Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: cdm98

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 10-05-06

Ultimo aggiornamento: 10-05-06

 

Commenti: 15 reviews

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General

 

Riassunto: One shoot. Ryo est confronté à un tueur réputé imbattable car ...invisible. découvrez un ryo totalement perdu et désarmé face à ce nouvel adversaire. mesdemoiselles, bienvenues !!

 

Disclaimer: Les personnages de "Griffin" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Griffin

 

Capitolo 1 :: 6ème sens

Pubblicato: 10-05-06 - Ultimo aggiornamento: 10-05-06

Commenti: One shoot. Ryo est confronté à un tueur réputé imbattable car ...invisible. découvrez un Ryo totalement perdu et désarmé face à ce nouvel adversaire. mesdemoiselles, bienvenues !!

 


Capitolo: 1


 

Acte Un : la mort de Ryo  

 

Ryo est en plein petit déjeuner… il est seul ce matin. Enfin le matin pour lui c’est plutôt midi.  

Le regard est vide, ou vague, allez savoir. En tout cas il n’est pas clair du tout. Apres réflexion, il serait même vitreux. Il est totalement inexpressif, passif, presque absent.  

Ses gestes sont d’une extrême lenteur. La tartine de beurre a tout le temps de s’égoutter entre le moment où elle sort du bol et le moment où elle pénètre dans sa bouche.  

Même la mastication est laborieuse.  

- Mais qu’est ce qui m’a pris de me faire du pain grillé ?  

Chaque mâchement fait craquer le pain sous la dent. Et ça résonne, fort. La vibration est transmise à son crâne par l’intermédiaire de sa mâchoire inférieure. Ça lui fait un peu l’effet d’un marteau piqueur à l’intérieur de sa tête.  

Des polonais !!! Un car de polonais !!! Il a fallu qu’il s’aligne avec une congrégation d’Europe de l’est qui s’attaquait à la vodka.  

Le saké d’accord, il tient. Mais la vodka, il n’a pas l’habitude.  

L’ambiance aidant, il n’a pas remarqué qu’il était bien plus vite saoul qu’à l’habitude.  

Vraiment de bons vivants ces polaks ! Soirée mémorable !  

- Le problème c’est que je me souviens jusqu’au moment où les filles ont commencé le streap mais alors la fin ??? C’est le trou noir ! En plus ça laisse un sale arrière goût leur breuvage !  

 

En effet sa bouche est pâteuse, la langue est chargée et claque à chaque déglutition.  

Pour une gueule de bois c’est une gueule de bois !  

- Je ne sais même pas comment je suis rentré hier soir !!! Heureusement que la mini connaît le chemin, pense t il.  

 

- Il est temps de me laver un peu. Un peu d’eau fraîche sur le visage ça devrait me réveiller.  

Il monte à l’étage pour gagner la salle de bain. La montée est contraignante et laborieuse.  

Aucun un pas n’est facile. Tous sont assistés des deux mains, pour aider à lever la jambe. Mais un à un, le zombie atteint le nirvana. Il faut dire que l’escalier n’est pas facile : un colimaçon serré qui débouche sur le couloir en angle droit. Que des virages à négocier !  

Ryo est devant son lavabo, les deux mains en appui de chaque coté. La tête tombe littéralement entre ses épaules. C’est à un tel point que le menton est au niveau de l’estomac !  

Il relève lentement la tête : surtout pas de gestes brusques !!!!  

Le miroir est bizarrement embrumé. Il essaye de l’essuyer du revers de la main, mais rien n’y fait, le miroir est toujours aussi trouble. Tiens, à la réflexion, depuis ce matin tout est tout trouble comme ça.  

-Ah oui, j’y suis, il faudrait peut être que j’ouvre les yeux !! Les paupières sont tellement lourdes que Ryo n’arrive même pas à les soulever complètement. Alors avec les cils devant, c’est normal qu’il n’y voit pas grand-chose.  

Au prix d’un effort surhumain, il ouvre grand les yeux. Après le choc de la lueur trop forte (vous connaissez l’hyper sensibilité à la lumière après une cuite ?) le choc de la vision d’horreur :  

- Ahh, mais qui est dans mon miroir ??!!  

Il faut bien se rendre à l’évidence, c’est bien lui !  

Les yeux sont tombants et boursouflés : des valises de cinquante kilos qu’il semble transporter sur chaque joue !  

- Mon dieu, mais comment je vais faire pour séduire aujourd’hui ???  

 

Heureusement que Kaori laisse traîner ses produits de beauté. Il va pouvoir en profiter aujourd’hui. D’habitude ça a plutôt le don de l’énerver. Non pas qu’il soit un maniaque du rangement (d’ailleurs faudra peut être rangé la table du petit déjeuner après la toilette !!), mais pour avoir maintes fois buté sur le bidon d’après shampoing en sortant de la douche et s’être fracassé autant de fois le petit orteil, il faut avouer que parfois ça l’irrite !  

