Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prose

 

Auteur: A. Dust

Beta-reader(s): Cristinampm

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 08-06-21

Mise à jour: 29-06-21

 

Commentaires: 12 reviews

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RomanceHumour

 

Résumé: Juste après avoir vengé la mort de Hideyuki Makimura, Ryo avait promis à Kaori : "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme." Mais jamais il n'avait fait promesse aussi impossible à tenir ... (Passages "lemon")

 

Disclaimer: Les personnages de "Erotikao" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Astuces & Conseils

Quel est le nombre minimal de mots pour qu'un chapitre soit accepté?

 

Pour les fanfictions normales, les chapitres doivent comporter plus de 600 mots. Pour les poésies, le quota est de 80 mots et pour les sonf fics, il est de 200 mots. Ces restrictions ont été établies pour empêcher les ...

Pour en lire plus ...

 

 

   Fanfiction :: Erotikao

 

Chapitre 2 :: Erotikao 2, le tanga rouge

Publiée: 15-06-21 - Mise à jour: 15-06-21

Commentaires: Bonjour tout le monde ! Deuxième opus de cette petite aventure en territoire "saebasque" ... POur celles et ceux qui veulent ajouter la bande son (non, ce n'est pas une song fic même si ça aurait pu) : George Thorogood & The Destroyers - Bad To The Bone (https://www.youtube.com/watch?v=X9FyQNx8oyU) J'espère que vous passerez un bon moment ! Au plaisir de vous lire en retour !!!

 


Chapitre: 1 2 3 4


 

 

 

Elle arrive sur le scène du cabaret habillée en working girl sexy.  

 

Trop sexy ...  

 

Ses talons sont trop hauts, sa jupe trop courte et trop fendue, sa veste est trop décolletée, son chemisier trop ouvert, sa mallette est trop légère et ne contient que du vent, ses lunettes ne sont là que pour donner un air sérieux ...  

 

Les artifices sonnent faux pour une arrivée au bureau mais, ici ... Son entrée provoque des sifflements aguicheurs, des appels masculins, des grognements de satisfaction, des regards envieux, des exclamations excitées ...  

 

Je dois dire que je ne suis pas en reste et je me redresse dans mon canapé où je me suis avachi dans le carré VIP, privilège personnel que la gérante m'offre généreusement à chacun de mes passages, petite zone en retrait des mecs qui s'amassent autour du bar et des podiums disséminés dans la salle. A l'écart de l'agitation, je reste plongé dans la pénombre que j'affectionne tout en profitant d'un point de vue direct sur la scène principale ... sur laquelle Elle est en train de faire son entrée.  

 

Je pose mon verre sur la table basse et lui accorde toute mon attention.  

Quand ses talons claquent sur le sol, les battements de mon cœur lui répondent.  

Quand elle ondule ses hanches, je suis déjà hypnotisé. Il ne lui aura suffit que de six pas pour ça.  

Quand elle s'arrête au bord de la scène, les jambes légèrement écartées, perchée sur ses talons affolants, je me redresse dans mon fauteuil comme si, en avançant mes yeux d'un mètre, je pourrais mieux la voir.  

Quand elle se déhanche en défiant le public, j'ai la conviction qu'elle me regarde, moi.  

Quand elle glisse son index dans sa bouche maquillée de rouge, j'ai la certitude que ses yeux ne s'adressent qu'à moi seul.  

 

J'avale mon verre d'alcool et l'observe. Cette petite nouvelle a piqué ma curiosité.  

 

Les lumières se braquent sur sa silhouette et la musique commence à résonner dans la salle, une rythmique que j'aime beaucoup, presque une de mes chansons préférée "Bad to the Bone", choix audacieux et sacrément efficace. La foule virile s'enthousiasme, bat la cadence, se masse autour de la scène, siffle ...  

 

Elle, Elle se penche en avant, gardant les jambes gainées, les fesses en l'air, pour ouvrir sa mallette. Elle prend le temps de se déhancher en rythme, gardant le cul dressé, comme si la musique avait un quelconque impact sur son humeur.  

 

Je souris ... Ca s'annonce très intéressant tout ça. Je remplis à nouveau mon verre, vidant la première bouteille et en commande une nouvelle à la serveuse qui est chargée de combler mes désirs ... Tous mes désirs ... Mais elle me semble bien insipide en comparaison avec la beauté de la déesse volcanique qui exhibe ses gambettes devant moi, en pleine lumière.  

 

Oui, tiens, "Déesse Volcanique" ... Ca lui va bien, à cette fille ...  

 

Je souris, fier de ma créativité en matière de sobriquet !  

