Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: rory

Beta-reader(s): Kina

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 8 capitoli

Pubblicato: 27-02-05

Ultimo aggiornamento: 30-03-05

 

Commenti: 16 reviews

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General

 

Riassunto: Kaori tombe sous le charme d'un tableau et décide de prendre sa vie en main ... mais Ryô suivra-t-il ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Le tableau" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Le tableau

 

Capitolo 4 :: Action et réaction ...

Pubblicato: 28-02-05 - Ultimo aggiornamento: 09-03-05

Commenti: Voilà, grâce à ma lucky-Béta Kina, qui corrige plus vite que son ombre, vous avez droit à un deuxième chap pour ce week end. Merci pour vos reviews. Vous êtes géniaux, je vous adore !!! Bonne lecture, j'espère que vous apprécierez.

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8


 

Ryô tournait comme un lion en cage dans le salon depuis dix bonnes minutes.  

 

« Mais qu'est-ce qu'elle fait ! Son cours est fini depuis 3 heures déjà, elle devrait être là ».  

 

Kaori avait pris beaucoup de libertés avec son emploi du temps ces dernières semaines, mais elle s'était toujours arrangée pour être à l'appartement pour le dîner. Ce repas était un repère nécessaire pour elle comme pour lui, un moment privilégié qu'ils partageaient depuis des années et qui leur permettait de se retrouver. Ils se chamaillaient, rigolaient, s’engueulaient, se réconciliaient autour de cette table. Et voilà qu'aujourd'hui, elle était en retard. Aujourd'hui. Alors qu'il avait décidé que cette soirée serait « spéciale ».  

 

Bon d'accord, il avait fait tout cela dans le but premier de la cuisiner un peu sur son comportement des derniers temps, mais il espérait au fond de lui pouvoir profiter de ce moment pour partager avec elle quelques instants de tendresse et jouir encore de cette complicité unique qui les unissait.  

 

En dépit de tout ce qu'il pouvait en dire, la présence de Kaori à ses côtés, sa gentillesse, ses coups de gueule et de massues, son amour de la vie, sa volonté de toujours venir en aide aux autres... Tout cela l'avait maintenu en vie pendant toutes ces années et continuait à être sa raison de se lever le matin et de recommencer une nouvelle journée. Son sourire seul avait le pouvoir de faire disparaître la part d'ombre qu'il sentait peser sur son âme. « Oh Kaori, si tu savais... »  

 

Il sortit de ses pensées en entendant l'horloge sonner 7 heure.  

 

« Ce n'est pas le moment de ressasser tout ça. Tout doit être parfait pour ce soir. »  

 

Pour la troisième fois depuis qu'il avait fini de se préparer, il vérifia que tout était en ordre. La table était dressée, les plats prêts à être servis, lui-même s'était mis sur son trente et un. Rien ne manquait, enfin rien sauf...  

 

- Nom de Dieu, le vin ! J'ai oublié d'acheter du vin, lâcha-t-il en se frappant le front.  

 

C’est ainsi qu’il se précipita dans la cuisine dans l'espoir un peu fou de trouver une bouteille cachée, mais pour avoir vidé les placards plus tôt dans la soirée, il se doutait hélas du résultat.  

 

- Et merde !  

 

Il attrapa sa veste et se précipita au bas de l'immeuble pour rendre une petite visite à l'épicerie et ce, sans voir Kaori qui tournait au coin de la rue, les yeux rivés au sol, perdue dans ses pensées. D’ailleurs, plus cette dernière approchait de l'appartement, plus ses pas ralentissaient.  

 

Non pas qu'elle ne voulait pas rentrer, au contraire, depuis qu'elle avait ce nouveau travail, elle partait tôt le matin alors que Ryô dormait encore et ne revenait que pour le dîner, alors ces quelques heures qu'elle passait en sa compagnie lui étaient précieuses, mais il lui était de plus en plus difficile de lui cacher ses activités. Elle s'étonnait d'ailleurs qu'il n'ait pas encore essayé de lui tirer les vers du nez, mais elle lui en était reconnaissante, car elle savait qu'elle n'aurait pas résisté bien longtemps à un interrogatoire « made in Ryô ».  

