Hojo Fan City

 

 

 

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Rated PG-13 - Prosa

 

Autore: Indiana

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 05-09-08

Ultimo aggiornamento: 05-09-08

 

Commenti: 13 reviews

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GeneralSongfic

 

Riassunto: Une pyjama party, un cadeau surprise et un nouvel avenir...

 

Disclaimer: Les personnages de "Je veux que tu me mentes" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Je veux que tu me mentes

 

Capitolo 1 :: Party

Pubblicato: 05-09-08 - Ultimo aggiornamento: 05-09-08

Commenti: Bonjour à tous! Eh oui me voilà de retour sur HFC et le moins que je puisse dire c'est que vous ne vous êtes pas relâchés! J'en reviens pas du nombre de fics que je vais devoir lire et du nombre de reviews que je vais laisser! J'ai du boulot! Bon je ne peux pas m'attarder pour l'instant (snif, snif...) mais je vous promets de revenir très vite avec des nouveaux chapitres pour mes autres fics! Pour ce coup-ci, c'est un ptit one-shot sans grande prétention mais que je qualifierais de "remise en route"...! Je vous souhaite une bonne lecture (dans l'espoir que cela vous plaise) et vous embrasse tous!

 


Capitolo: 1


 

- J'en reviens pas que nous fassions ça !  

 

Saeko venait de lâcher sa phrase avec une expression située entre résiliation et furieuse envie de rire. Elle avisa son reflet dans la petite glace qui tournait parmi les filles : Kazue venait de lui appliquer sur le visage une espèce de pâte verte de sa composition qui sentait bien trop fort pour être innocente. La jeune inspectrice manqua de s'étouffer quand sa petite-sœur revint de la cuisine: Reika portait une chemise de nuit informe mais surtout arborait un sublime masque facial marron foncé d'une épaisseur suspecte. La détective s'assit aux côté de sa sœur et cracha acide :  

 

- Ne dis rien ou je ne jure plus de moi ...  

- Je n'allais rien dire! bégaya Saeko entre deux gloussements. Juste te faire remarquer que tu es particulièrement mignonne comme cela!  

- C'est ça fous toi de moi! Tu n'es pas mieux, je te ferais remarquer!  

- Je sais, fit l'inspectrice dans un sourire. Mais aujourd'hui c'est l'anniversaire de Kaori et je ne pouvais pas manquer ça. Les trente ans d'une femme se doivent d'être fêtés de manière convenable.  

- Ah, parce que tu trouves qu'organiser une pyjama party pour ses trente ans, c'est mémorable dans la vie d'une femme, toi ?  

 

Les deux sœurs partirent d'un grand éclat de rire : quand les filles avaient demandé à Kaori ce qu'elle souhaiterait pour son anniversaire elle n'avait pas été en mesure de leur fournir une réponse claire. Alors elles lui avaient demandé quel dernier anniversaire lui était resté en mémoire : elle leur avait répondu qu'elle se souvenait avec exactitude de ses douze ans, lorsque son père et Hide s'étaient arrangés pour réunir toutes ses amies durant une grande soirée.  

C'était pour cela que les filles se retrouvaient toutes réunies à l'appartement de City Hunter pour une soirée qui leur était entièrement réservée : elles n'avaient pas eu trop de mal à mettre Ryô à la porte, engageant Mick pour qu'il emmène son partenaire japonais dans les boîtes de nuit nippones. Dès que les garçons avaient quitté les lieux, les femmes les avaient investis. Kaori s'était alors retrouvée séquestrée dans sa chambre avec Miki et Eriko pour une séance de soins intensifs tandis que Kazue filait en cuisine préparait des mixtures dont elle avait le secret et qu'elle venait d'appliquer sur les visages des deux sœurs Nogami.  

