Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: grifter

Beta-reader(s): Shamane

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 16-02-09

Ultimo aggiornamento: 16-02-09

 

Commenti: 19 reviews

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HumourRomance

 

Riassunto: Tout est dans le titre ;)

 

Disclaimer: Les personnages de "Balade au parc" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Balade au parc

 

Capitolo 1 :: Balade au parc

Pubblicato: 16-02-09 - Ultimo aggiornamento: 16-02-09

Commenti: Juste une one-shot qui me trainait dans la tête en espérant qu'elle vous plaise ;) Gros bisous à ma petite Shamane qui a assuré la correction ;) Bonne lecture.

 


Capitolo: 1


 

Kaori pénétra dans la chambre plongée dans une semi-pénombre en prenant bien soin de ne pas réveiller son compagnon rentré de sa nuit de débauche avec Mick seulement aux premières lueurs de l'aube et maintenant profondément endormi. Elle s'avança à pas de loups jusqu'à l'armoire d’où elle extirpa une écharpe coordonnée avec son manteau et s’apprêta à faire demi-tour lorsqu'elle entendit son prénom murmuré par une voix familière.  

 

-Bonjour toi, dit Ryo d'une voix encore ensommeillée en repoussant les draps pour se redresser sur son séant.  

 

-Bonjour belle au bois dormant, fit-elle en se rapprochant du lit. Navrée de t'avoir réveillé, s'excusa-t-elle en lui ébouriffant les cheveux d'un geste tendre.  

 

-Ce n'est rien. Quelle heure est-il ? Demanda-t-il en réprimant à grand peine un bâillement.  

 

-Environ trois heures de l'après-midi, rétorqua-t-elle avec un petit sourire en prenant place à ses cotés.  

 

-Déjà ?  

 

-Oui, vous avez encore dû faire une sacré nouba avec Mick, je me trompe ?  

 

-M'en parle pas, j'ai l'impression que ma pauvre tête est sur le point d'exploser, grogna le nettoyeur en se massant doucement les tempes. Tu sors ? Interrogea-t-il en remarquant soudain son manteau.  

 

-Oui, j'emmène Zaza au parc jouer aves sa copine Misao. Ton petit-déjeuner est dans le frigo, tu n'auras plus qu'à le réchauffer.  

 

-Mh, tu ne veux pas plutôt rester t'occuper de ton pauvre nettoyeur totalement vanné ? La supplia-t-il en emprisonnant tendrement la paume de la jeune femme pour la porter à ses lèvres.  

 

-Ryo...Murmura sa compagne en fermant les yeux, succombant à la torture de ses lèvres chaudes et de sa langue autour de ses doigts.  

 

-Et si je sautais le déjeuner vu qu'il est tard et que, pour te faire pardonner de m'avoir tiré des bras de Morphée, tu me donnais directement mon gouter ? Suggéra-t-il en la faisant basculer doucement sous lui et en capturant ses lèvres avec fougue.  

 

Le nettoyeur connu d'ordinaire pour sa légendaire libido se montrait plus insatiable encore que d'habitude lors de ses grossesses comme elle avait déjà pu le constater avec leur fille. Le fait que sa poitrine double de volume semblait l'inspirer tout particulièrement.  

 

-Ton programme me parait très alléchant mais si je te laisse faire, répondit-elle entre ses baisers alors que la main du nettoyeur se faufilait sous son haut et emprisonnait déjà un mamelon, je n'aurai pas la force de quitter ce lit...  

 

-Kaori...Plaida son amant avec des yeux de chien battu.  

 

-...Et Zaza m'attend pour y aller, acheva Kaori en sachant que ce seul argument aurait raison de la volonté du nettoyeur.  

 

-Ok, ok, grogna-t-il dépité en comprenant qu'il n'aurait pas gain de cause cette fois-ci et, desserrant son étreinte à regret, il la regarda se relever. Je cède, lâcha-t-il en lui donnant une petite tape sur les fesses.  

