Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: grifter

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 27-07-06

Ultimo aggiornamento: 27-07-06

 

Commenti: 26 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: Les duels ne se passent paqs toujours comme on l'escomptait et Ryo va en faire la douloureuse expérience. Juste un one shot qui me trottait dans la tete depuis des mois et que je n'osais pas écrire. Bon c'est fait maintenant mais je préfère prévenir c'est super sombre et triste.

 

Disclaimer: Les personnages de "Derniers battements de coeur d'un ange" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Derniers battements de coeur d'un ange

 

Capitolo 1 :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

Pubblicato: 27-07-06 - Ultimo aggiornamento: 27-07-06

Commenti: Un grand merci à ma super béta que j'embrasse très fort :) Bonne lecture aux lecteurs et bises :)

 


Capitolo: 1


 

Quand on exerce le délicat métier de nettoyeur comme c'est mon cas, on vit au jour le jour, le lever de soleil n'étant jamais garanti. Et qu'on vive à Shinjuku ou ailleurs sur cette planète, c'est pareil, votre quotidien n'est fait que de balles, d'armes en tout genre, d'ennemis tapis dans tous les coins qui ne guettent que l'occasion de vous refroidir pour décrocher votre place de numéro 1 incontestée que vous détenez depuis trop longtemps. Bref, votre survie ne tient qu'à un fil.  

 

Je connais les risques et les dangers, je les assume. Je sais sciemment que je joue avec le feu et qu'à force je finirai par m'y brûler. Mon excellente condition physique et mes sens hyper développés ne me sauveront pas toujours la mise, et je finirai par tomber sur plus fort, mieux entraîné que moi. Je ne fais que retarder l'échéance voilà tout.  

 

Pourquoi continuer dans ces conditions me direz-vous ? Bonne question, car n'allez pas croire que prendre des vies est jouissif, vous auriez tort. Même si je n'ôte la vie que de la lie de notre société, appuyer sur la gâchette n'est pas toujours évident. Si j'endosse encore le costume de City Hunter, c'est avant tout pour garantir aux habitants de ce quartier, dont ma partenaire Kaori Makimura fait partie, des rues plus sures. Et puis, après tout, si on y réfléchit bien, je n'ai jamais su faire que ça : tuer, danser sur le fil du rasoir, au seuil des ténèbres qui m'entourent continuellement. Kaori…, sans elle j'aurais renoncé depuis belle lurette, j'aurais rangé mon python dans son holster au placard, et aurais tenté de prendre une autre direction, laissant le fardeau à qui le voudrait bien. Et qui sait, peut-être pourrais-je enfin lui dire ce que je ressens depuis si longtemps et envisager alors un avenir commun ?  

 

Kaori…Mon univers est devenu le sien, elle est entrée dans mon monde et m'a aidé à devenir humain, à laisser derrière moi l'animal sauvage et indomptable que j'étais. Oui, elle m'a apprivoisé petit à petit. Elle est devenue ma partenaire, mon ange de lumière qui me guide au milieu des ténèbres.  

Mais rien n'est éternel malheureusement et nous savions l'un et l'autre qu'un jour viendrait où cette violence autour de nous nous séparerait.  

 

Nous espérions seulement avoir plus de temps. Nous nous trompions. Je le sais maintenant.  

Alors que la pluie tombe à tout rompre, je me revois trente minutes plus tôt….  

 

 

Flash back  

 

Je regarde ma montre, il est plus de minuit et je suis sous une pluie battante, au beau milieu d'une carrière de pierres sur les hauteurs de la ville, à essuyer le feu de l'ennemi. Une nuit banale en somme. J'ai trouvé refuge derrière un pilier et, affairé à recharger mon arme, je remercie le ciel que Kaori soit à l'abri et en sécurité dans la mini, et non à mes cotés sous ce déluge de balles, comme elle le voulait.  

 

Une nouvelle rafale dans ma direction. Je plonge au sol et roule pour me mettre à couvert plus loin. Je riposte et descends deux tireurs embusqués. Ils sont plus nombreux que prévu, si ça continue, je vais bientôt être à cours de munitions, les douilles qui jonchent le sol attestent des échanges fournis que j'essuie. Ce combat s'éternise beaucoup trop, j'ai peur que ma partenaire ne vienne s'enquérir de ce qui me retient et n'intervienne. Je l'ai habituée à expédier ce genre de choses mais il faut croire que cette nuit, la chance n'est pas de mon coté. Bon, assez rêvasser, bouge-toi Ryo Saeba !  

