Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: belo

Beta-reader(s): Cdm98, Nanou

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 20 capitoli

Pubblicato: 02-10-04

Ultimo aggiornamento: 22-03-08

 

Commenti: 224 reviews

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GeneralDrame

 

Riassunto: Je vais tenter de relever le défi de Kelly, qui propose une situation dramatique et douloureuse pour CH.

 

Disclaimer: Les personnages de "Traumatisme" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Traumatisme

 

Capitolo 16 :: Etat émotionnel

Pubblicato: 21-08-07 - Ultimo aggiornamento: 21-08-07

Commenti: Coucou à tous et merci beaucoup pour vos encouragements. C'est vraiment super gentils de votre part. Voilà la suite, j'espéres qu'elle vous plaira. Merci Bêtas et bonne lecture à tous. Bisous

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20


 

La propriété d’un des clans les plus craints et les plus puissants de Tokyo était partie en fumée. Ryo savait que cela créerait une révolution au sein du milieu mais il s’en moquait. Les mandarins l’avaient défié indirectement et aujourd’hui, il ne restait plus rien de ce prestigieux groupe.  

 

Il sortit son téléphone de sa poche et composa le numéro qu’il avait soutiré au chef avant sa mort.  

 

- Allô ?  

 

- Prépare-toi, tu seras le suivant sur ma liste.  

 

- City Hunter, je présume.  

 

- Cours et ne te retourne pas, parce que lorsque j’aurai mis la main sur ta sale face de rat, tu regretteras d’être venu au monde !  

 

- Et tu crois me faire peur ?  

 

- Tu as raison de ne pas avoir peur. Si je peux me permettre, jette un œil sur les informations demain, tu ne seras pas déçu du voyage.  

 

Milo sentit le calme anormal émanant de Ryo.  

 

- Enfin…  

 

- Je vais m’occuper de réparer tes dégâts, pour le moment, je pense que je n’ai plus besoin de te courir après. Je sais que j’aurai ta tête bientôt.  

 

- Essaye toujours, gloussa Milo.  

 

 

 

Ryo raccrocha.  

 

Il devait à présent s’occuper de sa chère Kaori. Falcon posa sa main sur son épaule.  

 

- Faut y aller.  

 

Ryo le fixa un instant puis se décida à bouger.  

 

 

C’est avec un certain soulagement que Ryo et Falcon se retrouvèrent en plein cœur de la ville pour régler les derniers détails de cette nuit meurtrière. Ryo se sentait un peu apaisé, pas assez pour calmer ses ardeurs de tueur, mais suffisamment pour lui permettre de prendre soin de sa partenaire.  

 

Pendant ce temps dans l’appartement du nettoyeur, Kazue et Miki s’assuraient que Kaori dormait toujours. Mick retrouva Kaori sur le sol, et la replaçait inlassablement sur son matelas mais rien à faire, elle regagnait toujours le parquet froid.  

 

 

Lorsque Ryo et Falcon pénétrèrent dans l’appartement au petit matin, ils se sentirent comme étouffés par l’ambiance qui régnait dans les lieux. Voyant que sa femme dormait, Falcon rentra chez lui non sans se poser des questions, mais les réponses ne viendraient qu’une fois que leurs amis émergeraient de leur sommeil. Ryô entra dans la chambre de Kaori pour s’assurer que tout allait bien. Elle sommeillait toujours. Cela le rassura et il retourna dans sa chambre afin de récupérer à son tour.  

 

 

 

En début d’après midi, Ryo se leva. Falcon arriva à son tour. Ils trouvèrent Mick, Miki, Kazue et Eriko dans un silence pesant, visages fermés et regards éteints.  

 

- Que s’est-il passé ?  

 

- Ryô, son état ne s’améliore pas, au contraire.  

 

- Que veux-tu dire par là ?  

 

- Elle a besoin de voir un professionnel, nous ne pouvons pas l’aider dans l’état dans lequel elle se trouve.  

 

- Ecoutez moi bien, je suis son père, sa mère, son frère, sa sœur, son psy, son confident, son ami.  

 

- Ryô, ce que Kazue veut dire….  

