Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: Mojca

Beta-reader(s): Tasska

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 1 capitolo

Pubblicato: 22-09-05

Ultimo aggiornamento: 22-09-05

 

Commenti: 15 reviews

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General

 

Disclaimer: The characters of "Revenir d l'enfer" belong exclusively to Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Revenir de l'enfer

 

Capitolo 1 :: Revenir de l'enfer

Pubblicato: 22-09-05 - Ultimo aggiornamento: 05-04-06

Commenti: Salut tout le monde. C'est le premier fic que j'écris en français, soyez magnanime, s'il vous plaît. Si vous avez le 'privilège' de le lire, vous devez remercier Tasska et sa patience avec mon horrible connaissance de votre idiome. Merci beaucoup, Tasska. Bisous, Mojca

 


Capitolo: 1


 

Je suis de nouveau ici.  

 


Dans cet endroit maudit.  

 


En enfer. Mon enfer personnel.  

 


Dans l'enfer où je suis mort.  

 


Dans l'enfer où j'ai été ressuscité. Ressuscité sans mémoire, sans passé.  

 


Dans l'enfer où j'ai grandi, où je suis devenu homme. Dans l'enfer où j'ai appris tout ce que je sais, où je suis devenu ce que je suis. Un guerrier. Un meurtrier.  

 


Dans l'enfer où j'ai appris à survivre.  

 


La jungle.  

 


Ce mot a toujours la capacité de me terroriser. De me terroriser, et de me donner aussi une sensation étrange d'insouciance. De calme lointain et non concerné. Maintenant, que je suis de nouveau ici, parmi les feuilles épaisses, dans cette humidité oppressante, en guerre, plus rien n'a d'importance.  

 


Ou presque.  

 


Car au fond de moi, je sais que je ne suis plus pareil à celui que j'étais il y a toutes ces années, quand je vivais encore ici.  

 


Pendant ces années passées parmi les gens normaux, sans le grondement incessant des bombes, loin de la boue soulevée par les explosions, sans l'aboiement furieux des mitraillettes et sans les gémissements et les plaintes des hommes qui n'en finissent pas de mourir, j'ai changé.  

 


Mais c'est ici -il m'aura fallu revenir jusqu'ici!- que je l'admets pour la première fois à moi-même, ce n'est pas la vie loin de ce lieu qui m'a changé.  

 


Non. C'est une personne. Une belle femme, une si belle âme. C'est un ange qui m'a changé. Un ange nommé Kaori.  

 


Elle est la lumière qui me montre et éclaire la route, l'étoile scintillante parmi les ombres de mon âme, le soleil qui brille sur moi jour après jour.  

 


Elle, la sœur de mon meilleur ami, qu'il m'a confiée dans son dernier souffle. Elle est entrée, passée sous ma peau, elle est devenue une part de moi.  

 


Kaori est mon cœur.  

 


Même maintenant, parmi la douleur, le sang et la mort, elle est là, toujours avec moi. Me guidant, me soutenant.  

 


C'est ici que je me rends compte de ce qu'elle représente vraiment pour moi. Elle représente tout ce à quoi je tiens. Je réalise qu'elle est tout l'amour que j'ai, tout ce qui compte... je réalise enfin que je l'aime. Alors qu'elle n'est pas avec moi. Alors que je risque de ne jamais de la revoir. Alors que je pourrai malgré moi enfreindre la promesse que je lui ai faite : passer tous nos anniversaires ensemble.  

 


Maintenant je regrette toutes les choses que j'ai lui ai dites. Je regrette chaque mot taquin, chaque insulte. Je regrette de l'avoir faite souffrir si longtemps.  

 


Je regrette de nous avoir fait souffrir tous les deux, par ma maudite fierté. Parce que j'ai peur.  

 


Si je meurs, je la ferais souffrir plus encore. Et la pensée de ses larmes, de son beau visage tordu en un masque de douleur, brise mon cœur en morceaux.  

