Hojo Fan City

 

 

 

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Rated R - Prosa

 

Autore: Indiana

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 4 capitoli

Pubblicato: 11-04-08

Ultimo aggiornamento: 06-11-08

 

Commenti: 51 reviews

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General

 

Riassunto: Kaori ne pensait pas que ce bout de chou reviendrait dans sa vie... et pourtant les voilà à nouveau liées...

 

Disclaimer: Les personnages de "Mon petit bout d'espoir" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Mon petit bout d'espoir

 

Capitolo 4 :: Un interrogatoire qui tombe à l'eau

Pubblicato: 06-11-08 - Ultimo aggiornamento: 06-11-08

Commenti: Bonjour à tous ! Je ne suis pas certaine que ce chapitre soit celui que vous attendiez mais il faut bien que je fasse avancer mes fics ! Je tiens à remercier tous les lecteurs qui ont le courage de s'arrêter sur mes fics : je ne pensais pas parvenir à vous captiver autant ! Les coms que vous me laissez , où vous exprimez vos attentes, vos questions, vos envies sont certainement la plus belle des récompense ! Oups , je deviens mélodramatique là ! lol En tout cas, un énorme merci à tous mes fidèles soutiens, aux lecteurs de passage et aux lecteurs fantômes ! Je vous laisse à la lecture de ce nouveau chapitre et moi, je file poursuivre mes autre fics avant de me recevoir une massue ! Bisous.

 


Capitolo: 1 2 3 4


 

La porte de la chambre dans laquelle Esperanza s'était réfugiée s'ouvrit doucement dans un léger grincement : la petite détourna tranquillement la tête mais quand elle vit qui était le nouveau venu, elle se reconcentra sur son ouvrage.  

 

Ryô était certain de la trouver dans la chambre de sa mère : la fillette s'était positionné devant la penderie de Kaori et était en train de farfouiller avec conviction parmi les affaires maternelles. Le nettoyeur la regarda faire un instant, un petit sourire attendri accroché au coin de ses lèvres puis se décida à entrer. Il fit quelques pas en direction de l'enfant mais cette dernière ne semblait pas disposée en l'état à lui fournir les informations qu'il aurait voulu trouver. L'homme ne savait pas comment débuter son interrogatoire : si cela avait été une des petites frappes qu'il côtoyait chaque jour, il aurait su comment faire mais là avec une fillette de huit ans, il était dépassé.  

 

Finalement l'ouverture vint d'Esperanza puisqu'elle se retourna vers Ryô et lui demanda de sa petite voix fluette :  

 

- Ze peux quelque chose pour vous, Môsieur Zaeba ?!  

- Euh ... non ... rien en particulier .... je passais juste par là et je me suis dit ....  

- Pourquoi ne pas venir interrozer Ezperanza ?! compléta la petite avec douceur  

 

Le nettoyeur resta bouche bée de la répartie de cette petite : comment un petit bout de huit ans pouvait posséder un tel aplomb ?! Une telle assurance ?! Elle devait certainement être passée par des épreuves assez éprouvantes pour en arriver-là ! En un sens, elle lui rappelait lui au même âge : quand il était en pleine jungle, perdu parmi des mercenaires endurcis, et qu'il devait s'armer de courage pour parvenir à leur tenir tête, pour parvenir à s'imposer dans le groupe ...  

Esperanza était la fille de sa partenaire et pourtant elle avait presque le même caractère que le nettoyeur, à croire qu'elle était un des modèles possibles de leur union ...  

 

- Comment sais-tu que je voulais te parler ?! interrogea Ryô en s'asseyant sur le lit de Kaori  

- Ze vous ai entendu parler avec votre amie, de moi et de môman.  

- Ah bon ... et bien dans un sens ce n'est pas plus mal, cela va m'éviter bien des soucis ... écoutes Esperanza, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je veux savoir ce que toi et ta mère me cachaient ?!  

 

La question de Ryô n'obtint malheureusement pas de réponse : Esperanza s'étant volontairement détournée de lui. Elle lui tournait le dos et semblait bien plus occupée à arranger ses cheveux, qu'à répondre à son hôte. L'homme en lâcha un soupir de désolation : en définitive, cette petite avait le physique et le caractère de sa mère ...  

 

- Esperanza ... réitéra doucement Ryô. Pourrais-tu me répondre ?!  

