Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: Kaochan23

Beta-reader(s): Grifter

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 03-03-08

Ultimo aggiornamento: 03-03-08

 

Commenti: 12 reviews

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GeneralHumour

 

Riassunto: Nos deux nettoyeurs terribles sont en couple mais Ryô ne peut s'empêcher de faire le pitre. Kaori décide de ne pas utilise les massues mais un autre moyen.

 

Disclaimer: Les personnages de "VENGEANCE VAUDOUE" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: VENGEANCE VAUDOUE

 

Capitolo 1 :: Vengeance vaudoue

Pubblicato: 03-03-08 - Ultimo aggiornamento: 03-03-08

Commenti: Salut tout le monde. Voici un petit oneshot pour vous faire patienter pour avoir la suite et la fin de Croquera et le début d'une nouvelle fic. Tout est chez ma bêta et je la remercie pour ses corrections toujours aussi percutantes. Merci encore malgré tes propres fics et les autres fics que tu corriges. Bonne lecture et amusez vous bien.

 


Capitolo: 1


 

Dans un vieil immeuble de briques rouges situé dans l’un des quartiers les plus dangereux de Tokyo, le calme plat régnait contrairement à d’habitude. Dans une des chambres de l’un des appartements, un couple tendrement enlacé finissait sa nuit qui avait été assez agitée.  

En effet, Saeko avait de nouveau fait appel au duo City Hunter. L’inspectrice aurait voulu seulement demander l’aide de Ryô, souhaitant préserver la petite sœur de son ancien amour mais le nettoyeur lui avait dit que soit il faisait équipe avec Kaori, soit elle se débrouillerait toute seule. Face à la dangerosité de cette mission, Saeko avait demandé de l’aide à sa sœur et lui avait proposé de l’accompagner chez Ryô. Reika ne se le fit pas répéter deux fois et se dit que cette mission allait lui fournir une excellente occasion pour tenter de séduire l’homme de sa vie. Pensant que c’était ce dernier qui allait lui ouvrir, la détective avait revêtu une tenue qui se voulait sexy et arborait un sourire éclatant.  

La douche froide vint très vite quand elle aperçut Kaori sur le pas de la porte. Elle ne put s’empêcher de lui lancer un regard méprisant avant d’entrer dans le salon et de se diriger tout droit sur l’Etalon. Le Japonais prit très mal le fait que Saeko lui dise qu’il devrait faire équipe avec sa sœur. Il rétorqua qu’il était un pro et ne travaillait pas avec des amateurs, en faisant référence implicitement à leur dernière mission exécutée ensemble. Mais surtout, il n’appréciait surtout pas l’attitude de la cadette Nogami envers Kaori depuis le jour où ils avaient annoncé à leurs amis qu’ils étaient en couple. Kaori adorait qu’il la présente dorénavant comme sa compagne et non plus comme sa partenaire voire son petit frère et faisant semblant de ne pas noter les regards hostiles que Reika lui lançait à chaque fois qu’elles se croisaient.  

Cependant, la jeune femme s’inquiéta de la mission quand Saeko lui présenta sa tenue, à savoir qu’il lui faudrait s’habiller en Bunny. En effet, l’homme que devait arrêter City Hunter avait ses habitudes dans un cabaret de Kabuki-Cho et aimait ce genre de spectacle. Kaori allait se trouver sur le devant de la scène alors qu’elle était très timide.  

 

- Ryô, tu sais Saeko a raison. Pour cette mission, tu devrais faire équipe avec Reika. Elle sera plus efficace que moi, lui dit Kaori en posant sa main sur son avant-bras et en croisant son regard.  

- Sugar, City Hunter c’est toi et moi. Un seul regard suffit pour que l’on se comprenne, rétorqua le nettoyeur en enlaçant tendrement sa douce. Je n’ai confiance qu’en toi, rajouta-t-il en s’emparant des lèvres de sa partenaire, faisant fi du regard blessé de la détective toujours amoureuse de lui. (Ndebéta : Ils sont mignons tous les deux et bien fait pour Reika)  

 

Toutefois, l’Etalon s’en mordit les doigts et plus d’une fois au cours de la soirée, son python le démangea. Il voyait rouge dès lors qu’un homme draguait Kaori. Elle avait revêtu pour l’occasion un justaucorps en satin noir qui la moulait telle une seconde peau, faisant ainsi ressortir ses courbes parfaites ainsi que des bas résilles et un serre-tête en forme d’oreilles de lapin. Il avait hâte que sa cible arrive pour qu’il puisse arracher sa femme aux regards lubriques des mâles en rut. La pauvre Kaori n’était pas en reste. Sa timidité faisait parfois surface sous les compliments alcoolisés des hommes en présence. D’autres fois, elle n’avait qu’une envie : Sortir sa massue quand elle sentait qu’ils se faisaient trop pressants. Les rares moments où elle se sentait bien c’était lorsqu’elle devait servir son partenaire. Il la rassurait d’un sourire ou d’une caresse discrète mais tendre quand elle lui apportait sa commande.  

Vers une heure du matin, ce fut avec soulagement qu’il vit arriver le chef mafieux qu’il devait livrer à Saeko. Il laissa passer du temps pour voir s’il avait rendez-vous au nom avec des complices et remarqua avec effroi que sa partenaire lui avait tapé dans l’œil car ce dernier ne cessait de la regarder quand elle passait près de lui. Après une heure et demie d’observation pendant laquelle il avait pris quelques photos sur des clients qui allaient et venaient, il se décida à passer à l’attaque.  