Toujours est il que cette fois le masque de beauté va lui servir. La dernière fois que Kaori s’en est servi, Ryo a eu le malheur de la croiser dans le couloir, encore fardée de son étrange mixture. Le choc ! En plus comme il n’avait pas voulu faire de bruit pour ne pas la réveiller il avait poussé le vice jusqu’à rentrer dans le noir. Au moment même où il arriva devant la chambre de sa partenaire, celle-ci en sortit subitement. C’est à se demander de quoi le produit est composé, mais illuminé par l’arrière le masque en devient phosphorescent !  

Ryo avait eu là la peur de sa vie. Il ne croit évidemment pas aux fantômes mais sur le coup il a eu un doute. Encore heureux qu’elle avait enlevé les rondelles de concombre qu’elle avait posées sur ses yeux, parce que là ça aurait été l’apoplexie (= attaque cardiaque…).  

Bref, maintenant le produit va le servir : si il arrive à rendre Kaori presque potable, avec lui ça devrait faire des miracles.  

 

Pas moins de 25 minutes et trois litres de produit plus tard, Ryo est enfin prêt : le masque commence à sécher et à tenir, les rondelles de concombres apaisent réellement ses yeux explosés. Il se dit qu’il a bien fait d’utiliser le bonnet de douche en protection sur ses cheveux. Certes c’est un bonnet de grand-mère, rose qui plus est, bouffant, mais il n’y a personne pour le voir.  

Il a fier allure notre nettoyeur.  

 

Le bain chaud dans lequel il se repose l’apaise. Les effets bénéfiques du masque commencent à se faire sentir. Il est serein, détendu à l’extrême. Il s’en rendormirait presque.  

 

Tout à coup un bruit violent le surprend. On vient visiblement de fracasser sa porte d’entrée. (Une entrée fracassante !). Des pas très rapides : on court dans son entrée.  

D’un bond il s’extirpe du bain et de sa torpeur, et en un éclair il est dans le couloir, devant la porte de la salle de bain, magnum en main, visée droit devant, vers le haut de l’escalier. Jambes écartées, bien campé sur ses appuis il attend l’agresseur qui, au son de ses pas, se dirige sans aucun doute à l’étage où il se trouve.  

Mais là, il n’a aucun chance, Ryo l’attend de pied ferme. Une vision depuis l’œil de Ryo permet de visualiser derrière le viseur de son arme là où la balle va se figer : dans la tête du truand dès que celui-ci va arriver en haut des escaliers.  

C’est imminent, le bruit des pas s’intensifie….attention …maintenant !!!  

- Ryo !!! Ryo !!! Tu es là ??? Ryo !!! Ryo !!!  

La voie est alarmée comme jamais, presque effondrée, paniquée.  

Saeko n’a pas encore tourné la tête et n’a donc pas eu le temps de voir Ryo derrière elle. Rappelez vous la configuration des lieus : l’escalier arrive en perpendiculaire avec le couloir de l’étage. Dans son élan elle se jette dans le couloir et tombe nez à nez avec Ryo, toujours en joue, prêt à faire feu.  

- Mon dieu tu es là, tu es vivant, il ne t’a pas encore eu !!!!  

Ryo est visiblement surpris, son air en atteste. Il a failli tirer. Saeko a vraiment de la chance de se trouver face à un grand professionnel. Un débutant aurait tiré dès la première mèche de cheveux aperçue.  

Elle a vraiment l’air soulagée de le voir. Un soulagement qui étonne Ryo.  

- Ben oui je suis vivant. Je sais que la vodka est plus près du tord boyau que de l’hydromel mais de là à me faire trépasser il y a un grand pas !  

Avec toute cette excitation on en aurait presque oublié que Ryo est sorti du bain avec précipitation et qu’il tient son arme à deux mains !  

Saeko rougit légèrement et adopte une attitude plus froide et plus dégagée.  

- Oui, enfin…euh…avant de t’en dire plus tu ne pourrais pas, comment dire…te couvrir …, au moins légèrement.  

- … !  

Il vient de se rendre compte de la situation. Jusqu’à là, il était encore dans le feux de l’action, se croyant menacé. Son accoutrement ne l’avait même pas effleuré. D’un seul coup il se trouve dans la position d’Adam après avoir croqué la pomme : il est conscient de sa nudité !  

Mais loin de se décontenancer et de se couvrir les parties intimes, de sautiller comme un collégien à qui on vient de baisser le pantalon, Ryo s’accoude contre le chambranle de la porte de la salle de bain, d’un air très sur de lui, avec une pose de top modèle et lance :  

- T’en avais jamais vu des comme ça avoue-le !  

De sa main droite Saeko se pince le haut du nez à la hauteur du coin intérieur des yeux, tête basse et dans un soupire d’exaspération répond :  

-Tu as raison : jamais de si petit !  

