Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prosa

 

Autore: didinebis

Beta-reader(s): Grifter

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 19 capitoli

Pubblicato: 07-04-07

Ultimo aggiornamento: 06-08-19

 

Commenti: 176 reviews

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RomanceGeneral

 

Riassunto: Deux mois se sont écoulés depuis le mariage de Miki et Umibozu. Hélas, rien n'a vraiment changé entre nos deux nettoyeurs favoris. Pire, Kaori a de plus en plus de mal à encaisser les remarques de Ryo à son encontre. L'intervention d'une nouvelle cliente va pousser la jeune femme dans ses derniers retranchements et...

 

Disclaimer: Les personnages de "Larmes du coeur" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

How many words are necessary in a chapter?

 

For normal fanfictions, the minimum is 600 words. For poetry, the minimum is 80 words and for song fics, the minimum is 200 words. ...

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   Fanfiction :: Larmes du coeur

 

Capitolo 1 :: Le temps à l'image du coeur

Pubblicato: 07-04-07 - Ultimo aggiornamento: 05-08-19

Commenti: Mauvais temps pour nos deux héros. C'est ma première fanfic alors, je compte sur vous pour me donner vos impressions... En tout cas, pas facile d'écrire. Les mots ne viennent pas toujours. Enfin, bonne lecture à tous. Et merci à Grifter pour ton soutien :-) et tes corrections super rapides et efficaces. Merci, la miss. J'ai intérêt à me dépêcher à écrire la suite, si je veux que tu me la corriges avant ton départ dans le pays de nos deux héros de coeur. Biz à tous et oubliez pas de poster une review... :-)

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19


 

Deux mois s’étaient écoulés depuis le mariage de Miki et Umibozu… Comme le temps passait vite… Tout en se remémorant ces dernières semaines, Kaori se dirigeait vers le tableau pour vérifier s’il était porteur d’un nouveau travail, mais elle ne se faisait guère d’illusion car depuis cet épisode heureux et dramatique à la fois, ils n’avaient pas eu un seul client.  

Son regard scruta l’horizon : Elle devait se dépêcher car le temps commençait à se gâter fortement. Il n’était que quinze heures et pourtant le ciel semblait si sombre, prêt à pleurer. Quelques gouttes vinrent s’échouer sur le visage de la jeune femme. A peine avait-elle ouvert son parapluie que la pluie redoubla d’intensité, de véritables trombes s’abattirent sur les rues de la capitale Nippone.  

Kaori accéléra le pas afin de se mettre à l’abri au plus vite car le vent commençait à se lever. L’eau se mis à ruisseler abondamment entre les pavés, formant des flaques plus ou moins importantes tout le long du trottoir.  

Le temps semblait lui échapper. Tout était figé depuis ce fameux jour où Ryô lui avait avoué à demi-mot ses sentiments pour elle. A ce moment là, elle pensait qu’elle aurait enfin droit à un peu d’amour de son partenaire et une étincelle d’espoir avait germé en elle. Mais en fin de compte, rien n’avait vraiment changé… Il continuait ses pitreries auprès des femmes et ne lui prêtait pas plus d’attention qu’avant.  

Au départ, cela l’amusait car elle voyait là, enfin, croyait voir, un jeu entre eux deux, une complicité solide et un amour sincère même s’il était profondément enfoui. Mais les sentiments de son partenaire à son égard lui paraissaient si irréels à présent...  

Que lui arrivait-il ? Depuis quelques temps, elle ne se sentait plus le cœur à rien, ce qui n’était pas dans ses habitudes. La météo infernale qui s’abattait depuis déjà une semaine sur la ville y était très certainement pour quelque chose. Elle ne devait pour autant laisser place à la déprime mais se ressaisir et essayer de croire en cet amour impossible. Oui, croire en Ryo…  

 

Perdue dans ses pensées, elle se retrouva très vite devant le tableau des messages et quelle ne fut pas sa surprise d’y trouver la demande d’un (ou d’une) client(e), griffonnée dans un coin. L’ombre d’un timide sourire se peignit sur ses lèvres : La chance allait-elle enfin tourner en leur faveur ?  

Elle nota rapidement les informations afin de prendre contact au plus vite avec cette personne, rangea son carnet précieusement dans la poche intérieure de sa veste de manière à le préserver au mieux de la pluie diluvienne qui tombait à présent. Le vent soufflait en rafales et claquait sur son visage encore humide.  