D’un seul regard, Kaori comprit qu’il allait bientôt agir et se tint prête. Très vite, Ryo passa à l’action. Le Yakusa, en voyant qu’il faisait face à City Hunter, prit en otage la serveuse préférée du beau brun, ce qui acheva d’énerver sérieusement le Japonais. Après un petit signe de la tête, sa partenaire se dégagea et lui laissa le champ libre. A peine eut-elle fait un mouvement de côté que Ryô dégaina son python et désarma le malfaiteur. Le nettoyeur n°1 du Japon ne faillit pas une nouvelle fois à sa légende et Saeko prit livraison de son colis tandis que le petit couple rentra gentiment chez lui.  

A peine installée entre les draps, la jeune femme s’endormit, très vite rejointe par son compagnon.  

 

Le lendemain matin, le soleil taquinait la jeune femme pour qu’elle se lève. Dans un grognement, elle se retourna et nicha sa tête au creux de l’épaule de son homme qui instinctivement resserra son étreinte. Quelques instants plus tard, ce fut au tour du réveil de se faire entendre.  

 

- Humpf ! Je suis maudite. Je veux dormir moi, grommela Kaori qui ne voulait pas quitter son doux cocon.  

- Bonjour, mon ange. Tu deviens de plus en plus comme moi, préférant les grasses matinées, la taquina le Japonais.  

- Il faut croire. Tant que je ne deviens pas aussi perverse que toi, ce sera bon, se moqua la jeune femme.  

 

Tandis que l’étalon embrassait sa partenaire pour la faire taire, ses mains ne restèrent pas inactives. Très vite la nuisette rencontra le sol de la chambre, rapidement rejointe par un caleçon. Les caresses se firent de plus en plus coquines et les rires remplacés par des gémissements de plaisir. Les deux amoureux s’unirent et, dans un même cri, atteignirent le 7ème ciel.  

Ce fut à contrecœur qu’ils se levèrent bien plus tard, Kaori ayant un rendez-vous au Cat’s. Ils se préparèrent très vite et, avant de se séparer, firent un détour par la gare pour voir s’ils avaient une demande de travail. Ce fut un tableau vide qui les accueillit mais cela n’inquiéta pas Kaori qui savait que Saeko allait les payer en monnaie sonnante et trébuchante. Puis, Ils se quittèrent, Kaori rejoignant Miki au café et Ryô se dirigeant lui vers le commissariat.  

 

- Bonjour Miki, fit Kaori le sourire aux lèvres. Falcon n’est pas là ?  

- Bonjour ma belle. Nounours est parti à la banque et faire des courses, lui répondit l’ex-mercenaire en lui servant une tasse de café. Tiens, goûte-moi ce gâteau. C’est une nouvelle recette et j’aurais besoin de ton avis, rajouta-t-elle en disposant devant son amie une grosse part de gâteau à la crème.  

- Tu veux me faire grossir ? J’en connais un qui ne sera pas très heureux.  

- Que veux-tu ? Depuis que je suis enceinte, j’ai envie de sucre et je suis prise d’une frénésie culinaire, plaisanta la jolie brune dont les formes de femme enceinte de quatre mois adoucissaient encore plus les traits. Comment s’est passée votre affaire hier soir ?  

- Intense et épuisante…  

- Si tu es fatiguée pour une simple petite mission de rien du tout, tu ferais mieux de laisser la place à quelqu’un de plus professionnel, asséna amèrement Reika qui venait d’entrer dans le café. (Bêta : Gr de quoi elle se mêle celle-là ?)  

- Bonjour à toi aussi, Reika. Je vais bien moi aussi. Je te remercie de t’en inquiéter, répliqua sèchement la partie féminine de City Hunter Que t’ai-je fais pour que tu sois aussi…Aussi… Je ne trouve même pas le mot.  

- A cause de toi, je ne peux pas être avec l’homme que j’aime. S’il te garde auprès de lui, c’est uniquement à cause de cette stupide promesse faite à un mourant. Mon pauvre Ryô s’est enfermé dans une relation avec un boulet. Pff ! S’il était avec moi, il aurait à son bras une vraie femme avec de vraies formes et non un travesti mal fagoté. Le grand City Hunter ferait aussi équipe avec une partenaire efficace qui, elle, atteindrait sa cible, pas comme d’autres…Le pire c’est quand je songe que quelques semaines avant qu’il nous annonce sa décision de former un vrai couple avec toi, ce qui, entre nous, me donne envie de vomir…Ryô m’avait langoureusement embrassé et déclaré que j’étais une partenaire hors paire et qu’il s’en était rendu compte grâce à la dernière mission que nous avions effectué ensemble, cracha la détective verte d’avoir été éconduite à une Kaori de plus en plus blanche. Et, il a fallu que tu viennes t’immiscer entre nous, espèce de …  

- Ca suffit, Reika ! Gronda le géant qui perdit son calme légendaire et gifla la jeune femme sous les regards étonnés de son épouse et de Kaori. Tu oublies de préciser qu’il t’avait embrassé et fait ces compliments uniquement parce que vous vous teniez devant le suspect de ta sœur et que vous jouiez le rôle d’un couple de voleurs.  