- Et à quoi zela va vous zervir ?! fit la petite en se retournant vers le jeune homme. Vous zavez ze vous apprécie zincèrement, Môsieur Zaeba, mais zi vous ezzayez de fouiner za va pas le faire ! Za serait dommage de nous fâzer pou za ?! Non ?!  

- Oui mais il faut que tu comprennes que j'aimerais savoir certaines choses pour venir en aide à Kaori. Je sens bien qu'elle a besoin de mon soutien mais si je ne sais pas dans quelles proportions je dois agir ! Et cela "ça va pas le faire" comme tu dis !  

- Ze zuis dézolée, Môsieur Zaeba, mais ze ne peux vraiment pas ... ajouta la fillette les larmes au bord des yeux  

 

Les yeux d'Esperanza s'embuèrent rapidement, sa lèvre inférieure se mit à trembler progressivement et son corps fut rapidement secoué de spasmes réguliers. Elle porta ses poings serrés contre ses yeux, dans la vaine tentative de faire barrage à ses larmes mais elle n'y parvint pas, et son visage fut ravagé par un torrent lacrymale. Alors qu'elle réprimait un nouveau sanglot, elle sentit des larges bras l'entouraient lentement et la berçait doucement . Ryô ramena la petite contre son torse et l'entourant de ses bras, tenta de la réconforter du mieux qu'il le pouvait. Il vit ses petites mains venir se serraient sur son tee-shirt et l'enfant se laissait aller entièrement contre lui. Peut-être avait-il était trop loin en la questionnant : même si ces questions n'étaient pas difficiles, il avait vu dès le début que cela remuait la fillette. Il n'aurait pas du, il le savait bien mais il devait satisfaire sa curiosité pour faire taire sa jalousie. Pourtant, il ne supporterait pas de voir cette enfant pleurait par sa faute.  

Pourquoi ?  

Il n'en n'avait aucune idée mais il sentait qu'il devait protéger Esperanza comme il protégeait Kaori. Parce que cette petite était un bout de Kaori, parce que cette enfant était un bout de l'amour de sa vie et parce qu'il commençait à apprécier lui-aussi cet angelot.  

 

Esperanza se calma et quand Ryô fut certain que la crise était passée, il la repoussa doucement pour capter son regard :  

 

- Je suis désolé, ma grande, je ne voulais pas te faire de peine. Allez, pour me faire pardonner, je t'offres une énorme glace !  

- Au chocolat ?! renifla la fillette  

- Au chocolat, à la vanille, à la fraise ... à tous les parfums que tu désiras ! Mais à la seule condition que désormais tu me tutoies et que tu m'appelles Ryô !  

- D'accord, ze m'incline Môsi .... euh, ze veut dire Ryô!  

 

Et pour assurer son nouvel ami de sa pleine coopération, la petite se mise à genoux sur ceux de Ryô et vint déposer un baiser sonore sur la joue rugueuse de l'homme. Elle lui renvoya, ensuite, un sourire radieux et s'enfuit par la porte restée entrouverte. Alors qu'elle déboulait dans l'escalier, elle manqua de percuter Saeko qui venait aux nouvelles : la jeune femme la regarda la contourner et s'élancer vers le rez-de-chaussée, en riant. S'étonnant de la réaction de la fillette, elle continua sa route jusqu'à la chambre de Kaori et y trouva Ryô, abasourdi, encore assis sur le lit. Se calant contre l'encadrement, l'inspectrice demanda :  

 

- Alors qu'as tu appris ?!  

- Rien.  

- Tu aurais donc renoncer à questionner cette enfant ?  

- Oui et non ... écoutes, j'ai essayé de la faire avouer mais je n'ai obtenu aucune réponse. Si ce n'est une crise de larmes que j'ai eu beaucoup de mal à calmer. Ne t'inquiètes plus, j'ai bien compris que je ne pourrais rien obtenir de cette petite.  

- Ryô ... souffla Saeko  

- Qu'est ce qui a bien put se passer pour que Kaori et Esperanza soient aussi touchées ?! reprit le nettoyeur en accrochant le regard de son amie. Pourquoi voulez vous me tenir à l'écart de cette affaire ?! N'avez vous pas confiance en moi ?!  