 

-Je te fais confiance pour te rattraper cette nuit, lui susurra-t-elle en franchissant le seuil de la pièce. A plus tard !  

 

-Compte sur moi ! Promit-il en portant sa main à sa tempe comme pour un salut militaire alors qu'elle s'éclipsait amusée.  

 

Resté seul, il laissa échapper un soupir de défaite et enfila prestement un caleçon, avant de se diriger vers la salle de bains.  

 

-Tu es prête ma chérie ? On va y aller, déclara Kaori en passant la tête dans l'entrebâillement de la porte de la chambre de Zaza quelques minutes plus tard tout en enfilant sa veste.  

 

-J'arrive ! Répondit la fillette en reposant son livre d'images sur le lit pour se lever prestement et rejoindre sa mère dans le couloir.  

 

La petite fille enfila son manteau et s'accroupit pour chausser ses bottines tandis que la jeune femme s'assurait qu'elle n'avait rien oublié dans le panier en jetant un dernier coup d'œil à son contenu : Un thermos de thé chaud, une boite de kleenex, son porte-monnaie, un livre de lecture, deux ou trois magazines féminins sans oublier les parts de gâteau au chocolat qu'elles avaient confectionné le matin même pour le gouter et le doudou de sa fille : Une peluche vert pale en forme d' hippopotame mâchouillé par sa propriétaire avant de s'endormir alors qu'elle était toute petite et offert à sa naissance par sa marraine. Ce dernier répondait au nom de Koibito.  

Parfait ! Elles étaient fin prêtes !  

 

-Koibito est dans le panier ? S'enquit la gamine en levant les yeux vers sa mère.  

 

-Il est là, rétorqua sa mère avec un sourire.  

 

Satisfaite, Zaza entreprit de nouer son écharpe autour de son cou bientôt aidée par sa mère qui s'assura de bien remonter la fermeture éclair du petit blouson jusqu'en haut puis lui tendit sa paire de gants, ce qui tira une grimace non dissimulée à la fillette.  

 

-Maman il ne fait pas froid dehors, gémit-elle pour tenter d'apitoyer sa mère.  

 

-Mets tes gants ma puce, je prends aussi les miens. Ils ont prévu du vent aujourd’hui et je ne voudrais pas que tu tombes malade.  

 

-Mais ils me grattent ! Maugréa l'enfant. Je peux mettre ceux avec les petits moutons à la place ?  

 

-Ils sont très fragiles ceux-là.  

 

-S'il te plait ! Fit-elle en prenant un air chafouin qui eut tôt fait de faire plier sa mère.  

 

-Bon, d'accord mais tu les retireras pour jouer, d'accord ?  

 

-Merci maman ! S'écria ravie la fillette en disparaissant à l'autre bout de l'appartement pour en revenir une minute plus tard avec la dite paire de gants et sa poupée Barbie à la main.  

 

-J'ai déjà plein de jouets dans le sac, tu veux vraiment emporter ta poupée ? Questionna Kaori en chaussant ses bottes montantes qui disparaissaient sous sa jupe longue.  

 

-Oui, Misao aura surement la sienne.  

 

-Comme tu veux, fit-elle en la rejoignant sa fille sur le palier et en s'apprêtant à refermer la porte derrière elles.  

 

-Hep hep hep ! Où croyez-vous aller comme ca ? Les interpella soudain Ryo l'air visiblement contrarié en dévalant les escaliers, une serviette nouée à la hâte autour des reins et un peu de mousse à raser sur le menton.  

 

-Ryo ? Qu'est-ce que ? Eut à peine le temps de déclarer Kaori qu'il les avait rejoints et s'agenouillait à la hauteur de sa fille qui lui offrit un grand sourire.  

 

-Et mon bisou du matin alors ? Grommela-t-il chafouin en ouvrant les bras à Zaza qui se jeta aussitôt dedans et planta un énorme baiser sur sa joue avant de se reculer prestement.  

 

-Tu piques papa ! Se plaignit-elle en se reculant immédiatement.  