 

- La discussion est close, et si vous ne vous sentez pas la force de l’épauler alors sortez !  

 

- Ryô !...  

 

Mais tout était dit, Ryo ne changerait pas d’avis et ses amis le savaient. Par des soupirs, ils se plièrent à sa décision. C’est d’un commun accord, qu’ils établirent un planning pour relayer le nettoyeur. Chacun avait à présent son créneau horaire et sa tâche :  

Eriko passerait tous les matins, Miki s’occuperait des repas et assisterait Kazue lorsqu’elle serait là. Kazue serait l’infirmière attitrée de Kaori. Falcon et Mick resteraient là pour assurer sa sécurité mais ne toucheraient pas Kaori.  

 

Ryo demanda à ce qu’on n’injecte plus de calmant à sa partenaire. Il pensait que les médicaments l’assommaient et l’empêchaient de reprendre une vie normale.  

 

C’est donc dans cet état d’esprit que les journées commencèrent pour City Hunter. Le calvaire commença réellement.  

 

 

L’état de Kaori se dégradait au fil des jours. Ses défenses psychologiques étaient à présent quasi inexistantes. Son organisme réagissait violemment pour combler au mieux ce mal qui la rongeait, et cela se traduisait de façons diverses. Depuis son retour, elle souffrait en silence mais ne put malheureusement garder toute cette souffrance en elle. C’est au bout du troisième jour dans leur appartement que les symptômes apparurent.  

 

Son cœur pleurait, il était lourd. Ce dernier créait des spasmes et provoquait des contractions douloureuses dans sa poitrine, rendant sa respiration difficile.  

Une boule permanente s’était créée dans son estomac, se nouant à chaque bruit émit dans l’appartement. Le stress engendré par cette peur permanente ulcérait son pauvre petit ventre.  

De violents vertiges la surprenaient parfois lorsqu’elle se contractait de trop.  

 

Sur son corps, des plaques rouges la démangeaient constamment. Elle devait utiliser ses mains pour calmer ses crises d’angoisse, se déchirant la peau jusqu’au sang. Et lorsque les crises étaient trop violentes, son pouls et sa respiration s’accéléraient, de fortes sueurs apparaissaient et l’envie d’uriner et de vomir se faisait ressentir, obligeant Miki et Kazue à venir la nettoyer régulièrement. Mais c’était aussi un cercle vicieux : plus elles l’approchaient et plus elle angoissait.  

Que faire ? Elles ne pouvaient pas la laisser dans cet état et donc ses crises se répétaient.  

 

Elle n’avait plus aucun répit, plus aucun moment de calme, sursautant toujours et encore. Et lorsqu’elle fermait les yeux, tout était encore plus pénible. Des cauchemars d’une rare violence hantaient ses nuits et perturbaient son sommeil.  

Kaori souffrait moralement et physiquement. Son esprit lui rappelait à quel point, il avait été maltraité.  

 

 

Le cinquième jour, assise, comme toujours, dans le coin le plus sombre de la chambre, Kaori était un peu plus calme.  

 

Les yeux bandés, elle développait ses acuités auditives. Kaori vivait chaque bruit, chaque son comme une véritable agression. Depuis sa captivité, elle percevait tout ce qui l’entourait : Le cognement émit par son cœur apeuré qui battait la chamade, celui de ses tempes qui tapait si fort, son ventre qui se tordait de douleur et de faim. Tout lui était devenu familier.  

 

Rien ne lui échappait de ce qui se passait dans l’appartement, ni les mouches qui volaient, ni l’aération qui ventilait.  

 

Son âme était marquée à vie. Elle ne pouvait pas leur faire confiance : combien de fois l’avaient-ils laissée en paix quelques heures, quelques jours, quelques mois (elle n’avait plus aucune notion de temps) pour revenir encore plus brutaux et plus violents.  

 

Seul « il » arrivait à lui donner un peu de repos, il ne pouvait pas lui faire de mal. D’ailleurs, son visage était devenu plus serein depuis son arrivée ici. Est-ce qu’il se sentait en sécurité ? Elle ne savait pas et ne voulait pas savoir.  