Elle se résigna à plier soigneusement son parapluie car il ne lui serait plus d’aucune utilité et couru aussi vite qu’elle le pu pour rejoindre la chaleur de leur appartement, espérant y trouver son partenaire.  

 

******************************  

 

Appuyé contre le mur près de la fenêtre, un homme à la carrure imposante regardait les va et vient du quartier. A la vue du sale temps qu’il faisait dehors, il décida de reporter à plus tard son excursion auprès des jeunes et jolies femmes du coin. Tant pis, elles devraient patienter un peu pour avoir la chance de croiser le chemin de l’Etalon de Shinjuku. Son visage prit peu à peu un air ahuri à la pensée de toutes ces jeunes filles en fleur qui n’attendaient que lui…  

 

Mais son expression devint soudainement plus sérieuse et son regard s’emplit instantanément d’une tendresse sincère lorsqu’il aperçut une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien. Sa partenaire se dirigeait précipitamment vers leur immeuble, complètement frigorifiée par le froid qui semblait s'immiscer en elle. Elle paraissait exténuée par sa course. Ryo se dirigea précipitamment vers le canapé afin de faire croire à sa douce Kaori qu’il avait passé son après-midi à lire des revues de charmes.  

 

Aussi, quand il l’entendit s’approcher de la porte de leur appartement, il prit son air idiot et se concentra sur le magasine qu’il tenait entre ses mains. La jeune femme pénétra dans le domicile, épuisée et transie de froid.  

 

A la vue de son partenaire avachi sur le canapé, elle ne put s’empêcher d’afficher un timide sourire. C’était incroyable comme cet homme pouvait influencer autant son humeur. Même après tant d’années passées à ses côtés, le temps n’avait jamais éteint cette flamme qui brûlait dans son cœur, cette flamme qui semblait parfois l’étouffer et la consumer de l’intérieur.  

Même s’il était passionné par ses revues qu’elle détestait, Kaori était ravi qu’il ne soit pas sorti car elle avait depuis quelques temps besoin de sa présence, et encore plus avec ce temps triste qui lui rappelait tellement son frère. Finalement, ce mauvais temps allait lui permettre de profiter un peu de son beau partenaire.  

Plongée dans ses pensées, elle ne put s’empêcher de le regarder avec insistance.  

De son côté, Ryo sentit le regard pénétrant et pesant de la jeune femme posé sur lui, ce qui le perturba au plus haut point. Pourquoi le fixait-elle ainsi ? se demanda-t-il en s’efforçant de paraitre autant détaché que possible, mais sans succès. Il pouvait ressentir dans ce regard tout l’amour qu’elle lui portait et cela le mettait mal à l’aise.  

Au mariage de Miki et Umibozu, il avait cru la perdre pour de bon, et ses sentiments s’étaient de nouveau emballés, comme c’était souvent le cas avec Kaori. Ce jour-là, il avait enfin osé lui dire qu’il l’aimait, même s’il ne s’était pas directement adressé à elle mais au Général Kreutz. Malgré cela, ils s’étaient compris…Il l’avait vu dans son beau regard.  

Mais ses tourments avaient repris peu à peu le dessus et il s’était senti égoïste de vouloir vivre cet amour au détriment du bonheur de sa partenaire. Il lui était impossible de concevoir qu’elle puisse être heureuse ainsi, pour toujours à ses côtés, avec la menace perpétuelle de mourir à chaque instant.  

Emprunt d’incertitudes, il avait recherché désespérément le soutien de sa belle, espérant au fond de lui qu’elle serait plus entreprenante envers lui. Mais la timidité maladive dont elle faisait preuve à son égard n’avait pas évolué alors qu’il lui avait ouvert une partie de son cœur. Tout comme lui, elle semblait attendre un geste de sa part qu’il ne se sentait pas la force de donner.  

Oui ! Lui, le grand nettoyeur de Shinjuku était terrifié à l’idée de faire face à ses propres sentiments. Décidément, quel lâche il faisait ! Alors qu’il avait fait le premier pas, voila qu’il s’était rétracté et se comportait maintenant comme si de rien n’était. Son attitude avait eu un effet terrible sur sa partenaire. Alors qu’elle semblait si heureuse au départ, si confiante de ses sentiments enfin mis à nus, voilà qu’il avait vu sa joie de vivre disparaître peu à peu et ne laisser la place qu’à un sombre sentiment de solitude et d’abandon.  