 

-Désolé ma grande, j'étais en train de me raser, expliqua son père en esquissant un sourire tout en glissant ses doigts dans la longue chevelure de jais de son héritière.  

 

Kaori sourit devant la complicité évidente qui existait entre ces deux- là. Ryo était raide dingue de sa progéniture et vice-versa.  

 

-J'ai un service à te demander Zaza mais c'est un secret alors il faut que je te le dise au creux de l'oreille, approche, fit-il comme elle obéissait intriguée.  

 

Ryo chuchota alors quelque chose d'inaudible pour Kaori mais elle comprit que cela la concernait car tout en parlant, le nettoyeur la ne la quittait pas du regard.  

Quand il eut terminé, Zaza hocha la tête, signe qu'elle avait compris et tourna à son tour son regard vers sa mère avant de déclarer :  

 

-D’accord !  

 

-Parfait !  

 

-De quoi parlez-vous tous les deux ? Intervint la jeune femme la curiosité piquée au vif.  

 

-Chut ! C'est un secret, répliqua-t-il en se relevant avec un clin d'œil à l'encontre de sa fille qui l'imita. Je viendrai vous rejoindre d'ici deux à trois heures, le temps de passer voir Saeko et Umibozu, dit-il.  

 

-Nous serons près des balançoires, précisa-t-elle.  

 

-C'est noté, faites attention à vous, ajouta le nettoyeur en caressant avec tendresse le ventre rebondi.  

 

-Comme toujours, grimaça Kaori en l'embrassant rapidement. Et toi file te raser, Zaza a raison, tu piques trop, termina-t-elle en prenant la main de sa fille et en descendant les escaliers.  

 

-Oui Madame !  

 

Il referma la porte d'entrée derrière elles et sortit son arme de son holster pour gagner son poste d'observation habituel derrière la fenêtre où il attendit qu'elles émergent en bas de l'immeuble. Mettant à profit ce laps de temps, il scanna du regard les alentours à la recherche d'une éventuelle présence ennemie mais n'en décela aucune. Il faut bien admettre qu'il avait été très clair avec le Milieu et sur le sort atroce qu'il réserverait à l'imprudent qui commettrait l'erreur fatale de s'en prendre à sa famille.  

 

Rassuré, il rangea finalement son magnum dans son étui et reprit la direction de la salle de bains pour une bonne douche glacée, histoire de se remettre les idées en place et de calmer ses ardeurs.  

 

Mère et fille se dirigèrent vers le parc à pied en empruntant le dédale de ruelles qui les conduisit devant le Cat's où Umibozu était occupé à nettoyer les vitres de son établissement. Depuis qu'il avait pris sa retraite, il consacrait presque exclusivement ses journées au café et à aider sa moitié. Il s'était laissé pousser un petit bouc ainsi que la moustache ces derniers temps. Autre changement, il avait fini par troquer son sempiternel treillis pour une tenue plus décontractée et faisait de gros efforts de comportement pour ne plus effrayer la clientèle malgré lui. En effet, le chiffre d'affaire de l'établissement chiffrait à la hausse et ils avaient même dû recruter un employé à temps partiel.  

A leur vue, le visage du géant s'adoucit et il leur adressa un petit signe de la main auquel Zaza répondit.  

 

-Bonjour parrain ! Fit l'enfant en se dressant sur la pointe des pieds pour planter un bisou sonore sur la joue de l'ex-mercenaire qui venait de s'accroupir à sa hauteur.  

 

-Comment va ma nièce préférée ? Demanda le géant en passant affectueusement sa main dans ses cheveux.  

 

-Très bien, on va jouer au parc avec maman. Tu veux venir ?  

 

-Tu es gentille mais j'ai du travail, une autre fois peut-être ?  

 

-D'accord.  

 

-Miki est-elle là ? S’enquit Kaori avec un petit sourire  

 

-Non, elle s'est absentée pour faire quelques courses mais ne devrait plus tarder. Arrêtez-vous donc au retour, elle sera ravie de vous voir, proposa le géant. Puis il ajouta au creux de l'oreille de sa nièce : " Je te ferai un chocolat avec des marshmallows comme tu aimes" avant de se redresser.  