 


Que ferrais-je pour être avec elle, au lieu d'ici...
 

 



« Idiot ! Bouge ! » Hurla Umibozu.  

 


Ryô émergea brusquement de ses pensées, à temps pour entendre le sifflement d'une bombe toute proche. Il sauta de côté, glissant dans la boue.  

 


La bombe tomba juste où Ryo s'était tenu quelques secondes auparavant.  

 


L'explosion et la boue qui s'éparpillait le replongèrent dans l'action.  

 


A penser ne plus jamais la voir, ne plus jamais pouvoir contempler ses immenses yeux noisette, ne plus jamais admirer son beau sourire, ni entendre son rire insouciant, à penser ne jamais plus pouvoir veiller son sommeil, quelque chose en lui s'est violemment rebellé.  

 



Merde !  

 


Je ne veux pas mourir. Pas aujourd'hui ! Pas ici !  

 


Je ne veux pas faire la souffrir encore plus !  

 


Si je dois mourir, je veux qu'elle soit à mes côtés. Je veux fermer mes yeux et rendre mon dernier souffle en sentant sa petite main autour mes doigts.  

 


La dernière chose que je veux voir et emporter, c'est son beau visage !  

 


Je veux vivre ! Pour elle ! Pour nous !  

 


Kaori!  

 


Je survivrais pour toi! Pour être avec toi!  

 


Et cette fois je te dirai tout ! J'admettrai tout ce que je ressens pour toi ! Je t'avouerai tout !  

 


Je te promets ! Je te le jure, mon Sugar Boy.  

 


Quand je reviendrai, nous serons ensemble. Et tout le temps qu'on aura, je ne me séparerai jamais de toi. Je ne te ferai jamais souffrir. Je te protégerai de la vie que nous vivrons, pas avec ma fausse indifférence, mais en t'aimant de tout mon cœur, en t'aimant avec tout ce que j'ai, tout ce que tu m'as donné.  

 


Je te jure, Kaori. Quand je reviendrai, tu seras mienne !
 

 

* * *
 

 

« Tu es certaine que tu vas bien, Kaori ? » Miki s'inquiète pour son amie, et avec raison.  

 


Elle ne pas paraît pas bien du tout. Des cercles sombres cernent ses yeux rougis, ses cheveux ont perdu tout leur éclat... et elle est maigre à faire peur.  

 


Kaori se force à sourire, tenant sa tasse en coupe dans ses deux mains, espérant que la chaleur du café s'infiltrera dans son corps glacé.  

 


Miki la serre dans ses bras. Elle sait très bien contre quoi son amie lutte.  

 


Plus de trois mois ont passé depuis que Falcon et Saeba sont retournés dans la jungle pour combattre une autre guerre inutile.  

 


Trois mois sans aucune nouvelle. Trois mois d'angoisse. Trois mois à vivre avec la peur qu'ils puissent ne pas revenir.  

 


« Miki ? » Le mot est juste un murmure tremblé.  

 


« Oui ? »  

 


« Il y a des nouvelles ? »  

 


Miki ferme les yeux. Kaori demande chaque jour la même chose. Et chaque jour, elle doit lui répondre elle aussi la même chose.  

 


« Pas encore. »  

 


« Je comprends. » Les larmes commencent à couler silencieusement jusqu'en bas de ses joues.  

 


Ses lèvres tremblent, et Miki regarde au dehors. Il fait déjà très sombre.  

 


« Il est tard. Tu ne veux pas dormir ici ? »  

 


« Non, merci. » La jeune femme secoue la tête en souriant tristement. « Je vais bien, ne t'inquiète pas. Je vais dormir un peu, et je serai comme neuve. »  

 


Miki la regarde partir avec des yeux tristes. « Bonne nuit, Kaori. »  

 

* * *
 

 

La nuit est descendue sur Tokyo, enveloppant un certain quartier de Shinjuku dans l'obscurité et le silence.  

 


Une femme aux courts cheveux rouges dort dans le grand lit de son partenaire, étreignant son oreiller, les joues encore humides de ses larmes.  