 

Ça pique Ryo le poignard qu’on vient de te planter dans le dos ????  

 

Il est décomposé, atterré, mais ne laisse rien transparaître.  

-Allez, tu rigoles tu dis ça pour m’énerver.  

- Non, je…  

-Tais toi donc, je ne suis pas d’humeur à la bagatelle.  

Bon, qu’est ce qui t’amène ainsi.  

Joignant le geste à la parole, Ryo se débarrasse du bonnet de douche, enlève la pellicule qui recouvre encore son visage, attrape son pantalon et l’enfile avec une dextérité sans pareil. Attention à la fermeture éclair !!! C’est bon, ça passe.  

- En fait ce n’est rien, une erreur. Fais comme si de rien n’était.  

- Non mais tu rigoles ??? Comment tu veux que je fasse ça ?? Je n’ai même plus de porte d’entrée !!  

Un regard furtif sur la porte et Saeko se rend compte qu’elle n’y est pas allée de main morte.  

- Je t’envoie quelqu’un tout de suite, ça sera réparé dans une heure.  

Alors qu’elle se saisi de son téléphone cellulaire dernière génération, Ryo lui attrape la main avant qu’elle n’ai eu le temps de finir de composer le numéro.  

Il est maintenant à quelques centimètres seulement d’elle, la main sur la sienne. Avec un sérieux inhabituel chez lui, il la regarde fixement.  

-Saeko !  

Elle fuit son regard, ne veut pas le regarder dans les yeux.  

-Saeko !  

-Quoi ? Crie t-elle, en essayant vainement (et surtout mollement) de se dégager.  

-Que se passe t-il, je ne t’ai jamais vue ainsi ?  

Elle relève la tête, les yeux embrumés par des larmes naissantes.  

-Là, sur le journal…j’ai cru que…  

Alors que Ryo ramasse le canard du matin au pied de l’inspectrice, Saeko en profite pour se dégager et de cacher son visage maintenant humidifié par les larmes.  

En pages deux, dans la rubrique nécrologique on lit en caractères gras :  

 

« La famille XYZ a le regret de vous faire part du décès du City Hunter… »  

 

 

Acte deux : l’homme invisible  

 

Il a beau savoir qu’il est bel et bien vivant, voir l’annonce de sa mort, quasi officiellement ça fait toujours un choc.  

En d’autre temps, ça l’aurait fait rire lui qui n’est même pas censé exister.  

Mais pas là !  

Il continue de lire sa nécro dont le titre l’a tant secoué.  

« Le city hunter est mort cette nuit. Griffin et ses amis présentent toutes leurs condoléances à la famille »  

 

-Griffin ! Ce n’est pas possible ! Je croyais que c’était une légende !  

 

Saeko qui commençait petit à petit à se remettre de sa frayeur est frappée par le visage de Ryo. Il a l’air terrorisé.  

- Qui est ce « Griffin » ? demande t elle innocemment.  

- Tu connais H.G. Wells ?  

- Ben oui et alors ?  

- En 1897 il a écrit un roman appelé « l’homme invisible ».  

- Et … ???  

- Oui ben attend, je t’explique. Donc en 1897 il a écrit l’homme invisible. Le héros « Griffin » est un étudiant misérable qui découvre le pouvoir de l'invisibilité.  

- Je ne vois toujours pas. (NDLA : Vous noterez le trait d’humour de l’auteur avec : « invisible » et « je ne vois toujours pas » !!!)  

- Mais attends un peu !  

- …  

- Ok, là ça va. Alors, où en étais-je ?? Ah oui : quand je suis allé en Europe, j’ai entendu parler d’un confrère (!) qui avait la réputation d’être imbattable. Il a, dit-on, un pouvoir surprenant : il aurait le don se rendre invisible. C’est pourquoi il se fait appeler « Griffin » !  

Saeko n’est pas la première venue. Elle travaille dans la police depuis assez longtemps pour en avoir vu de toutes les couleurs. Mais un tueur invisible, ça non !!!  

- Tu te moques de moi ?  

- Oh non ! Répond Ryo d’un air soucieux. Et la nécro, c’est un avertissement. Il est là. Et il est là pour moi. Il m’annonce ma mort.  

Ryo n’a pas quitté le journal des yeux. Saeko est pourtant là, toujours aussi « mouleusement » vêtue et il ne lui jette même pas un regard. Elle est pourtant en position de faiblesse. Si il ne fait pas l’idiot il pourrait conclure (bonjour m’sieur duce !!)… Mais non.  

Son visage transpire l’inquiétude.  

- Tu crois que c’est sérieux ? Qu’il existe vraiment ? Ça ne serait pas quelqu’un qui veut te perturber ?  

- En me mettant encore plus sur le qui-vive ? Il serait le plus idiot de tous !! Non, non, je crois que ce coup là, c’est du sérieux.  