 

La Déesse se redresse et, le regard décidé, rejette les épaules en arrière. Elle contourne sa mallette en accentuant ses pas, défie à nouveau l'assemblée du regard, retire ses lunettes. Elle fait brusquement volte-face, nous tournant le dos et se penche encore une fois pour déposer délicatement ses lunettes dans la mallette ... dans la même position que précédemment, les jambes tendues, les fesses en l'air, laissant sa jupe remonter suffisamment pour nous permettre d'entrevoir la couleur de sa lingerie ...  

 

Rouge ... Le même rouge que ses lèvres ...  

 

Le public crie sa joie. Je retiens mon souffle.  

 

Elle se redresse et referme sa mallette d'un coup de talon autoritaire et l'envoie glisser plus loin, en arrière de la scène. Je souris et avale mon verre. Je commence à sentir les effets de l'alcool, attisés par la chaleur provoquée par ma déesse à culotte rouge et qui irradie dans mes veines.  

 

Je m'attendais à ce qu'elle se retourne et commence son effeuillage en enlevant d'abord sa veste mais il n'en est rien ... Elle se dirige vers la barre argentée qui occupe le centre de la scène, nous tournant toujours le dos, offrant à nos yeux masculins assoiffés la rondeur impitoyable de son cul serré dans sa jupette et qui ondule au rythme de ses claquements de chaussures. Arrivée devant la barre, elle passe ses mains dans son dos et descend la petite fermeture éclair de sa jupe.  

 

C'est drôle. D'habitude, les filles ont des jupette spéciales qu'elles retirent en général d'un geste vif et précis ... Là, c'est différent ...  

 

Elle resserre les cuisses et laisse le minuscule bout de tissu glisser le long de ses jambes interminables. Et là ... Frustration totale ! Le bas de sa veste et de son chemisier dissimulent ses fesses ... Même mes yeux de pro ne distinguent qu'un minuscule bout de sa lingerie rouge. Elle tourne autour de la barre, en jouant de manière lascive, s'accroupissant vulgairement, la faisant glisser entre ses seins ... et moi je déguste ... je déguste ce que je vois et ce que je bois ... D'ailleurs, l'alcool commence à attiser l'incendie en échauffant ma poitrine, mon ventre et provoque une douce sensation de flottement. Je veux me sentir glisser encore et encore, je veux que le whisky me porte jusqu'à Elle.  

 

Et d'un coup, elle s'élance sur la barre et relève les jambes. Son chemisier tombe dans son dos et révèle enfin ses fesses. Des fesses fermes, rondes et délicieusement courbées ... mises en valeur par un tanga en dentelle ... Un tanga qui suit la fente de son cul et qui s'évase jusqu'à sa taille, accentuant la ligne de ses hanches. La dentelle, savamment ajourée, laisse entrevoir sa peau diaphane ...  

 

Dans la salle, les types exultent et moi, je jubile. Je jubile ... Enfin ...  

 

Je profite ... Loin de la surveillance de Mon Dragon et de nos soirées banales en tête-à-tête ... Je rectifie ma pensée, employant ma solitude pour être honnête avec moi-même ... Je profite de l'éloignement avec Mon Dragon Devenu Trop Sexy et nos soirées en tête-à-tête ... Tentatrices et ... Troublantes ... Ces derniers temps, je préfère donc la fuite vers des désirs moins dangereux.  

 

Ma bouteille toute neuve arrive à cet instant et je la débouche avec les dents avant de boire directement au goulot. Je veux chasser ma partenaire de mes pensées et vite ... Quand j'en arrive à ce point, seul l'alcool y parvient ... L'alcool ... et les strip-teaseuses ... surtout celles qui portent des culottes rouges.  

 

Mais aujourd'hui, c'est plus compliqué qu'à l'accoutumée.  

 

Faut dire que Mon Dragon a poussé le bouchon assez loin au cours de notre dernière affaire ! Surtout quand sa copine de lycée a insisté pour la faire défiler en maillot de bain ! Comme je l'ai maudite, cette Eriko ! Comme je l'ai maudite alors que je tentai de dissimuler mon traitre de mokkori fièrement dressé, accroupi dans mon salon, pendant que les deux responsables de ma perte me lorgnaient d'un air innocent ...  

 

Oh oui, Eriko, je t'ai maudite ! Toi, tes maillots de bain diaboliques et tes idées à la noix !  

 

Mais le corps ne sait mentir, surtout pas le mien et, la voir ainsi, m'avait rappelé des souvenirs, des souvenirs d'une certaine baignade, lors d'un séjour au bord de la mer, il y a presque quatre ans de cela ... Et bien sûr, les images d'une Naïade en bikini à carreaux étaient revenues hanter mes neurones pervertis. Et pourtant, j'ai plus ou moins assuré depuis cet incident.  