 

Je me redresse et abats trois malfrats qui s'étaient un peu mis à découverts, trop surs d'eux. Je reprends ma course vers le point le plus haut de la carrière d'où j'aurais une vue imprenable sur mes assaillants. Une balle me rate et frôle ma tempe mais je ne m'arrête pas. J'atteins un monticule qui m'offre un répit temporaire.  

Acculé derrière un tas de gravas, j'évalue mes chances. Un mouvement fugitif sur ma droite et je fais mouche, l'homme tombe, terrassé, un mince filet de sang s'écoule de son front. Combien en reste-t-il encore ? Cela fait un bon moment que j'ai cessé de compter les cadavres qui s'amoncèlent dans mon sillage depuis que j'ai posé le pied dans leur planque.  

 

Un silence de plomb envahit soudain la carrière et une rafale de vent soulève la terre, m'aveuglant quelques secondes. Peu importe la vue, si je me concentre suffisamment, je peux "percevoir" ou sentir, ou deviner les présences alentours. Quand le nuage de poussière retombe, je fouille les environs du regard, en quête de la présence du dernier de la bande, leur leader charismatique. Personne en vue et pourtant je détecte une aura négative à quelques mètres en contrebas, mêlée à une autre que je reconnaîtrais entre mille. Non, je dois faire erreur, elle ne peut pas se trouver là ! Une voix que je ne connais que trop bien s'élève alors et me confirme que j'ai raison. Et merde ! J'en ai marre d'avoir toujours raison !  

 

-Ryo !  

 

Je me retourne et tombe nez à nez avec Kaori pâle comme un linge, les habits trempés et dégoulinants d'avoir été traînée sous la pluie depuis la voiture. Son agresseur braque une arme dans son dos et elle a les deux mains attachées. En d'autres circonstances et telle que je la connais, elle l'aurait déjà assommé d'un bon coup de massue bien senti, mais il a sûrement du l'avoir par surprise…c'est la seule explication.  

 

-Lâche-la immédiatement ! Lançai-je d'une voix glaciale.  

 

-Tu ne me crois tout de même pas aussi stupide pour t'obéir, si ? Tu m'offenses en me croyant si minable ! Je crois même que je vais remporter ce combat vu que j'ai en ma possession un atout non négligeable. Franchement, je suis déçu qu'un professionnel comme toi ait un talon d'Achille aussi facile à trouver que ta précieuse partenaire !  

 

-Ne me force pas à répéter ! Insistai-je en crispant mon doigt sur la gâchette.  

 

Kaori est trop mal positionnée, si je tire, je risque de la toucher et il le sait pertinemment.  

 

-Sinon quoi ? Tu vas m'expédier en enfer c'est bien ça ? Ha, ha, ha, je me contrefous de mourir mon pauvre vieux, je suis atteint d'une maladie incurable alors crever aujourd'hui ou demain, pour moi c'est du pareil au même ! Ricana-t-il méchamment. Mais emmener City Hunter avec moi dans la tombe, voilà qui adoucirait mon trépas je l'avoue.  

 

Je plante mon regard dans celui de mon ange. Elle est forte, je le sais, elle en a vu d'autres, ce n'est pas la première fois qu'elle se trouve dans cette situation délicate qui consiste à servir à bouclier humain.  

 

Soudain, je sens un danger derrière moi, un des sbires que je croyais avoir abattu vient de lever vers moi le canon de son arme et me prend pour cible. Je réagis vivement et l'achève d'une balle bien placée. Mais cette distraction va me coûter cher ! Une détonation retentit. Non ! Kaori est touchée ! Elle vient de recevoir la balle de plein fouet dans le dos et s'effondre au sol tel un pantin désarticulé. Horrifié, je vois l'action se dérouler au ralenti sans que je puisse l'en empêcher.  

 

En une fraction de seconde ma vie bascule. Ce n'est pas possible, c'est un cauchemar, je vais me réveiller !  

 

Je bondis sur le chef et lui brise la nuque à mains nues. Il n'a pas le temps de souffrir, j'aurais tant aimé lui faire payer son acte et le faire payer davantage, mais Kaori a besoin de moi.  

Je me précipite vers elle et m'agenouille à ses côtés pour la prendre dans mes bras.  