 

Un long silence s’en suit. Ryo a toujours le nez collé dans le quotidien. Saeko ne sait pas quoi dire, ni même quoi faire. Elle aimerait bien bouger mais son instinct lui commande de rester.  

Elle rompt le silence au bout de quelques minutes :  

- Que vas tu faire ?  

Ryo ne semble même pas avoir entendue. Il est concentré, extrêmement concentré.  

Sans même se soucier de la question qui vient de lui être posée il dit :  

- Tu as lu le reste ?? Il y a autre chose qui t’a semblé suspect dans ce torchon ? Un autre fait qui ne serait pas avéré, une grossière erreur ???  

- Je te fais vérifier ça de suite, je mets mon équipe sur le coup.  

- Je te remercie.  

 

Il n’y a rien d’autre à faire qu’attendre. Ryo et Saeko sont assis face à face chacun sur un banc fixé à la table en pin du salon. Elle, elle décortique l’apparentement du nettoyeur : ça n’a rien d’un appart de mec : des tableaux africains décoratifs dans l’entrée, une coupelle avec des pétales de fleurs séchées, des bibelots qui décorent un intérieur plutôt de bon goût.  

Tout est propre et bien rangé. La vaisselle est faite et les assiettes sèchent sur l’égouttoir.  

Un parfum flotte dans l’air, agréable, fruité et surtout frais. Rien à voir avec l’antre du célibataire où une forte odeur de chaussette sale embaume souvent et où la seule décoration réside en en poster de Pamela Anderson en maillot de bain rouge en plein milieu du salon.  

-C’est sûrement la touche de Kaori, pense t-elle naïvement.  

 

Profitons de cet intermède pour rétablir la vérité et allons faire un tour dans la chambre de Kaori :  

Visiblement elle était très pressée ce matin (et les matins d’avant sûrement). Le lit n’est pas fait, les vêtement traînent de ci de là, assez aléatoirement. A y regarder de plus près on distingue bien un radiant partant de l’armoire. Le demi cercle de vêtements au sol dont le centre est la penderie est assez évocateur. La coiffeuse, que l’on distingue à peine sous la pile de chemisiers n’est pas mieux rangée. Le désordre est tel que la poudre de riz se mêle au fond de teint bronzé ! Un capharnaüm sans nom !  

 

Passons en face, dans la chambre de Ryo :  

Parquet ciré, vêtements pliés, lit au carré, armoire méthodiquement rangée.  

Un professionnel ne peut être qu’aussi rigoureux. Et ça commence par la vie de tous les jours.  

 

-Mais qu’est ce que c’est que ce chantier ! Hurle Kaori.  

Elle arrive, les bras chargés de paquets et dois enjamber la porte pour pouvoir rentrer.  

Quand elle voit Ryo avec sa mine dépitée, l’explication ne fait aucun doute pour elle : Saeko est là et il y a du dégât : c’est clair, cet animal s’est encore mal conduit.  

Mais avant même qu’elle ne puisse armer sa discrète 500 tonnes, Saeko la stoppe net.  

- Arrête Kaori, ce n’est pas le moment.  

 

Elle est mise au courant de la situation. Au fur et à mesure du récit elle se décompose et semble encore plus angoissée que Ryo. Mais elle veut rester calme. Alors elle attend, comme les autres.  

 

Les minutes sont longues. Chaque seconde de l’horloge résonne dans la pièce comme un compte à rebours mortel.  

 

- un oiseau, une vache, une chèvre….  

 

-C’est quoi ça ? demande Ryo interloqué.  

-Mon portable. Répond Saeko un peu gênée. C’est ma nièce qui … enfin bref. Ça doit être les infos qu’on attend.  

-illona, j’y crois pas, ironise Ryo !  

Saeko hausse les épaules avec dédain. Elle passe le téléphone en haut parleur.  

-Page huit, l’article sur l’incendie.  

Saeko a déjà coupé la communication. Ryo défile les pages nerveusement.  

-Page huit, page huit….Voilà !  

 

« L’ancien entrepôt des surgelés Marine qui était depuis plusieurs années à l’abandon a été cette nuit la cible d’un incendie ravageur. Bien qu’il ne reste rien des locaux, il n’y a aucun blessé à déplorer, l’entrepôt se situant bien à l’écart des premières habitations. Selon les premières conclusions de l’enquête l’incendie serait d’origine criminel bien qu’aucun indice formel n’ait pu être relevés sur les lieux…Le feu aurait pris aux alentours de minuit. C’est un incident qui a du être visible de loin par cette pleine lune… »  

 

- Cet entrepôt il est où exactement ?  

- A la sortie de Saitama, répond Saeko.  

- C’est là. Il m’y attend à minuit. Ce soir.  

- Comment tu sais que c’est ce soir ? demande Kaori.  

D’une seule voix, Ryo et Saeko répondent :  

- La pleine lune, c’est ce soir.  

 

 

Acte trois : le fils de Copperfield.  