 

Kaori redescendit alors, le visage rayonnant de fraîcheur et les cheveux retenu par un bandeau de mousse , bleu pâle. Elle portait une ample chemise qu'elle avait emprunté à Ryô sur un petit shorty blanc qui laissait entrevoir le ferme galbe de ses jambes. Elle avisa le nouvel aspect de Saeko et Reika et ne put se retenir de rire, rapidement imitée par Miki et Eriko, qui se tenaient les côtes. Sur ce, Kazue sortit de la cuisine avec un plateau sur lequel des chocolats chauds et une montagne de marshmallows, trônaient. La jeune infirmière vint déposer son fardeau sur la petite table du salon tandis que ses amies attrapaient toutes un moelleux coussin pour s'y asseoir. Kaori les regardait toutes faire avec un air ravi : c'était vraiment la meilleure idée d'organisation d'anniversaire que les filles avaient pu avoir! Bien sûr, elle aurait aimé passer cette soirée en compagnie de Ryô et partager avec lui, un dîner romantique. Mais elle savait pertinemment que son partenaire ne ferait jamais ça pour elle alors à quoi bon s'entêter, elle préférait de loin être avec ses amies pour ce fameux jour que d'être encore en train de se morfondre par la faute de son amour. Elle fut sortie de sa rêverie quand Eriko se saisit de sa main et la fit basculer sur un coussin à côté d'elle. Chacune des participantes prit une tasse fumante et une bonne poignée de sucrerie en attendant la suite de la soirée.  

 

- Voilà un anniversaire que je qualifierais de réussi! lança Miki. Quoi de mieux que de passer la trentaine en compagnie de ses meilleures amies ?  

- Passer sa nuit de la trentaine en compagnie de son meilleur amant ? ironisa Reika  

- Reika! gronda Kazue. Il faut vraiment que tu enfoncés le couteau dans la plaie! Fait preuve de tact pour une fois dans ta vie ...  

- Rooh, ça va! Ça m'a glissé, j'en suis navrée. Bien maintenant si on s'amuser un peu ... Pourquoi ne pas perpétrer la tradition des soirées pyjamas ?  

- Quelle tradition ? demanda Eriko en reposant son chocolat  

- Et bien la tradition qui veut qu'on doit forcément se faire un "Action ou vérité"....  

- Mais t'es pas possible! gronda sa grande sœur. Qu'on organise une soirée où on peut se pomponner et parler de choses strictement féminines sans avoir à supporter les remarques perverses ou les attaques pathétiques de Ryô, je comprends. Mais ce jeu stupide... là je t'avoue que ça me dépasse!  

- Allons ne soit pas si vieux jeu, sœurette chérie! Il faut savoir vivre dangereusement ... Allez qui veut jouer ?  

 

Curieusement les mains d'Eriko, de Miki et de Kazue se levèrent unanimement à la suite de celle de Reika. Kaori regarda ses amies avec un regard un tantinet désespéré :  

 

- J'en reviens pas vous voulez vraiment jouer à un truc aussi puérile ?  

- Bien sûr Kaori! Retombons en enfance juste pour ce soir! l'encouragea Eriko  

- Okay, okay... ça me fait mal de le dire ... mais qui commence ?  

- Moi! Moi! fit Kazue en levant énergiquement la main. Alors je commence ... Miki, action ou vérité ?  

- Vérité. répondit la mercenaire  

- Comment il est Umi au lit ?  

 

La question de Kazue résonna dans un silence curieux où les filles se regardèrent un instant en chien de faïence puis finalement éclatèrent toutes de rire. Miki se mit à en pleurer tellement la question l'avait déstabilisé :  

 

- Eh bien, vous savez qu'en public il est plutôt timide et bien en privé... je dirais juste qu'il laisse parler son instinct de mercenaire. Quand il veut tout devient si sauvage, si imprévisible, si grisant... Et puis il faut reconnaitre que le fait qu'il ait perdu progressivement la vue, l'a rendu... euh comment dire.... beaucoup plus tactile!  

