Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: laeti

Beta-reader(s): Kaori28, Saintoise

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 16 capitoli

Pubblicato: 24-02-06

Ultimo aggiornamento: 11-09-06

 

Commenti: 181 reviews

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RomanceDrame

 

Riassunto: Ryô décide de partir et de laisser Kaori vivre sa vie à la fois pour lui mais aussi pour Kaori. Que va-t-elle devenir sans lui ? Comment va-t-elle pouvoir continuer à vivre sans sa moitié ? Et ce départ est-il vraiment définitif ?

 

Disclaimer: Les personnages de "L'appel au secour" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: L'appel au secours

 

Capitolo 4 :: Et comment réagir face à ça ?

Pubblicato: 09-03-06 - Ultimo aggiornamento: 09-03-06

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16


 

Pas un instant elle n’avait pensé à elle, à ce qu’elle allait devenir. En fait, elle ne pensait plus à rien. Elle en était totalement incapable. Après toutes les émotions qu’elle avait connu ces dernières semaines, seule une fatigue extrême l’étreignait. Il fallait qu’elle dorme, c’est tout ce qu’elle voulait et pouvait supporter.  

Son avenir ne l’intéressait pas puisque Ryo n’en ferait plus partie.  

 

 

Ryo, de son côté, savait déjà se qu’il lui restait à faire.  

 

Il arriva devant l’enseigne d’un café dont le nom apparaissait sur la devanture : le Cat’s Eye.  

Il ne pût s’empêcher de regarder par la vitre, les occupants de l’endroit.  

Une armoire à glace (ndb : c’est pas une armoire à glace, c’est mon Umibozu à moi d’abord ^^) de 2m20 au crâne chauve, astiquait consciencieusement une assiette derrière le comptoir, faisant affreusement grincer l’objet en question. Il portait des lunettes noires qui ne rassuraient en rien (lui donnant au contraire un air des plus féroces), les quelques clients courageux qui ne cessaient de s’interroger au sujet du géant qu’était Umibozu. A ses côtés se tenait une ravissante jeune femme brune au regard chaleureux. Miki avait eu raison d’ouvrir son commerce. Elle avait toutes les compétences d’une parfaite hôtesse sauf lorsqu’elle devait faire face aux deux plus grands pervers du Japon (j’ai nommé Ryo Saeba et Mick Angel !!!), auquel cas elle perdait tout contrôle sur elle-même.  

Pourtant, cette femme était encore une énigme pour beaucoup de personnes. Ancienne mercenaire reconvertie, elle avait réussi à se faire épouser d’Umibozu pour ensuite ouvrir un café avec ce dernier. Qui aurait pu croire que l’Eléph’, comme l’appelait ses amis pour le taquiner, pourrait se satisfaire d’une vie telle que celle-ci ?  

Ancien mercenaire également, il n’avait connu que la guerre dans sa jeunesse pour ensuite devenir tueur à gage. Depuis sa plus tendre enfance, il avait appris à vivre seul et à tuer sans aucun remord, tout comme Ryo. Leur vie à tous les deux avait été loin d’être simple et heureuse.  

C’est peut-être ce qui explique leur entente si spéciale et leur désir à tous les deux de découvrir un nouveau style de vie, où le simple fait de vivre avec l’être aimé sans la peur d’un quelconque danger, les motivaient et les poussaient à tout bouleverser. La « normalité » leur avait toujours fait défaut mais maintenant les choses avaient changé et ça, le couple atypique n’allait pas tarder à le comprendre.  

 

Ryo inspira à fond et poussa la porte d’entrée.  

A peine avait-il fait un pas dans le café qu’il sautait déjà, langue pendante et filet de bave au coin des lèvres, sur la douce Miki qui, l’ayant senti venir, lui envoya un violent coup de poing dans les dents. Il alla tout droit s’effondrer devant le comptoir où l’attendait le géant aux traits figés par la colère, prêt à tuer au moindre écart de conduite du pervers.  

 

- C’est comme ça que vous accueillez les clients ? Vous étonnez pas si personne ne vient ici. Non mais vraiment ! Moi, un ami de longue date, traité de la sorte… Bande d’ingrats oui !!!  

 

Corbeaux et libellules se disputaient dans la pièce. Miki, d’un geste nerveux les repoussa.  

 

- Que viens-tu faire ici à cette heure ? On va bientôt fermer et tu le sais.  

 

Ryo se recomposa un visage sérieux après avoir ravalé ses dents et s’être remis en place quelques cervicales.  

 

- J’ai à vous parler.  

 

Voyant Miki qui s’apprêtait à les laisser tranquille, pensant être de trop, il la stoppa en lui saisissant le poignet, lui demandant implicitement de rester présente.  

 

- Ca vous regarde tous les deux, précisa-t-il.  