 

Lorsqu'elle avait découvert ce tableau, il lui avait semblé évident qu'elle devait changer sa façon de vivre, ses habitudes et prendre les choses en main. Elle avait rêvé sa vie et sa relation avec Ryô depuis toutes ses années au lieu les vivre pleinement. Son premier pas avait été de pouvoir être indépendante financièrement, pour le tableau, mais pas seulement. En travaillant, elle avait découvert tout un monde qui lui était étranger : les horaires fixes, un salaire qui tombait toutes les semaines, les pots entre collègues, une certaine forme de reconnaissance sociale pour le travail fourni... Ce que tous et chacun considéraient comme une vie normale en somme.  

 

Elle savait que sa vie était ailleurs, avec Ryô, dans son monde, mais côtoyer pour un temps le reste de la société, ses problèmes, ses doutes et ses joies, lui avait permis de renforcer sa conviction : peu importe le monde dans lequel on vit, tant qu'on y est avec la personne qu'on aime, le reste n'est qu'un décor.  

 

En parlant de décor, elle était arrivée devant le sien. Elle sourit en repensant à la tête qu'avaient fait ses collègues lorsqu’elle avait avoué vivre dans ce quartier mal famé, dangereux, vétuste, un vrai coupe gorge... voilà ce qu'ils en avaient dit, mais elle, elle ne voyait rien de tout cela. Elle connaissait par coeur le tracé de ses ruelles et aimait l'animation qui y régnait quelque soit l'heure, de jour comme de nuit. Elle savait qu’elle pouvait se ressourcer dans le parc, petit coin de verdure au milieu du béton. Elle connaissait les commerçants et tous étaient de braves gens qu'elle avait appris à apprécier. Mais par-dessus tout, c'était là qu'était sa maison, son chez elle, l'endroit où ses pas la ramèneraient toujours, son foyer : l'appartement qu'elle partageait avec l'homme qu'elle aimait, celui qui la faisait vibrer, sa moitié.  

 

- Ryô, soupira-t-elle dans un souffle.  

 

Elle laissa glisser son regard sur la façade du bâtiment et sourit en pensant qu'il serait là, comme chaque soir, à l'attendre.  

 

Inspirant un grand coup pour se donner du courage, elle poussa la porte de l'immeuble et monta quatre à quatre les marches qui menaient à l'appartement.  

 

- « Je suis rentrée », lança-t-elle en enlevant ses chaussures, pensant trouver Ryô affalé sur le canapé en train de lire une de ses revues osées. « Je sais, je suis en retard mais... » La fin de sa phrase mourut sur ses lèvres, lorsqu'elle aperçut la table magnifiquement dressée pour l'occasion.  

 

- Mais qu'est-ce que... Aoutchhh !  

 

Percutée de plein fouet par un Ryô essoufflé d'avoir couru depuis l'épicerie, Kaori se retrouva les quatre fers en l'air.  

 

- Kaori, tu es déjà là ?! Haleta-t-il  

 

Il resta planté devant elle, essayant vainement de reprendre son souffle.  

 

- Je n'ai rien, merci de demander, lui dit-elle avec un regard noir en se frottant le bas du dos. Il lui tendit la main pour l'aider à se remettre de bout.  

 

- Désolé. Tu n'as rien ?  

 

- Non, non. Ça va aller. Mais qu'est-ce qui t'as pris de débouler comme ça ? T'as oublié quelque chose sur le feu ou quoi ?! lui demanda-t-elle un sourire narquois sur les lèvres.  

 

- Heu...  

 

Ryô sautillait d'un pied à l'autre sans trop savoir quoi dire ou faire. Il n'avait pas du tout prévu ça. Et puis c'était lui qui devait poser les questions, pas elle. « Oulà, ça commence bien ! ». S'il n'avait pas perdu autant de temps dans la boutique du vieux Riaka, il serait revenu avant elle et... « Arggg, la prochaine fois que je le croise, il va m'entendre celui-là ! »  

 

Le vieux avait en effet refusé d'être payé et avait plutôt demandé en échange que Ryô parle à son petit-fils qui traînait depuis quelques temps avec une bande de petites frappes qui sévissait dans le quartier. Il s'était donc retrouvé dans l'arrière boutique crasseuse en tête-à-tête avec un jeune adolescent d'à peine une quinzaine d'années, qui essayait de se donner l'air d'un dur. Il ne s'était pas dégonflé face au premier nettoyeur du Japon, même s'il avait soigneusement évité de croiser le regard de ce dernier qui virait dangereusement au noir au fur et à mesure que la discussion avançait.  