- Mais quand il a été blessé, c’est à moi qu’il a dit « Je t’aime » avant de sombrer dans l’inconscience ! Hurla Reika. (Ndebéta : Mais faites-la taire gr)  

- Tu as vraiment la mémoire courte. Il a rajouté « Mon ange ». S’il a été blessé, c’est entièrement de ta faute. Si tu avais respecté ses ordres, rien de tout cela ne serait passé. Mais non ! Mademoiselle a voulu jouer les héroïnes, monter qu’elle était la plus digne d’être la partenaire du Nettoyeur n°1 ! S’énerva la tenancière. Le pire est que tu ne voulais pas que l’on prévienne Kaori qui se trouvait auprès de sa sœur pour l’aider à se remettre de son opération. Ryo aurait pu ne jamais se réveiller de son coma, tu y as pensé ? Si tu ne l’avais pas, personne d’autre ne méritait de l’avoir, n’est-ce pas ? Heureusement qu’Eriko a prévenue Kaori. S’il a pu se réveiller, c’est pour et grâce à Kaori. Maintenant, tu sors de mon café et tu n’y remettras pas les pieds tant tu ne t’excuseras pas pour ton attitude méprisante envers Kaori ! Rajouta Miki en ouvrant la porte pour bien signifier qu’elle ne plaisantait pas du tout.  

 

Sans un mot et après avoir décoché un regard noir à la jeune nettoyeuse, la détective privée sortit en essayant de cacher la marque de la main d’Umi sur sa joue.  

 

- Désolée pour le dérangement, s’excusa la jolie brunette. Tu n’aurais pas dû t’énerver autant Miki, ce n’est pas bon pour le bébé. Merci Falcon pour avoir pris ma défense, poursuivit Kaori avant de goûter le gâteau.  

- De rien, grogna le géant qui n’aimait pas que l’on s’en prenne à la jeune femme qu’il considérait comme sa petite sœur en virant au rouge carmin sous les baisers des deux jeunes femmes.  

- Tu es adorable mon nounours. Kaori, ça ne va pas ? S’inquiéta Miki en voyant son amie se précipiter vers les toilettes.  

 

Elle alla la rejoindre pour voir ce qui n’allait pas. Encore une fois, Kaori s’excusa pour l’embarras qu’elle causait. Miki la rassura aussitôt, Reika n’avait eu que ce qu’elle méritait. Kaori lui sourit et déclara que le gâteau était excellent mais qu’elle avait du manger quelque chose de pas frais ce matin. Peu après, la nettoyeuse saluait le couple et sortit de l’établissement en leur promettant d’aller chez le médecin si cela ne passait pas.  

Après quelques courses, elle rentra finalement chez elle pour préparer le déjeuner au ventre sur pattes qui lui servait de partenaire.  

 

De son côté, Ryô attendait Saeko dans le parc situé à côté du commissariat. Très vite, il reconnut le déhanché de la jeune femme et prit son air lubrique.  

 

- Dans mes bras inspectrice de mon cœur ! Hurla le nettoyeur qui à ce moment-là, tenait plus du « pervers n°1 du Japon» que de la « Terreur du Milieu ».  

- Comment Kaori peut-elle te supporter ? Interrogea l’inspectrice après l’avoir épinglé à un arbre avec ses couteaux. Parlons peu mais parlons bien. Merci pour hier soir, je suis contente qu’il n’y ait pas eu de casse. Voici l’argent promis pour la mission.  

- A moi les petites Bunnies et les cabarets ! Fit l’Etalon en empochant l’enveloppe avec un rictus de pervers.  

- Je suis sure que Kaori en sera ravie, ironisa son interlocutrice.  

- Tu as raison. Je crois que je vais éviter les massues, quoique depuis que nous sommes ensembles, elle n’a plus l’occasion de s’en servir contre moi.  

- Je suis ravie pour vous deux. Grâce à votre intervention de hier soir, nous avons pu mettre à jour tout le trafic et finir de faire tomber toutes les têtes, lui annonça la belle brune. Au fait, comment cela se passe entre toi et Reika depuis que vous avez vendu la mèche Kaori et toi ? Demanda soudainement Saeko en apercevant un bout de la cicatrice dévoilée par un courant d’air.  

- Disons qu’à chaque fois qu’elle croise Kaori, elle ne cesse de la dévisager d’un regard qui ne me plaît guère. J’avoue que je l’évite encore plus depuis notre dernière mission, répondit le nettoyeur. Bon, ce n’est pas tout mais il est l’heure que j’aille retrouver ma petite femme et surtout remplir mon estomac. Prends bien soin de toi, ma belle.  

- Fais attention à Reika. Bien qu’elle soit ma sœur, je la crois capable de tout quand cela te concerne.  

- Ne t’en fais pas pour moi, je suis un grand garçon.  

 

Et après un dernier salut de la main, Ryô reprit le chemin de son immeuble. Alors qu’il coupait par un bosquet, le nettoyeur aperçut une jeune femme en difficulté : Des petites frappes s’en prenaient à elle et tentaient de lui arracher son sac. Personne n’osait lui venir en aide en raison de la réputation du quartier, aussi le Japonais décida d’agir et mit K.O sans difficulté la bande de malfrats.  

