Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: belo

Beta-reader(s): Cdm98, Nanou

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 20 capitoli

Pubblicato: 02-10-04

Ultimo aggiornamento: 22-03-08

 

Commenti: 224 reviews

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GeneralDrame

 

Riassunto: Je vais tenter de relever le défi de Kelly, qui propose une situation dramatique et douloureuse pour CH.

 

Disclaimer: Les personnages de "Traumatisme" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

I'm almost 18. Can I get access to the NC-17 section?

 

No. Legally, you are not major, before you are 18 years old. I don't care if it's in a day or a week. Make your request when you are actually 18.

 

 

   Fanfiction :: Traumatisme

 

Capitolo 13 :: A suivre........

Pubblicato: 04-08-07 - Ultimo aggiornamento: 24-10-07

Commenti: Bonsoir tous le monde, désolée pour ce contre temps. Tout d'abord merci à tous mes copains et copines de moi qui m'ont laisser une petite reviews, c'est vraiment agréable de vous lire. Ensuite ma chère Zaza, tu as raison, j'ai délibérément fait allusion à une agression plus sauvage au début de son séquestre. Mais je n’aime pas ce genre d’agression, je serai incapable de décrire une telle atrocité, mais comme j’aime brouiller les pistes, je vous ai mis sur cette voie là. Je sais : auteur sadique (merci Nanou) ça va me rester ce pseudo. Ensuite et bien merci à mes bêtas Gaby et Jimbo, ils font un boulot super. Puis pour finir à ma chère Billy, tu as réussie à nous écrire une histoire vraiment superbe, continue ma puce. Et voilà donc ce chapitre pour tous mes chéries de moi (j’entends par là vous : mes revieuweurs) qui me suivent, et qui je l’espère ne me lâcherons pas en chemin. Gros, gros bisous à vous et bonne lecture.

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20


 

De retour chez lui, Ryô prépara un sac de linge pour Kaori. Puis il repartit aussi vite qu’il était venu.  

 

Ryô, le nettoyeur de l’ombre et le plus craint, était à la recherche d’indice pouvant le conduire à Milo. Il fit la tournée des bars, il questionna tous ceux qui étaient susceptible de lui donner des réponses. Ryô visita tous les endroits les plus glauque et les plus infâmes de Shinjuku. Si Milo était là, c’était dans ces coins qu’il avait le plus de chance d’obtenir les renseignements qu’il cherchait.  

 

La nouvelle se répandit rapidement dans le monde de l’obscurité : City Hunter était en chasse et se mettre au travers son chemin était suicidaire.  

 

Cela faisait 4 heures que Ryô avait quitté la clinique. Après sa tournée nocturne, il se dirigea de nouveau vers son point de départ. Les mains dans les poches, les épaules voûtés, il marcha lourdement en direction de la planque du vieillard. Sa visite était attendue et il espérait avoir quelques choses à se mettre sous la dent.  

 

Le vieil homme sentit la mort, à travers le numéro un, elle approchait de lui lentement à petit pas. Son cœur, bien qu’affaiblie par l’alcool et les cigarettes, cognait si fort, qu’il entendait ses propres battements résonnait dans la ruelle, tel un glas. Il tenta de garder son calme mais en vain.  

 

-Alors ?  

 

-Elle a été aperçue près du port, ensuite devant la 5e avenue, puis derrière la gare et elle a terminé sa course près de chez toi.  

 

-A-t-elle rencontré des difficultés ?  

 

- Elle a emprunté des chemins déserts : tu sais avec cette pluie, personne de sensé ne traîne dans les rues. Toutefois, il semblerait que deux hommes du port l’ont un peu bousculée mais ils ont laissé tomber rapidement rapidement.  

 

- Ce n’est pas suffisant, j’ai besoin de beaucoup plus d’informations.  

 

-Excu….se…. moi.  

 

-Je veux Milo ! Démerdes toi, traîne ta face d’alcoolique où tu veux, fait appel à toutes les perdues de la vie, tous les toxicos de la ville, fait comme bon te semble mais je veux sa planque et je la veux pour hier. Je n’accepterai aucun échec, tu m’as bien compris. Alors tout ce que tu peux apprendre sur lui, m’intéresse.  

 

-Je…je vais….voir…. ce que…. je peux….faire.  

 

-Ne te contente pas de voir, si tu comptes terminer ta vie dans la paix et la sérénité. Je veux ces renseignements.  

 

-Ryô, qui est cette femme ?  

 

-Si on te le demande, tu répondras que tu ne sais pas.  

 

Ryô s’éloigna, le dos droit et le regard vif. Son esprit analysait la situation avec rapidité, pour retrouver Milo, il devait se montrer plus persuasif. Sa partenaire était blessée et il ne savait toujours pas comment. Il cherchait des réponses et il les trouverait, quoi qu’il arrive.  

 

Sa quête de réponse commencerait au port. C’est donc avec détermination qu’il arriva sur le lieu où Kaori avait été vue en premier. Il gara la voiture, sans se soucier de ce qu’il l’entourait, il sortit du véhicule arme au poing. Il n’avait pas de temps à perdre avec des pseudo méchant. Il arriva rapidement auprès des premiers hommes en poste devant un entrepôt.  

