comprenez vraiment rien, vous ? C'est dingue !" lcha-t-il d'un ton sec.  

- "Non, effectivement. Expliquez-moi." Dis-je tout en le dfiant du regard.  

 

Il rpliqua d'un ton dur et agressif :  

- "Je vous ai dit que j'ai t lev dans un bordel, non ? Vous pensez qu'il se passe quoi pour un petit mec de onze ans quand il se retrouve au milieu de toutes ces femmes, hein ? Ou jai besoin de vous faire un dessin ? Alors, certes, ce n'est pas arriv tout de suite, Docteur Natori, bien sr, j'ai attendu un peu ... mais pas au point d'tre majeur, je vous le garantis. Et a ne m'a jamais dplu."  

 

Je baissai la tte et il poursuivit, alors que je sentais son regard toujours dirig sur moi :  

- "Ma tante Janine a pouss des hauts cris quand elle a dcouvert a mais qu'y pouvait-elle ? Elle a bien interdit ses filles de me faire renouveler l'exprience mais, je n'avais plus besoin d'elles pour savoir comment faire. J'avais quinze ans, je commenais draguer les filles du quartier et j'ai eu beaucoup de succs ... Alors, vous voyez que je ne suis pas un gars bien. J'aime les femmes, enfin leur corps ... Uniquement leur corps ... enfin jusqu' aujourd'hui."  

 

Je pris un air dtach, riant d'un rire sans joie, ne voulant pas lui montrer que cette rvlation me troublait et me serrait le cur en mme temps.  

- "Et ? C'est parce que vous avez perdu votre virginit trop tt que vous tes devenu un tueur ?"  

 

Il fit un pas vers moi, me toisant du regard. Ce fut ce moment que je remarquai combien il tait plus grand que moi et je dus lever la tte pour ne pas perdre le contact visuel.  

- "J'ai tu la premire fois par vengeance ou par amour, c'est comme vous voulez ..."  

- "Vous m'en direz tant ..."  

- "Ah, vous voulez rivaliser, Docteur Natori ? Vous et vos pauvres petites abeilles ? Vous vous tes venge, certes, mais vous n'avez pas coll une balle dans la tte de celui qui vous avait enlev la seule personne pour qui vous comptiez vraiment ..."  

 

Je sortis les mains de mes poches et croisai les bras sur ma poitrine, montrant ainsi que je ne bougerais pas, qu'il ne m'impressionnait pas et que j'attendais la suite. Il leva les yeux au ciel, excd :  

- "Oh mais merde mais c'est pas vrai ! Vous dites que je suis born, mais vous, a dpasse l'entendement ! Vous voulez vraiment savoir ?"  

 

Je hochai la tte, la mchoire serre. Il s'avana encore vers moi, le regard dur :  

- "J'ai tu le parrain de la famille mafieuse qui tenait notre quartier sa merci et qui frquentait notre maison. Ma tante Janine donnait des infos un flic dont elle tait amoureuse, Bob Sullivan. Un jour, Tony Giordano, le parrain du coin, s'en est rendu compte et il a commandit son assassinat. Je l'ai retrouve morte dans sa chambre, gorge. Tout comme une dizaine de filles. Rosie, Maddie, Samantha, Betty, Linda, Carole, Amy, Molly, Vanessa, Dana et Kim."  

 

Son regard se teinta de tristesse. J'eus envie de le prendre dans mes bras, de saisir sa main, ou de toucher son bras mais je me retins. Il poursuivit :  

- "Et vous savez quoi ? Les flics taient tellement corrompus que l'enqute a t bcle et laisse dans un coin. Qui en avait quelque chose foutre de la mort d'une dizaine de putains ?"  

- "Vous. Et ce flic, je suppose. Sullivan, c'est a ?"  

 

Il me regarda et je sentis qu'il commenait se calmer.  

- "J'ai infiltr le clan Giordano pour son compte. Je n'ai eu aucun mal leur faire croire que je voulais me faire une place dans le milieu et que je les admirais. Je savais dj me battre mais ces btards m'ont appris le reste : manier une arme, intimider, faire la loi, monter les partis les uns contre les autres, trafiquer, corrompre ... Et je fournissais toutes les infos Sulli. Jusqu'au jour o il a eu assez de preuves pour tous les coffrer. Pendant la descente de flics, j'ai profit de la bagarre gnrale pour mettre discrtement mon revolver sur la tempe de Tony Giordano et j'ai press sur la dtente. Personne n'a jamais su que c'tait moi, part Sulli ... Et vous maintenant."  

 

Il pencha la tte sur le ct et un sourire cynique et froid barra son visage :  

- "Paf, aussi simple et rapide que a."  

 

Je le regardai toujours, prenant sur moi pour ne pas lcher son regard, comme si nous nous affrontions et que nos yeux taient nos seules armes. Je restai silencieuse. J'avais la bouche sche et les lvres insensibles force de les garder pinces.  

- "Alors, Docteur Natori ?" il m'invectiva d'un geste du menton. "C'tait un accident d'aprs vous ?"  

- "Non. Un meurtre." Mon ton tait cinglant. "Vous vous tes substitu la justice de votre pays. Mais vous n'avez pas tu un innocent, non plus. Je me trompe ? Et vous tiez un gamin perdu, un orphelin a qui on avait tout pris ... Ca donnerait des envies de meurtre plus d'un."  

