Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 4 capitoli

Pubblicato: 13-07-04

Ultimo aggiornamento: 27-11-04

 

Commenti: 23 reviews

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RomanceAction

 

Riassunto: Fiction alternative. Le soir de la mort de son frère, Kaori s'est enfuie en Europe. Elle revient six ans plus tard demander l'aide de Ryo. Bien des choses ont changé. Bien des choses, sauf une...

 

Disclaimer: Les personnages de "la mort est mon métier" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: La mort est mon métier

 

Capitolo 4 :: Passé pas si simple (1)

Pubblicato: 27-11-04 - Ultimo aggiornamento: 27-11-04

Commenti: C'est l'histoire d'un amour qui s'est égaré. L'histoire d'une femme qui a tout perdu et qui se raccroche à son passé pour ne pas se perdre. J'espère que cette histoire vous plait, meme si je tarde a l'ecrire... A moi elle me plait et si je me tiens à la trame qui est dans ma tete, ce sera une belle histoire. Avec un peu d'action, histoire de changer. Et des sentiments, parce que je ne sais raconter que ca. Bonne lecture et à bientot! Plein de reviews seront toujours la bienvenue ;-)

 


Capitolo: 1 2 3 4


 

 

La chambre d’ami de Ryo était meublée avec simplicité, mais elle était sans âme. Tout l’appartement était sans âme. Je reposai le portrait de Tepei et la photo de notre mariage à côté de la photo où je figurais avec mon frère. Quelle importance que l’appartement soit si vide, il n’était pas moins vide que moi. Depuis que Tepei m’avait quittée, rien ne touchait plus mon cœur. Mon amour… Me voilà à mon point de départ. Aussi triste et solitaire que le jour où je suis partie.  

 

Mes yeux parcoururent négligemment le décor, et tout en posant le sac contenant les vêtements que je venais d’acheter, un détail incongru me sauta aux yeux. Le tiroir de la commode était entrouvert, laissant dépasser une bretelle de soutien-gorge. Je souris avec indulgence. Tu n’as pas changé, Ryo. Toujours aussi pervers.  

 

J’ouvris le tiroir pour constater le désordre qui y régnait. Je comptai le nombre de petites culottes qui me manquaient, et rangeai celles qui me restaient en attendant de récupérer les autres. Puis je me mis à la recherche de Ryo pour avoir la petite conversation qu’il évitait depuis la veille, quand je m’étais installée chez lui.  

 

Un bruit de vaisselle cassée m’attira dans la cuisine. Les hommes… Un tank qui serait passé par là pendant une manœuvre d’exercice n’y aurait pas laissé plus d’empreintes que Ryo tentant de se faire à manger.  

 

-Ah, Kaori, s’écria t’il avec un sourire désolé devant le carnage. J’essayais de faire du riz.  

 

Je me mis à rire devant le spectacle qu’il me laissait apprécier. Il n’avait jamais dû se faire à manger de sa vie et tous les placards étaient ouverts, leur contenu à moitié répandu par terre. Lui même semblait s’être battu au corps à corps pendant des heures. Je fus néanmoins touchée de son attention. Je n’aurais jamais cru Ryo capable de se donner tant de peine pour moi. Pas il y a six ans.  

 

-C’est gentil. Mais, laisse moi faire, Ryo, veux-tu ?  

 

Je pris les choses en main, tandis que Ryo s’asseyait dans un coin.  

 

-Tu as tellement changé, Kaori.  

 

Je lui jetai un regard du coin de l’œil en souriant. Je savais qu’il ne parlait pas de mon physique, pas seulement.  

 

-J’ai grandi, Ryo.  

 

-Oui. Oui, ce doit être ça.  

 

Il avait l’air un peu perdu, un peu ému. Le grand Ryo Saeba, attendri par la sœur de son meilleur ami ? C’était risible.  

 

-Tu es beaucoup plus sûre de toi, reprit-il. Tu fais femme.  

 

Je ris franchement devant ces propos, tout en coupant des tomates en rondelles.  

 

-J’ai toujours été une femme, Ryo. Mais tu ne l’as jamais remarqué, voilà tout.  

 

Il se redressa et arbora son air « vrai mec ».  

 

-Je te rassure, Kaori. Tu n’es pas du tout mon genre. Tu fais trop garçon manqué. Mais je comprendrais que tu succombes à mon charme.  

 

Je commençai de ranger les ustensiles superflus tandis que la sauce et le riz cuisaient. Je ne résistai pas à l’envie de le taquiner.  

 

-Succomber à ton charme ? Laisse moi rire ! Tu as autant de charme qu’une planche de bois !  

 

-Pardon !  