Il s’arrêta devant une bande de malfrats qui devaient sûrement faire de la surveillance.  

 

- Les petits toutous, j’ai besoin de savoir une chose.  

 

Cette remarque déplut fortement, aux fortes têtes, mais Ryô n’avait jamais eu de dons pour la diplomatie et les phrases inutiles.  

 

-A qui tu causes comme ça ?  

 

-Je vais vous poser une question. Si la réponse me convient, vous vivrez encore demain. Sinon… Il caressa sa joue avec son arme.  

 

Devant une telle arrogance, le premier homme dégaina son arme. Mais Ryo ne se sentait pas d’humeur à jouer. D’un geste rapide et précis, il le désarma en prenant soin de lui faire vraiment mal. Il reprit ensuite là où il avait été interrompu, avec une froideur et un détachement qui ne préservait rien de bon pour la suite.  

 

 

-Une femme est passée dans la soirée. Elle se déplaçait sur les genoux. Par où est elle arrivée ?  

 

- Tu crois quoi ? T’arrive avec ta sale gueule, et tu nous demandes des infos, mais où est ce que tu te crois le nabot ? Si tu crois qu’on est un service un renseignements, tu te fourres le doigts dans l’œil. Allez va chercher ta copine ailleurs, si tu ne veux pas te retrouver au fond de l’eau avec des bottes de ciment.  

 

La patience de l’ange s’amenuisa. Sans autre forme de procès il logea une balle dans le genou de l’impoli. Un hurlement strident déchira les lieux. Ryo garda son bras allongé et reprit calmement.  

 

-Alors ?  

 

-Ne t’énerve pas : elle est passée par là. Elle a été projetée hors d’une voiture.  

 

-La marque de la voiture ?  

 

-Noire, une berline, il me semble.  

 

-Quoi d’autre ?  

 

-Je ne sais pas, je te le jure. Elle était là sur le sol et quand on l’a approchée, elle s’est mise à hurler comme une damnée. En plus, elle puait la mort.  

 

Les mots de trop. Les balles sifflèrent, ne laissant aucun homme debout, les cris de douleurs s’échappaient de leurs pauvres corps meurtris.  

 

Ce soir là, l’ange de la mort avait fait ses premières victimes.  

 

Il était à présent, 6 heures du matin. La pêche s’arrêtait là pour ce soir, il devait à présent se rendre auprès de Kaori.  

 

Il regagna de nouveau ses pénates, et changea ses vêtements tachés de sang. Il prit une douche pour enlever cette puanteur infecte qui lui collait à la peau et regagna la clinique.  

 

Ryô s’extirpa de la voiture et s’installa un instant sur le capot.  

 

Il leva les yeux au ciel. Son esprit s’envola vers Kaori et ce qu’elle avait subit.  

 

-Combien de fois, m’a-t-elle appelé ? Combien de fois a-t-elle espéré me voir arriver et la sauver ? Combien de larmes as-tu versées mon ange ?  

 

Il sentit son coté bestial se manifester plus violemment. Tout son corps réclamait vengeance, il avait soif de sang. Cela faisait des siècles que ce désir malsain, n’avait pas reprit son cœur. Ce soir, il voulait laver l’honneur de sa partenaire, et rien n’était aussi pur que le sang.  

 

En entrant Ryô remarqua que Kazue et Miki s’étaient endormies sur les fauteuils. Falcon et Mick étaient adossés au mur du couloir. A son arrivée, l’un comme l’autre sentirent l’aura meurtrière et animale de Ryô.  

 

-Elle demeure prisonnière de ses cauchemars.  

 

Ryô pivota lentement la tête vers Mick. Il sortit lentement de son état second.  

 

Son regard redevint quasiment normal. Ryô savait que ses amis avaient toujours été là pour eux. Il devait faire la part des choses, ils étaient tous très affecter par l’état de sa partenaire, il se devait donc reprendre le contrôle de son esprit.  

 

Falcon comprenait son ami, mais n’arrivait pas à cautionner sa virée nocturne. Profitant de l’intimité qui leur était accordée, il se décida à lui parler.  

 

-Tu n’as pas le droit de la laisser seule à présent. Pour ce qui est de ces fils de p…, Mick, Saeko et moi feront nos enquêtes. Et lorsque nous aurons du concret et du sérieux, je te laisserai régler cette histoire. Mais en attendant, Kaori est revenue auprès de toi, ne l’abandonne pas pour une chasse aux sorcières. Ton temps va être précieux, tu devras l’aider à revenir parmi nous.  

 

Ryô écoutait Falcon avec attention. A ses premiers mots, il avait senti la haine l’envahir. Il avait frappé le mur de son poing, pour l’obliger à se taire mais Falcon n’était pas impressionner. Il termina ce qu’il semblait, pour lui, important de souligner, sans se soucier de l’état de Ryo.  

 

Ryô entendit chacun de ses mots, et dans un effort surhumain, il comprit le sens de ces phrases. Falcon n’avait pas tord. Il ramena donc ses mains dans ses poches et se dirigea vers la chambre de Kaori.  

