Hojo Fan City

 

 

 

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Rated PG-13 - Prosa

 

Autore: grifter

Beta-reader(s): Tine

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 24-03-09

Ultimo aggiornamento: 24-03-09

 

Commenti: 26 reviews

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DrameAction

 

Riassunto: Quand la mort vous ouvre les yeux...

 

Disclaimer: Les personnages de "Neige écarlate" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

I'm almost 18. Can I get access to the NC-17 section?

 

No. Legally, you are not major, before you are 18 years old. I don't care if it's in a day or a week. Make your request when you are actually 18.

 

 

   Fanfiction :: Neige écarlate

 

Capitolo 1 :: Neige écarlate

Pubblicato: 24-03-09 - Ultimo aggiornamento: 24-03-09

Commenti: Coucou ;) Il s'agit d'une one-shot sombre je préviens d'avance mais ca me trottait dans la tête depuis un bon moment alors je l'ai couché par écrit et me décide à vous le poster en espérant que ca vous plaise ;) Un grand merci à Tine qui a assuré comme béta. Un gros bisous à toutes les filles qui m'ont laissé une review sur "Balade au parc" ;) et à Thalia, Didinebis, Eli et Bindy pour leur gentille review sur la rrs (en section rrs) sur la fic intitulée "1 Mois fatidique" sur laquelle miss Poussinkitue me laisse participer avec gentillesse. Vous n'êtes pas nombreuses à me suivre là-dessus les filles mais vous me motivez pour la suite, merci beaucoup ;) Bonne lecture et désolée de mon retard dans les reviews de vos fics, je vais tacher de lire rapido.;)

 


Capitolo: 1


 

L'épais tapis de neige crisse à peine sous mes pas au fur et à mesure que je progresse. Une soudaine bourrasque de vent glacial et tourbillonnant me fouette furieusement le visage, effaçant ma trace mais je n'en ai cure, mes lunettes de vision nocturnes alliées à mes sens aiguisés pallient la faible clarté lunaire baignant les environs.  

Je sais par où je suis venu mais surtout où je dois me rendre : Droit devant, dans ce chalet cossu dissimulé en grande partie par un bosquet d'immenses cryptomerias et de cèdres noirs où se trouve le responsable de ton décès.  

 

Le vent retombe aussi soudainement qu'il s'est levé et laisse place à un silence oppressant mais je n'entends que le sang battre sourdement à mes tempes. La rage qui gronde en moi redouble d'intensité et embrase tout mon être plus surement qu'un violent poison, s'insinuant dans mes veines et nourrit ma colère en repensant à la manière dont tu es morte dans mes bras.  

Tu n'as même pas eu l'occasion de te défendre mais cette nuit, je serai ta main vengeresse. Je te dois bien ca.  

A peu de distance de ma position, j'entends soudain un sifflement s'élever de derrière le couvert des arbres puis un second lui répondre. Aussitôt, je me plaque contre un tronc et évalue rapidement le nombre d'opposants qu'il me faudra neutraliser avant d'atteindre mon objectif tout en équipant mon arme d'un silencieux bien utile.  

Je détecte deux, trois, non six hommes au total gardent le périmètre du chalet, armes et fusils aux poings.  

 

Tu es décidemment trop confiant Toyotomi ! Souris-je en m'avançant avec précaution. Si tu crois que c'est ca qui va m'arrêter !  

 

Comblant l'espace qui me sépare de ma première proie, je fonds sur elle au dernier moment et lui brise la nuque d'un mouvement sec. Puis, avant que la seconde n'ait eut le temps de réaliser ce qui venait de se produire et ne riposte, donnant l'alerte, je lui tire en plein ventre, blessant mortellement le mercenaire. Il me regarde avec de grands yeux ahuris comme s'il ne comprenait pas ce qui vient de lui arriver tandis que son sang colore la neige à ses pieds puis il s'effondre avec un gargouillis inaudible.  

Je m'immobilise, guettant le moindre signe qui me trahirait mais non. Je m'empresse de trainer leurs corps à couvert derrière un monticule de neige puis regagne mon poste, me plaquant contre le mur et attendant que les trois autres viennent se jeter tranquillement dans la gueule du loup, ce qui ne tarde pas.  