 

Il se redressa de toute sa hauteur, atteint dans sa fierté virile.  

 

-Toutes les femmes de Tokyo et du Japon rêvent d’une nuit avec moi ! déclama-t-il. Ce n’est pas pour rien qu’on m’appelle l’Etalon de Shinjuku. C’est ton séjour en Europe qui t’a fait perdre tout jugement de bon sens ! D’ailleurs je ne m’étonne pas que tu te sois mariée là-bas ! Les Européens n’ont aucun goût !  

 

Je lâchai le bol qui tomba avec un bruit sec et il tourna plusieurs fois sur lui-même avant de s’immobiliser sur la table.  

 

-Tepei est… Tepei était plus Japonais que tu ne le seras jamais.  

 

Ma gorge était serrée. Pourquoi avait-il fallu qu’il dise cela ? Je commençai de fermer les placards béants et aperçus la pile de vaisselle sale dans l’évier. Je pourrais faire le ménage plus tard, faire le ménage avait toujours eu pour effet de me calmer.  

 

-Mon mari non plus n’a jamais capable de faire bouillir de l’eau sans salir cinq casseroles et deux poêles, dis-je d’un ton absent.  

 

Je servis le riz dans les bols et posai la salade de tomates sur la table, avant de m’asseoir. Un certain malaise s’installa tandis qu’il engouffrait la nourriture comme s’il n’avait pas mangé de trois jours. Il me faisait penser à Tepei. Cette pensée serra mon cœur et l’appétit me quitta. Je jouai avec la nourriture en attendant de pouvoir entamer avec Ryo la discussion de la raison de ma venue au Japon.  

 

-Ryo, est ce que tu pourras me rendre les petites culottes que tu as prises dans mon tiroir ? dis-je pour couper le silence. J’en ai besoin. Je n’ai pas beaucoup de linge, j’ai limité la quantité de mes bagages.  

 

Ryo me regarda avec effroi et manqua s’étouffer. Des grains de riz volèrent à travers la pièce.  

 

-Tu n’es pas fâchée ?  

 

Je lui fis signe que non.  

 

-Tepei aimait les sous-vêtements féminins. Mais avec plus de classe que toi.  

 

Ryo posa son bol de riz et commença d’extraire mes dessous de ses poches. Un petit boîtier tomba et rebondit sur le sol de la cuisine. Le sang se retira de mes joues. Mes mains se portèrent à ma poitrine et tâtèrent la chaîne qui pendait à mon cou. Tepei. Je me levai comme au ralenti et ma chaise tomba à terre dans un fracas sourd.  

 

-Tu as fouillé dans mes affaires ! m’écriai-je. Tu as osé fouiller dans mes affaires !  

 

Je me précipitai sur lui et me mis à le frapper au hasard, au visage, à la poitrine. Des larmes de rage perlaient au coin de mes yeux.  

 

-Comment as-tu osé ? Comment as-tu pu ? Mes sous-vêtements, passe encore, mais pas mes affaires personnelles ! Comment as-tu pu?  

 

Ryo emprisonna mes mains dans les siennes avec aisance et je m’écroulai dans ses bras, impuissante, les sanglots m’étouffant. Comment avait-il pu oser ?  

 

-Kaori… me souffla doucement Ryo dans les cheveux. Kaori, ce n’est qu’une boite vide.  

 

Je m’échappai de son étreinte et le regardai avec douleur. Les larmes coulaient librement sur mes joues sans que je cherche à les retenir. Tepei, mon amour…  

 

-Kaori, qu’est ce qu’il y avait dans cette boite qui te fasse pleurer ?  

 

Son air inquiet me toucha. Je respirai à fond pour reprendre mon emprise sur moi-même. Un dernier sanglot me secoua et je murmurai, en regardant ailleurs :  

 

-L’alliance de mon mari…  

 

Ryo me regarda un instant sans comprendre.  

 

-Tu n’es pas divorcée ?  

 

L’expression de son visage ressembla tant, pendant un instant, au visage de Tepei quand il était troublé que j’en eus mal. Tepei… Tepei, mon amour… Je me remis à pleurer en évoquant le visage de mon amour perdu, de mon amour perdu à tout jamais.  

 

-Tepei est mort, Ryo. Il est mort !  

 

La douleur me submergea et je me laissai aller contre le torse de Ryo qui me prenait dans ses bras et me serrait fort, très fort. Comme Tepei le faisait. Oh, mon Tepei. Je m’accrochai aux bras de Ryo, enfonçant mes ongles dans sa peau spasmodiquement pour évacuer la douleur qui me torturait toute entière. Oh, mon amour. Comme tu me manques…  

 

 

 


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