La jeune femme tomba sous le charme de son sauveur qui, malgré la beauté qu’il tenait dans ses bras, ne fit pas l’idiot comme à l’accoutumée. Il la raccompagna jusqu’à chez elle pour s’assurer que aucun des malfrats ne la suivaient et s’en retourna à son appartement situé à peu de distance. Cette scène n’échappa pas à Reika qui, une fois le nettoyeur parti, sonna à la porte de la victime et se présentant comme un témoin de son agression, lui demanda à l’inconnue si tout allait bien. Cette dernière lui dit qu’elle regrettait seulement de ne pas se ravoir demandé le nom de son charmant sauveur. La détective lui expliqua comment entrer en contact avec lui et lui conseilla de faire le premier pas.  

La détective tenait enfin sa vengeance. Le couple de nettoyeurs ne tiendrait plus très longtemps et elle se ferait un immense plaisir à consoler ce bel Etalon.  

 

Ryô de son coté était enfin parvenu à destination et fut accueilli par une bonne odeur de cuisine. Il pénétra tout doucement dans l’antre de prédilection de son ange et, appuyé contre le chambranle de la porte, l’observa se déhancher sur la musique tout en rajoutant ça et là un ingrédient. Sans bruit, il se posta derrière sa femme et l’enlaça.  

 

- Coucou, je suis de retour, fit-il en déposant un baiser dans le cou de sa tendre partenaire.  

- Salut toi ! J’aurais cru que tu serais arrivé un peu plus tôt, dit Kaori en se retournant.  

- Désolé, j’ai du aider une jeune femme qui se faisait agresser. Pour plus de sécurité, je l’ai raccompagnée jusqu’à sa porte.  

- Tu n’en as pas profité, j’espère ? Interrogea la petite brunette, une massue à la main.  

- Pourquoi l’aurais-je fait ? J’ai la chance d’avoir la plus jolie femme à la maison. Rétorqua le brun ténébreux en embrassant sa moitié d’un baiser incendiaire.  

- Tu as de la chance que je t’aime, fit-elle, sa massue s’évanouissant soudain. A table, c’est prêt. !  

 

Le déjeuner se passa tranquillement. Kaori finissait la vaisselle pendant que le café préparait le café et une fois prêt, elle le rejoignit dans le salon. Sa tasse à la main, elle s’installa confortablement dans les bras de Ryô et lui demanda ce que voulait Saeko.  

 

- Elle m’a expliqué qu’elle avait pu mettre un frein aux trafics et m’a donné notre dû, expliqua-t-il en lui remettant l’enveloppe.  

- C’est beaucoup trop, fit Kaori en recomptant rapidement.  

- Tu l’as amplement mérité. Et toi, ta matinée ?  

- Rien de particulier. Miki est toujours enceinte et Falcon aussi peu bavard, répondit Kaori en passant volontairement sous silence l’épisode Reika et son malaise.  

- D’accord. Et si on se faisait une petite sieste crapuleuse ? Suggéra l’Etalon en lui ôtant sa tasse des mains et en s’emparant de ses lèvres gourmandes.  

 

Alors qu’il commençait à dégrafer le corsage de Kaori, ils furent brusquement interrompus par le téléphone. Au bout du fil, Miki qui appelait pour savoir comment allait son amie et si elle était remise des propos venimeux de Reika. A ce prénom, Ryô réagit prestement et prit le téléphone des mains de Kaori pour demander des explications. Umi, ayant lui aussi récupéré l’appareil, lui narra par le menu l’altercation des deux jeunes femmes. Le visage grave et sa colère mal contenue, Ryo le remercia et assura le couple qu’il se chargeait de mettre personnellement les points sur « i » avec cette chère Reika. Puis il raccrocha aussi sec et avant même que Kaori n’ait eu le temps d’esquisser la moindre parole, il avait enfilé sa veste et se dirigeait d’un pas vif vers la porte. Kaori, le voyant dans une fureur folle, lui barra le passage.  

 

- Calme-toi Ryo, elle n’en vaut pas la peine, dit-elle en l’embrassant.  

- …  

- Ryo, allez, oublions-la. Si on finissait plutôt ce que nous avons commencé ? Proposa la jeune femme pour le rallier définitivement à sa cause.  

- D’accord mais si elle recommence à s’en prendre à toi, elle aura affaire à moi ! Déclara son compagnon en l’enlaçant de nouveau et en la faisant basculer sur le canapé tout en la déshabillant.  

 

De baisers en caresses, de soupirs en gémissements de plaisir, le beau brun gagna sa sieste crapuleuse. (Bêta : Il parvient toujours à ses fins ;) Après un dernier baiser au creux du cou de son homme, Kaori finit par s’endormir. Ryo la recouvrit d’un plaid et l’observa tendrement. Comment cette pimbêche de Reika pouvait-elle-même espérer rivaliser avec son ange ? Elle ne lui arrivait jamais à la cheville !  

Dans son sommeil, Kaori murmura quelque chose d’inaudible et vint se pelotonner contre le torse du nettoyeur, recherchant un peu de sa chaleur ce qui tira un sourire à ce dernier. Il tendit la main pour la ramener davantage à lui et entreprit de lui caresser le dos et, ce faisant, il nota ses traits fatigués. Ce que lui avait apprit Miki lui revint en mémoire : Kaori avait fait un malaise. De rage, il serra les poings en pensant que les propos acerbes et mensongers de Reika y avaient surement été pour quelque chose et se fit la promesse de mettre les choses au clair avec la détective une bonne fois pour toutes.  