- Je ne crois pas que ce soit une question de confiance. Kaori a confiance en toi, c'est sûr et certain, mais ce qu'elle désire c'est que toi tu aies confiance en elle. Elle te l'a dit texto avant son départ : elle aimerais que tu reconnaisses sa valeur comme elle reconnait la tienne.  

- Que je reconnaisse publiquement ou pas sa valeur, n'est pas une raison suffisante au fait qu'elle me tienne éloigné de cette affaire ! vociféra Ryô  

- C'est vrai mais il faut que tu comprennes aussi que cette affaire c'est son problème, son combat et que tu n'as pas le droit te t'y introduire sans son accord. Elle n'est jamais intervenue dans tes duels alors fais-en autant pour elle.  

 

Sur ces dernières paroles, Saeko s'éclipsa : elle aurait voulu tout expliquer à Ryô mais si quelqu'un devait s'expliquer c'était Kaori et non elle. Pour l'instant, son amie ne tenait pas à ce que son partenaire soit mis au courant, et l'inspectrice se devait de respecter ce choix. Bien sûr, elle pensait que mettre Ryô au courant de tous les méandres de cette histoire pourrait être utile à Kaori mais fallait-il encore que la nettoyeuse le comprenne.  

 

Cette nettoyeuse justement était à l'autre bout de la ville : assise devant un lit, attendant patiemment que l'occupant veuille se réveiller. Dès qu'elle avait quitter son appartement, elle avait rejoint "l'Hôtel", cette vieille demeure nippone qui était devenu le QG de leur groupe. Cette maison qui était le point de ralliement de leur famille hors-norme : bâtisse qui avait vu passé bons nombre de massues, qui avait abritait les étreintes fugaces et passionnées de ses occupants et qui finalement était le seul domicile qu'Esperanza appelait "maison".  

 

Kaori eut un sourire doux en repensant aux souvenirs que les quatre murs de cette maison gardaient en leur centre. Il était vrai qu'elle adorait sa vie aux côtés de Ryô mais elle ne pouvait se résoudre à oublier sa vie avec Max. Ils étaient deux hommes si différents et pourtant si semblables : toujours prêts à aider leur prochain, à rire des plus sombres situations, à lui apporter protection et écoute, à lui inspirer des sentiments aussi tendres ... Elle s'était convaincue de ne pouvoir jamais aimer que Ryô mais revoir Max ... revoir ce regard qu'elle aimait tant ... ses lèvres qu'elle avait embrassé avec tant de ferveur ... ce corps qu'elle connaissait par cœur ...  

 

Des images brèves lui revinrent en tête : elle se revoyait aux côtés de Max, en train de construire leur vie autour d'Esperanza, aidés par Nick et Kendra. Elle ne put réprimer les larmes qui se bousculèrent à ses yeux : elle ne vit rapidement plus clair et elle ne put que sentir la main chaude qui venait de se poser sur la sienne. Elle renifla bruyamment, en s'essuyant les yeux énergiquement et remarqua enfin qui lui avait prit la main. Max, allongé dans son lit, la regardait avec un sourire charmeur accroché au lèvres et les yeux pétillants de malice. Il lui demanda :  

 

- Ses larmes de crocodile me seraient-elles destinées ?!  

- Pas du tout ... mais il est vrai que tu m'as fait une sacrée peur ! Qu'est ce qui t'es arrivé ?!  

- Eh bien, peu de temps après que toi et Esperanza êtes parties, je me suis retrouvé pris en sandwich. Je m'en suis sorti mais j'étais mal en point...je me rappelle m'être traîné jusqu'à une ruelle, t'avoir eu au téléphone ... avoir était un tantinet mélodramatique avec toi ... et puis plus rien ... le trou noir. D'ailleurs comment suis-je revenu ici ?!  

- C'est simple : juste après ton appel, j'ai prévenu Nick qui ...  

- Qui m'a retrouvé grâce à la puce de mon portable. compléta Max en riant avec peine.  

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, le coupa Kaori, j'ai cru que tu allais y passer !  

- Tu t'es donc fait du soucis pour moi ! conclut l'homme en se fendant d'un très large sourire  

- Mais pas du tout ! mentit Kaori, en essayant de faire disparaître la rougeur de ses joues. Je ... je ... voulais juste ...  

- Allez arrêtes de te torturer comme ça et viens là ...  