En effet, quelques minutes plus tard, tout à leur ronde, les trois gardes sont en pleine discussion lorsqu'ils apparaissant dans mon champ de vision. Là, mon regard s'assombrit et je ne leur laisse aucune chance.  

 

Je me revois il y a quelques heures auparavant me précipiter vers toi dans ce nuage de poussière acre et de débris et m'agenouiller à tes côtés tandis que tu m'offres un pale sourire, ton corps déchiqueté et une mare de sang autour de toi.  

 

-Doucement ma belle, te dis-je en te voyant vouloir te redresser à force de volonté tout en toussant difficilement.  

 

-Elle...Va bien ?  

 

-Sonnée et quelques égratignures mais elle survivra.  

 

Grace à toi qui t'est sacrifiée et interposée entre la bombe et ma partenaire, la protégeant de ton corps, encaissant à sa place la déflagration qui était destinée à City Hunter.  

 

Je sais ce qui va se passer et ne peux hélas rien faire pour l'empêcher.  

 

-Protéger les autres...C'est mon boulot. Je suis contente...Ryo...Ne les laisse pas...Continuer...Je t'en prie, parviens-tu à murmurer dans un souffle, ta respiration se faisant de plus en plus laborieuse et je sais qu'il s'agit d'une question de minutes voire de secondes avant que ton magnifique visage ne se fige pour l'éternité.  

 

Mes poings se crispent de rage de savoir que tu viens de livrer ton dernier combat et que je ne suis pas parvenu à te sauver. Je joue le bravache mais tu n'es pas dupe.  

 

-Je te le jure mais économise tes forces. Je vais te conduire chez le Doc et tu seras sur pied en moins de deux, tu vas voir ! L'assurais-je en plongeant mon regard déterminé dans le tien.  

 

-Menteur...On sait toi et moi que...Je ne vais pas m'en tirer...Balbuties-tu en crachant du sang. Ecoute...  

 

-Chut, murmurais-je en déposant un baiser sur ton front.  

 

J'entends des sanglots étouffés derrière moi tandis que mon interlocutrice ajoute :  

 

-Je vais le...Rejoindre...Enfin...Ne soyez pas ...Tristes, lâches-tu dans un souffle inaudible et je sens la dernière étincelle de vie briller en toi puis s'éteindre.  

 

D'une main, je me revois refermer tes paupières et nicher silencieusement ton visage calme maintenant en paix au creux de mon cou tout en te berçant doucement, demeurant prostré ainsi de longues minutes. Le temps me semble figé quand, dans un épais brouillard, Kaori s'approche les jambes flageolantes et les habits en piteux état puis se place derrière moi. Je sens les bras de ma partenaire se nouer autour de mon torse pour me ramener à elle comme elle plaque son visage défait contre mon dos et pleure à chaudes larmes pour nous trois.  

Je la laisse faire, mon corps tout entier est comme paralysé, anesthésié par le choc.  

 

Le craquement sinistre de leur os brisés est musique à mes oreilles et comme je desserre mon étreinte et que leurs cadavres glissent au sol, disparaissant en partie dans le manteau neigeux. L'un d'eux tente bien de me résister, esquivant mon premier coup de poing mais le canon de mon arme enfoncé dans sa gorge étouffe ses derniers gargouillis avant que je ne l'achève.  

Reste un garde et le commanditaire de toute l'opération à éliminer. J'avise la fenêtre du second étage et son balcon où je les ai aperçu tout à l'heure et commence à escalader alors que le vent se relève brusquement.  

 

A l'intérieur du chalet, totalement inconscient d'être un mort en sursis, Toyotomi contemple bien au chaud le mauvais temps qui s'abat dehors tandis que dans l'âtre de grosses buches achèvent de se consumer lentement, diffusant une douce chaleur dans la pièce.  

 

Personne de censé ne mettrait le nez dehors par un temps pareil, songe-t-il en faisant s'entrechoquer d'un mouvement du poignet les glaçons dans son verre de bourbon.  