 

Au bout de quelques minutes de ce doux traitement infligé à s belle et bercé par la respiration paisible de sa moitié, il finit par rejoindre à son tour le pays des songes. Tard dans l’après-midi, Kaori se réveilla et constata que Ryo dormait toujours. Elle décida de le laisser dormir encore un peu mais comme elle s’apprêtait à déposer un baiser papillon sur ses lèvres tentatrices, une brusque nausée la prit et elle se précipita aux toilettes vomir son repas.  

Ryô, réveillé par le départ en trombe de la jeune femme, alla la rejoindre après avoir enfilé son caleçon. Il ramassa au passage leurs vêtements qu’il déposa sur une chaise. Arrivé près d’elle, il lui demanda si elle se sentait mieux. Elle lui répondit d’une petite voix, honteuse qu’il la voit dans cet état. Ryo la prit gentiment par la main pour l’emmener dans la salle de bain où il fit couler une bonne douche.  

Puis, il entra dans la cabine avec elle. Il commença à la laver puis entreprit de la masser car il la sentait nouée. Au bout de quelques minutes, il coupa l’eau et enveloppa sa belle dans une grosse serviette moelleuse, tout en n’abusant pas de la situation. (Ndebéta : Ils nous l’ont changé ou quoi ?) Ensuite, le nettoyeur la ramena dans leur chambre et se chargea du dîner mais Kaori n’avait pas très faim.  

 

Quelques jours passèrent mais les nausées de la jeune femme ne cessaient pas. N’y tenant plus, un après-midi Ryô voulut appeler le Doc en urgence pour qu’il l’examine mais Kaori le stoppa en lui disant qu’elle avait pris rendez-vous le lendemain matin avec son médecin.  

Le lendemain, Kaori se prépara de bonne heure et une fois prête, elle réveilla son dormeur de partenaire pour le prévenir qu’elle partait. Il lui promit à moitié endormi qu’il passerait voir le tableau à la gare et lui demanda si elle se sentait de se rendre seule à son rendez-vous, ce dont elle l’assura avec un sourire. Kaori lui dit qu’elle essaierait de le retrouver au Cat’s sinon qu’ils se rejoindraient à l’appartement à midi et après un baiser, elle s’en alla.  

Arrivée au cabinet médical, la jeune femme n’eut pas à attendre longtemps. Son médecin lui posa un certain nombre de questions et lui fit une prise de sang. Puis, il lui demanda de patienter dans la salle d’attente.  

 

Ryô se leva finalement et engloutit son petit-déjeuner. Une fois prêt, il alla à la gare où il trouva un message féminin lui demandant de le retrouver vers onze heures au parc de Shinjuku. Pour tuer le temps en attendant l’heure du rendez-vous, il se rendit au Café où il eut le déplaisir d’y retrouver Reika. Profitant de l’absence des filles, il lui dit sa manière de penser et la menaça de pires tortures si elle recommençait son numéro avec Kaori. Reika encaissa sans un mot et, furieuse, partit en claquant la porte. Après le départ de la détective, Ryo décida d’ennuyer son cafetier préféré.  

De son côté, sa partenaire patienta une heure et demie avant d’être de nouveau reçue par son médecin.  

 

- Mademoiselle Makimura, toutes mes félicitations. Vous allez être maman ! Annonça le praticien avec un large sourire. Vous êtes enceinte de six semaines.  

 

La jeune femme, d’abord assommée par la nouvelle, rayonna de joie et se remémora cette soirée, la première où ils avaient passé un cap plus charnel dans leur partenariat après la blessure de son partenaire. Puis vint les doutes : Ryô allait-il le vouloir ou allait-il lui demander de partir ?  

 

- Mademoiselle, ça va aller ? S’enquit le médecin.  

- Euh oui. Excusez-moi Docteur.  

- Il faut vous reposer et surtout éviter de porter des choses lourdes. Vous prendrez aussi ces médicaments pour éviter les nausées. N’oubliez pas aussi de reprendre rendez-vous avec votre gynécologue pour faire une échographie.  

- Merci Docteur, lui dit Kaori aux anges.  

- Au revoir et portez vous bien vous et votre futur bébé, dit le médecin.  

 

Elle sortit du cabinet encore toute retournée par la nouvelle et flâna le long des boutiques. Devant celles pour femmes enceintes et spécialisées en puériculture, elle s’imagina avec un ventre rond, puis elle avec Ryô tenant leur enfant dans ses bras. Instinctivement, elle passa sa main sur son ventre, attendrie. Il lui restait un peu de temps avant de rejoindre son partenaire aussi décida-t-elle de couper par le parc.  

Ryô, qui s’inquiétait pour elle et brulait de connaitre la raison de ces nausées avait abandonné sa tête de poulpe préférée pour rejoindre son ange et coupé lui aussi par le parc afin de gagner du temps. Quelle ne fut pas sa surprise de se trouver tout à coup nez à nez avec la jeune femme qu’il avait secourue la veille.  

 

- Bonjour Mademoiselle. C’est bien vous qui avez fait appel à City Hunter ? Demanda le nettoyeur en saluant la jeune femme.  

- Bonjour Monsieur Saeba. Oui, je… J’avais envie de vous revoir et je me suis dit que…Commença-t-elle les joues roses. Voilà, je crois que j’ai eu le coup de foudre pour vous.  