 

La réponse de Miki provoqua un fou rire encore plus fort que la question de la jeune infirmière. Quand elles eurent à peu près repris leurs esprits, Miki se retourna vers Saeko :  

 

- Saeko, action ou vérité ?  

- Vérité.  

- Comptes- tu un jour payer tous les coups que tu dois à Ryô ?  

- Pourquoi pas, si l'occasion se présente et que je suis décidée, aucune loi ne m'en empêche...  

 

Saeko regarda alors en direction de Kaori pour voir sa réaction : elle vit que la jeune nettoyeuse avait baissé subitement le regard vers ses pieds. Elle savait que Kaori aimait profondément Ryô et elle avait répondu de cette manière pour la forcer à réagir. Ryô aimait sa partenaire, ça Saeko en était sûre mais il ne serait jamais assez courageux pour avouer à Kao ses sentiments. Donc si ces deux-là voulaient avoir un avenir commun, il fallait que se soit Kaori qui fasse le premier pas. L'inspectrice ne connaissait que trop bien, la douleur que représentait un amour perdu : elle n'avait plus Hide et ressentait chaque jour ce manque, elle ne voulait pas que la petite-sœur de son amour ressente la même chose. Et si un soir Ryô ne rentrait pas, que resterait-il à Kaori ? Des regrets ? Des pleurs ? Non, Saeko refusait quelle soit aussi triste alors elle avait voulu agir pour que quoiqu'il arrive son amie ne vive jamais dans le passé. Elle allait faire tout son possible pour que le tandem City Hunter devient un couple, et cela dès ce soir...  

L'inspectrice avisa la pendule du salon et se retint de sourire : tout allait se jouer dans les minutes qui allaient suivre. Enfin si Mick respectait le même timing qu'elle. Saeko reprit la parole et se retournant vers Kaori, lui demanda :  

 

- A toi, reine de cette soirée... Kaori, action ou vérité ?  

- Je redoutes ce que vous pourriez me faire faire comme action donc je dirais vérité ...  

- Bien de quelle façon dirais-tu à un homme que tu l'aimes ?  

 

Kaori ouvrit la bouche sur le coup de la surprise : comment dire à un homme qu'elle l'aimait ? C'était vrai qu'elle avait toujours aimé Ryô et qu'elle avait pensé qu'il avait compris qu'elle l'aimait de par ces attitudes quotidiennes mais jamais elle ne s'était réellement posé la question de la façon qu'elle pourrait lui dire. Franchement ? Non, elle était bien trop timide. En le séduisant ? Elle n'était pas assez aguicheuse. En lui écrivant une lettre ? Elle ne saurait qu'elle mots employer.... Mais quelle méthode utiliser ?  

 

- Je ne sais pas, bredouilla le nouvelle trentenaire. J'aimerais faire un truc qui marquerait l'homme que j'aime, un truc qu'aucune autre femme aurait idée de lui offrir...euh...une chanson... ?!  

- Une chanson ?! fit Saeko surprise. Oui pourquoi pas... allez vas-y chante!  

- Quoi ? s'étrangla Kaori  

- Ben oui, comme c'est ton anniversaire, tu vas nous faire l'honneur de faire une vérité et une action. La vérité est dite alors il te reste désormais l'action... chante!  

- Non, non je ne peux pas...  

- Mais si! Allez les filles avec moi... Kaori! Kaori! Kaori!  

 

Les filles s'unirent à Saeko et commencèrent à clamer le nom de la jeune femme. Kaori se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux mais se décida à faire preuve de courage. Elle se leva, remit en place sa chemise et repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle se baissa vers la chaîne du salon et la mit en route. Une musique entraînante et rythmée commença à s'élever dans l'appartement. Pour ne pas avoir trop peur, elle préféra fermer les yeux et se laissa porter par les douces notes :  

 

Ohhh...  