 

-Promis ? Interrogea-t-elle en tendant son petit doigt au géant pour qu'ils scellent leur marché.  

 

-Promis ! Rétorqua-t-il avec un clin d'œil complice en s'exécutant sous le regard amusé de Kaori.  

 

-A tout à l'heure alors !  

 

-Amusez-vous bien ! Enjoignit Umibozu en reprenant sa tache comme les filles reprenaient leur route.  

 

Comme elles atteignaient leur destination et passaient les grilles de l'immense parc, une bourrasque de vent balaya soudain tout sur son passage et emporta dans un tourbillon le tapis de feuilles mortes qui crissaient sous leurs pas.  

Partout où le regard se posait une tapisserie de feu allant de l'or au rouge feu en passant par le carmin allumait les alentours, feuilles d'érables et de ginkgo composaient un magnifique décor.  

Un peu plus loin, sur leur banc habituel, l'amie de Zaza jouait à la marelle devant sa mère qui tricotait un chandail blanc écru tout en gardant un œil sur sa fille.  

 

-Bonjour ! Fit Kaori en s'inclinant légèrement devant la dame qui lui répondit par un petit signe de tête.  

 

-Misao ! Cria Zaza en localisant son amie près la balançoire de l'autre coté du bac à sable qui faisait face au banc sur lequel sa mère venait de prendre place.  

 

La fillette lui répondit par un signe de la main et Zaza s'empara de sa poupée dans le sac puis se hâta de la rejoindre.  

 

-Ne vous éloignez pas trop les filles, recommanda Kaori en les suivant du regard.  

 

-Comment allez-vous aujourd'hui ? S'enquit la maman de Misao en adressant un sourire chaleureux à Kaori qui posait son panier à ses cotés.  

 

-Bien mieux, rétorqua la jeune femme, le bébé bouge beaucoup moins et me laisse enfin dormir un peu, avoua-t-elle en posant sa main sur son ventre rond.  

-Vous en êtes à combien de mois maintenant ? Six ?  

 

-Bientôt sept.  

 

-Vous avez de la chance. A vous voir, on ne croirait pas. Je me souviens que pour Misao, j'étais devenue une vraie baleine, plaisanta la maman de la fillette.  

 

Kaori sourit à l'image.  

 

-Zaza est si impatiente d'avoir un petit frère ou une petite sœur, ajouta Kaori en couvant du regard sa fille non loin. Elle n'a de cesse de faire les boutiques avec moi pour acheter ses layettes. Une vraie petite mère poule.  

 

-Vraiment ? Comme c'est mignon ! Moi, c'était son père qui était aux petits soins pour moi. Le pauvre, je me souviens avoir subitement eu envie de fraises au beau milieu de la nuit en plein mois de décembre et ni une ni deux, le voilà l'avoir parti en mission. Résultat, il a sillonné la ville en long et en travers pour ne rentrer que bien plus tard muni de son précieux chargement, me retrouvant bien entendu profondément endormie à son retour.  

 

Kaori sourit en caressant son ventre et répondit :  

 

-Moi, c'était pour des pamplemousses un jour où il tombait des cordes, dit-elle à son interlocutrice.  

 

Les deux mères sourirent de concert.  

 

-Savez-vous si ce sera un petit garçon ou une petite fille ?  

 

-Finalement, nous avons décidé de ne pas connaitre son sexe. Ce sera la surprise.  

 

La maman de Misao sourit et s'attela de plus belle à son tricot pendant que Kaori extirpait un magazine de son sac qu'elle se mit à lire silencieusement. Une bonne heure plus tard, Zaza qui commençait à avoir faim vint les interrompre en arrivant au pas de course.  

 

-Maman ! S'écria-t-elle. Je peux avoir du gâteau ?  

 

-Du gâteau ? A quoi ? S'enquit Misao vivement intéressée en délaissant sa poupée sur le banc près de sa mère et se rapprochant à son tour.  