 

Mick souffla intérieurement. Il savait que Ryô s’était calmé et que chaque mot prononcé par Falcon ferait son chemin dans sa petite tête de numéro 1.  

 

Conscient que les journées à venir serait longues et pénibles, ils quittèrent la clinique, leur compagne respective dans les bras  

 

Ryô observait toujours la porte qui le séparait de sa partenaire, tous ses sentiments étaient exacerbés. Ces dernières années, il les avait vécues loin de tout cela. Bien sûr, il avait rencontré des situations difficiles, dangereuses aussi, mais jamais son coté sombre ou primitive, n’avait refait surface. Il tenait tellement à Kaori qu’il avait dompté cette face obscure, et s’arrangeait toujours pour la maintenir en sommeil.  

 

Mais là, sa nature sauvage avait prit le pas sur tout ce qu’il avait connu, oubliant toutes ces joies et tous ces moments de tendresse, que Kaori avait apportés au nettoyeur numéro 1.  

 

Ryô voulait ceux qui l’avaient enlevée, et il descendrait en enfer pour arriver à ses fins.  

 

Il respira profondément, afin de redevenir l’homme que Kaori connaissait. Jamais, elle ne devrait voir ni même deviner cette partie de lui. Il la tiendrait secrète. Son ange n’en saura jamais rien.  

 

 

 

Il poussa la porte de la chambre, sans un bruit, et avança jusqu’au lit de Kaori. Ryo posa sa main sur son visage, il s’arrêta sur ses yeux bandés puis sa paume large redescendit le long de ses jours. Il prit place confortablement sur la chaise installée prés de lui. Il faisait encore nuit, mais Ryo savait que pour lui, tout commençait maintenant. Il resta à veiller sur Kaori, dont le sommeil semblait toujours aussi agité.  

 

Kaori demeura inconsciente. Malgré les calmants que le docteur lui avait prescrits, ses cauchemars étaient toujours violents.  

 

Ses rêves étaient toujours les mêmes. Kaori se retrouvait toujours dans cet endroit froid, sombre et humide. Aucune lumière, aucune vie. Elle entendait toujours ces mêmes pas résonner dans la noirceur de la pièce. Et ses hurlements (ils) la faisaient vibrer de terreur. Kaori n’arrivait à s’en défaire, à chaque moment de silence, ces bruits barbares et angoissants refaisaient surface comme pour lui signifier qu’elle était leur proie, leur victime. En fait, elle leur appartenait et rien, ni personne ne pourra la sauver. Hormis la mort, mais la vie est cruelle pour celle qui implore la grande faucheuse, car cette dernière reste toujours silencieuse, pire elle prenait soin de l’ignorer et se contente de flirter avec notre pauvre souffre-douleur.  

 

 

Ryo était auprès de Kaori qui dormait profondément, lorsque son portable sonna.  

 

- Ouais ! Fit-il d’une voix dure.  

 

- Ci..ty……Hun….te….r… ???  

 

Agacé par une telle entrée en matière, Ryo durcit le ton.  

 

- Mieux vaut pour toi, que ce ne soit pas une plaisanterie !  

 

- C’est….moi.  

 

- Accouche ! Vite !  

 

- Le barman du Swing Endiablé.  

 

- Que veux-tu ?  

 

- L’homme que vous cherchez est passé.  

 

Ryô se redressa, le regard vif et les muscles tendus.  

 

- Quand ?  

 

- Il y a quelques minutes. Je n’ai pas réussi à le faire rester plus longtemps.  

 

- Débrouille-toi pour savoir où il vit, combien de personnes l’accompagnent et surtout, fais savoir que City Hunter, le veut vivant !  

 

- Je ferai tout ça !  

 

Ryo raccrocha et s’adossa de nouveau sur sa chaise. Son regard était sombre mais l’heure n’était pas à la vengeance. Il savait à présent que Milo était ici et d’après son expérience, il se doutait que ce dernier chercherait l’affrontement.  

 

Ryô resta à veiller sa partenaire dont le sommeil demeurait perturbé. Les muscles de son corps se contractèrent à la vue de son ange de bonté qui était devenu un oisillon apeurée et effrayé. Ryo avait tenté de se convaincre que tout irait mieux avec de la patience et de l’amour mais en la regardant, il perdait toutes ces certitudes. Elle n’avait plus rien de celle qui avait débarqué dans sa vie comme une tornade, changeant et apaisant le cœur le plus sombre et le plus mort de Shinjuku. Il le tuerait, il serait sans pitié envers tous ceux qui étaient de près ou de loin mêlés à cette situation douloureuse. Kaori ne méritait pas tout ce qu’ils lui ont fait subir, c’était une femme pleine de vie, tellement généreuse qu’elle ne souciait jamais d’elle mais toujours des autres. Et là, ces chiens de chasse l’avaient souillée par leur noirceur et ça Ryo Saeba ne le pardonnerait jamais.  

 

Un léger cri émanant de Kaori le ramena à la réalité, il posa un regard empli de tristesse et de remord sur sa chère partenaire. Il n’avait pas su la protéger, lui qui était le numéro 1, lui qui était habituellement maître dans toutes les situations : il avait lamentablement échoué.  