 

Esquissant un sourire, il porte le verre à ses lèvres et en boit deux gorgées puis le repose sur l'étagère de sa bibliothèque et se retourne vers son sous-fifre :  

 

-Kazuma, avertis les Chinois que je repousse la rencontre à demain, même heure.  

 

-Bien Monsieur ! Répond l'homme de mains en composant le numéro du contact sur son portable.  

 

-Je sens que je vais adorer cette nouvelle entente. Tokyo livré sur un plateau d'argent sans personne pour venir contrecarrer mes plans, je ne pouvais espérer mieux !  

 

-Autre chose Monsieur ? Interroge Kazuma avant de se retirer.  

 

-Oui, donne donc son salaire à notre ami et meme le superflu. Après tout, il a parfaitement rempli sa mission et je m'en voudrais de faillir à ma réputation. Propre et net tu m'entends ?  

 

-Meme sa femme et sa fille ?  

 

-J'ai dit "propre et net" ! Tue-les tous les trois ! Que la police ne puisse pas remonter jusqu'à moi.  

 

-Je comprends Monsieur, considérez-les comme de l'histoire ancienne...  

 

-Ses bombes ont été très utiles mais il a vu mon visage et je ne peux me permettre de le laisser en vie à ce stade des opérations.  

 

-Il sera fait selon vos ordres Oyabun ! Répond Kazuma avant de s'éclipser rapidement.  

 

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre de nouveau et persuadé que c'est son second qui revient lui faire part d'un nouvel élément, trop confiant, Toyotomi ne prend même pas la peine de se retourner.  

 

-Laisse-moi deviner, les Chinois n'apprécient pas que je décommande au dernier moment ?  

 

Je ne réponds pas et arme le chien de mon arme avant de la plaquer contre sa nuque.  

 

-Kazuma ? Qu'est-ce que ? Balbutie incrédule Toyotomi en ravalant difficilement sa salive au contact du métal froid contre sa peau nue.  

 

-Il est mort, répondis-je d'une voix glaciale et tu vas le rejoindre.  

 

-Sa...Saeba ? Bredouille-t-il en se retournant lentement pour me dévisager, de grosses gouttes de sueur dévalant ses joues tandis qu'il constate que son homme de mains a échoué dans son entreprise. Mais...Mais c'est impossible ! On m'a certifié que tu étais mort !  

 

-Qui ca ? Ce lâche que tu as envoyé livrer chez nous un cadeau piégé ? Ton sous-fifre s'est trompé de cible salopard ! Aboyais-je en l'agrippant sauvagement par le col, le forçant à reculer, mon arme sous son menton.  

 

- Gardes ! A moi ! Hurle le rondouillet en gigotant pour se libérer de mon étreinte.  

 

-Je les ai envoyés en enfer et tu vas les rejoindre très bientôt ! Dis-je mon regard glacial plongé dans le sien comme je fais un nouveau pas en avant en direction de la cheminée.  

 

Il se tait et je le vois assimiler l'information, déglutissant avec difficulté tout en cherchant, le regard affolé, un moyen de s'enfuir.  

 

-Tu n'oserais pas tuer un homme désarmé ?  

 

-...  

 

-Attend ! Attend ! Ce sont les Chinois qui ont commandité ton exécution pas moi !  

 

Je lui tire dans l'épaule à bout portant et la pourriture qui me fait face hurle de douleur en essayant de comprimer son membre ensanglanté.  

 

-Attends ! Je peux te rendre riche ! Réfléchis ! Couine-t-il livide. Combien veux-tu ? Un million ? Deux millions ?  

 

-Je me fiche de l'argent ! Tu ne l'as pas encore compris ? Tout ce qui m'importe c'est que toi et ton organisation soyez mis hors d'état de nuire et pour de bon ! Aboyais-je en enfonçant le canon de mon arme, le tordant dans la blessure de ma proie.  

 

-Enfoiré ! Tu ne t'en sortiras pas comme ca ! Me crache-t-il au visage furibond. Mes associés chinois vont te massacrer ! D'autres viendront après moi, relèveront mon empire de ses cendres et reprendront là où j'en suis resté ! Tu ne peux pas nous abattre tous !  