 

-Au chocolat, répondit Kaori en déballant le gouter. Zaza m'a aidé à le faire.  

 

-Miam ! Il a l'air bon !  

 

-Tu en veux une part Misao ? Offrit de bon cœur Kaori.  

 

-Maman ? Je peux ? Interrogea l’enfant en cherchant l’approbation dans le regard de sa mère.  

 

-Bien sur ma chérie.  

 

Kaori tendit deux parts aux fillettes qui s'assirent entre leurs mères respectives pour les déguster.  

 

-Qu’est-ce qu’on dit Misao ? La gronda doucement sa mère comme elle mordait à belles dents dans sa part de gâteau.  

 

-Merci Kaori !  

 

-C’est mieux !  

 

Kaori sourit et en proposa aussi à la jeune mère qui déclina poliment.  

 

-Je vous remercie mais mon docteur m'a conseillé de limiter mes apports en sucre.  

 

-J’ai trouvé le prénom du bébé si c’est un garçon, dit Zaza tout à coup. Koibito, c’est bien non ?  

 

-Koibito est le nom de ta peluche ma chérie, sourit Kaori. Papa et moi trouvons que Tsunéo conviendrait mieux.  

 

-Tu en penses quoi ? Interrogea doucement en posant sa main sur le ventre rebondi de sa mère la fillette. Ca te plait Tsunéo comme nom ? Ah ! Il a bougé ! Tu as senti maman ?  

 

-Oui, il vient de donner un coup de pied le coquin.  

 

-Je bougeais comme ca quand j'étais bébé ?  

 

-Non, bien moins. En fait, tu étais un bébé plutôt calme.  

 

-Hello les filles ! S'exclama une voix joviale derrière elles, reconnaissable entre toutes.  

 

Zaza fit volte-face et se jeta dans les bras de son père qui la réceptionna et la fit grimper sur ses épaules où elle s'installa tout en entourant le cou du nettoyeur de ses petits bras.  

 

-Ryo ! S'écria Kaori en se fendant d'un large sourire à la vue de la symbiose parfaite qui régnait entre ces deux- là. Tu es venu plus tôt que prévu, lui dit-elle alors qu'il venait se poster à sa hauteur.  

 

-Vous me manquiez toutes les deux, répondit-il avec un clin d'œil complice à l'encontre de sa compagne après avoir salué la mère de Misao et la fillette.  

 

-Papa ! Papa ! Tu viens jouer à cache-cache avec nous ? Chercha à l’entrainer sa fille en tirant sur sa manche. Tu feras le loup !  

 

-Oh oui ! On joue ! On joue ! Approuva Misao en sautillant autour du duo toute excitée.  

 

-Attendez les filles, le temps pour moi de gouter à ce fameux gâteau au chocolat. Et puis dis-moi Zaza, as-tu été sage pendant mon absence ?  

 

-Bien sur ! Rétorqua fièrement Zaza en bombant le torse.  

 

-C’est très bien ma puce. Les filles, allez vous cacher, j’arrive dans trois minutes ! Ne vous éloignez pas trop et interdiction de grimper aux arbres !  

 

A peine avait-il prononcé ces paroles que les gamines détalèrent comme des lapins. Il prit place aux cotés de sa moitié et entreprit de faire un sort au restant de gâteau. Puis, il se redressa et mettant sa main en porte-voix, s’écria :  

 

-Attention les filles, j’arrive !  

 

Débusquer Misao fut un jeu d’enfant. En effet, la fillette avait opté pour une position stratégique qui lui permettait certes de guetter l’arrivée du « loup » mais qui ne la dissimulait pas vraiment au regard de celui-ci. En bon joueur, Ryo fit sembler de ne pas la remarquer et passa trois fois devant sa cachette en faisant mine de chercher dans la direction opposée. Le voyant s’éloigner, la fillette s’enhardit et pointa le nez dehors. Jugeant la voie libre, elle s’aventura hors de sa cachette mais aussitôt Ryo la débusqua. Dénicher sa propre fille s’avéra bien plus ardu. Cette dernière avait déniché un bosquet d’arbres derrière lesquels elle s’était tapie et depuis n’avait plus bougé d’un cil. Mais les sens aiguisés du nettoyeur eurent tôt fait de la localiser et alors qu’il allait faire demi-tour, une rafale de vent emporta dans son sillage le parfum Vanille et chocolat que sa fille mettait.  