- Euh… Ecoutez Mademoiselle ?  

- Tomoko. Je me prénomme Tomoko Mabiyoshi.  

- Je suis flatté mais…C'est-à-dire que je ne suis pas…Eut-il à peine le temps de répliquer qu’il fut coupé par des lèvres fondant sur les siennes la seconde suivante.  

 

Surpris par son geste, Ryô ne réagit pas tout de suite. Mais se reprenant rapidement, il éloigna sa cliente et lui expliqua qu’il y avait déjà quelqu’un dans sa vie et qu’il était très heureux elle. La pauvre Tomoko éclata en sanglot et s’enfuit, honteuse de son attitude.  

Kaori de son coté, cheminait tranquillement dans les allées du parc. Elle regardait avec tendresse les enfants jouer dans l’aire de jeu et continua à déambuler le sourire aux lèvres, se dirigeant sans le savoir vers son partenaire.  

Soudain, son regard fut attiré par un couple. En regardant mieux l’homme, elle sentit son cœur se serrer douloureusement dans sa poitrine.  

 

- Ryo…Non !  

 

Elle se détourna aussitôt et s’enfuit en larmes, empruntant une autre allée pour éviter de croiser le nettoyeur.  

De retour chez elle, installée dans le canapé, Kaori parlait à son bébé et réfléchissait comment faire accepter ce futur enfant sans en tuer le père pour le baiser.  

 

« Mon petit cœur, je me demande ce que va dire ton père pour justifier ce baiser. Comment vais-je faire pour me venger ? Je n’ai pas droit aux massues. Ordre du médecin ! Tiens, le voilà qui rentre, je reconnais son pas dans l’escalier. Ne pas s’énerver pour ne pas faire apparaître de massues. » Murmura Kaori en caressant doucement son abdomen.  

 

- Salut Ryô. Comment s’est passée ta matinée ? Demanda la jeune femme en se levant du canapé pour se diriger vers la cuisine.  

- Rien d’intéressant. Et toi, le médecin ?  

- C’est juste une petite intoxication alimentaire. Je vais préparer le repas.  

- Inutile, regarde, je suis passé chez le traiteur, rétorqua-t-il un peu surpris par l’attitude distante de son ange en déposant sur la table le contenu du sac plastique.  

 

Ils déjeunèrent en silence, chacun perdu dans ses pensées. A la fin du repas, Kaori rangea la vaisselle et annonça à son partenaire qu’elle allait voir Miki, n’ayant pu aller la voir le matin et elle sortit avant qu’il n’ait pu répliquer quoi que ce soit.  

 

- Mais qu’est-ce qui lui prend ? Se demanda Ryo songeur.  

 

En chemin, Kaori elle pensait toujours à comment elle allait lui faire avouer ce baiser sans utiliser de massue. Ce fut perdue dans ses pensées qu’elle entra dans le café. La bonne odeur qui s’échappait de la tasse posée devant elle acheva de la faire redescendre sur terre.  

 

- Bonjour Kaori. Tu as l’air dans la lune aujourd’hui.  

- Bonjour Miki, ce n’est rien, juste un coup de fatigue.  

- Je sais ce qu’il te faut, un bon gâteau au chocolat avec plein de crème chantilly.  

 

A l’évocation de la crème chantilly, la petite brunette eut un haut le cœur qui n’échappa à l’ex-mercenaire. Elle lui demanda ce que lui avait dit le médecin. Kaori lui répondit que c’était juste une intoxication alimentaire mais la jolie tenancière n’en crut pas un mot et lui fit un clin d’œil comme pour lui dire qu’elle connaissait son secret. Elle lui demanda pour quand était le grand événement.  

 

- Quel grand événement ?  

- Je sais reconnaître les symptômes de la femme enceinte. Alors c’est pour quand ? Réitéra Miki tout sourire.  

- C’est pour Mars mais ne dit rien à personne. Ryô n’est pas encore au courant et…Je ne sais pas si je vais rester avec lui, lâcha Kaori les larmes aux yeux.  

- Pourquoi dis-tu cela. ? Je ne l’ai jamais vu aussi amoureux de toi depuis sa blessure.  

- Tellement amoureux qu’il n’a pas pu s’empêcher d’embrasser une autre femme que moi dans le parc ! Et en plus, je ne l’ai même pas écrasé avec une massue. Le médecin m’a interdit de soulever des choses lourdes, termina Kaori en pleurs.  

- Tu es émotive. Ce sont les hormones qui te jouent des tours, ne t’inquiète pas. Par contre, il faut que tu te venges pour ce baiser avant de lui annoncer la bonne nouvelle, approuva la tenancière.  

- Excusez-moi Mesdemoiselles. Je n’ai pu m’empêcher d’entendre votre conversation et j’ai une solution pour votre vengeance, dit une vieille femme à la voix chevrotante. Le Vaudou ! Je l’ai expérimenté sur mon compagnon à l’époque. C’était très efficace et ce n’est pas lourd pour votre état de santé.  

- Vraiment ? Pourquoi pas ? Déclara l’ex-mercenaire en se tournant vers une Kaori dubitative.  

- Tu pourrais essayer. J’ai vu des personnes à l’œuvre pendant la guérilla, intervint Falcon. Ca peut marcher et je trouve moi aussi que ce gros nigaud mérite une leçon.  

- Que vous faut-il ? Demanda Miki.  