 

-...  

 

-Tu te dis redresseur de torts mais tu es aussi pourri que nous au fond !  

 

-Tu n'as pas idée, dis-je comme le coup part et un sillon ensanglanté coule le long de son front.  

 

Pour Saeko !  

 

Le corps sans vie de mon ennemi s'affaisse comme une marionnette désarticulée. A l'heure qu'il est, Umibozu doit avoir fait le ménage de son coté chez les comparses chinois. Je fouille les poches de ma victime et y déniche ce que je l'y ai vu ranger plus tôt alors que l'observais derrière le fenêtre. Une disquette censée révéler au grand jour toutes les petites activités de cette bande de pourris, dixit l’informateur de Saeko.  

Quelques minutes plus tard, assis derrière mon volant, je tire une bouffée de ma cigarette et inhale longuement la fumée puis me décide à contacter Umibozu.  

 

-C'est fait. De ton côté ?  

 

-Pareil. Les flics n'ont plus qu'à venir les cueillir.  

 

-...  

 

-Ryo ?  

 

-Quoi ?  

 

-Elle aurait été fière de ce coup de filet.  

 

-Elle aura droit à une médaille à titre posthume j'imagine, dis-je amer en écrasant mon mégot dans le cendrier.  

 

-On rentre, tu veux qu'on...  

 

-Inutile, le coupais-je en comprenant à quoi il fait allusion. Mais merci.  

 

Le chalet s'est embrasé comme une torche et je m'éloigne sans un regard en arrière, la police se débrouillera avec les restes calcinés de ces types.  

Lorsque je rentre, je trouve Kazue, Mick et Reika assis dans mon salon. Les jeunes femmes se lèvent à mon approche et je note à leurs yeux rouges que la nuit a été difficile ici aussi. Je remets à la détective la précieuse disquette et posant ma main sur son épaule, lui dit :  

 

-Fais-en bon usage.  

 

-Compte sur moi ! Me répond-elle en la rangeant soigneusement dans son sac à mains. Je voulais te dire...Merci pour ce qu’Umibozu, Miki et toi avez fait ce soir, je...  

 

-On lui devait bien ca et je sais qu'elle n'aurait pas aimé voir ces pourris vendre leur dope aux gamins dans la rue. Ca va aller ?  

 

-... Je crois...Oui. Je n'ai pas encore eu le courage de prévenir ma famille...J'ai l'impression qu'à tout moment, elle va franchir cette porte, lâche vaillamment Reika en luttant contre ses larmes.  

 

-On est là Reika, intervient gentiment Kazue en passant son bras autour des épaules frêles de la détective.  

 

-C'est vrai, si vous avez besoin de quoi que ce soit...  

 

-Merci Ryo, c'est gentil mais tu as déjà fait beaucoup avec Umibozu.  

 

-C'était la moindre des choses.  

 

Reika me gratifie d'un maigre sourire et se saisit de son manteau. Kazue et Mick s'offrent aussitôt de la reconduire chez elle ce qu'elle accepte bien volontiers, terrassée par l'émotion et le tranquillisant que lui a donné Kazue commençant à faire effet. Les filles partent devant mais Mick reste derrière, désireux de s'entretenir avec moi.  

 

-Kaori est finalement montée s'allonger, m'explique-t-il. On a bien essayé de l'inciter à avaler quelque chose, rien à faire, elle est toujours sous le choc. Le Doc a fait chou blanc lui aussi...  

 

-...Je vois. Merci d'être resté, je vais me charger d'elle maintenant.  

 

-C'est bien normal mais je te suggérerais de te doucher avant d'aller la voir vieux, ta veste est maculée de sang et tu empestes la poudre. La pauvre a eu plus que sa part d'émotions fortes aujourd'hui, tu ne crois pas ?  

 

-Il ne s'agit pas de mon sang mais tu as raison.  

 

Mick se tait. Il se doute de la boucherie que j'ai laissée derrière moi et après un petit signe de tête, descend rejoindre les filles.  

Un peu plus tard, une fois douché, je fais un détour par la cuisine et prépare un sandwich que je monte à ma partenaire.  