 

Il se retrouvait à présent désarmé et faible ; Ryo avait conscience qu’il lui était d’aucune aide, elle était seule face à ses démons, à ses peurs et à ses souvenirs. Et lui dans tout ça, à part être l’arme de la justice ou de la vengeance que pouvait t-il bien faire d’autre ? Tout ce qu’il savait c’est qu’elle n’avait pas besoin de plus de violence, mais que Kaori avait besoin d’amour, d’affection et d’un soutien sans faille.  

 

Il contracta davantage sa mâchoire à l’entente d’un énième cri provenant de son ange toujours endormi. Ce cri là était plus déchirant que les autres, plus suppliant, plus angoissant. Ce cri meurtrit le cœur du nettoyeur, son âme déjà bien sombre s’enfonça davantage. Milo allait mourir, il subirait les pires tortures, la pire des souffrances, cela apaisera Ryo, lui ferait payer chacune des larmes versées par sa douce, chacune de ses angoisses, il écoperait du centuple avant d’aller rejoindre les chiens qui se trouvaient en enfer.  

 

Ryo repartit dans ses réflexions, il ne pensait qu’à Kaori. Elle était déjà celle qui occupait son esprit en temps normal mais à présent, elle était devenue son obsession.  

 

Ryô avait fait savoir dans le milieu qu’il était en chasse et que sa proie n’échapperait pas au prédateur qu’il était. Ryo était déchaîné et sa hargne faisait beaucoup de mal aux affaires. Ryo avait été clair, pour tous les mauvais traitements infligés à Kaori, c’était le milieu tout entier qui le payera. Et ce tant qu’on ne lui aura pas livré Milo sur un plateau d’argent.  

Ce qui déclencha bien des controverses dans ces nids de rats, chacun tentant de sauver son business, d’autre tentant tout simplement de vivre. C’est donc d’un commun accord entre les grands groupes du milieu que la tête de Milo fut mise à prix. La condition était simplement que City Hunter le voulait vivant.  

 

 

 

Les jours qui suivirent furent identiques. Plongée dans les abysses de l’enfer, Kaori n’avait pas repris connaissance, et, poussé par une haine féroce, Ryo chassait l’homme. Pas n’importe lequel, celui qui se faisait appeler MILO.  

A chaque instant, Kaori était entourée. Kazue, Miki, Saeko, Reika et Eriko, prenaient chacune un tour de garde pour prendre soin d’elle.  

 

Certaines restaient silencieuses, d’autres discutaient de tout et de rien dans l’espoir de se faire entendre de la jeune femme.  

 

Mick, Falcon et Ryo pistaient activement Milo et sa bande. Dès que l’aube pointait son nez, Ryo regagnait la clinique pour veiller Kaori à son tour et à sa façon.  

 

Son état n’avait pas beaucoup changé : son sommeil emprunt à l’angoisse, torturait vivement son esprit.  

 

 

Le Cinquième soir.  

 

Ryo poursuivait toujours son objectif. Ce soir là, il n’avait rien eu de concret. Milo se terrait comme un rat. Il avait réussi à avoir quelques renseignements mais rien qui ne puisse apaiser son cœur.  

 

Apres être passé par des ruelles sales et puantes, il regagna son appartement pour prendre sa douche. Il était tôt ce soir, mais la nuit était calme et il ne tirerait plus rien de ses indics. Il regarda sa montre et soupira.  

 

- 2 heures… je vais pouvoir retourner à la clinique.  

 

Il pénétra dans son immeuble, les épaules affaissées et le regard sombre. Il gravit quelques marches puis marqua une pause.  

 

Ryô ressentait une présence, ce qui n’était pas normal, étant donné qu’il vivait seul.  

 

Il sortit son arme et se concentra.  

 

- Kaori !!??  

 

- Non, ce n’est pas possible…  

 

Elle était bien là mais cela semblait si invraisemblable… Son expérience lui avait prouvée maintes fois qu’il fallait toujours se méfier. Il resta donc sur ses gardes.  

 

Ryo grimpa silencieusement les marches, tel un prédateur.  

 

Il pénétra dans son appartement et balaya les lieux des yeux. Ryo sentait ce mélange de terreur et d’angoisse. Lentement, il rengaina son arme et ne bougea plus.  

 

-Kaori ? Demanda-t-il anxieusement.  

 

Ryô ne reçut aucune réponse mais remarqua une silhouette qui se déplaçait au fond du salon. Il planait dans l’air, un sentiment de peur et de stress intense.  

 

Ryo s’approcha avec précaution. Kaori était assise sous la fenêtre. La lune était timide et formait un petit croissant qui suffisait à peine à l’éclairer. Cette pâle lueur permit cependant à Ryô de détailler la jeune femme.  

 

Kaori portait toujours le pyjama que Kazue lui avait donné. Le bandage sur ses yeux avait disparu mais son visage était aussi mort que lors de leurs retrouvailles.  

 

Dans un calme des plus plats, il monta à l’étage. Ryo avait besoin de se laver et de se changer. Mais avant, il devait régler une affaire importante. Il prit le téléphone dans le but de contacter le docteur.  

La venue de Kaori l’avait énervée. Pas sa présence en elle-même, mais le fait qu’elle soit partie de la clinique. Sa vie était en danger et ces incapables l’avaient laissée filer.  