Je veux que tu mentes  

J'ai envie de me sentir unique  

 

Donc je veux que tu mentes  

Je veux que tu me mentes  

 

Mais ça m'enchante  

Quand de ta bouche viennent des mots qui me rendent plus forte  

 

Je veux que tu me mentes  

 

Bébé, je ne veux pas faire compétition à toutes les femmes du monde  

Je veux pas faire de complexes, c'est vrai je connais mes défauts  

Je sais que t'aime les belles femmes  

Fais moi croire en mes charmes  

Compares moi à des déesses  

Dis-moi que je suis ta princesse  

 

J'essaie un minimum d'être sexy  

Je sais te plaire mon chéri  

Tu sais des gens m'ont dit que tu draguais d'autres femmes  

J'crois pas aux ragots mais parfois ça me déstabilise  

Donc parles moi, calmes moi  

 

Dis-moi que je suis belle  

Fais moi rêver  

Ce soir refaisons le monde  

Dis-moi que je suis tout pour toi  

Tu ne vois plus les autres femmes tellement tu m'aimes  

J'te croirais  

 

Je veux que tu mentes  

J'en ai marre de toutes tes réflexions  

 

Je veux que tu mentes  

Je veux que tu me mentes  

 

C'est à bête à dire mais ça me hante quand de ta bouche sortent des mots qui me font du tord  

Je préfère que tu mentes  

 

Bébé, arrête de me parler d'avant quand on s'est rencontré  

Genre j'ai tellement changé, je ne suis plus celle que j'étais  

Arrête de m'énoncer toutes les femmes sur qui tu fantasmes  

Car en mon absence, j'imagine avec qui tu me remplaces  

 

Fais moi croire que je suis ton âme sœur  

Bébé, j'taime si fort parfois ça me fait peur  

Séduis moi un peu chaque jour  

Et fais moi danser sur le rythme de l'amour  

 

Dis-moi que je suis belle  

Fais moi rêver  

Ce soir refaisons le monde  

Dis-moi que je suis tout pour toi  

Tu ne vois plus les autres femmes tellement tu m'aimes  

J'te croirais  

 

Tu sais mentir quand ça t'arranges tu excelles, chéri  

Si tu assures, ça va atténuer ma jalousie  

Tu sais mentir quand ça t'arranges tu excelles, chéri  

Si tu assures, ça va atténuer ma jalousie  

 

Dis-moi que je suis belle  

Fais moi rêver  

Ce soir refaisons le monde  

Dis-moi que je suis tout pour toi  

Tu ne vois plus les autres femmes tellement tu m'aimes  

J'te croirais  

 

Dis-moi que je suis belle  

Fais moi rêver  

Ce soir refaisons le monde  

Dis-moi que je suis tout pour toi  

Tu ne vois plus les autres femmes tellement tu m'aimes  

J'te croirais  

 

Je veux que tu me mentes X4  

 

Je veux que tu me mentes - Lynnsha  

 

Kaori termina ses notes avec quelques vibes bien placées et des trémolos attendrissants dans la voix. N'entendant strictement rien quand elle eut terminé, elle réouvrit les yeux brusquement pour constater que ses amies avaient toutes la bouche grande ouverte et qu'elle regardaient par-dessus son épaule. La jeune femme se retourna donc pour tomber sur son partenaire et sur Mick qui semblaient coincés dans l'encadrement de la porte, la regardant avec des yeux monstrueusement grands. Malgré elle, son regard s'accrocha à celui de Ryô : elle se perdit avec délice dans les méandres profondes des deux iris de son partenaire. Elle tenta de le sonder, de savoir ce qu'il avait vu ou plutôt ce qu'il avait entendu sauf que Ryô ne semblait pas vouloir lui fournir de quelconques informations.  