 

Je la découvre recroquevillée dans son lit lorsque je pousse doucement la porte. Je m'approche et dépose l'encas sur la table de chevet devant elle. C'est alors qu'elle semble prendre conscience de ma présence et lève son visage ruisselant de larmes vers moi. D'un revers de la main rageur, elle essuie ses joues comme je m'assoie sur le bord du lit, en silence.  

 

-Ryo...Oh Ryo ! C'est de ma faute, tout est de ma faute ! S'écrie-t-elle en se jetant dans mes bras pour laisser libre cours à son chagrin.  

 

-Kaori voyons, tu ne pouvais pas te douter que ce colis était piégé. Tu connais Saeko, elle a simplement voulu te protéger et a agi d'instinct. C'est...C'était un excellent flic !  

 

-Je le sais bien mais je m'en veux tellement si tu savais...Hoquette-t-elle contre mon torse comme je resserre mon étreinte tout en la berçant tendrement. Si seulement je n'avais pas accepté cette gerbe de fleurs, rien ne serait arrivé !  

 

-Non, c'est moi. J'aurais dû déceler l'aura négative de ce livreur mais au lieu de cela j'étais en salle de tirs, trop occupé à vider des chargeurs avec Mick et le temps de réaliser ce qui se passait, c'était déjà trop tard ! J'aurais pu vous perdre toutes les deux à cause de ma négligence ! Dis-je la voix tremblante en déposant un baiser sur sa tempe.  

 

-J'aurais dû être plus vigilante et Saeko serait toujours parmi nous...C'est moi !  

 

-Chut, dis-je en lui caressant les cheveux. Cesse de te sentir coupable, tu n'y es pour rien, je t'assure.  

 

-Toux ceux qui vivent autour de moi finissent par mourir tragiquement ! Ose dire le contraire ! Je vais finir par croire que je porte malheur...  

 

-Je t'interdis de penser ca, la rabrouais-je doucement en emprisonnant son visage en coupe pour qu'elle me regarde droit dans les yeux. Tu ne portes pas malheur !  

 

-Regarde Hideyuki puis Saeko maintenant, ca aurait pu être toi !  

 

Je me penche vers elle et efface du pouce les perles salées.  

 

-Kaori...  

 

-Un duel qui tourne mal, un barillet qui s'enraille....Je ne le supporterai pas ! Je ne suis pas si forte...Je ne suis pas forte comme toi, répète-t-elle de nouveau en larmes et le corps secoué de tremblements nerveux.  

 

-Calme-toi, je ne t'abandonnerai pas, je te le jure, dis-je et mu par une impulsion subite, je me penche lentement vers ses lèvres et dépose un chaste baiser sur celles-ci.  

 

Kaori est surprise, c'est le moins qu'on puisse dire et ouvre de grands yeux, cherchant dans mon regard la réponse à ce geste. Elle y lit ce que je dissimule depuis trop longtemps et se plaquant contre moi, agrippant avec force mon tee-shirt, revient quémander mes lèvres.  

Si ce premier baiser a été hésitant, le suivant se fait plus fougueux et nous puisons l'un dans l'autre un réconfort mutuel dont nous avons terriblement besoin. Je glisse ma main derrière sa nuque et l'attire tendrement.  

Nos langues se cherchent, se frôlent pour mieux s'apprivoiser. Nos souffles se mélangent tandis que je fouille chaque recoin de sa bouche avec ferveur, mettant dans ce baiser toute ma frustration pour ces années irrémédiablement perdues à l'avoir repoussé.  

 

-Ryo...Murmure-t-elle dans un souffle chaud et les joues rosies en plantant son regard dans le mien, guettant ces trois petits mots qu’elle espère ardemment depuis si longtemps de ma part et qui la convaincraient que je ne joue pas avec ses sentiments, que je ne profite pas de son état de faiblesse.  

 

Aujourd'hui, j'ai enfin compris que la vie n'attend pas et qu’il faut saisir cette chance qui nous est offerte. Je ne reculerai pas. Je n’ai plus peur.  

 

-Je t'aime Kaori.  

 

FIN  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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