 

Saeko est partie. Il ne reste plus que Ryo et Kaori. Elle, elle lit un livre. Mais il n’y a rien à faire, elle n’arrive pas à se concentrer. Ça fait dix fois qu’elle relit la même page et elle ne sait toujours pas de quoi il parle. Lui est toujours à table. Devant lui un carré de lin propre sur lequel son arme est démontée jusqu’à la plus petite pièce. Il nettoie, graisse ajuste.  

Elle ne l’a jamais vu aussi nerveux. Lui, ces préparatifs le détendent en réalité. Il est déjà dans son combat. Il n’est pas nerveux, il est concentré.  

La porte est réparée. C’est que les services municipaux peuvent être efficaces quand c’est la police qui demande !  

La tension est omniprésente. Il reste encore trois heures avant le combat et l’atmosphère est déjà électrique.  

Kaori aimerait parler à Ryo, juste comme ça. Elle se dit qu’ils ont des choses à se dire, et qu’il faut que ce soit dit avant, au cas où se tournerait mal. Mais elle voit bien que ce n’est pas le moment pour lui. Elle sent bien qu’il ne serait pas réceptif…et qui l’en blâmerait ???  

Elle se risque cependant à entamer la conversation.  

- Tu ne manges pas avant de partir ? Au moins un truc léger histoire de ne pas avoir une crampe d’estomac en plein milieu du combat. Tu n’as rien avalé de la journée.  

C’est bien une remarque de bonne femme, pense t-il. Mais il a bien compris que c’est purement rhétorique et qu’elle veut juste lui montrer qu’elle se souci de lui. En d’autres circonstances il aurait pris la balle au rebond, profitant de la situation pour se chamailler avec elle. Mais il n’est pas sûr d’avoir d’autres moments avec elle.  

- Merci, c’est gentil, mais mon estomac ne peut rien ingurgité depuis la purge d’hier soir…  

C’est alors que Kaori rentre dans une colère noire, surprenant Ryo de son attitude.  

-Quoi, hurle t-elle, tu t’es encore saoulé comme un poivrot dans un de tes bars à puttes sordides ? D’un pas elle est aux pieds de Ryo.  

-Tu n’as pas honte de te conduire ainsi, comme un ado de 15 ans, comme un… comme un…  

Kaori ne trouve plus ses mots. Sa voix devient tremblotante.  

-Tu te conduis comme un…un salaud. Et sur ce, elle commence à le gifler sans retenue : droite, gauche, droite, gauche…  

Ryo reste insensible et la laisse se défouler. Il a compris que ça n’a rien à voir avec sa sortie d’hier soir. Dans un dernier mouvement, Kaori frappe des deux poings sur le torse de son coéquipier et s’effondre en larme. Elle vient se blottir contre lui. Il n’a même pas bronché. Il se contente de la prendre dans ses bras, les joues à peine rougies.  

-N’y va pas, pleure t’elle.  

-…  

-N’y va pas, supplie t-elle encore dans un dernier sanglot.  

 

Il est parti. Par la fenêtre elle peut distinctement voir la mini s’éloigner. La pleine lune est magnifique. Le temps est clair, pas l’ombre d’un nuage.  

- Prend garde à toi.  

 

Ryo ne se rend pas compte du trajet. Il passe de rocades en voies rapides sans même y prêter réellement attention. Un simple clin d’œil en passant près du cat’s eyes.  

Un pincement au cœur plutôt.  

C’est quand même étrange ce sentiment que c’est son combat final. Il se surprend même à se dire : belle soirée pour mourir. C’est la première fois qu’il est aussi fataliste.  

 

Il s’engage enfin dans l’enceinte des entrepôts Marine. Les bâtiments sont délabrés, toutes les vitres sont déjà brisées, morcelées. Ryo remarque immédiatement tous les pièges potentiels : c’est l’œil du tueur : les vitres, attention. Plus loin le béton armé a déjà commencé à s’effriter : les renforts en acier émergent du bloc : danger !  

Une fosse qui devait servir aux mécanos pour entretenir les véhicules : piège éventuel…  

 

Ryo dissèque l’environnement avec un soin chirurgical. Rien ne doit lui échapper.  

Il se gare, en marche arrière. Une vieille habitude qu’il tient de ses débuts : toujours se positionner près à repartir, sans faire de manœuvre, au cas où il faudrait décamper très très vite !  

Lorsqu’il claque la portière de la voiture il en profite pour regarder dans le reflet de la vitre de la portière, on ne sait jamais. Ryo a annoncé son arrivée : le claquement retenti dans tout le bâtiment. Un écho sourd et macabre se fait entendre.  

Il pénètre dans l’entrepôt. Par les fenêtres brisées, la lueur de la lune passe. Il s’en dégage un jeu d’ombre et de lumière : des stries particulièrement éclatantes pénètrent la pénombre comme autant de coups de poignards.  