 

Sa voix était assurée, mais son cœur faisait des bonds de deux mètres dans sa poitrine. Malgré sa certitude de faire le bon choix, il ne pouvait s’empêcher d’appréhender les réactions de ses amis. Il les savait très proche de sa partenaire et pensait, à raison, qu’ils allaient lui reprocher sa décision. Il ne se démonta pas pour autant.  

 

- Je vais être bref alors ne m’interrompez pas. Je quitte Shinjuku définitivement ce soir, pour Osaka. J’ai rencontré quelqu’un et je compte la suivre.  

 

Il attendit patiemment la réaction de ses deux vis-à-vis, ce qui ne tarda pas.  

 

- QUOI ? Qu’est-ce que tu racontes encore ? Mais t’es devenu complètement dingue ? Qu’est-ce qui c’est passé ? T’es encore sorti hier soir et t’as pas encore décuvé de ta nuit ? Hein, c’est ça ?  

 

Miki avait réagi au quart de tour. Ryo s’en amusa. Ca lui ressemblait tellement ce genre de réaction. Un peu comme Kaori. Il fut étonné de penser à la jeune femme tout à coup mais ne chercha pas plus loin. Il devait encore s’expliquer avec les deux autres avant d’aller préparer ses bagages.  

 

- Non je vais très bien et je ne suis pas sorti hier soir pour ta gouverne. De toute façon Miki, tu devrais savoir depuis le temps que je n’ai pas besoin d’une journée complète pour désaouler ! Je suis encore jeune moi. Dit-il en louchant vers Umi.  

 

Ce dernier ne se laissa pas prendre au piège. Il connaissait assez Ryo pour savoir que ce dernier essayait, bon gré mal gré, de dédramatiser la scène qui venait d’avoir lieu.  

 

- Arrête ton cirque tout de suite ! s’exclama l’Eléph’. Tu vas pas me faire croire qu’en une nuit t’as décidé de tout envoyer en l’air pour les beaux yeux d’une inconnue ???  

 

Ryo reprit son sérieux.  

 

- Tu me connais assez pour savoir que je ne prendrais jamais ce genre de décision à la légère. Je réfléchis quand même (libellules, libellules, libellules…^^).  

 

- Et Kaori dans tout ça ? T’as pensé à elle ?  

Miki, en colère, n’avait pu s’empêcher d’intervenir de nouveau.  

 

Elle n’arrivait pas à admettre ce que venait de leur dire Ryo. Comment pouvait-il partir comme ça ? Ses premières pensées allèrent vers sa meilleure amie. Kaori n’allait jamais s’en remettre. En avait-il seulement conscience ?  

Elle ne comprenait pas ce soudain retournement de situation. Ryo était amoureux de sa partenaire depuis des années. Ce n’était un secret pour personne, alors pourquoi et comment cela avait-il pu arriver ?  

Elle s’approcha lentement du nettoyeur et arrivée à quelques centimètres de lui, ne se maîtrisa plus. Le geste était parti tout seul. Elle n’avait rien fait pour le retenir.  

Ryo était consterné. Il venait de prendre une monumentale gifle sur la joue gauche. Il regarda Miki avec étonnement et fit un constat des plus déprimant. Il ne devait plus compter sur ses amis. Ils ne l’avaient pas compris et ne l’avaient pas cherché au fond. Pour eux, il faisait la plus grosse erreur de sa vie en abandonnant sa chère partenaire mais en fait, qu’est-ce qu’ils en savaient eux ? Pourquoi n’aurait-il pas le droit d’être heureux comme eux deux ?  

 

Il les observa sans rien dire. Le silence qui s’était installé dans la salle était des plus pesants. Il regarda Umibozu dans les yeux (façon de parler) et se lança une dernière fois.  

 

- Je vois que vous ne voulez même pas essayer de comprendre et j’en ai plus rien à foutre. Il avait été blessé par la réaction de ses amis.  

-J’étais passé pour vous informer de ma décision et vous demander de garder un œil sur Kaori le temps qu’elle refasse sa vie, reprit-il. Je ne pense pas qu’elle soit en danger. J’ai fait courir le bruit de ma retraite et personne n’a plus aucune raison de s’en prendre à elle pour m’atteindre. Je me retire du circuit. Umi, un dernier service… Passe à l’appartement et vide le sous sol. Je te confies tout ça, tu sauras quoi en faire je suppose. Donc voilà... Adieu.  

 

Et prenant sa veste qu’il avait déposé sur le tabouret près de lui, il s’en alla sans un regard en arrière.  

Miki s’approcha de son mari pour finalement se jeter dans ses bras, en larmes.  