 

Voyant qu'il n'arriverait à rien par la parole et que les minutes filaient à une allure folle, Ryô avait mis son python sous le nez du gosse et, maîtrisant difficilement son exaspération, lui avait promit une mort lente et douloureuse de sa main s'il ne se remettait pas dans le droit chemin en écoutant les conseils de son grand-père. Sur quoi, il était sortit laissant le gamin repentant et en pleurs et avait prit en courant le chemin de l'appartement.  

 

Ceci expliquant cela...  

 

Kaori qui le regardait depuis deux bonnes minutes attendant une réponse, remarqua alors qu'il portait un costume sombre au lieu de ses éternels tee-shirt rouge et pantalon de toile.  

 

- Ryô ?  

 

- Hum...  

 

Il sortit de ses pensées et croisa son regard. L'interrogation et l'inquiétude y avaient remplacé la colère. Il devait faire quelque chose avant de perdre à nouveau le contrôle de la situation.  

 

- Tu devrais aller te préparer, je nous ai fait un bon dîner et si tu ne te dépêches pas, ça va être trop cuit. Allez...  

 

La prenant par les épaules, il la fit pivoter et la poussa gentiment vers les escaliers.  

 

- Mais... protesta-t-elle faiblement.  

 

- Il n'y a pas de mais, et puis si tu es gentille, tu auras une surprise, lui murmura-t-il en lui déposant un léger baiser sur la nuque avant d'aller s'enfermer dans la cuisine.  

 

Kaori se sentit rougir comme une adolescente à son premier rendez-vous et attendit quelques secondes que son coeur reprenne un rythme normal. Les dernières paroles de Ryô l'avaient complètement désarçonnée.  

 

Elle se rendait compte qu'il préparait sûrement quelque chose : le dîner, le costume et surtout ce baiser... et au fond d'elle-même, elle en connaissait la raison : il voulait savoir. Savoir pourquoi elle passait ses journées dehors, pourquoi elle rentrait fatiguée chaque soir au point de parfois s'endormir sur le sofa à peine son café avalé, pourquoi elle ne prenait plus tant à coeur leur absence chronique de travail, pourquoi... Elle aurait pu s'en sortir s'il lui avait fait une scène ou exigé des explications, mais se sentait incapable de résister s'il employait la manière douce.  

 

Elle se secoua et monta les marches pour se rendre à la salle de bain.  

 

Elle s'était déjà douchée après son cours de danse, mais elle avait besoin de temps pour réfléchir. La caresse de l'eau chaude sur son corps l'aida à relâcher la tension qui habitait ses muscles et elle laissa ses pensées vagabonder.  

 

Tout ce qui avait fait sa vie ces sept dernières années, tout avait été balayé quand elle avait été touchée par cette toile. Elle avait voulu changer, mais sans tenir compte des réactions de Ryô, de son avis, de ses sentiments. En oubliant de l'inclure dans sa nouvelle vie, c'était une partie d'elle-même qu'elle avait laissé en arrière. Elle se rendait compte avec le recul, que s'ils devaient réussir à avancer et à changer, ce serait à deux ou pas du tout. Ça ne serait pas facile, mais le bonheur avait un prix et elle lui devait bien un petit acompte ce soir, en lui disant. Elle subirait sans broncher ses reproches, forte de savoir que son rêve se rapprochait à chaque pas qu'elle réussissait à faire en avant. « Ce soir est le premier soir du reste de ta vie » se dit-elle avec conviction.  

 

Elle sortit de la douche, se sécha rapidement et quitta la salle de bain. Arrivée devant la porte de sa chambre, elle s’arrêta et tendit l'oreille :  

 

- Its not unusual to be mad with anyone, it's not unusual to be loved by anyone...  

 

Non, elle ne rêvait pas : Ryô était en train de s’époumoner en coeur avec la radio tout en s'activant dans la cuisine !  

 

- On aura tout vu, murmura-t-elle en secouant la tête, incrédule.  

 

Elle ouvrit ensuite la porte et s'engouffra dans sa chambre.  

 

- RYÔ !!!!!  

 

 

 

 


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