- Une photo de la personne visée, des bougies et un endroit calme.  

- Suivez-moi. J’ai tout ce qu’il vous faut dans notre appartement, répliqua Miki en invitant tout le monde à la suivre à l’étage.  

 

Une fois en possession de tout ce dont elle avait besoin, la vieille sorcière fit des incantations et donna une poupée vaudou à Kaori en lui précisant bien qu’elle devait enrouler une mèche de cheveux de Ryô autour du cou de la poupée.  

Kaori la remercia et rentra chez elle après la promesse de tout raconter à ses amis. Elle entra sans bruit dans le salon et dévisagea son homme endormi sur le canapé avant de lui couper une mèche de cheveu. Après cela, elle alla prendre une bonne douche mais, quand elle ressortit de la salle de bains, elle rencontra le torse de son partenaire.  

 

- Coucou, susurra l’Etalon. Tu aurais du me réveiller, je t’aurais accompagnée pour te frotter le dos sous la douche.  

- J’avais besoin de me détendre. Il faut que j’aille m’habiller. Tu n’as qu’à t’occuper du repas en évitant tout ce qui est cru et à la crème, rétorqua-t-elle d’une voix neutre en se dégageant de son étreinte.  

 

« Aie, aie, ca démarre mal » Se lamenta Ryo en la sentant contrariée.  

 

Voulant éviter la massue, le beau brun obéit et prépara le diner. Kaori le rejoignit, après avoir pris avec elle la poupée. Elle s’installa en face de son partenaire et posa la poupée sur le banc, tout en la dissimulant au regard du nettoyeur.  

Ce dernier tenta de bien la faire parler pour savoir ce qui la tracassait, il essaya même de l’amadouer par de tendres caresses mais lorsque Kaori sentit la main de son compagnon sur sa cuisse, elle piqua l’aiguille dans le derrière de la poupée. L’Etalon fit aussitôt un bond en couinant de douleur.  

 

- Qu’est-ce qui se passe ? Demanda innocemment la jolie brunette.  

- Quelque chose m’a piqué au niveau de mon postérieur. Tu peux regarder ? Proposa-t-il tout aussi innocemment en lui présentant son fessier musclé.  

 

Sa partenaire se retenait de ne pas éclater de rire, ravie de voir que son manège fonctionnait.  

 

- Je ne vois rien. Tu n’as qu’à aller vérifier par toi-même dans la glace, répondit la jeune femme. Elle tenait enfin sa vengeance.  

 

Le pauvre nettoyeur se précipita dans l’ancienne chambre de Kaori pour regarder dans la glace. Kaori profita de l’occasion pour appeler Miki. Elle la prévint que cela fonctionnait et qu’ils allaient bien rire pendant quelques temps. Puis, elle raccrocha immédiatement en entendant les pas de son partenaire dans les escaliers et commença à ranger la cuisine. Il l’aida à finir et quémanda un câlin pour récompense. A cela, elle répondit qu’elle était fatiguée et monta se coucher. Commença alors pour Ryô une nuit interminable car, en plus d’utiliser le vaudou, il faut préciser que sa moitié avait décidait de le priver de son activité préférée jusqu’à ce qu’il avoue tout. (Ndbéta : Il va jamais tenir à ce train là la pauvre ;))  

 

Le lendemain matin, après une nuit qui parut interminable au nettoyeur, le couple se rendirent ensemble consulter le tableau. Kaori lui demanda s’il y avait eu une demande la veille, ce à quoi, Ryo se borna à répondre par la négative.  

La jeune femme lui lança un regard signifiant qu’elle n’en croyait pas un traitre mot et il commença à soupçonner qu’elle était au courant pour le XYZ.  

Quand ils entrèrent dans le café, il ne put s’empêcher de vouloir sauter sur la belle Miki. Mais, cette fois-ci il s’affala de tout son long par terre, s’étant emmêlés les pieds. Kaori qui avait fait un nœud avec ses jambes s’en donnait à cœur joie. Bon, d’accord ce n’était pas très gentil mais il n’avait qu’à ne pas lui mentir et reconnaitre ses torts aussi ! Voir le nettoyeur n°1 du Japon s’échouer lamentablement sur le sol sans l’aide d’une massue déclencha l’hilarité d u couple d’ex-mercenaires.  

Ryô se releva avec le peu de dignité qui lui restait et s’installa sur son tabouret. Il se mit à bouder, appréciant peu qu’on se moque de lui de la sorte.  

Les jours qui suivirent, le pauvre nettoyeur ne fut pas au bout de ses peines. En effet, il lui arrivait de faire de grands gestes désordonnés ou bien de se prendre les pieds dans le tapis, sans tapis.  

Le peu de femmes qu’il approchait partaient soit en courant de peur, soit en éclatant de rire à la vue d’un Etalon à terre. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. De plus, Kaori ne cessait de lui demander s’il n’avait rien à lui dire.  

 

Après quinze jours de ce traitement et, surtout, la honte de sa vie, il décida de tout avouer à sa femme. Il se croyait maudit des Dieux.  

Par exemple, alors qu’il taquinait Falcon en voulant sauter sur Miki, le géant posa négligemment la cafetière brulante sur la poupée. Le nettoyeur sentit une brulure lancinante au niveau du derrière et se mit à courir à travers tout le café, les fesses à l’air.  