Il avance au centre de la pièce. C’est dangereux de se mettre à découvert ainsi, mais il a déjà repéré deux ou trois barils estampillés du roi des surgelés surement laissé là lors du déménagement de l’entreprise de surgelés : ce sera un abri parfait. En plus pourquoi Griffin aurait-il fait tant de mise en scène, si c’est pour lui mettre une balle dans la tête comme un sniper, tapi dans l’ombre ? Non, son but c’est d’avoir un combat, et se révéler à la face du monde et de pouvoir proclamer : j’ai vaincu LE City Hunter en combat singulier.  

 

- Je suis là, hurle t il, comme s’il voulait officialiser son arrivée.  

- Je sais.  

- Bien sur que tu le sais, tu m’épies depuis mon arrivée.  

- ah ah ah !!!  

Premier problème : le bâtiment est vaste, vide et le son résonne. L’écho est un souci, car Ryo ne peut déterminer d’où provient le rire.  

Son acuité visuelle s’est petit à petit habituée à la pénombre.  

Il distingue parfaitement un balcon qui fait le tour de l’entrepôt à deux mètres cinquante de hauteur environ, un palan visiblement en très mauvais état et une pièce en préfabriqué qui devait servir de bureau.  

- Alors Saeba, tu viens te jeter dans la gueule du loup ?  

La voix est éraillée et le ton sarcastique. Il n’arrive décidemment pas à le localiser.  

- Je ne suis pas surpris que tu ais décrypté ma petite énigme si vite. Ta réputation n’est pas surfaite.  

Ryo tente toujours d’en capter l’origine mais l’écho est vraiment trop fort. Ce rat se cache dans l’obscurité. Il peut être n’importe où : derrière un pilier au sol, sur le palan, sur le balcon, dans la pièce du fond…  

Le combat s’engage mal.  

- Pourquoi ce défi ? Qu’as-tu à y gagner ?  

Le faire parler, on ne sait jamais, un bruit, un mouvement…  

- La place de numéro un Saeba. Juste pour la gloire !!!  

Ryo a déjà commencé à se déplacer lentement vers les tonneaux qu’il avait repérés en entrant.  

Doucement, à l’image d’un félin, sans un bruissement il essaye de s’en approcher le plus possible.  

- Et après ??? Quand tu seras numéro un ??  

- Saeba, tu me prends pour un imbécile ?  

L’homme sort de l’ombre. Il est face à Ryo, mais sur le balcon. Ryo est en contrebas, donc en position de faiblesse. Il faut réagir vite.  

En un éclair Ryo dégaine le magnum du holster, ajuste et ????  

- ???  

Mais où est il passé ? Il a disparu, en un clin d’œil. On aurait dit qu’il s’était évaporé.  

Au même instant, il réapparaît, mais dans le dos de Ryo. Il tire. Ryo n’a même pas bougé.  

La balle siffle près de son oreille gauche mais ne le touche pas.  

- un simple avertissement Saeba, un simple avertissement.  

Si ce malade n’avait pas envie de jouer au chat et à la souris avec lui, Ryo serait déjà mort.  

C’est la première fois qu’il se laisse ainsi surprendre.  

Habituellement il possède une sorte de sixième sens qu’il l’averti des dangers, une perception qu’il doit à l’aiguisement extrême de ses autres sens.  

Dans cet espace son sens s’affole. Son adversaire semble être partout à la fois : devant lui, puis l’instant d’après derrière puis encore à droite, puis à gauche… Ryo n’arrive pas à ajuster.  

Ce type est un vrai fantôme. Il apparaît puis disparaît puis réapparaît à l’autre bout de la pièce.  

 

Ryo plonge au milieu des fûts. Il y sera à l’abri, au moins temporairement, histoire de se calmer et de réfléchir.  

- Alors Saeba, on se terre ?  

Mais c’est pas vrai, c’est le fils caché de Copperfield celui-là, un vrai magicien !  

Et si c’était ça la solution ???  

 

Acte quatre : femmes je vous aime.  

 

A force de fréquenter les cabarets et autres bars il fallait bien un jour qu’il tombe sur des soirées à thème : soirée cow boy où tout le monde arrive habillé à la texane, soirée hawaïenne ou soirée magie.  

Ce soir là, Ryo n’était venu que pour les filles du Crazy-Horse en tournée au japon.  

Un illusionniste français les accompagnait et faisait la première partie du spectacle pour chauffer la salle.  

Un tour avait fortement impressionné la foule : il a littéralement fait disparaître le piano, pourtant pas petit : pas de trappe, pas de filin…l’illusion parfaite.  

Mais même imbibé Ryo avait flairé le coup et n’avait pas quitter des yeux les mains du magicien. Un petit mouvement suspect du poignet a laissé deviner qu’il tirait sur quelque chose. En fait un système de petits miroirs pivotants était mis en action par l’illusionniste, si rapidement que le commun des mortels s’y faisait prendre : les miroirs reflétaient le fond de la salle laissant croire à la disparition de l’instrument de musique.  