Il fallait reconnaître que le nettoyeur était plus que troublé par ce qui venait de se passer : tout d'abord il avait trouvé bizarre que Mick veuille rentré chez lui, si tôt mais il avait trouvé encore plus bizarre qu'il veuille auparavant passer à l'appartement de City Hunter. Dès qu'ils avaient mis le pied dans la cage d'escalier, ils avaient entendus une douce complainte s'élever dans l'immeuble. Alors sans savoir pourquoi Ryô avait accéléré le pas pour arriver plus vite en haut, il avait ouvert la porte et là il était tombé en extase. Sa partenaire se tenait au milieu de leur salon, vêtue d'une de ses chemises et d'un tout petit short qui ne cachait vraiment rien de sa beauté. Il avait pu admirer la fermeté de ses cuisses, le satin de sa peau et la finesse de ses jambes. Et puis il l'avait entendu... chanter...chanter pour lui...pour qu'il comprenne ce qu'elle ressentait.  

 

Il n'avait pu détacher son regard de l'aura angélique qui se dégageait de sa partenaire sauf pour croiser le regard complice de Saeko. Il avait comprit qu'elle et Mick avait du manigancer le plan foireux qui consistait à ce qu'il entende ce qu'avait à lui dire Kaori. Il lui avait lancé un regard un tantinet noir mais finalement il avait replacé toute son attention sur sa femme. Car oui, c'est que qu'elle était, ce qu'elle avait toujours été... sa femme...  

 

- Ça alors Ryô! Mais qu'est ce que tu fais là ?! fit Saeko faussement étonnée  

- Je me le demande bien... Et vous que faîtes vous là ? Il est déjà très tard pour des jeunes filles comme vous, vous devriez être au lit depuis longtemps!  

- Si tu m'accompagnes mon Ryô-chou! s'écria Reika en attrapant le nettoyeur par la main et en le traînant vers l'étage  

- Désolé Reika, répliqua le jeune homme en se dégageant. Mais ce soir, je dois m'occuper de border une autre jeune femme...  

 

En concluant sa phrase, Ryô fit s'attarder son regard sur Kaori qui machinalement en resserra les pans de sa chemise. Voyant la gêne s'emparait de son ange, le nettoyeur ne put s'empêcher de sourire et de lancer d'une voix grave à leurs convives :  

 

- Mesdemoiselles, je suis au regret de vous demandait de partir. Il se fait tard et j'aimerais me reposer...  

- Te reposer ?! s'exclama Eriko. Allons Ryô, ce n'est pas tous les jours qu'une jeune femme fête ses tentes ans! Tu ne vas pas jouer les rabats-joies, toi le célèbre fêtard de Shinjuku! Allez Kaori on continue!  

- Eriko, je ne voudrais pas me montrer pressant mais il serait préférable que chacune rentre chez soi maintenant! Je suis vraiment exténué....  

- Mais Ryô....  

- Tu as compris Eriko! la coupa Saeko. Ryô et Kaori sont exténués, il faut qu'ils aillent se reposer... se reposer... tu piges ?  

 

Saeko s'appliqua à ponctuer les mots "exténués" et "se reposer" de guillemets, mimés avec ses doigts, pour que la jeune styliste comprenne l'ampleur du repos qu'allait prendre les deux nettoyeurs. Eriko la regarda un instant avec interrogation puis ouvrant une bouche plus grande que de raison, elle lâcha un bâillement malhabile :  

 

- Ryô a raison nous allons rentrer, les filles! Je suis vraiment trop fatiguée...  

- Moi aussi. fit Miki qui avait elle-aussi compris de quel repos avaient besoin Ryô et Kao. Et puis Umi doit m'attendre!  

- Pour notre part, nous allons aussi nous éclipser. affirma Kazue en prenant le bras tendu de Mick  

- Mais moi je veux continuer à m'amuser! se récria Reika. Continuons...  

- Il suffit! tonna Saeko. Maintenant on rentre, un point c'est tout!  

- Mais je...  

- J'ai dit "un point c'est tout" Reika! Allez en route!  