 

Douloureusement, Max se releva et se plaça en position assise : une fois correctement installé, il avisa son amie avec un sourire goguenard et finalement lui ouvrit les bras. Kaori le regarda faire, étonnée mais elle du reconnaître qu'elle ressentait le besoin de se blottir entre ses bras pour s'assurer que leur propriétaire ne la quitterait pas de sitôt. Elle ne lui dirait certainement jamais mais elle avait vraiment eu peur que tout se finisse aujourd'hui, sa crise de larmes à l'appartement en était la preuve irréfutable, elle avait eut peur que le seul homme qui soit dans la confidence ne l'abandonne. Peur de se retrouver seule à défendre Esperanza ...  

 

Des idées noires lui vinrent en tête et avant qu'elles ne lui obstruent complètement l'esprit, elle préféra se jeter entre les bras offerts de Max. Elle se blottit contre son torse musclé , calant sa tête sur le cœur de l'homme et se laissant bercée par la douce musique de ses palpitations cardiaques. Les bras de l'agent vinrent se refermer sur la frêle taille de la jeune femme, l'allongeant à ses côtés et s'assurant qu'elle se reposait pleinement sur lui.  

 

La chaleur de Kaori se communiqua au corps endormi de Max, lui insufflant une douce brûlure sur la peau et une dose de bien-être au fond du cœur. L'homme rapprocha la nettoyeuse un peu plus de lui, venant nicher sa tête dans la soyeuse chevelure féminine et sentant son souffle léger caresser la base de son cou. Ils restèrent, ainsi calés, pendant une durée qui leur fut inconnue mais soudainement la porte de la chambre s'ouvrit à la volée, les faisant relever la tête.  

 

Un homme d'une trentaines d'années, brun aux yeux verts et à la carrure décidément irréaliste, se tenait dans l'entrée, un plateau dans les mains. Voyant le couple enlacé, son visage s'étira d'un sourire ironique et tandis qu'il venait déposer son fardeau sur une table, il ne put s'empêcher de lancer :  

 

- Fallait le dire si vous souhaitiez rester seuls !  

 

Kaori s'apprêtait à lui répondre d'une manière bien sentie mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, une énorme massue, sortie du néant , vint dégommer le comique. L'homme rencontra le mur opposé avec une vitesse défiant tous les records : Kao et Max restèrent un instant bouche bée, face à ce qui venait de se passer mais ils ne purent pas analyser plus longtemps la situation car une furie rousse déboulait déjà dans la pièce, échevelée et haletante. Elle s'arrêta elle-aussi, sur le seuil, remettant en place ses vêtements et ses cheveux avant de conclure d'une voix curieusement calme :  

 

- Voilà ce qu'il arrive quand on essaie de jouer les voyeurs sous mon toit ! Je t'avais pourtant dit de ne pas les déranger !  

- Mais férie ... tenta la victime en se sortant du mur. Fe ne foulais pas... f'est eux !  

- Comment ça "c'est eux" ?! lui répliqua Kaori en se dégageant de l'étreinte de Max. Personne t'a jamais dit qu'avant d'entrer quelque part, la moindre des choses était de frapper à la porte ?!  

- Je le sais ça ! Mais t'es consciente que si je m'annonçais à chaque fois, je n'aurais jamais pu reluquer les filles ...  

 

Et pour la seconde fois en moins d'une minute, le jeune homme regagna le mur opposé mais ce coup-ci sous le feu de deux gigantesques massues. Kaori regarda son amie, et toutes deux éclatèrent de rire : la nettoyeuse s'était reconnue dès le premier regard en Kendra. Cette petite rousse, survoltée, ressemblait tant à son amie japonaise : même amour des autres, même réactions explosives, même aspirations dans la vie ...  

 

Kendra, avait comme son amie, le même talon d'Achille ; à savoir son fiancé Nick Cannon. Ces deux-là était le couple le plus mal assorti de toute l'Histoire, et pourtant on ne pouvait les imaginer l'un sans l'autre.  

Nick était un séducteur pathétique, un peu pervers sur les bords mais aussi un brillant agent fédéral, sorti premier de sa promotion et qui avait fait parti durant quelques années de la garde rapprochée du Président des États-Unis. Quant à Kendra, elle était diplômée d'Harvard et avait était dans la classe de Max, passionnée d'informatique, elle était devenue hackeuse et travaillait pour des grandes multinationales. Elle avait les nerfs à fleur de peau, se laissant souvent aller sur l'utilisation de la massue et pourtant elle savait se montrer d'une douceur infinie avec son homme. Au début, ils avaient feint de se détester mais au fur et à mesure, avaient accepté les sentiments qui les unissaient l'un à l'autre.  