Il esquissa un sourire de victoire et plongea le bras dans le fourré pour l’attirer dehors.  

 

-Je t’ai trouvé ! S’écria-t-il comme elle émergeait de sa cachette le visage déçu.  

 

-Tu es trop fort papa ! Ce n’est pas drôle, se plaignit-elle en marchant à ses cotés comme ils regagnaient Misao dans l’allée centrale.  

 

-Allez, allez, tu as droit à une autre partie, dit-il pour la réconforter.  

 

-On joue à un deux trois soleil ? Proposa Misao en les rejoignant.  

 

-Papa tu commences !  

 

Ryo accepta bon joueur et se mit en position devant le petit muret de pierre.  

 

-Votre mari a l’air de bien s’amuser, fit remarquer son interlocutrice à Kaori en voyant Ryo s’amuser et rire avec les filles.  

 

-C’est vrai, c’est un époux et un père génial, acquiesça volontiers Kaori en reposant son magazine devant le tableau qui s’offrait à elle, le cœur gonflé de bonheur de voir le nettoyeur agir simplement comme tout homme sur lequel ne planerait pas une menace perpétuelle.  

 

Ryo pouvait enfin être lui-même et cela il le savourait d’autant plus que son passé ne lui avait réservé que d’infimes moments de bonheur comme ceux-ci. Oui, se dit-elle en son fort intérieur, il mordait la vie à pleines dents et il le méritait amplement !  

 

Un peu plus tard, le trio prit congé de Misao et de sa maman et reprit le chemin du Cat’s. En route, Ryo qui avait passé sa main gauche derrière la taille de Kaori tandis qu’il donnait la droite à sa fille, déclara :  

 

-Les filles, j’ai une excellente nouvelle à vous annoncer : Je vais pouvoir vous accompagner voir Tata Sayuri à New York l’été prochain.  

 

-C’est vrai papa ?  

 

-Puisque je te le dis.  

 

-Youpi ! S’exclama Zaza en tapant dans ses mains.  

 

-C’est formidable mais comment est-ce possible ? S’étonna Kaori en redescendant sur terre, sachant pertinemment que le nettoyeur ne disposait pas d’existence légale et donc pas de papiers officiels lui permettant de sortir du territoire.  

 

-Après mure réflexion, j’ai accepté le compromis que m’a soumis Saeko, expliqua Ryo. Elle se charge de tout organiser.  

 

-Quel compromis ? Ne me dis pas que tu as renoncé aux innombrables coups qu’elle t’a promis ? Réitéra Kaori dont le sourire s’élargissait de plus en plus.  

 

-Ben si…Ma réputation est foutue et loin derrière moi maintenant de toute manière. Reconnais que je me suis assagi et rangé.  

 

-C’est vrai et heureusement pour toi car sinon ma massue se serait chargée de te rappeler à l’ordre, plaisant sa femme en l’embrassant sur la joue.  

 

-Tu m’en auras fait voir des vertes et des pas mures avec ta fichue massue ! Gémit Ryo en affichant une mine de chien battu pour se faire plaindre.  

 

-Il fallait bien que je te mette un peu de plomb dans la tête mais regarde où ca nous a mené, répondit Kaori en posant son regard attendri sur leur fille.  

 

-Ca en valait le coup, approuva Ryo en suivant son regard comme il caressait les cheveux de Zaza d’un geste tendre. Je ne regrette rien, ajouta-t-il en déplaçant sa main de sa taille à son ventre rond qu’il effleura doucement, tirant un splendide sourire à la jeune femme qui se lova contre lui.  

 

FIN  

 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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