 

 

- Elle est ici.  

 

- …  

 

- Comment a t-elle pu ?  

 

- …  

 

- Elle aurait pu se faire tuer ou enlever une nouvelle fois. Au milieu de la nuit, en plus, Shinjuku est un véritable coupe-gorge ! »  

 

- …  

 

- Je vous avais fait confiance !! Je ne peux même plus m’absenter la pensant en sécurité avec vous. Dans son état, un enfant de 4 ans aurait pu la surveiller avec plus de sérieux que vous !  

 

- …  

 

Excédé, Ryô raccrocha.  

 

Il fixa un instant le téléphone, puis se dirigea vers la chambre de sa partenaire et y pénétra. Ryo agrippa son matelas et le souleva sans faire de mouvements trop brusques.  

 

Il redescendit et reposa le matelas près des escaliers. Il remonta chercher le linge du lit et revint au salon.  

 

Ryo déplaça la table qui trônait au milieu de la pièce et, à sa place, y déposa le matelas. Il borda les draps et s’éloigna.  

Kaori n’avait pas bougé, son regard inlassablement figé sur ses pieds. Comme absente, elle ne bougea pas durant les faits et gestes de Ryô, préférant rester dans son coin et se fondre dans le décor.  

 

Ryo décala le canapé légèrement afin de garder un œil sur Kaori. Il remarqua rapidement les genoux de la jeune femme. Mais le bandage que Kazue avait fait, était apparemment assez épais et l’avait préservé d’éventuelles blessures. Son pyjama avait à présent des trous sur les genoux, mais aucune trace de sang. Juste de la saleté. N’étant pas prêt à la brusquer, Ryo décida de la laisser ainsi et d’aviser dès le lendemain matin.  

 

Il débrancha son téléphone, le moindre bruit étant perçu comme une agression par Kaori. Il n’avait pas envie de l’agiter pour rien. Il voulait qu’elle se sente en sécurité et en confiance dans leur appartement. Il décida donc de réactiver sa mémoire, conscient de ce qu’elle avait pu subir.  

Il alluma la chaîne hi fi. Le cd de Kaori était toujours à l’intérieur. Baissant le son au maximum, il enclencha la lecture.  

Les premières notes de la mélodie s’élevèrent lentement dans la pièce. Kaori sursauta et gesticula mais Ryo laissa la musique continuer.  

La musique adoucit les mœurs… et il voulait qu’elle se souvienne, qu’elle sache qu’elle était chez elle, dans son cocon, dans sa bulle. Et que rien ne lui arriverait à présent…  

 

Ryô s’allongea ensuite sur le canapé, ses yeux toujours rivés sur le corps agité de sa partenaire.  

 

Kaori était toujours à sa place… Elle gémit lentement, comme pour communiquer ses douleurs. Ryo se fit discret afin de ne pas l’effrayer davantage.  

 

Les heures passèrent, Kaori n’avait pas bougé et Ryo non plus.  

 

Le ciel s’éclaircit lentement. La lumière du jour se faisait sentir. Ryo sursauta soudainement. Les paroles du docteur lui revinrent en mémoire brusquement et, d’un geste rapide qui fit sursauter Kaori, il se releva et ferma toutes les fenêtres du salon et de la cuisine.  

 

La pièce était plongée dans l’obscurité. Kaori s’agita de nouveau et se recroquevilla dans un coin, de peur que Ryo ne lui fasse du mal.  

 

- Excuse-moi, je voulais juste te protéger de la lumière du jour.  

 

Kaori se balança violemment, protégeant son visage de ses bras.  

 

Ryo reprit sa place et fit tout son possible pour masquer sa présence. Son cœur était lourd, mais elle était là à présent. Il ne pouvait plus se permettre de laisser libre cours à sa colère ou à ses ressentiments. Il devait faire en sorte de rester neutre pour ne pas la terroriser davantage.  

 

Il était à présent 7 heures du matin, la ville se levait, les oiseaux piaillaient à l’extérieur. Kaori se balança de manière plus calme depuis plusieurs dizaines de minutes.  

Ryô ferma les yeux lorsqu’il remarqua que la peur émanant de sa partenaire s’atténuait.  

 

Kaori n’avait pas fermé l’œil et, malgré le corps immobile de Ryo, elle n’arrivait pas à se détendre le sachant dans la pièce. Elle fut soulagée de noter qu’il s’était assoupi.  

 

Le nettoyeur s’endormit, emporté par la fatigue.  

 

Kaori conserva sa place. Elle ne changea pas sa position et resta dans ce qu’elle considéra comme sa bulle.  

 

Comme à son habitude Ryô ne dormait que d’un œil, gardant l’autre sur la jeune femme. Il constata après plusieurs regards furtifs, qu’elle n’avait pas bougé. Malgré sa semi inconscience, Ryo restait très attentif à ce qui l’entourait et surtout à son ange.  

 

Kaori était assise dans son coin………… depuis combien de temps, elle ne se souvenait plus. Elle savait juste qu’il ne fallait pas s’agiter si elle ne voulait pas le voir bouger aussi.  