 

Kaori pensait toujours à eux avec beaucoup de tendresse : ils étaient sa seconde famille, ils étaient ceux qui l'avaient soutenu quand les malheurs s'étaient abattus sur elle et quand Max avait décidé de la lier à lui. Nick la protégeait avec conviction, et Kendra la considérait comme sa sœur, l'aidant avec la petite et lui assurant un recours féminin.  

Voilà ce qu'était la petite famille qui s'était formée autour d'Esperanza et de Kaori : Nick l'oncle pervers, Kendra la tante énergique, Max le père protecteur, Kaori la mère attentionnée et Esperanza leur trésor à tous.  

 

Alors que Kaori se perdait dans ses souvenirs, la voix de Max s'éleva pour demander :  

 

- D'après ce que je sens, j'ai du être touché à l'abdomen et à l'épaule ! Des dégâts ?!  

- Heureusement aucun, lui répondit Kendra. La balle qui t'a touché à l'estomac est ressortie sans encombre et ton épaule n'a été que frôlée . Je te l'ai emballée pour t'éviter d'avoir mal.  

- Et Esperanza ?! fit à nouveau l'agent en se tournant vers Kaori  

- Elle est avec mon partenaire.  

- On peut compter sur lui ?! demanda Nick  

- Oui, j'ai une totale confiance en lui ! En plus, je crois qu'il s'est un peu attaché à la petite alors il n'y a rien à craindre. C'est un professionnel, il sait ce qu'il doit faire ...  

- Un professionnel ?! la coupa Kendra. Quel genre de professionnel ?  

- Euh ... quel genre de professionnel ? ... Le genre nettoyeur ...  

- Un nettoyeur ?! s'exclama Nick. Mais t'es pas bien ou quoi ?! Comment as-tu pu laissé Esperanza avec un mec qui tue pour vivre ?!  

- Attends Nicky ... avant de t'emballer laisse-moi finir ! Oui mon partenaire est nettoyeur mais j'ai une confiance aveugle en lui! Il était le meilleur ami de mon frère et je vis avec lui depuis des années sans qu'il ne me soit rien arrivé de fâcheux !  

- C'est pas une raison ! s'emporta le jeune homme. Te rends tu compte que ta fille est avec un tueur ?!  

- Un nettoyeur ! rectifia Kaori en élevant le ton. Je t'interdis de dire que Ryô est un tueur, c'est un nettoyeur ... il y a une différence et elle est de taille !  

 

Kaori et Nick se faisaient désormais face, à moins de deux centimètres, se regardant colériquement. Le jeune homme avait la mâchoire serrée tandis que les lèvres de Kaori se pinçaient à l'extrême, en devenant blanches. Kendra sentit que la situation commençait à dégénérer entre eux : ce n'était pas la première dispute qu'ils avaient, et bien qu'ils se soient toujours réconciliés après, ils pouvaient être d'une violence contenue impressionnante pendant. La jeune femme se rapprocha des protagonistes pour essayait de les ramener à la raison mais elle fut interrompue par la voix grave de Max :  

 

- Tu as dit "Ryô" ? Tu parles de Ryô Saeba ?  

- Oui. lui répondit faiblement Kaori. Ryô est mon partenaire et ensemble nous sommes City Hunter.  

 

Max acquiesça en silence puis rejetant les couvertures, il entreprit de sortir du lit, laissant admirer aux femmes, sa musculature frôlant la perfection. Une fois debout, il vint se placer devant Kaori et Nick :  

 

- J'ai moi aussi une pleine confiance en Saeba.  

- Tu le connais ? s'étonna Kaori  

- Oui et même Nick, le connaît ...  

- Expliques-toi.  

- Il y a des années de cela, Nick et moi venions d'être nommés en équipe et nous ne formions pas encore un duo très uni. Je voulais imposer mes règles et lui démontrait que j'étais le meilleur tandis que lui voulait me prouver que son expérience surclassait la mienne. Un soir, nous devions intervenir pour coffrer un réseau de drogue : le rendez-vous avait été donné sur les docks, nous y sommes allés, tous les deux, et puis je ne sais plus comment, on s'est séparés. J'ai fait ma part du travail de mon côté et puis soudainement Nick m'a appelé sur la radio ...  