 

Seule sa survie lui importait en ce moment. Elle les voyait s’affoler autour d’elle. Elle les voyait aller et venir comme s’ils se souciaient réellement d’elle. Encore une de leurs machinations diaboliques.  

 

Il était rentré, elle l’avait reconnu à ses pas lourds et lents. Kaori ne savait pas quoi penser de lui. Mais il semblait inquiet. Ryô lui apportait toujours quelque chose à manger, des petits gâteaux, des chocolats emballés dans une jolie boite, des jus de fruits pressés et faits maison. Mais elle n’avait pas confiance en lui. Il faisait tout ça pour mieux rigoler de son malheur après.  

 

 

3 mois auparavant sur le lieu de séquestration de Kaori.  

 

 

 

Un homme marchait au travers des couloirs. Le bruit était métallique et sourd.  

 

Il s’approcha d’elle et jeta un plateau sur le sol.  

 

Affamée depuis plusieurs jours, Kaori se jeta sur le repas. Elle avala du bout des doigts ce met écœurant. Après quelques bouchées, son estomac se contracta, une violente douleur se fit ressentir. Elle vomit tout ce qu’elle avait avalé.  

 

Le rire sadique de son bourreau résonna dans la pièce.  

 

- Tu es vraiment naïve. Tu t’attendais à quoi ?  

 

Le rire s’accentua.  

 

La porte métallique se referma avec fracas, alors que Kaori n’arrivait pas à endiguer ses nausées.  

 

Les jours qui suivirent, son estomac se rappelait de la souffrance endurée. Elle refusait donc toute alimentation. Mais au bout de plusieurs journées à s’affamer, son instinct de survie refit surface. Et rebelote : elle mangeait, se rendait malade et le même manège se répétait encore et encore.  

 

Lorsque son bourreau la sentait vraiment trop faible, il l’obligeait à manger, prenant soin, de lui accorder un véritable repas. Il lui faisait mal, mais son estomac retenait le peu qu’il réussissait à lui faire avaler.  

 

 

 

Retour dans l'appartement de City Hunter.  

 

 

Recroquevillée sur le sol, Kaori restait attentive à ce qui l’entourait. « Il » lui avait appris à rester discrète, afin de pouvoir souffler un peu. Alors à chaque bruit de pas qui résonnait, elle se raidissait, feignant le sommeil.  

 

Elle refoulait son envie d’hurler, ce besoin quasi vital de s’éloigner. Mais « Il » l’avait assuré que c’était le mieux à faire pour le moment.  

 

Elle voulait fuir, partir le plus loin possible mais « Il » ne voulait pas bouger. « Il » semblait à l’aise, pourtant il n’était pas chez lui.  

 

Les jours passèrent, lessivant tous les proches de City hunter. Mais les soins apportés avec acharnement pas Kazue portaient leurs fruits. A présent, Kaori ne portait plus de bandage, ses yeux s’étaient quasiment remis. Bien sûr, elle ne pouvait pas affronter encore la lumière directe du soleil mais c’était déjà une petite lueur d’espoir.  

 

 

Deux semaines s'écoulèrent encore. Ryô n’avait quasiment pas quitté l’appartement. L’état de Kaori le préoccupait beaucoup trop. Cette dernière devenait chaque jour de plus en plus faible, obligeant Kazue à lui administrer des solutions nutritives pour la garder en vie. C’était comme si elle se laissait délibérément mourir, refusant tout et s’enfermant dans son mutisme. Les rares fois, où elle gémissait, c’était lorsque Kazue lui faisait ses injections.  

 

Ryô avait mit sa chasse à l’homme de coté. Il savait pertinemment que tout le milieu était à présent ses yeux et ses oreilles et que personne n’oserait lui mettre des bâtons dans les roues ou même aider Milo. Il voulait sa peau, mais il avait décidé que la loi du Talion était le meilleur choix possible dans ce cas précis : œil pour œil et dent pour dent. C’est délibérément qu’il laissa les hommes de l’ombre traquer Milo. Son premier objectif était de l’affaiblir mentalement, le rendre nerveux, lui couper le sommeil. A chaque bruit que Milo entendrait, Ryô voulait qu’il transpire de peur, qu’il vive comme un chien poursuivi par une meute de loups.  