- "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme."  

 

Cette phrase ne cesse de me rappeler à l'ordre depuis cette aventure où j'ai bien failli me noyer ... et c'est pour mieux l'assimiler que je suis venu ici. Pour me souvenir qui je suis véritablement, que je dois la fuir, pour ne pas glisser encore plus vers elle. Ne pas céder ... Pour mettre assez de distance et de différence entre nous pour ne pas craquer, pour ne pas la regarder comme une femme, pour ne pas la considérer comme une femme, pour ne pas avoir envie d'elle comme d'une femme ...  

 

Mais ce soir, j'ai bien l'impression que c'est peine perdue car, même ma Déesse Volcanique commence à me faire penser à Mon Dragon Trop Sexy ... Mon Dragon Tentateur ... Je souris mais ma joie s'efface rapidement. Je dois me reprendre.  

 

Je secoue la tête et bois une nouvelle gorgée à même la bouteille puis je me reconcentre sur le fabuleux tanga en dentelle rouge vif ... un tanga ...  

 

Pas un string ! Non, non ! Quelle joie ! Oui, parce qu'en ce moment, je sature de cette ficelle minuscule qui rentre dans les fesses. J'en ai un peu trop vus, ces derniers temps, alors que je traîne de plus en plus les cabarets pour échapper à Kaori ...  

 

Les premières fois, quand j'ai découvert que les filles des cabarets commençaient à arborer ces dessous minuscules, j'ai trouvé ça très très très réjouissant ! Il faut dire que ça ne dissimule rien du tout, ces petits trucs, enfin pas grand chose ... Et les filles sont quand même sacrément appétissantes, comme ça, les fesses à l'air, à la vue de tous ... et à portée de main ...  

 

En plus, pour les costumes de cabaret, il y a toujours un truc nouveau et plaisant, divertissant sur ces strings : des étoiles, des lanières en cuir, des chainettes, des paillettes, des effets de matière, des motifs, j'en ai même vu avec de petites lumières clignotantes (histoire de bien nous montrer, à nous, pauvres mâles sans cervelle, où nous devions regarder) ...  

 

Mais, avec le temps, mon imagination fertile a préféré vagabonder et je trouve beaucoup plus excitant de s'attarder sur ce qui reste dissimulé par le tissu. Et mes fantasmes se sont peu à peu éloignés des strings ...  

 

Je m'adosse confortablement contre le dossier de mon canapé, bois encore une grande gorgée d'alcool en songeant que, oui, définitivement oui, je préfère le tanga ... Je dirais même que c'est la forme de dessous que je préfère ...  

 

Et ce tanga rouge est même particulièrement émoustillant.  

 

Et ce d'autant plus que ... waouw ... la demoiselle qui le porte a des fesses du Diable ... qui ne sont pas sans me rappeler celle d'une certaine Naïade ...  

 

Tsss, tsss, tsss ...  

 

Je dois me maîtriser et me concentrer sur le tanga en dentelle rouge qui affole tous les gars présents dans la salle. Il se sont tous regroupés autour de la scène centrale, délaissant les autres filles dont certaines en profitent même pour s'allumer une cigarette.  

 

Ma "Déesse Volcanique" ...  

 

Je ne sais pas ce que je préfère chez cette fille : côté pile ou côté face ? Son petit cul rebondi ou les deux creux hypnotisant qui se forment dans l'aine quand elle écarte les jambes pendant qu'elle s'accroche à cette barre comme si elle était en lévitation, légère comme une plume ?  

 

Et puis, alors qu'elle a toujours la tête en bas, accrochée par les genoux à la barre, elle lâche complètement ses mains et retire langoureusement sa veste puis commence à déboutonner son chemisier ...  

 

Et un doute commence à s'insinuer dans mon esprit ...  

 

Elle porte une perruque, ça ce n'est pas surprenant, elle est trop maquillée et on ne distingue pas la couleur de ses yeux, ses ongles sont trop longs et trop vernis, des postiches, très certainement ... Impossible de distinguer son vrai visage et c'est fait exprès ... Pour que nous, hommes semblables à des loups affamés, nous ne reconnaissions pas cette jolie biche dans la rue alors qu'elle fait simplement ses courses. Respect de l'anonymat en quelque sorte.  

 

Pourtant ...  

 

Son port de tête, son regard chargé de défi, ses doigts fins, la forme de ses fesses ...  

La forme de ses fesses ...  

La forme des ses fesses ...  

Putain, mais oui ! Son cul !  