 

La jeune détective se releva en grommelant, tirée par sa grande sœur qui en refermant la porte ne manqua pas d'adresser un regard complice à Ryô qui en sourit doucement. L'appartement fut soudainement bien trop calme au goût de Kaori : elle voulu relever les yeux vers ceux de Ryô mais elle se rendit vite compte de son erreur. Quant elle croisa le regard de son partenaire, elle se sut perdue : ses prunelles si profondes et habituellement si envoûtantes, avaient désormais une lueur toute particulière. Une lumière qu'elle ne parvenait pas à définir : peut-être était-ce de l'incompréhension ? Non, un tel sentiment ne se manifesterait pas avec une lueur aussi douce. Mais alors qu'était-ce ?  

 

Elle ne put cependant pas s'appesantir plus longtemps sur la question car Ryô dit d'une voix grave diablement séduisante :  

 

- Alors Kaori aurais-tu quelque chose à me dire ?  

- A te dire ? euh...euh..non, je ne pense pas...bredouilla la jeune femme  

- Ah bon ?! Et la chanson ?!  

- Quelle chanson ?  

- Allez, arrête Sugarboy! Ne fais pas l'innocente...  

- Je ne fais absolument pas l'innocente! se défendit Kaori. Et puis qu'est ce qui te dit que cette chanson t'étais destinée ?! Je pourrais très bien aimer un autre homme!  

- Voyez-vous ça... Mademoiselle Makimura serait tombée amoureuse d'un autre homme ? Mais je t'en prie dis-moi qui occupe ton cœur! reprit Ryô en balançant sa veste sur le divan et en se rapprochant dangereusement de sa partenaire  

- Cela ne te regardes en rien! dit difficilement Kaori en reculant  

- Cela me regardes si c'est moi le concerné...  

 

Kaori qui avait reculé autant que Ryô avait avancé se retrouva coincée entre un mur et son partenaire : ce dernier, constatant qu'il l'avait mené à l'endroit où il l'avait voulu, vint appuyer ses bras contre le mur, à la hauteur du visage de Kaori. La jeune femme sentait son cœur battre douloureusement dans sa poitrine : elle avait chaud, extrêmement chaud. Elle ne savait absolument à quoi jouer Ryô, pourquoi faisait-il tout cela ? Pourquoi la dévorait-il du regard ? Pourquoi rapprochait-il son visage autant du sien ?  

 

Du côté du nettoyeur, la situation n'était pas plus sereine : en effet, il savait où il allait mais il avait tant peur d'y aller. Jusqu'à aujourd'hui, il avait toujours veillé à ne jamais laisser transparaître ses émotions, ses sentiments vis à vis de Kaori mais l'entendre chanter pour lui, l'entendre lui dire ce qu'elle attendait de lui, avait fait céder en lui ses dernière résistances. Il ne pouvait le nier, il avait bien remarqué ses derniers temps que sa partenaire changeait : elle devenait de plus en plus femme, de plus en plus belle, de plus en plus désirable. Il ne comptait plus les regards masculins qu'il avait vu s'attarder sur Kaori ces derniers temps. Si le changement de la jeune femme lui était visible, il savait qu'il le serait aussi pour n'importe quel autre homme et comme Kaori ne l'attendrait certainement plus très longtemps, il fallait qu'il agisse...Agir pour ne pas la perdre, quitte à mettre sa vie en danger, tel était devenu l'objectif de Ryô...  

 

C'était pour cela que sans laisser à Kaori le temps de réfléchir : il se pencha vers elle et saisit sa bouche. Il se fit d'abord tendre, voire hésitant, se retirant pour guetter sa réaction. Mais quand il vit que sa partenaire avait refermé ses yeux et attendait la bouche légèrement entrouverte, il prit cela pour un appel implicite. Ses mains quittèrent le mur pour venir se sceller sur la taille de Kaori tandis que sa bouche retrouvait celle de la jeune femme pour une baiser encore plus affamé que le précédent.  

