Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prosa

 

Autore: Ally Ashes

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 30-04-15

Ultimo aggiornamento: 30-04-15

 

Commenti: 4 reviews

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Romance

 

Riassunto: Une nuit de hasard, puis deux, pour tout changer entre deux êtres.

 

Disclaimer: The characters of "Nuits clandestines" belong exclusively to Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Nuits clandestines (version sage)

 

Capitolo 1 :: Une nuit après l'autre

Pubblicato: 30-04-15 - Ultimo aggiornamento: 30-04-15

Commenti: J'ignore d'où l'idée de cette histoire m'est venue, mais je n'arrivais pas à m'en débarrasser. L'exercice de style consistant à manier pudeur et impudeur est assez difficile, finalement. Je précise avoir publié dans un premier temps l'histoire en secteur "NC17", puis devant un conseil avisé avoir pris la décision de "corser" la version initiale (en secteur NC17, donc) pour basculer la version initiale ici. Pour les plus curieux, la version avec sel, poivre, moutarde est donc accessible. Bonne lecture !

 


Capitolo: 1


 

La première fois fut un effet du hasard. La conjugaison d’une étouffante nuit d’été, d’une envie de fumer qui l’avait conduit sur le toit, et de son attention qui avait été attirée par une dispute qui se déroulait dans un immeuble d’en face. Il s’était accoudé à la balustrade juste au-dessus de la chambre de Kaori, à dix mètres à peine de son endroit habituel.  

 

S’il s’était trouvé dix mètres plus loin, si elle n’avait pas ouvert la fenêtre de sa chambre à la recherche d’un souffle d’air, s’il n’était pas monté à cet instant précis, si la circulation avait été un peu plus dense, il n’aurait rien entendu.  

 

Mais son ouïe avait perçu quelque chose, un gémissement, une plainte. Il savait qu’il n’y avait aucun danger immédiat, et pensa tout de suite à un cauchemar, comme elle en avait parfois. Comme ils en avaient, tous les deux.  

 

Jetant sa cigarette, il était descendu au 6ème sans savoir pourquoi. Peut-être pour la rassurer de sa présence, peut-être pour partager sa peine. Surement pas pour la réveiller : il n’aurait pas trouvé les mots ni les gestes.  

 

Il avait tourné la poignée en silence, entrebâillé la porte, et l’avait trouvée dans son lit, le souffle rapide, s’agitant sous ses draps. Il était resté là un instant, soucieux. Et puis d’un coup de pied la jeune femme avait repoussé le tissu qui gênait ses mouvements, et le monde s’était arrêté. Figé.  

 

En y repensant, il était certain d’avoir eu en cet instant l’expression la plus abrutie qu’il n’avait jamais eue. Et l’instant d’après sa main avait agrippé le chambranle de la porte.  

 

Devant lui, à peine éclairé par la lune, se trouvait le spectacle le plus captivant, le plus impudique, le plus poétique qu’il lui avait été donné de voir.  

 

Ses yeux étaient fermés, sa bouche entrouverte, une de ses mains agrippait le lit pendant que l’autre disparaissait entre ses jambes. Il devinait à peine son corps, dissimulé par une chemise de nuit sage, mais son imagination complétait malgré lui ce qui était invisible. Sa respiration rapide faisait se lever sa poitrine, son dos se cambrait rythmiquement, de plus en plus vite au rythme de ses doigts. Il ne pouvait qu’inventer ce qui se passait, ses cuisses masquant l’essentiel, et il y parvenait trop bien.  

 

Un spectacle hypnotique. Il aurait dû se détourner, il aurait dû partir. Il le savait et pourtant il restait là, sa main serrant de toutes ses forces le chambranle de la porte pour ne pas bouger, pour ne pas manifester sa présence. Peut-être aussi pour ne pas céder aux pulsions de son propre corps.  

 

Soudain il la vie rejeter la tête en arrière, le dos arqué, la bouche ouverte sur un cri silencieux. Puis ses jambes retombèrent, et la main remonta se poser innocemment sur son ventre.  