 

 

Milo était toujours à Tokyo. Comme l’avait prévu Ryo, il se sentait traqué de tout part. L’aéroport, le port, la gare, la gare routière, les locations de voitures, les stations de métro et de taxi étaient à présent sous la surveillance étroite des organisations les plus dangereuses du Japon.  

 

Pris au piège dans une ville hostile à sa personne, il opta pour une retraite temporaire afin de trouver une solution qui lui permettrait de passer au travers des mailles du filet.  

 

C’est donc avec fierté, qu’il trouva l’endroit idéal qui lui permettrait d’être en sécurité un long moment. C’est dans une maison de retraite que Milo trouva refuge. Vieilli de quelques années pour l’occasion, il avait expressément demandé à avoir un bungalow privé. Le prix était exorbitant, mais sa vie valait bien ce petit sacrifice. Ses bagages contenaient des vêtements, un nécessaire de toilette et surtout un arsenal impressionnant.  

 

Cloîtré dans sa chambre, il tenta de faire le point sur la situation. Prenant garde de ne pas se trahir, il préparait méticuleusement sa sortie. Les plans de la ville en main, il cherchait le moyen de sortir sans trop d’encombres.  

 

La troisième semaine arrivait à son terme, nous étions le jeudi soir. Kazue et Miki semblaient tout aussi exténuées que Kaori. Leur dévotion et leur générosité finissaient par les épuiser, perdant même confiance par moment.  

Ryô n’était pas aveugle à ces changements : elles dépérissaient en même temps que Kaori.  

Ainsi décida-t-il d’un week-end de liberté pour ses amies afin de leur permettre de souffler un peu.  

 

- Non, mais ça va pas Ryô ??!!  

 

- J’ai besoin d’être seul. Vous êtes tous là depuis des semaines… j’ai l’impression d’étouffer.  

 

- Tu n’es pas juste.  

 

- Je peux très bien m’en sortir. Alors rentrez chez vous pour le week-end.  

 

Une gifle magistrale fut décochée par Miki.  

 

- Espèce d’ordure ! Nous sommes là pour elle, pas pour toi !  

 

Une seconde gifle vient frapper Ryô, cette fois-ci, ce fut Kazue qui s’exprima.  

 

- Je suis son infirmière, ne l’oublie pas !  

 

Ryô était pris entre deux furies.  

 

- Les filles, du calme ! Il est un peu bourru mais ce qu’il veut dire, c’est que vous avez besoin de vous reposer vous aussi.  

 

- Ne t’en mêle pas !  

 

Les hurlements des filles venaient de créer un tel malaise que Kaori se mit à geindre dans sa chambre.  

 

Ryô réagit le premier. Il pénétra dans la chambre et referma la porte, mettant ainsi un terme à une dispute inutile.  

 

- Ça suffit Miki ! Vous voulez aider Kaori et vous nous faites des crises d’hystérie alors que vous savez qu’elle est juste à coté. Ryô a raison. Vous devriez vous reposer pour l’aider au mieux. Rentrons à présent. Et toi Mick, je te conseille de faire la même chose.  

 

 

Dans la chambre de Kaori.  

 

Ryô s’approcha lentement. Il glissa sur le sol à bonne distance de Kaori et tenta de la réconforter.  

 

- Du calme Kaori, ce n’est rien. Nous, nous chamaillons, rien de plus.  

 

Kaori se berça d’avant en arrière, ignorant les propos de Ryô. Les mains sur les oreilles, elle ferma les yeux.  

 

« Il » la regarda avec peine. Depuis qu’il l’avait amenée ici, il n’avait pas vu de grands changements physiques mais il gardait espoir qu’elle sorte de cette coquille de glace.  

 

Avec douceur, il posa sa main sur sa tête. Ceci eut pour effet de calmer instantanément Kaori. Malgré la douleur qu’elle ressentait au fond de son cœur, elle tourna la tête.  

 

Elle venait de se taire et elle leva les yeux vers un point imaginaire.  

 

Ryô la regarda et doucement, il s’approcha d’elle.  