« Il » était toujours là, à la regarder. Son visage était serein mais elle s’en méfiait. Elle ne savait pas pourquoi « il » était constamment là. A chaque geste, chaque pas, chaque mouvement de tête, elle le retrouvait là.  

 

« Il » était là depuis le départ, depuis qu’ils lui avaient fait tant de mal. « Il » s’était contenté de rester là. «Il » n’avait pas bougé le petit doigt pour la sauver. Alors pourquoi l’avait-elle suivi ? Lorsqu’elle s’était retrouvée jetée de nulle part, elle avait simplement ressenti son corps tomber. D’où ? Elle ne le savait pas. Son corps avait chuté lourdement. La douleur lui avait tiré un gémissement, mais elle s’en moquait. A vrai dire, elle s’était débarrassée d’un poids, mais elle ne savait pas encore lequel. Elle avait juste ressenti une espèce de sensation de liberté. Il n’y avait plus d’agressivité. Juste elle. Etait-ce à cause du vent, ou de la sensation de sentir de l’eau tomber sur son corps ? Elle ne pouvait le dire, elle avait juste été soulagée de se retrouver dans ce lieu nouveau où les larmes du ciel la nettoyaient. Elle tenta d’ouvrir les yeux, mais elle se sentit de nouveau agressée. Elle les referma et s’allongea sur le sol, afin de contrôler cette douleur.  

Mais elle fut obligée de les ouvrir une nouvelle fois, lorsqu’elle entendit plusieurs bruits de pas.  

 

- C’est quoi ça ?  

 

- Sûrement un mauvais payeur, ils ont dû le tabasser et le dégager ici au milieu des rats.  

 

- T’as raison, allons voir s’il ne lui reste pas quelques biftons !  

 

- T’es vraiment une raclure.  

 

- Que veux-tu, on ne se refait pas…  

 

-Ok, on fait 50/50.  

 

- Bien sûr, je fais tout le sale boulot et toi tu veux la moitié !  

 

- On est des potes, ne l’oublie pas.  

 

- Ferme-la, et vérifie ses poches !  

 

L’homme s’approcha de Kaori, il se pencha puis eut un mouvement de recul.  

 

- Il pue ! Ce n’est pas possible, une odeur pareille !  

 

Il se boucha le nez, alors que son acolyte alla fouiller les vêtements de Kaori.  

 

- Quelle chochotte, ma parole !!!  

 

L’homme posa sa main sur Kaori, mais cette dernière émit de longues plaintes.  

 

- C’est quoi ce bordel ?  

 

- C’est une femme.  

 

- Tu rigoles ? Une femme ? Ça ????  

 

Kaori se mit à gémir de plus en plus fort.  

 

- Ferme-la, tu m’entends !!  

 

L’homme lui donna un coup de pied dans le dos pour la faire taire, mais le résultat fut pire.  

 

- Tu crois qu’on peut s’amuser un peu ?  

 

- Je ne veux pas attraper des saloperies avec Ça.  

 

- T’as raison, en plus, elle hurle comme un putois ! Vient on se casse d’ici !  

 

- Ok.  

 

L’homme assena un nouveau coup à Kaori avant de partir.  

 

Kaori sentait une vive douleur qui lui coupait la respiration. Elle eut du mal à reprendre son souffle et se mit à geindre pour chasser les intrus.  

 

Les pas s’éloignèrent et seuls les clapotis de la pluie s’élevaient dans le port.  

 

Elle ouvrit brièvement les yeux et croisa son regard. « Il » était là.  

 

Elle voulait fuir ces yeux, ce visage, cette silhouette, mais quoi qu’elle fasse, « il » se trouvait là, agenouillé près d’elle.  

 

Lorsqu’elle avait tenté de se remettre debout, elle n’avait pas réussi : une violente douleur au niveau des jambes et du bassin, l’avait obligée à retomber sur le sol.  

 

 

 

Elle tourna la tête vers le canapé.  

 

Savait-elle marcher ? Les autres y arrivaient très bien, alors pourquoi pas elle ?  

 

Kaori regardait celui qui était allongé. Il ne bougeait pas beaucoup, ce qui l’inquiéta. Pourquoi restait-il ainsi ?  

 

Elle le dévisagea. Pourquoi ne bougeait-il pas ?  

 

 

Et puis, pourquoi l’avait elle suivi ?  

 

Elle cligna des yeux et son esprit vagabonda de nouveau sur le port.  

 

Kaori était trempée, allongée sur le sol. Elle tenta une nouvelle fois de se lever mais le résultat fut si pitoyable : elle se retrouva le visage contre terre.  

 

Elle avait alors tourné la tête et l’avait regardé. Il souriait à présent, à croire qu’il se moquait d’elle.  

 

« Il » s’éloigna puis s’arrêta. Elle se rappela l’avoir vu tendre son bras dans sa direction. Mais que voulait-il à la fin ? Pourquoi ne pas terminer ce qu’il devait faire et disparaître comme les autres ?  

 

Lassée et se sentant en danger dans ce lieu, elle se décida à le suivre. N’arrivant pas à se remettre sur ses jambes, elle se mit à quatre pattes et le talonna.  