Comment ai-je pu ne pas le reconnaître plus tôt ?  

 

Je cligne des yeux.  

 

C'est pas possible !  

Non, c'est pas possible !  

Ca ne peut pas être Elle !  

Qu'est-ce qu'elle foutrait là, d'ailleurs ?  

Noooooon ! Non, non, non, non ! Non, ça ne se peut pas !  

 

Et pourtant ...  

 

Mais, quand elle retire son chemisier, révélant sans surprise une poitrine magnifique, toute galbée de dentelle rouge vif, je réalise, surpris de ma déception, que, non, ce n'est pas possible ...  

Non ...  

Ce n'est pas ... Elle.  

Ma Déesse Volcanique a une marque de naissance sous la clavicule droite ... qu'Elle, Elle n'a pas ...  

Ca, j'en mettrai ma main (et autre chose) à couper !  

 

Donc ...  

Ma "Déesse Volcanique" n'est pas Mon Dragon Tentateur ... Du moins, pas pour de vrai ...  

 

Mais ...  

L'idée fait son chemin. J'avale à nouveau une gorgée au goulot. Je sens enfin la chaleur de l'alcool et de l'excitation gonfler mes veines et accélérer mes battements de cœur.  

 

Et ...  

Et pourquoi pas ? Kaori en Déesse Volcanique ... Ca ne serait pas pour me déplaire, tiens ...  

 

Non ...  

Je n'ai pas le droit.  

 

Oh après tout ...  

Je ferme les yeux et soupire. La réalité devient un peu floue. J'occulte volontairement le monde qui m'entoure ... J'en ai besoin.  

 

Non ...  

J'ai promis :  

- "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme."  

 

Et alors ? ...  

Qui pourrait bien l'apprendre ? Pas Elle, en tous cas ! Ce qui se passe dans ma tête, reste dans ma tête, non ? S'il y a bien un endroit où j'ai le droit de faire ce je veux, c'est bien dans ma satanée caboche ! Là, je peux y construire mes rêves, mes images, mes personnages, mes scénarios ...  

 

Mes fantasmes ...  

 

J'ouvre les yeux et allume une clope. A travers le flou des volutes de fumée et du voile de mes cils, la magie opère : sous la perruque, j'imagine des cheveux courts et roux, sous le maquillage trop vif, je distingue ses yeux bruns teinté de vert, sous le rouge agressif des lèvres, se révèle sa bouche fine et délicate et à la place des seins trop gonflés et certainement artificiels, j'imagine sa poitrine souple et arrogante et sous ce tanga en dentelle ...  

 

Ses Fesses ...  

 

La fille continue de se déhancher et d'enchainer les poses suggestives sur sa barre de pole dance alors que la musique couvre les hululements des types que je rejoindrais en temps normal si mon imagination n'était pas en train de m'entraîner plus loin encore, glissant sur les vapeurs suaves mais ô combien malhonnêtes et trompeuses de l'alcool.  

 

La silhouette de Ma Déesse Volcanique se transforme peu à peu mais ses gestes restent les mêmes ... Mon Dragon se fait Volcanique, Ma Déesse devient Tentatrice et je me laisse sombrer, porté par mon ivresse et ... et quoi ?  

 

Mon désir ?  

 

Oh oui, mon désir ... Il m'irradie de partout, échauffe mes veines et je ne peux retenir le feu qui envahit peu à peu mon entrejambe.  

 

J'hésite encore un instant, me sentant presque coupable.  

 

Allez, y'a personne d'autre que moi dans ma tête ! De toutes manières, je peux bien penser ce que je veux ... pas de promesse à tenir, pas de serment fraternel à respecter, pas de regard assassin pour me refroidir, pas de massue moralisatrice !  

 

Je suis libre !  

 

Ce soir, je suis libre de L'imaginer comme je veux, comme je voudrais qu'Elle soit de temps en temps ... Comme une Déesse Volcanique, Reine de l'Effeuillage et Voltigeuse de la pole dance ... Mais oui ! Profite de de Vie, Saeba, tu ne sais pas quand la mort te cueillera !  

 

Je bois encore deux ou trois grosses gorgées pour faciliter ma reddition. Car, oui, c'est décidé. Je vais céder. Je vais me laisser aller, je me soumets, je m'incline, je flanche, j'abdique, je craque, je capitule, je m'abandonne ... A ma Déesse Tentatrice, à Mon Dragon Volcanique ...  

 

La fille au tanga rouge termine sans soutien-gorge sur la scène et tous les types en rut exultent, crient, frappent des mains et des pieds. J'applaudis également, joignant mes sifflets aux leurs.  