 

Certainement sous le coup de la surprise, Kaori resta inactive sur l'instant, laissant Ryô menait la danse mais elle reprit bien vite ses esprits et ce fut avec une fougue insoupçonnée que lorsque le nettoyeur se retira pour reprendre de l'air, elle le ramena à elle. Les gestes de l'homme se firent plus impatients : ses mains se glissèrent d'elle même sous la large chemise de sa partenaire pour venir enfin caresser la peau de satin de cet ange. Mais alors qu'il redescendait plus bas sur ses reins, Ryô sentit Kaori se raidir instinctivement. Il la relâcha doucement et la repoussa légèrement :  

 

- Viens me dire après ça, que je ne te fais pas d'effet! railla t-il  

 

Pour toute réponse, Kaori lui adressa un superbe sourire en venait picorer un baiser sur ses lèvres.  

 

- Tu es le seul homme qui ma fasse cet effet ... je crois que je t'aime Ryô Saeba...  

- Et moi je suis sûr de t'aimer Kaori Makimura... ah, je suis trop stupide pourquoi avoir attendu tes trente ans pour te l'avouer!  

- Je ne te le fais pas dire! Mais on dit bien "qu'il vaut mieux tard que jamais" alors j'me fais une raison! Mais maintenant il faut que nous rattrapions le temps perdu... tu n'as pas parlé de me border tout à l'heure ? minauda Kaori, séductrice  

- Peut-être bien, lui rétorqua Ryô avec un sourire charmeur et en se réemparant de sa taille. Serait-ce une invitation, Mademoiselle Makimura ?  

 

Kaori eut juste le temps de faire un petit signe affirmatif de la tête à Ryô car celui-ci l'avait déjà prise dans ses bras et l'emmenait avec rapidité vers l'étage. Il ouvrit la porte de sa chambre d'un coup de pied, une Kaori hilare dans les bras. Il la déposa finalement sur le lit : se positionnant au-dessus d'elle, Ryô repoussa une mèche de son visage et attrapa tendrement ses lèvres offertes.  

 

Aucun des deux ne savait vraiment où tout ceci allait les mener : passer de partenaire de travail à partenaire de cœur était un grand pas pour Kaori comme pour Ryô...  

 

L'ange de lumière avait peur de leur avenir: peur de ne pas pouvoir retenir Ryô tant auprès d'elle que dans ce monde, peur de le voir disparaître par un soir de pluie, peur qu'il ne veuille pas avoir d'enfant avec elle...  

 

L'ange de la mort ressentait lui-aussi cette peur au fond de lui : peur de ne pas être en mesure de protéger la femme qu'il aimait, peur qu'elle veuille un jour le quitter pour un autre , peur qu'elle meure par sa faute...  

 

Soudainement conscient de l'ampleur que pouvait prendre le fait de passer la nuit ensemble, Ryô se redressa brusquement tandis que Kaori surprise, le regardait entre incompréhension et soulagement. Pourtant dès que le regard de la jeune femme accrocha celui de Ryô, ils comprirent : ils comprirent que s'aimer n'était pas si différent de ce qu'ils vivaient déjà. Sans ce l'avouer, cela faisait des années qu'ils étaient un couple. Kaori ne serait pas plus en danger qu'elle ne l'était déjà et Ryô ne risquerait pas plus sa vie qu'il ne le faisait déjà. Alors pourquoi s'empêcher de goûter à ce fruit au nectar si délicieux ?  

 

Alors plus rien ne le retenant et s'était rassuré dans le regard de Kaori, Ryô retomba doucement sur elle, sa bouche découvrant chaque parcelle de cette peau offerte et ses mains s'activant à retirer ces murailles vestimentaires qui entravait encore leur relation.  

 

Baisers après baisers, ils scellèrent leur accord tacite : peut-être qu'ils ne savaient pas de quoi demain serait fait pour eux mais ils se promettaient de vivre l'instant présent encore plus intensément que le précédent. Ainsi ils n'auraient aucun regret.  

Finalement la seule chose dont ils étaient sûrs c'est que cette nuit serait leur première véritable nuit d'amour mais certainement pas la dernière...  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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