 


...  

 


La porte d'entrée s'ouvre lentement. Le pas, doux et feutré, s'entend à peine dans le couloir.  

 


La porte de la chambre s'est ouverte sans bruit. Les yeux largement ouverts dans l'obscurité s'agrandissent quand ils voient le lit vide, éclairé comme fait exprès par la faible lueur de la lune. Les mains crispées, l'homme se dirige lentement vers l'étage, l'âme en tumulte.  

 


Ses yeux s'élargissent de soulagement comme il la voit enfin. Elle est dans son lit, agrippée à son oreiller, portant une de ses chemises. C'est trop grand pour elle, mais c'est aussi incroyablement sexy.  

 


Ryô s'approche lentement du lit, un sourire étirant ses lèvres.  

 


Un genou sur le matelas, il se penche au-dessus d'elle.  

 


Il se tend soudain, à la vue de ces joues mouillées, de ces yeux creusés, de ces paupières bouffies de larmes...et du visage si émacié de sa partenaire. Elle a tellement maigri. Sa petite Kaori s'est-elle préoccupée de lui à s'en rendre malade ? Elle ne le sera plus. Il y veillera. Ne jamais plus.  

 


Inclinant sa tête, il caresse sa joue salée de ses lèvres.  

 


Kaori s'écarte, gémissant dans son sommeil. « ... Ryo... »  

 


Il enlève son T-shirt, attentif à son épaule bandée, puis s'assied côté d'elle, touche ses cheveux. « Kaori... »  

 


Les longs cils se soulèvent lentement. Alors, ses pupilles se dilatent brusquement. « Ryo ? Tu... Tu es vraiment là ? »  

 


« Chhh. » Il sourit. « Je suis bien là. Je suis réel. »  

 


Un court instant figée, Kaori jette ses bras autour du cou de Ryô en sanglotant.  

 


« Calme-toi, ma puce » murmure-t-il. « Ne pleure pas. »  

 


Elle relève la tête, le regarde au travers de ses cils baignés de larmes, caressant fébrilement son visage de ses doigts avides. « Tu es vraiment ici... Oh, Ryô, j'étais si inquiète ! Nous n'avons pas reçu de nouvelles. Je ne savais pas si tu allais bien ou si... » Elle avise soudain le pansement sur son épaule. « Seigneur, tu es blessé ! Qu'est-il arrivé ? Tu as mal ? »  

 


« Chut. » Ryô capture ses poignets, souriant toujours. « Une balle a traversé l'épaule. Rien de grave. »  

 


Elle tente de vérifier la plaie.  

 


« Arrête, Kaori. Je dois te parler. »  

 


Mais Kaori secoue la tête avec obstination. « Laisse-moi voir ! Mon Dieu, tu aurais pu mourir ! » Ses beaux yeux s'étrécissent de peur et de colère. « Tu aurais pu rompre ta promesse ! Tu as promis que tu serais avec moi chaque anniversaire, tu as promis de ne pas me faire souffrir avec ta mort ! »  

 


Ryô soupire doucement. « Je me rappelle ma promesse, bébé. Mais je ne suis pas mort. Je suis ici. Et j'ai besoin de te dire quelque chose... »  

 


Elle le coupe impatiemment, préoccupée seulement de s'assurer par elle-même qu'il a été bien soigné, qu'il est hors de danger.  

 


« Tu pourras me dire ça plus tard ! Maintenant, laisse-moi vérifier cette blessure ! »  

 


« Bon Dieu, Femme ! » Hurle Ryo à bout. « Est-ce que tu va finir par te calmer et te taire assez longtemps pour me laisser te dire que je t'aime ?! »  

 


« Ah, c'est comme ça ?! » En rage, Kaori saute du lit, pendant qu'il la regarde, bouche bée. « C'est ce que j'obtiens pour m'inquiéter ! Tu as le culot de me hurler dessus ! Très bien, Saeba-san. A partir d'aujourd'hui tu peux bien mourir. Peu m'importe ! »  

 


Et elle sort vivement de la chambre, claquant la porte violemment.  