 

- Je m'en souviens, reprit Nicky, je t'ai appelé sur la radio pour te demander de l'aide. J'étais à court de balles et en très mauvaise posture. Tu m'as dis que tu arrivais mais après plus rien ...  

 

- C'est normal tu venais de te faire assommer par un des mafieux. Quand je suis arrivé, tu gisais à terre inconscient tandis que deux hommes étaient encore debout : un brun à très grande carrure, avec un regard aussi perçant que celui d'un aigle et un second, blond avec une aussi grande carrure, les yeux bleu glacial. Les canons de leurs armes étaient encore fumants et quand ils m'ont vu ils ont baissé leurs revolvers ... j'ai vu autour d'eux une vraie hécatombe parmi les bandits ... le brun s'est alors retourné vers moi et m'a demandé si tu étais mon partenaire ... je lui ai dis oui et il m'a alors dit que si je ne voulais pas perdre bêtement mon coéquipier, il serait temps que nous formions une équipe soudée, qu'il était temps que nous prenions conscience de ce que le mot "équipe" sous-entendait. Je crois l'avoir regardé avec l'air le plus débile de la planète et alors qu'ils allaient partir, j'ai réussi à leur demander leurs noms ... le brun m'a répondu ... "Saeba et Angel"...  

Par la suite, j'ai fait pas mal de recherches sur ces deux types, eux qui formaient "City Hunter", deux nettoyeurs qui avaient choisi de mettre leur compétences au service des autres ... J'avouerais que je ne serais certainement pas celui que je suis aujourd'hui si je ne les avais pas rencontré ...  

 

- C'est le partenaire de Kaori qui m'aurait sauvé la vie ? questionna Nick.  

- Oui, lui et son acolyte t'ont évité une fin prématurée !  

- Je ne le savais pas ... euh, je suis désolé de mettre emporté ainsi ... désolé Kaori ...  

T'inquiètes, tu voulais juste protéger Esperanza ! Je peux comprendre ça ...  

 

- Tout de même que tu sois la partenaire de Saeba et que tu sois devenue l'une des moitié de City Hunter , ça m'étonne ! reprit Max en fixant Kaori. Pourquoi ne nous en avoir rien dit ?!  

- Eh ben, faut avouer qu'on a pas eu trop le temps d'en parler non plus ! Entre les fusillades, les sauvetages et autres ... je vois pas bien quand on aurait pu en parler.  

 

- C'est pas faux, lui concéda Max. Mais malgré tout, je me demande comment notre petite Kaori est devenue la partenaire de celui qui est connu comme étant le meilleur du Milieu ... Ne me regardes pas comme ça, je sais que tu ne me répondras certainement pas ... ou tout du moins pas avant que tu n'en sentes l'utilité. Et puis après tout, rien ne sert d'en parler inutilement, rejoignons plutôt Esperanza et voyons par nous même, qui est réellement ce Saeba.  

 

- Un homme bien... le rassura Kaori. Par contre, Kendra, je serais toi j'emmènerais deux ou trois massues parce qu'avec Mick ça va être dur ...  

- Mick ?! Je crois connaître la réponse mais est-ce que ce Mick est le Mick Angel ?! s'étonna Max.  

- Oui, c'est ça. Mick est mon meilleur ami et l'ancien partenaire de Ryô.  

- J'en reviens pas ! Kaori, tu t'es entourée des meilleurs mondiaux ! T'es hallucinante comme fille ! se mit à rire l'agent .  

 

Le rire se communiqua à tous les occupants de la pièce tandis qu'ils se dirigeaient vers la sortie pour rejoindre leur princesse. Kaori sortit en dernier de la pièce, s'imprégnant de chaque recoin de leur maison pour se donner du courage. Elle en aurait bien besoin car elle allait devoir jouer à un jeu dangereux, dont elle ne connaissait pas l'issue et qui pourrait avoir des conséquences sur plus d'une vie.  

 

La sienne, celle de Max, celle d'Esperanza, celles de Nick et Kendra ... ou celle de Ryô ... 

 


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