 

- Kami Sama ! S’exclama avant de tomber dans les pommes, une jeune nonne qui servait de guide à un groupe particulier de touristes en entrant dans le café à la vue d’un tel spectacle.  

- Seigneur, Marie, Joseph ! Crièrent, de concert, les religieuses françaises à la vue du fessier fort appétissant de notre nettoyeur préféré.  

 

Dans la confusion, Kaori en profita pour retirer la cafetière. La sensation de brûlure s’estompa aussitôt mais l’Etalon ne s’en rendit pas compte de suite. Il s’était précipitait pour rattraper une jeune novice qui se sentait mal. Dans le feu de l’action, il lâcha son pantalon et se retrouva à moitié nu. La sentence ne se fit pas attendre et une nuée de nonettes lui tomba dessus pour l’assommer en le traitant de pervers et de suppôt de Satan. Elles lui promirent un exorcisme musclé pour lui faire sortir le démon des veines. (Ndbéta : Le pauvre Ryo) (Nda : J’ose pas imaginer la scène de l’exorciste lol)  

Kaori eut pitié de son homme et vint à sa rescousse. Elle réussit à calmer les religieuses en furie et ordonna à Ryô de remettre son pantalon, ce qu’il fit en quatrième vitesse avant de se cacher derrière le Géant qui ne cessait de rire.  

Après maintes et maintes excuses, le couple de nettoyeur rentra chez lui. Sans un mot, le Japonais alla directement se coucher en boudant et après un dernier saut dans la salle de bains, Kaori le rejoignit. Avant de dormir, lui demanda une dernière fois s’il n’avait rien à lui dire.  

 

- Encore ? Mais puisque je te dis que non à la fin, s’énerva-t-il. Bon sang, c’est vraiment pas ma journée aujourd’hui, fit-il en se tournant sur le coté et, quelques minutes plus tard, terrassé par la fatigue, il s’endormit.  

 

Le lendemain matin, il se réveilla de bonne heure et s’attela à la préparation du petit-déjeuner. Il entendit sa belle se lever pour se rendre aux toilettes. En se rendant dans le salon, il remarqua la petite poupée qui dépassait du sac de sa femme et, soudain, la lumière se fit dans son esprit. En reprenant le cours des deux semaines catastrophiques écoulées, il commença à comprendre les raisons de ses réactions désordonnées mais surtout que tout cela avait débuté après le baiser. Il sortit de ses pensées en entendant sa moitié arriver.  

 

- Bonjour, comment ça va ce matin ?  

- Barbouillée. Et toi, bien remis de ta soirée d’hier ?  

- Très bien. Tu m’expliques ? Demanda le nettoyeur en lui tendant la poupée.  

- Réponds d’abord à ma question que je te pose depuis quinze jours, répliqua Kaori sans sourciller.  

 

Le nettoyeur s’installa sur le canapé et fit asseoir sa partenaire sur ses genoux. Il lui expliqua qu’il avait trouvé une demande de travail le jour de sa visite chez le médecin et qu’en s’y rendant, il avait découvert que leur future cliente était la jeune femme qu’il avait secourue la veille et sans qu’il ait pu faire le moindre geste, elle s’était précipitée sur lui pour l’embrasser.  

 

- Et tu y as répondu à son baiser ! Explosa la jeune femme.  

- Sur le coup, oui mais je l’ai vite repoussée. Si tu étais restée plus longtemps, tu l’aurais vu.  

- … Vraiment ?  

- Oui. Je comprends mieux maintenant ton attitude distante à mon égard. Tu t’améliores, je n’ai pas senti ta présence, dit Ryo en déposant un baiser sur l’épaule dénudée de sa douce. Pourtant, il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi n’as-tu pas utilisé de massues ?  

- J’avais envie de changer. C’est plutôt efficace le vaudou, tu ne trouves pas ?  

- Mouais…Mais ce n’est pas toi qui t’es payé la honte de ta vie, grommela Ryo dans sa barbe.  

- Mon pauvre chéri ! Fit la jeune femme en l’embrassant. En fait, si je n’utilise plus mes massues, c’est parce que le médecin me l’a interdit, poursuivit Kaori en fuyant le regard de son compagnon et en commençant à jouer avec les doigts de ce dernier.  

- Tu es enceinte, n’est-ce pas ?  

- Oui, de deux mois. J’avais peur que tu ne te sentes pas prêt à être père et que tu ne veuilles que je sorte de ta vie. Balbutia Kaori en commençant à pleurer.  

- Chut…Chut. Je ne veux pas que tu partes voyons. Umi et Miki ont bien fait face aux difficultés, pourquoi pas nous ? Et puis, plein de petits Saeba qui courent partout, moi je suis pour !  

- Oh, merci ! S’écria la future maman en embrassant fougueusement son homme. Demain, j’ai une échographie, est-ce que tu veux m’accompagner ?  

- Bien sur. Je veux être présent pour vous deux.  

 

La grossesse de Kaori se déroula bien. Les massues ne volèrent plus mais il n’était pas rare de voir sauter deux pervers dès lors qu’ils tentaient de draguer à gauche et à droite. La poupée vaudou avait fait des émules.  

Miki donna naissance à une petite fille prénommée Emi et Kaori offrit le 26 mars le plus beau des cadeaux au nettoyeur n°1 du Japon : Un amour de petite fille prénommée Ai.  

 

 

FIN  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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