 


« Hein ? » Ryô ne comprend plus rien. Il vient juste d'avouer son amour pour elle. Il était là, torse nu, prêt à lui dire, à lui montrer, à être heureux, et que fait-elle ? Elle se fâche. Dans quelle dimension est-il exactement ?  

 


La porte s'ouvre à nouveau, doucement, et Kaori y passe sa tête lentement. Ses yeux sont immenses, emplis d'une incrédulité stupéfaite. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? » murmure-t-elle très bas.  

 


Il la regarde sans mot dire, toujours assis sur le lit.  

 


Elle hésite, puis entre, refermant précautionneusement la porte derrière elle. « Tu as dit...que tu m'aimes ? »  

 


Ryô hoche la tête, mordant sa lèvre inférieure entre ses dents, souriant d'un sourire qui fait trembler ses genoux.  

 


« Ah... » Gênée, mal à l'aise, Kaori joue avec l'ourlet de sa chemise. « J'ai cru que j'avais mal compris. » Souffle-t-elle timidement.  

 


Il se redresse, et l'atteins en deux pas décidés. Entourant ses joues pour relever son visage baissé, il souligne avec ses pouces, d'une caresse douce, la peau fine juste au-dessous de ses yeux.  

 


« Tu n'as pas mal compris. » dit-il d'une voix rauque et basse.  

 


Kaori le regarde, les yeux brillants. « Tu... tu es sûr ? »  

 


« Je n'ai jamais été plus sûr de ma vie » sourit-il. « J'ai été un idiot de pas te le dire plus tôt... De ne pas te le montrer plus tôt. »  

 


Taquine, elle hausse les sourcils.  

 


« Mais, tu pourrais te méprendre...être abusé... Tu viens juste de revenir d'une guerre. » Elle caresse ses poignets de ses doigts légers. « Ce pourrait être l'instinct de survie de la race et... » Son front, qu'il vient d'appuyer contre le sien, l'interrompe.  

 


« Pourrais-tu juste... pour une fois, ferme ta bouche. »  

 


Kaori obéit.  

 


« Non, non, » marmonne-t-il aussitôt. « Ouvre la bouche... Un peu plus... Oui, comme ça, c'est parfait ! »  

 


Et il l'embrasse...longtemps.  

 


Quand il relève la tête, il sourit, fixant attentivement ses yeux noisette. « Tu me crois maintenant ? »  

 


Kaori acquiesce, en silence.  

 


Ryo l'embrasse, doucement. « Bien. »  

 


Il prend sa main pour l'amener vers le lit, mais Kaori l'arrête.  

 


Ryô lui sourit d'un air rassurant. « Ne t'inquiète pas, bébé. Je ne ferai rien que tu ne veuilles pas. »  

 


Mais elle secoue la tête, préoccupée d'autre chose, agitant ses mains.  

 


« Quoi donc, ma douce ? »  

 


Kaori roule des yeux, puis se précipite en courant hors de la chambre.  

 


« Mais... Kaori ! Où vas-tu ? »  

 


Il est déjà sur le seuil, prêt à la suivre, quand elle revient avec une petite note manuscrite. Ses yeux, malicieux, scintillent.  

 


'Tu as dit que je devais me taire.'  

 


Pour une fois qu'elle écoute. Il ne comprendra jamais les femmes.  

 


« Tu peux parler, Kaori, » soupire-t-il en levant les yeux au ciel.  

 


« Je t'aime aussi, » souffle-t-elle. Il est vraiment revenu de l'enfer, cette fois.  

 


Kaori se tient sur la pointe des pieds, et l'embrasse à lui faire voir les étoiles les yeux fermés.  

 


Encerclant sa taille de ses bras, Ryô la soulève, et l'emporte jusqu'au lit... 

 


Capitolo: 1


 

 

 

 

 

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