Son joli corsage blanc est maculé de rouge, elle perd trop de sang, j'ai beau essayer de comprimer sa blessure avec mes mains, rien n'y fait. Elle tremble, gémit faiblement de douleur, je lui murmure à l'oreille que tout va bien, qu'elle va s'en sortir comme d'habitude, que je ne vais pas la laisser déserter notre duo sans me battre. Je lui passe ma veste et la rassure de mon mieux, je veux lui redonner des forces par le simple son de ma voix, ma présence, n'importe quoi qui peut l'aider à tenir jusqu'à l'arrivée des secours.  

 

-Ryo…Ryo..  

 

-Chut, ne parle pas mon ange, économise tes forces, on aura tout le temps de parler quand tu seras sortie de chez le doc.  

 

-Tu mens mal…je crois pas que j'arriverai chez le doc…, parvint-elle à dire.  

 

-Kaori…, tentai-je de l'interrompre mais elle ne me laissa pas faire et, posant son doigt sur mes lèvres m'intima le silence.  

 

-Ryo…je vais mourir je le sais, j'ai du mal à respirer.  

 

-Chut, je…  

 

-Laisse moi finir s'il te plait.  

 

Je me tais et écoute attentivement, je me doute de ce qu'elle veut me dire, elle a toujours voulu me réconforter et là, à l’issue de sa vie, il faut encore qu'elle se sente obligée de me dédouaner de mon mal être.  

 

-Je ne veux pas que tu t'en veuilles, ce n'est pas ta faute, j'ai choisi de t'épauler et je ne regrette pas ces années à tes cotés, loin de là…  

 

Elle inspire une gorgée d'air avant de poursuivre.  

 

-Je te remercie de m'avoir laissée entrer dans ta vie.  

 

-Kaori….  

 

Avant qu'elle ne réagisse je l'embrasse avec toute la rage du désespoir et l'impuissance que je ressens à cet instant, tout mon amour trop longtemps refoulé pour elle. Elle m'embrasse en retour et agrippe un pan de ma veste pour me retenir auprès d'elle.  

Sa voix s'élève à peine audible comme hachée, elle a de plus en plus de mal à respirer.  

 

-Je t'aime, lui dis-je alors comme si cela allait changer quelque chose.  

 

Le sourire qu'elle m'offre malgré sa souffrance est le plus beau que je n'ai jamais vu sur son visage.  

 

-Je t'aime Ryo, je suis heureuse merci.  

 

Elle ferme alors doucement les yeux, sa tête reposant contre mon torse.  

 

-Kaori ! Kaori ! Reste avec moi ! Ne t'endors pas ! Kaori !  

 

Peine perdue, elle ne m'entend déjà plus. J'ai envie d’hurler, de vider mes poumons de toute la rage que je ressens !  

Je la serre contre moi de toutes mes forces, je refuse de baisser les bras !  

Plaquée contre moi, je sens la vie quitter peu à peu mon ange. Ses battements de cœur ralentissent inexorablement… et finissent par s'arrêter.  

 

Fin du flash back  

 

 

 

Elle vient de mourir dans mes bras, et par ma faute.  

Je hurle ma rage de me voir si impuissant, de n'avoir pas pu la sauver ! Ca aurait du être moi, pas elle ! Surtout pas elle, elle avait encore tellement de choses à vivre ! Mon cri se perd dans l'orage qui redouble de violence comme s'il faisait écho à ma douleur. Un éclair zèbre le ciel et résonne dans le lointain. Je reste seul, je sais que je ne lui survivrai pas. A quoi bon continuer ?  

Mes yeux se voilent. Mes larmes se mélangent à la pluie qui ruisselle fortement. Je suis dans un état second.  

 

Et puis, soudain, tout s'éclaircit dans mon esprit, ce qui m'oppressait le cœur se dissipe, oui…voilà, je sais ce que je dois faire maintenant,  

Alors, je prends la décision que mon cœur me dicte et me penche pour m'emparer une dernière fois de ses lèvres…  

 

-Attends-moi mon ange, je te rejoins.  

 

Je ferme les yeux, pose le canon sur ma tempe et appuie sur la gâchette.  

J'ai juste le temps d'entrevoir une éclair blanchâtre passer furtivement devant mes yeux.  

Tout est fini, enfin…  

 

Ryo s'écroule le sourire aux lèvres sur le corps de son ange.  

 

 

 

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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