 

Ils avaient traversé toute la ville, mais elle se ressentait rien, ni douleur, ni fatigue. Elle savait juste qu’elle devait l’accompagner.  

 

« Il » s’arrêta devant un immeuble aux briques rouges et se tourna vers elle. Il ne souriait plus, son visage était impassible à présent.  

 

« Il » monta les marches…. elle l’avait imité. Lorsqu’elle arriva sur le toit, « il » était reparti. Et l’autre, était arrivé.  

 

Elle tourna lentement les yeux et l’observa. Il ne dormait pas, elle le savait.  

 

 

9 heures.  

 

Ryo se leva, fatigué par cette nuit longue et bizarre. Il se redressa lentement, Kaori suivait chacun de ses gestes. Ryo devait détendre ses muscles, il opta pour une petite séance d’étirements. Puis il se redressa, et hocha la tête de chaque côté.  

 

- Bonjour, Kaori.  

 

-…  

 

- Tu as faim ? Parce que moi, oui.  

 

Il commença par éteindre la chaîne, ensuite il entra dans la cuisine. Au bout de quelques minutes, il réapparut.  

 

- Tu as une envie spéciale ?  

 

Kaori ne le regardait plus, elle ne voulait pas le voir. Elle se recroquevilla et se balança énergiquement.  

 

- Ok, je verrai bien.  

 

Ryô repartit dans la cuisine. La porte d’entrée vibra doucement.  

 

Kaori se mit à gémir. Ryo revint à ses cotés.  

 

- Calme-toi, ce n’est rien.  

 

Il se releva et se dirigea vers la porte.  

 

- C’est pas vrai, vous ne savez pas faire dans la douceur ?  

 

- On a pourtant frappé légèrement.  

 

Ryô savait que ce n’était pas de leur faute, elles avaient pris soin de ne pas utiliser la sonnette.  

 

- Comment va-t-elle ?  

 

- Comme hier, Miki.  

 

- Comment est elle arrivée ici ? A-t-elle eu des soucis ?  

 

- Je ne pense pas, et vu l’état de ses genoux, elle est arrivée comme la première fois.  

 

Après un silence de quelques secondes, Ryô se tourna vers l’infirmière :  

 

- Kazue, tu pourrais…  

 

- Je vais voir tout ça.  

 

Miki, Kazue et Eriko pénétrèrent dans l’appartement.  

 

Eriko se dirigea directement vers son amie, et s’installa confortablement sur le matelas posé sur le sol.  

 

- Ryo, pourrais-tu m’apporter des compresses, s’il te plait ?  

 

- Suis-moi.  

 

Ryô monta les marches, suivi de Kazue.  

 

Miki qui remarqua l’absence d’odeur de café entra dans la cuisine afin de préparer un solide petit déjeuner.  

 

Eriko fixait toujours Kaori et, sans s’en rendre compte, les larmes coulèrent le long de ses joues.  

 

- Je suis tellement désolée Kaori, si je n’avais pas insisté pour te faire sortir ce maudit soir, jamais tu n’aurais été enlevée. Pardonne-moi !  

 

Elle se jeta aux pieds de Kaori, et éclata en sanglots, tout en implorant le pardon de son amie.  

 

Kaori sursauta, elle se sentit soudainement agressée. Elle plaqua ses mains sur ses oreilles comme pour ne plus entendre les pleurs d’Eriko et ce qui l’entourait. Et, comme un animal apeuré, elle émit un son aigu et long.  

Eriko se redressa surprise et sécha ses larmes rapidement.  

 

Elle savait que Kaori avait besoin d’elle et se laisser aller ainsi n’aiderait pas son amie.  

 

- Kaori, ma chérie, calme toi, c’est moi Eriko !  

 

Ryô arriva rapidement suivi de Kazue. Il s’avança vers Kaori, tandis qu’Eriko tentait de l’apaiser.  

 

- Sugar … N’aies pas peur, je t’en prie, nous sommes là pour t’aider.  

 

- Ryo, pourquoi ?  

 

- Ce n’est pas le moment Eriko, nous devons commencer par la mettre en confiance, ensuite nous nous occuperons du pourquoi.  

 

- Tu as raison.  

 

Ryô s’installa sur le matelas et laissa Kaori se calmer toute seule.  

 

Kazue et Eriko étaient installées sur le canapé. Miki arriva rapidement avec le petit déjeuner. Elle n’avait pas bougé lorsqu’elle avait entendu les plaintes meurtries de Kaori, elle n’en avait pas eu le courage. Elle s’était arrangée pour terminer rapidement la préparation du repas.  

 

Miki prépara le plateau : le repas des city hunter et les tasses de café pour les autres.  

 

Elle sortie de la cuisine et posa le tout devant Ryo. Ce dernier avala rapidement quelques gorgées de sa boisson chaude.  

 

Il disposa le plateau devant Kaori, tout en gardant un œil sur elle.  

 

La jeune femme n’esquissa aucun mouvement. Elle se contentait de s’occuper l’esprit pour oublier le monde qui l’entourait.  

 

- Tu devrais manger un peu, cela ne te fera pas de mal, au contraire.  

 

Le silence régnait dans la pièce. Après de longues minutes d’attente, Kazue se leva.  