- "Vous avez rponse tout, vous !" lcha-t-il exaspr.  

- "Alors, clouez-moi le bec ... Que c'est-il pass ensuite ?"  

- "J'ai fait de la taule ... Je ne voulais pas balancer officiellement, sinon, jtais mort et Sulli avait assez de preuves pour tous les faire tomber. Moi y compris. Comme j'tais encore mineur, j'ai pris seulement deux ans."  

- "C'tait comment ? La prison, je veux dire ?"  

- "A votre avis, Docteur Natori ? Mettez un petit freluquet arrogant au milieu de mecs prts en dcoudre, a donne quoi ? Ca donne du mitard toutes les deux semaines ... Voil ce que a donne !"  

- "Bah, vous vous en tes sorti finalement ..." rpliquai-je provoquante.  

 

Je refusai de lui montrer que j'tais impressionne, retourne, chamboule et que tout ce qu'il tait en train de me dire me donnait la nause, envie de pleurer, de hurler, de taper des pieds. Non, je ne lui montrerais pas. Je savais que si je lui montrais ces motions-l, je le perdrais dfinitivement. Et je n'avais absolument aucune intention de le laisser se drober de cette faon.  

 

Mme si le rcit de son pass me faisait mal, j'allais l'encaisser et faire face. Cette fois, je ne ferai pas l'autruche comme pour le deuil de Shinishi. Pas cette fois. Je le voulais lui et je n'avais pas l'intention de baisser les armes maintenant que j'tais sre de a.  

 

Il me regarda et poursuivit, agressif et condescendant :  

- "Non mais vous croyez quoi ? Que deux ans en prison, c'est des vacances ? Nourri, log, blanchi, et en plus un peu de sport, c'est a ? Non, il faut faire sa place, sinon, on se fait bouffer ... Alors, je l'ai faite ma place et coups de poings. Et j'en suis fier en plus, vous savez pourquoi ?"  

 

Je secouai la tte. Cette fois, je n'osai pas rpliquer.  

- "Parce que c'est grce mes poings que j'ai pu protger celui qui m'a donn mon nom et mon tatouage et je ne regrette aucune journe de mitard, aucune bagarre, aucun nez cass, aucun coup de poignard ... Non. Je ne regrette pas. Et mon deuxime sjour non plus, je ne regrette pas la manire dont j'y ai fait ma place ..."  

 

Il fit un nouveau pas vers moi.  

- "Alors, Docteur Natori, toujours prte prtendre que je suis un gars bien ? Que je suis un sauveur ou un truc du genre ?"  

 

Comme je ne trouvai rien rpondre, je gardai le silence, cherchant en mme temps un angle d'attaque qui me permettrai de reprendre le dessus. Il se pencha vers moi :  

- "Et, j'en ai encore une pour vous, Docteur Natori ..."  

 

Je relevai le menton, prouvant que j'tais prte relever son dfi.  

- "Vous avez pleur la mort de votre Shinishi ?"  

 

Je me raidis, me demandant comment il pouvait savoir que j'avais pass la journe de la veille, agenouille sur la tombe de mon fianc.  

- "En quoi a vous regarde, a, de savoir si j'ai pleur ou pas ?"  

- "Bah, vous savez quoi ? Si je m'tais charg de ce contrat, vous n'auriez pas pleur sa mort !"  

- "Je vous demande pardon ..." dis-je dans un souffle, ne comprenant pas du tout o il voulait en venir.  

 

Il eut un rire cynique :  

- "En tant que pro, j'ai toujours eu pour principe de sduire la fiance ou l'pouse de ma cible. Comme a, sa disparition, elle n'avait pas de chagrin ..."  

- "C'est quoi ces conneries ?"  

- "Une faon pour moi d'attnuer les souffrances ..."  

 

Et c'est ce moment-l que j'avais pris la ralit en pleine figure. Oui, l'homme qui tait en face de moi tait un tueur. Un professionnel. Un tueur gages qui assassinait des gens, qui supprimait des vies en change de monnaie sonnante et trbuchante.  

 

Il poursuivit, se penchant vers moi :  

- "Quoique, a aurait t une bonne chose finalement puisque vous auriez peut-tre obtenu ce que vous voulez maintenant ... Une bonne partie de jambes en l'air et je vous aurais vite fait oublier votre mec insipide. Merci, au revoir, on passe autre chose ... en tous cas, moi ..."  

- "Je vous interdis de parler comme a de mon fianc, Monsieur Mick Angel ! Vous entendez ! Vous pouvez dblatrer tout ce que vous voulez sur vous ou sur n'importe qui mais je vous interdis de parler de Shinishi de cette faon."  

- "Empchez-moi, Docteur Natori ... Empchez-moi ..." rpliqua-t-il, bravache.  

 

Je ne pus retenir ma main. Elle claqua sur sa joue d'un bruit sec, net et franc. Il garda la tte baisse, laissant voir la marque carlate de ma main qui se dessinait dj. J'en eus mal la main. Puis, je pointai mon doigt sur son torse, insistant sur chaque mot, dtachant chaque syllabe :  

- "Vous avez raison, vous n'tes pas un sauveur. Vous tes un sale con, Monsieur Angel. Vraiment une sale tte de con."  

 

 

 


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