 

- Kaori ?  

 

Elle avait le regard fixe, comme hypnotisé, ce qui inquiéta le nettoyeur. Pourquoi avait-elle arrêté aussi soudainement son agitation ?  

Et pourquoi semblait-elle fascinée par le rideau de la fenêtre ?  

 

Kaori ne réagit pas, ses yeux toujours rivés sur le même point.  

 

« Il » lui souriait à présent. C’était la première fois qu’il lui offrait un aussi doux visage. Alors qu’elle aurait voulu le contempler encore, elle sentit la présence de Ryô. Elle se contracta immédiatement, générant de nouveau cette barrière qui les séparait.  

 

Ryô comprit le message, mais il devait la sortir de sa léthargie, et la laisser ainsi dans sa chambre n’était pas la solution. Lorsqu’il entendit ses amis quitter l’appartement, il se tourna vers Kaori.  

 

- Désolé mon ange, mais il va bien falloir te pousser un peu.  

 

Il s’avança vers Kaori, avec autant de douceur et de précaution qu’il put, et la souleva rapidement. Elle gesticula dans tout les sens, mais Ryô ignora sa peur. Il ne voulait pas la perturber davantage mais il se devait de l’aider, à sa manière. C’est donc à contre cœur, qu’il entreprit de l’installer dans le salon ; malgré sa délicatesse et son affection, son geste fut perçu comme une attaque. Ce qui meurtrit un peu plus Ryo.  

 

 

La journée s’annonçait difficile pour l’un comme pour l’autre. La cohabitation serait rude mais pour les yeux de Kaori, il décrocherait la lune.  

 

Les choses allaient changer, Ryô venait de franchir une frontière, un point de non retour. Allait-elle se battre ou définitivement s’enfoncer dans ses peurs ?  

 

Le doc avait prévenu Ryô : pour sortir de son mutisme, elle devait se battre et surtout être soutenue. Mais Ryô savait que quelque part, Kaori était encore là et qu’elle était assez courageuse pour refaire surface. Il ne lui manquait qu’une chose et ça, Ryô pouvait lui offrir : elle était le cœur, il était le roc. Il lui apporterait la force nécessaire, l’amour et le soutien pour lui permettre de revenir, et ce, dès maintenant. Il avait laissé ses amis tenter la manière douce. A lui, maintenant de prendre en charge la situation.  

 

Choquée par ce geste, Kaori n’osait plus respirer, trop affolée et trop déstabilisée pour faire quoi que ce soit. Elle était prostrée sur le canapé, le regard dans le vide. En la voyant ainsi, Ryô eut un pincement au cœur, mais il devait agir de la sorte.  

 

Kaori ne remarqua pas immédiatement « sa » présence, pourtant « il » la regardait avec beaucoup de tristesse. Elle attendait, la peur au ventre la sentence. Son cœur s’affola, sa respiration s’accéléra, son front devint rapidement humide, ses vertiges la reprirent et un goût amer apparut dans sa bouche.  

Ne tenant plus, elle se pencha et se soulagea. La tête baissée, des gouttes de sueurs tombèrent sur le sol. Ryô s’approcha.  

 

- J’ai été trop brutal… Mais qu’est-ce qui ne va pas chez moi !? Pardonne-moi, pensa-t-il.  

 

Il entra dans la cuisine et en sortit avec un verre d’eau et un torchon humide.  

 

Ignorant les précédents refoulements buccaux de Kaori, il s’agenouilla devant elle, au beau milieu de la bile mélangée à la salive. »  

 

- Je ne voulais pas te rendre malade.  

 

Son torchon en main, il épongea le visage de Kaori qui esquissa un mouvement de recul par instinct.  

 

Ryô continua de la rafraîchir et recula afin de lui laisser le temps de reprendre son souffle.  

 

Il déposa le verre d’eau sur la table basse.  

 

-Bois, ça te fera du bien.  

 

Il disparut de nouveau pour nettoyer le sol. Il décida d’aérer la pièce et de parfumer le salon afin de faire disparaître cette senteur acre qui flottait dans l’air.  

 

 

 

 

 


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