Ce tour l’avait bien amusé à l’époque.  

 

-C’est sur, il me fait un coup comme ça, il n’y a pas d’autre solution, pense t-il.  

 

-Prochaine apparition, je tire, même si il a disparu. Si il y a un miroir je vais vite le savoir.  

L’occasion ne tarde pas. Dans la seconde qui suit une autre balle provenant de sa gauche file au dessus de sa tête. Sans même lever les yeux il réplique droit où la forme humaine est apparue. Le miroir explose en un millier d’éclats.  

- Et un de moins. On va voir maintenant si tu fais autant le malin…Cette réflexion que Ryo se fait lui sert surtout à s’encourager. Pour la première fois depuis ce matin il envisage une issue heureuse au combat.  

- Alors Griffin, il va falloir que tu abrèges maintenant, j’ai tout compris !!  

- Alors ça, ça m’étonnerait rétorque la voix, toujours aussi inaccessible.  

 

- Pourquoi il me dit ça d’un ton si assuré ? Il ne bluffe pas ça se voit. Pourtant il voit bien que j’ai découvert son tour ??? Peu importe il faut que je me débarrasse de tous ces artifices.  

Un par un Ryo ajuste les miroirs. Pas besoin de les voir, il a juste à se rappeler les endroits exacts où son adversaire est apparu.  

- Et voilà, vas-y, fais moi encore ton tour de passe-passe !!!! Défie t-il.  

- Comme tu voudras.  

Le voilà qui se montre de nouveau devant Ryo. Le temps de monter son arme et …disparu.  

Ok, il s’est caché derrière un pilier, dans la pénombre, mais cette fois si il réapparaît derrière, je paie un diamant à Kaori, se dit il, sûr de son fait.  

Bien que pour lui son objectif soit clairement toujours en devant, par acquis de conscience il jette un œil en arrière.  

Il se tient là, derrière Ryo l’arme pointée droit sur sa tête. Ryo n’a pas le temps d’être surpris et a à peine le temps de réagir. Suffisamment heureusement. La balle le frôle de nouveau, allant même jusqu’à lui érafler la joue.  

- Ce n’est pas passé loin Saeba, mais la prochaine tu la prends au milieu du front.  

Cette fois Ryo ne comprend plus rien. Il était pourtant certain que c’était un jeu de miroirs.  

Mais en y réfléchissant de plus près cela n’expliquait pas pourquoi son sixième sens était dans tous ses états.  

Il faut gagner du temps. Puisqu’il s’est contenté jusqu’à maintenant de me tirer dessus depuis le balcon, on va le faire descendre. Il est temps d’utiliser les balles explosives.  

Ce type de balle est particulier : elles n’ont aucun pouvoir perforant, la tête étant très malléable. Par contre, un deuxième explosif s’y trouve. Ainsi quand la balle s’écrase sur une partie métallique, l’impact sert de détonateur…  

-Six, pas une de plus. J’en ai six et il y a huit piliers ! Je n’ai pas intérêt à un louper un. Avec un peu de chance, avec le poids tout va s’écrouler même avec deux piliers en rab.  

Ryo n’a pas tort. Amis en réalité, il sait qu’il a moins d’une seconde pour sortir de son refuge, ajuster les six piliers choisis puis replonger avant que l’autre ne lui fasse un trou dans la cervelle. C’est quasiment injouable.  

C’est alors que survient un évènement inattendu, inespéré : dans la grande porte apparaît un silhouette féminine. En contre jour difficile de dire qui arrive, mais peu importe, c’est la diversion que n’espérait plus Ryo.  

-RYO !!! RYO !!!!  

Ne pas se laisser distraire, tirer, vite.  

D’un bond il surgi hors de son repaire, ajuste et tire. Six coups au but.  

Griffin dont l’attention a été détournée par l’intervention féminine n’a pas eu le temps de réagir.  

La passerelle commence à s’écrouler. Malheureusement, Ryo ne voit toujours pas son adversaire, il est toujours dans l’ombre.  

Dans un énorme fracas, dont le souffle propulse la demoiselle dans les bras de Ryo, le balcon s’écrase à terre.  

- Kaori ??? Mais qu’est ce que tu fais là ?? Tu es folle ?? J’ai déjà du mal à me protéger tout seul alors avec toi dans les pattes !  

- je…je ne voulais pas te laisser tout seul. Je suis ta coéquipière. Et puis, si tu venais à être tué…  

Kaori n’a pas le temps de finir sa phrase. Dans le dos de Ryo l’assassin apparaît.  