Il voyait bien qu’elle se forçait à sourire alors que son regard n’exprimait que déception et incompréhension. Une tristesse qu’il ne supportait pas de voir chez elle. Et pourtant, c’était bien à cause de lui, de ses éternelles hésitations qu’elle était dans un tel état. Mais il ne se sentait pas le courage de faire en sorte que ça change. Non, pas maintenant. C’était trop tôt… Trop tôt ? Pourtant, cela faisait tant d’années qu’ils se connaissaient…  

 

Sentant toujours le regard lourd de Kaori sur lui, et malgré le feu qui ravageait son cœur, il ne put s’empêcher de lever ses yeux et de planter ses sombres prunelles dans celles de la jeune femme. Surprise par cet échange auquel elle ne s’attendait absolument pas, ses pommettes prirent une légère teinte rosée.  

Ce regard… Comme elle aimait ces yeux, et tout ce qu’ils semblaient lui dire ! Cela faisait si longtemps qu’elle l’aimait passionnément, et n’ayant en retour que des bribes de tendresse, elle se sentait de plus en plus frustrée… Oui, frustrée de ne pas pouvoir le serrer dans ses bras quand elle en sentait le besoin, quand cette envie devenait viscérale. Elle était après tout un être humain, une femme qui avait besoin d’amour. Toutes ces années passées à attendre un geste tendre, un regard complice de Ryo finissait par l’user, la tuer à petits feux et malgré tous les efforts qu’elle faisait, rien ne changeait entre eux, toujours ce même fichu statu quo !  

 

Comme pour briser l’atmosphère qui commençait à peser dans la pièce, il détourna le regard et lui asséna :  

- Qu’est-ce que tu fiches à dégouliner dans l’entrée, avec cet air idiot ? Si tu veux transformer l’entrée en piscine, c’est plutôt bien parti, lâcha-t-il avec un air plus dur qu’il ne l’aurait voulu.  

 

Surprise par le ton froid qu’il avait employé, elle sentit une boule de frustration se former peu à peu au fond de sa gorge. Elle se força à faire bonne figure, tout en retirant sa veste à la hâte qu’elle accrocha au porte-manteau. Comment osait-il lui parlait de la sorte ? Elle était prise entre l’envie de pleurer, et celle de l’écraser sous une massue.  

Faisant toujours bonne figure, elle retira ses chaussures qu’elle rangea rapidement, puis se saisissant de la serpillière, épongea très vite la petite flaque d’eau qui gisait par terre.  

 

Le froid s’insinua peu à peu en elle, aidé sournoisement par les paroles de son partenaire, mais surtout par ses vêtements complètement trempés par la pluie qu’elle venait d’affronter quelques minutes plus tôt, la faisant frissonner malgré elle. Ce frisson n’échappa pas au regard averti de Ryo.  

- Tu devrais aller te changer, sinon, tu vas finir par attraper la crève, et je n’ai pas envie de gâcher ma soirée parce que tu n’en fais qu’à ta tête, lui lança-t-il avant de se replonger dans ses revues de charme.  

 

La jeune femme se sentit soudain fatiguée, le cœur serré. Pourquoi n’avait-elle droit qu’à des remarques blessantes, alors qu’elle espérait tant un geste tendre de Ryo ? Quand la verrait-il comme une femme amoureuse et non comme le garçon manqué lui servant de partenaire ? Aurait-elle droit un jour à un peu de tendresse ? Plus le temps passait, et plus ses espoirs s’amenuisaient. Ne se berçait-elle finalement pas d’illusion ? Aurait-elle la force de l’attendre encore longtemps ?  

 

Tout à ses réflexions, elle se dirigea vers les escaliers, sans un regard pour son partenaire. La timide joie qui l’avait gagné à son entrée dans l’appartement avait maintenant laissé la place à une profonde tristesse.  

Pénétrant dans sa chambre afin de se changer, elle se rendit compte qu’elle tremblait de tout son être, ne sachant pas trop si la cause principale était le froid ou ses profonds doutes sur son hypothétique relation avec son partenaire.  

 

Une douche bien chaude lui ferait le plus grand bien, se dit-elle songeuse, tout en essuyant les quelques larmes qu’elle n’avait pas su maîtriser du revers de la main. Aussi, tel un automate, elle se dirigea d’un pas mécanique vers la salle de bain.  

 

 


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