 

Ryô retrouva sa liberté de mouvement et se jeta sur le côté, le dos contre le mur, espérant qu’elle ne l’entende pas. Le souffle de plus en plus lent qui se fit entendre le rassura : elle s’était endormie.  

 

Il regagna sa chambre le plus discrètement possible, encore sous le choc. Allongé sur le lit, il ne trouva pas le sommeil, partagé entre les images qui revenaient sans cesse et faisaient bouillir son sang, et le refus catégorique de les accepter consciemment.  

 

Elle était une femme. Elle était une adulte. Elle était faite de chair, de sang, de désirs. Ces concepts étaient faciles à intégrer. Alors pourquoi pas une fois, pas une seule petite fois pendant ces années il n’avait pensé à l’éventualité que des scènes telles que celles-ci puissent se dérouler ?  

 

« Pour te protéger toi-même, pauvre crétin ». Cette pensée traversa son esprit et il laissa échapper un rire amer. Oui, pour se protéger, pour continuer dans la voie qu’il s’était fixé peu de temps après le début de leur partenariat. Il se souvenait encore du jour où il lui avait promis que dorénavant il ne penserait plus à elle comme à une femme. Qu’elle devrait s’habiller en privilégiant le pratique sur l’esthétique. Ça avait marché. La veille encore son mokkori s’était éveillé devant elle. Même sur la moto, au moment où il avait prononcé ces mots, il s’était fièrement dressé en sentant la chaleur de cette jeune femme contre lui.  

 

Dès le lendemain, il avait su résister. Et les jours, les mois, les années suivantes. Parfois il y avait eu des « ratés », mais il avait toujours réussi à se sortir de ces situations d'une pirouette, quitte à y prendre des coups de massue.  

 

Allait-il pouvoir encore le faire, maintenant ? A présent qu’il savait qu’à quelques mètres de lui une scène aussi belle se déroulerait encore.  

 

 

Il s’était torturé jusqu’au matin, glissant dans le sommeil pour en sortir aussi vite, son corps brûlant d’excitation inassouvie. Il aurait pu facilement y remédier mais il s’y refusait. Une pudeur incompréhensible, totalement incompatible avec sa réputation. Peut-être parce qu’il aurait eu l’impression de salir cette image, de la rabaisser au niveau de ses magazines porno...  

 

Pour une fois il s’était levé en premier, juste pour éviter qu’elle ne rentre dans sa chambre pour le réveiller, et s’était précipité sous la douche, en baissant progressivement la température jusqu’à ce que le froid fasse son effet.  

 

Il avait attendu de l’entendre à la cuisine, s’était débrouillé pour n’entrer dans la pièce qu’au moment où il serait sûr qu’elle lui tournerait le dos.  

Et elle était là. Totalement identique à d’autre matins, remplissant la cafetière. Totalement identique et totalement différente.  

 

Il s’était accordé un bref instant pour la détailler de la tête aux pieds, s’arrêtant longuement sur ses mains, sur cette main qu’il avait surprise. Sur cette main qu’il aurait aimé suivre.  

 

Non, non, non. Secouant la tête il se força à reprendre le contrôle de lui-même. Il savait le faire, il pouvait le faire.  

 

Et il y parvint. Toute la journée, sauf à de rares moments où un geste, un regard le ramenait quelques heures plut tôt. Il retrouva la dynamique de leur duo, fait de provocations et de pardons, de confiance et de disputes, de tendresse et de craintes. Elle redevint Kaori, alias la petite sœur d’Hideyuki, alias l’adolescente surnommée Sugar Boy, alias la moitié de City Hunter.  

 

Mais lorsque la nuit tomba et qu’elle regagna sa chambre, les pensées de Ryô voguèrent malgré lui vers des terrains beaucoup plus inconfortables. Est-ce que cette nuit encore ? Non, pas possible. Ce n’était qu’un hasard, qu’une fois, une expérience qui ne devait pas se reproduire.  