N’écoutant que son courage et sa bêtise, Kaori pointe son arme par-dessus l’épaule de son partenaire, ferme les yeux … et tire complètement au hasard. La balle passe au moins à cinq mettre du tueur. Mais Kaori utilise un type de balles particulier : très résistantes elles ont la propriété de rebondir si elles frappent une surface très rigide. Celle-ci vient heurter la poutre en acier qui supporte le palan, et repars dans la direction opposée. Dans la pénombre devant lui Ryo voit s’écrouler quelqu’un, touché par le sort. Alors que Kaori voit l’adversaire de Ryo dans le dos de celui-ci, Ryo lui, le voit en face de lui. Tout s’éclaire en une fraction de seconde : ils sont deux. Des jumeaux absolument identiques, jusque dans la voix.  

- Rimsky ! s’écrie celui qui se trouve encore dans le dos de Ryo.  

Oubliant son combat, ce dernier se précipite vers le corps de son frangin, frappé en pleine poitrine. Inutile de chercher un quelconque souffle de vie, le destin a visé juste.  

Ryo le regarde s’apitoyer sur la dépouille de son défunt frère. Mais la compassion n’est pas son point fort, surtout pour celui qui a manqué de le tuer par deux fois.  

Ryo repousse Kaori d’un geste franc.  

- Debout, nous avons un combat à terminer.  

- Le combat est déjà fini. Mon frère…Mon frère…  

- Toi tu vis encore alors le combat n’est pas terminé. DEBOUT !  

- Tu veux me tuer ? Tu veux m’éliminer ?  

Griffin se lève bras écartés, offrant sa poitrine au tir de Ryo. Son arme est pendante à son indexe en signe de reddition.  

- Vas y, tire. La vie sans lui n’a plus de sens.  

- …  

- Mais tire donc.  

Ryo est indécis. C’est un nettoyeur, et l’homme qu’il a devant lui a déjà tenté de le tuer par deux fois. Mais là, comme ça…  

- Non pas comme ça, pas maintenant. Je veux que tu vives avec ta souffrance.  

Mêlant le geste à la parole, Ryo esquisse un mouvement pour ranger son arme.  

- Ah non Saeba, tu ne me feras pas l’offense de la pitié.  

Griffin qui avait gardé son arme au bout des doigts, le ressaisi en une fraction de seconde, pointe l’arme sur Kaori et fait feu. C’est un vrai pro, très rapide, presque autant que Ryo.  

Mais à cet instant, la rage et la colère lui ont contracté les muscles, lui faisant perdre de sa dextérité, de sa rapidité. Ryo, lui, n’avait pas encore rangé son revolver. Sa balle est partie un millième de seconde avant celle de Griffin. C’est bien assez pour Ryo. Il a le temps de réaliser deux tirs quasi simultanés avec son python. La première balle vient percuter celle du tueur en pleine trajectoire, et la seconde explose son arme.  

- Cette fois, tu as perdu.  

Griffin est agenouillé devant le cadavre de son frère.  

- Viens Kaori, nous n’avons plus rien à faire ici.  

Ryo tourne les talons, passe son bras autour des épaules de sa compagne et part sans un regard.  

 

Dans les films, ça en reste là. Le bon a gagné, le méchant a perdu. Mais en réalité le méchant il n’en reste jamais là.  

Griffin est penché sur le corps de Rimsky. Il regarde son visage figé par la surprise.  

Son arme est là, tout près de lui, à porté de main. Ce serait si facile, Ryo est de dos, et a baissé sa garde. Mais à quoi bon maintenant ?  

La tentation est plus forte.  

Il se saisit de l’arme de son frère et tente dans un dernier effort d’atteindre Ryo.  

 

Pourquoi Kaori s’est elle retournée à ce moment là ? Juste par curiosité, par compassion ou bien un sixième sens ???  

-Ryo !!! hurle t elle en le bousculant violemment sur le coté.  

 

Griffin a pris la balle entre les deux yeux. La puissance du coup l’a littéralement renversé. Le corps est tombé aux cotés de son frère, presque comme si on les avait placé là sciemment.  

 

- Merci Kaori.  

Ryo avait il dit merci ???  

 

- C’est la deuxième fois que tu me sauves la vie ce soir.  

 

Epilogue : chose promise…  

 

Kaori n’a pas vu Ryo de la journée. Cette nuit ils se sont couchés sans dire un mot, et ce matin il n’était déjà plus là à son réveil.  

C’est à midi qu’il est rentré. Habillé d’une rare élégance, il sonne à la porte de chez lui. Elle le voit par le juda.  

- Mais qu’est ce qu’il fait sapé comme un pingouin ?  

Elle tourne cependant le loquet en jurant :  

- Non mais tu peux pas prendre ta clef non ??  

Il s’est posé là, juste devant elle, un bouquet de roses rouges à la main.  

- Merci Kaori.  

- …  

- Merci d’être là, merci de m’avoir sauvé la vie et merci de me supporter.  

Dans l’autre main une petite boite.  

- Tiens, ça c’est pour tenir une promesse que je me suis faite…  

 

…  

 

J’attends de voir dans vos reviews si vous avez suivi de quoi il s’agit…  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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