Umi faisait de son mieux pour la calmer mais il restait désarmé devant les larmes de sa femme. Il ne pouvait pas le supporter et son ressentiment à l’encontre de Ryo ne fit que s’accroître. Il pensa à Kaori et à sa détresse. Il avait appris à considérer la jeune femme comme sa petite sœur. Il la protégeait et la conseillait quand ça n’allait pas. Au bout de quelques minutes, il releva le visage de sa femme et effaça les restes de larmes qui s’étaient taries.  

 

- Fermons le café. Si Ryo dit vrai alors Kaori a besoin de nous, dit-il alors.  

 

- Je n’ose même pas imaginer l’état dans lequel on va la trouver. Elle doit être effondrée. Peut-être devrait-on la laisser récupérer un peu. Elle est si fière… Je ne sais pas si elle acceptera de nous voir, répondit Miki, d’une toute petite voix d’enfant.  

 

Falcon ne dit rien mais n’en pensa pas moins alors prenant la main de sa femme et la serrant avec amour, il lui proposa de repousser la visite au lendemain. Miki le regarda et ne pût s’empêcher de lui sourire. Elle aimait cet homme de tout son cœur et ne regretterait jamais de l’avoir épousé. Pour rien au monde elle ne changerait les choses. Et tout à coup, elle repensa à son amie qui n’avait pas eu la chance d’être aimé par l’homme de sa vie… car Miki n’en doutait pas, le seul homme que Kaori pouvait aimer n’était autre que son abruti de partenaire et inversement. Alors pourquoi avait-il choisi de la quitter ? Avait-il subi un envoûtement ? S’était-il fait hypnotiser ?  

Umi, qui lui caressait doucement la nuque du bout des doigts suivait les pensées de la jeune femme. Il la connaissait si bien.  

 

- Non !  

- Quoi non ? Lui demanda-t-elle perplexe.  

- Je peux t’assurer qu’il était tout à fait sain d’esprit. N’oublie pas que je peux sentir ces choses là.  

Elle le regarda désemparée.  

- Je ne comprends pas pourquoi il a fait ça. Il ne peut pas être amoureux de cette femme. Il n’y a toujours eu que Kaori et il n’y aura toujours qu’elle.  

- Tu te trompes. Je l’ai ressenti et je peux te jurer qu’il est profondément amoureux. Il n’y a avait aucune tension quand il a annoncé son départ. Juste une certaine appréhension dans sa voix mais je peux t’assurer qu’il est heureux de son choix.  

Miki ferma les yeux quelques secondes pour se remettre de ce qu’elle venait d’entendre et se pressa doucement contre son époux, qui referma une fois encore ses deux bras dans le dos de la jeune femme.  

 

- Je t’aime. Lui dit-elle doucement.  

 

Il avait compris qu’elle avait besoin de se sentir rassurer pour pouvoir affronter les épreuves qui allaient suivre… et ils ne savaient pas encore que c’était peu de le dire.  

 

 

Ryo se dirigea, tel un automate, en direction de son appartement. Il avançait d’un pas ferme et décidé. Il voulait mettre un point final à toute cette histoire au plus vite.  

 

Il ne pouvait s’empêchait de revoir la scène du café. La réaction de Falcon et de Miki ne l’avait pas, à proprement parlé étonné, mais il avait espéré un peu de compréhension de la part de ces deux là. Qui mieux qu’eux auraient pu le comprendre selon lui ? Ils avaient tout renié pour être ensemble : leur passé, leur métier de mercenaire et surtout toutes les peurs liées à un avenir à deux dans un monde tel que le leur. Lui voulait simplement faire de même mais apparemment, sa décision ne leur plaisait pas.  

Non, en fait, c’était seulement la femme qu’il s’était choisi qui ne leur plaisait pas. Bien, il ferait avec et cela ne l’empêchera pas de refaire sa vie. Sa décision était prise et rien ne pourrait lui faire changer d’avis.  

 

Un sourire naquit sur ses lèvres. Ses yeux avaient retrouvé un éclat joyeux qui ne le quittait quasiment plus depuis quelques semaines, en fait, depuis qu’il avait rencontré Miyuki.  

En repensant à elle, il se demanda ce qu’elle pouvait bien faire en ce moment, si elle pensait un peu à lui et comment elle allait réagir quand elle le verrait débarquer, bagages en main et prêt à refaire définitivement sa vie avec elle.  

 

Il savait qu’elle appréhendait ses réactions. Elle avait peur qu’il change d’avis et ne veuille plus la suivre mais elle se trompait lourdement si elle pensait se débarrasser de lui aussi simplement. Il lui avait fait la promesse de la suivre à Osaka et la tiendrait.  

Il y tenait vraiment à cette nouvelle vie.  

 

 

 

Pendant ce temps là, dans un appartement où aucune lumière ne filtrait à travers les persiennes, une jeune femme dormait d’un sommeil lourd et sans rêve.  

Oui, sans rêve et sans plus aucun espoir non plus d’ailleurs.  

 

 


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