 

Alors pourquoi s’était-il relevé ? Pourquoi était-il devant sa porte, le cœur battant comme s’il était en plein champ de bataille ? Pourquoi faisait-il demi-tour à chaque fois qu’il prenait la décision d’aller se coucher ? Pourquoi était-il partagé entre l’envie de revoir cette scène, et l’envie de la voir dormir dans cette position presqu’enfantine qu’elle affectionnait ?  

 

Il ferma les yeux et appuya son front contre la porte. Il connaissait la réponse. Parce que justement, quoiqu’il puisse penser ou faire, Kaori n’était plus une gamine, depuis longtemps. Et que soit il réussissait à faire avec, soit il allait finir par céder et faire d’elle sa partenaire dans tous les sens du terme…  

 

Il aurait pu rester là longtemps. Il aurait même fini par partir s’il n’avait pas entendu ce son, cette même plainte qui l’avait attiré hier. Un chant auquel il céda, qui lui fit une nouvelle fois entrouvrir la porte.  

 

Elle portait la même chemise de nuit blanche, et son corps était une nouvelle fois éclairé par la lune. II allait graver ce spectacle dans sa mémoire, il le savait. Il la voyait onduler, les muscles de ses cuisses et de ses mollets se contractant légèrement, sa main toujours dissimulée à son regard. Son souffle suivait ses gestes, accélérant, se bloquant, reprenant. Il suivi du regard les muscles de son bras jusqu’à son épaule, son cou, sa poitrine sur laquelle son autre main se crispait. Il se sentait ivre à force de regarder ses gestes, et son corps lui répondait sans même l’avoir touchée.  

 

- Ryô.  

 

Son nom, prononcé dans un soupir. Il craignit un instant d’avoir été découvert, mais ses yeux étaient fermés. Elle se caressait en pensant à lui. Il déglutit péniblement : même s’il savait depuis longtemps qu’il était dans ses pensées, l’entendre avait un effet dévastateur. C’était comme une tornade qui aurait fait tomber tous ses murs, toutes ses résistances.  

 

Inconsciemment il avança d’un pas, franchissant le seuil. S’il n’avait été un clandestin, un voyeur, il se serait invité dans cette danse. Il aurait tout donné pour la rejoindre, elle qui était jusqu’ici un fruit défendu, intouchable.  

 

Son attention toute entière était focalisée sur elle, son corps, sa bouche. Ses yeux…  

 

Elle le regardait, le souffle court. Elle le regardait et elle ne se couvrait pas. Elle aurait dû lui jeter une massue, quelque chose. Elle aurait dû hurler, mais elle restait silencieuse. Elle était là, à la fois hésitante et décidée, et il ne savait plus si la couleur de ses joues était due à son excitation ou à sa timidité. Il n’osait pas bouger, de peur d’avoir mal compris, quand il lu sur ses lèvres un seul mot. Son prénom.  

 

Il se laissa emporter par la tornade.  

 

 

 

---  

 

La première fois qu’il l’avait surprise, elle avait cru mourir de honte.  

 

Elle n’avait pas senti sa présence sur le moment, étant trop concentrée sur ses fantasmes et sur son corps. Ce n’était qu’au moment où elle avait retrouvé son souffle et s’était tournée sur le côté qu’elle avait vu que sa porte était entrouverte, alors que juste avant elle était certaine de l’avoir fermée.  

 

Elle s’était mordu les sangs une partie de la nuit, et puis avait fini par se dire qu’avec le nombre de revues pornographiques ou de mokkori surprise qu’il lui imposait, il serait bien mal placé pour lui dire quoi que ce soit.  

 

Et il n’avait rien dit. Ou plutôt il n’avait pas parlé : ses yeux, ses réactions l’avaient fait à sa place.  

 

En entrant dans sa chambre, cette nuit-là, elle s’était préparée à oublier toute pudeur si jamais il revenait. Elle avait pensé à ses mains, à son corps dès qu’elle avait perçu sa présence. Elle avait prié pour qu’il ouvre cette porte. Elle avait prié pour qu’il ne l’ouvre pas. Elle avait laissé leur sort se jouer en s’abandonnant.  

 

En suivant du doigt les muscles de son dos, elle se promit qu’aucune porte ne se dresserait dorénavant entre elle et lui.  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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