Elle devait à présent soigner sa patiente.  

 

Comme prévu, aucun soin ne fut prodigué sans hurlement.  

 

A bout de force, Kazue finit par se laisser choir lourdement sur le canapé.  

 

- A ce rythme-là, je vais être bonne pour la casse !  

 

Kaori s’était remise à se balancer.  

 

Au bout de 4 heures, à force d’attaques répétées, Kazue réussit finalement à soigner et à masser Kaori.  

 

Mais cette dernière n’avait toujours rien mangé.  

 

La journée se passa dans une ambiance plutôt pesante. Kaori refusait toujours tout contact, tout aliment et toute boisson.  

 

En fin d’après midi, Saeko et Reika passèrent à leur tour à l’appartement. Elles trouvèrent Ryô en plein déménagement.  

 

- Que fais-tu ? demanda Saeko, surprise de le trouver en plein rangement.  

 

- Comme tu le vois, je fais des changements.  

 

- Quels genres ?  

 

-Ne me fais pas perdre mon temps, tu vois bien que Kaori ne peut pas marcher pour le moment !  

 

Ryo n’avait visiblement pas le temps de s’étaler sur des explications vaines et inutiles. Il avait des choses importantes à terminer. Reika ne semblait pas comprendre où Ryo voulait en venir, ce qui était évidemment le cadet des soucis de Ryo.  

 

 

- Et ?  

 

 

Il soupira d’agacement.  

 

 

 

-C’est simple, je change les chambres : au lieu de les laisser à l’étage et de la mettre dans une situation inconfortable, je vais les replacer au rez-de-chaussée. Elle pourra avoir sa chambre, et ainsi préserver son intimité.  

 

 

Saeko qui comprenait l’état mental de Ryo, tenta de faire de son mieux pour éviter que la discussion ne dure plus longtemps. Elle stoppa donc l’échange entre Reika et Ryo afin de soulager son ami de toujours.  

 

-Astucieux.  

 

- Que me vaut votre visite ?  

 

- Nous venions simplement, prendre de ses nouvelles. Comment va-t-elle ?  

 

- Tu dois bien avoir ta petite idée sur la question !  

 

- Je présume que son état n’a pas changé.  

 

- Mais c’est que notre inspectrice est perspicace !  

 

- Evidemment, alors si au lieu de te foutre de moi, si tu me disais en quoi nous pourrions t’aider ?  

 

- Il reste des choses à l’étage, vous pourriez me les descendre.  

 

- Avec plaisir. Mais dis-moi, c’est bien silencieux. Où est Kaori ?  

 

- Elle dort, Kazue n’a pas eu le choix.  

 

- Je vois. Hé bien, nous allons en profiter pour t’aider à déménager rapidement.  

 

- Ok.  

 

Reika et Saeko montèrent à l’étage et croisèrent Mick et Falcon qui descendaient l’armoire de Kaori.  

 

L’ambiance générale n’était pas des plus joyeuses ou des plus sereines. Les amis de city hunter avaient le cœur lourd, chacun tentant de se rendre utile. Chacun essayait d’alléger sa propre culpabilité face à cette situation. Kaori était une des leurs, et la plupart d’entre eux savaient qu’on n’abandonnait jamais un homme lors d’une mission. Et là, indirectement, ils se sentaient fautifs, parce qu’ils avaient le sentiment d’avoir flanché. Ils avaient le sentiment qu’une brèche avait laissé filtré le mal et qu’ils n’avaient pas réussi à la colmater à temps. Bizarre comme sentiments, parce qu’au fond, personne n’aurait pu prévoir ou même envisager une telle chose. Tous avaient cherché, tous avaient eu mal. Tous avaient veillé des nuits entières dans l’espoir de trouver un indice, une information. Tous avaient ressenti le manque et le vide laissés par leur ange de lumière. Parce qu’au fond, Kaori était devenue cette femme qui prenait une place importance dans leurs cœurs.  

 

Mick vit les sœurs arriver et ne put s’empêcher de faire son numéro de pitoyable dragueur.  

 

- Salut les beautés….  

 

Excédé par son cirque continuel, Falcon le stoppa dans son numéro de bellâtre.  

 

- Ferme-la et porte espèce de chiffe molle !  

 

- Qui tu traites comme ça ?  

 

- Pourquoi tu comptes faire quoi ?  

 

- Tu vas voir, ce que je vais faire !  

 

Mick lâcha son côté du meuble pour s’élancer sur Falcon, mais une massue vint percuter son crâne.  

 

Miki, n’y tenant plus, décida de remettre vivement l’Américain à sa place :  

 

- Kaori dort, espèce d’idiot ! Alors, bouge les meubles en silence et tiens-toi tranquille pour changer !!!  

 

- Mais ce n’est pas juste, c’est ton mari qui m’a insulté ! se défendit Mick.  

 

- Assez Mick !!! Dépêche-toi avant que Kazue vienne t’apprendre les bonnes manières !  

 

Sur ces mots, Mick reprit sa place non sans bougonner de colère.  

 

Avec l’aide de tous les amis, les chambres furent rapidement changées.  

 

 

 

 

 

 

 

 


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