 

Je termine ma bouteille, fais signe à la serveuse de m'en ramener une autre et me laisse aller dans mon canapé, fermant les yeux pour me remémorer les quelques minutes paradisiaques, ou démoniaques, ça dépend du point de vue, pendant lesquelles mon Dragon Tentateur a retiré ses vêtements, révélant son corps en pleine lumière, pour en jouer ensuite avec effronterie et audace, affichant sans pudeur sa sensualité provocante.  

- "Ryo ?"  

- "Hummm ..."  

 

Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux, je suis dans un monde qui me plait, léger comme du coton, m'éloignant de la réalité, porté par le souffle de mes pensées.  

- "Ryo ?"  

 

Ca doit être la serveuse qui revient déjà avec ma troisième bouteille :  

- "Tu peux la déboucher et la laisser sur la table, s'il-te-plait ?" Dis-je, un peu exaspéré.  

- "Laisser quoi sur la table, Ryo ?"  

 

Le ton sec me tire immédiatement de mes rêves et j'ouvre les yeux. J'en reste bouche-bée. Je me frotte les yeux pour m'assurer que je ne suis pas en train de rêver ...  

Je me pince même mais rien en change : Elle reste là.  

Debout.  

Devant moi.  

Celle qui a enflammé mon désir toute la soirée se trouve devant moi, juste devant moi.  

- "Alors ? Ryo ? Que dois-je laisser sur la table ?" Demande Mon Dragon Volcanique, Ma Déesse Tentatrice.  

 

Je souris :  

- "Je dirais bien un truc mais ça serait trop direct."  

 

Elle rit et se dirige vers moi, jouant avec son peignoir en soie noire qui chatoie dans les lumières tamisées et qui glisse sur ses hanches. Elle a retiré sa perruque et ses faux cils, effacé le maquillage outrancier, révélant ainsi ses cheveux courts, ses yeux doux et ses lèvres délicates. Elle s'assied en face de moi sur la table basse, croise les jambes, dévoilant devant mes yeux avides sa peau nue jusqu'en haut de ses cuisses.  

 

Je sens que vais m'enflammer. Il suffirait d'un souffle pour que je m'embrase.  

- "Tu m'offres un verre, Ryo ?" Me demande-t-elle, en tournant sa cheville, jouant avec sa chaussure à talons vertigineux.  

- "Mes poches sont vides, ma belle mais ... je peux t'offrir bien plus qu'un verre, tu sais !"  

- "Oh ... Bien plus qu'un verre ?" Elle se penche en avant, posant les mains sur mes genoux. "Et qu'est-ce donc ?"  

 

Je lui tends la main :  

- "Viens par là et tu verras, Déesse Tentatrice."  

- "Déesse ? Hummmm ... Ca me plait bien, ça, comme p'ti nom !" Me murmure-t-elle en glissant sa main dans la mienne.  

 

Je l'attire alors à moi d'un geste autoritaire et elle suit mon mouvement en s'installant souplement à califourchon sur mes genoux. Je cherche immédiatement à défaire la ceinture de son peignoir mais elle me tape sur les doigts :  

- "Tsss, tsss, tsss, Vilain Ryo ! C'est moi qui fais ça ... "  

 

J'abandonne immédiatement le ruban et admire Mon Dragon Tentateur défaire le nœud qui retient son écrin de soie noire. Elle en écarte lentement les pans. Elle a gardé son tanga rouge.  

 

Juste son tanga.  

Rien que son tanga rouge.  

 

Ca y est. Je brûle.  

 

Dans la pénombre, à l’abri des regards, je cherche son consentement dans ses yeux et elle hoche simplement la tête en rougissant. Je ne résiste plus à l'envie de planter délicatement mes dents dans son cou pendant que mes mains passent sous la soie et empaument ses fesses, caressant la dentelle. Je l'entends gémir et je lui souffle à l'oreille :  

- "Tu es à moi, maintenant. A moi ..."  

 

Je l'entends rire entre deux soupirs de plaisir, alors qu'elle joue déjà avec la boucle de ma ceinture :  

- "Bien sûr que je suis à toi ... Vilain Ryo !"  

 

Je me délecte. Je savoure. Je prends possession. Je ne peux m'empêcher de murmurer avant de sucer avidement la pointe dressée d'un de ses seins :  

- "Je te tiens, Mon Dragon Volcanique, et tu es à ma merci maintenant. Tu es à moi ... A moi ... A moi ... A moi !"  

 

A MOI !!!!  

 

***  

Kaori traversa la grande salle d'un air suspicieux, tentant de paraître sûre d'elle, mal à l'aise en découvrant ce que les lumières blafardes révélaient de la réalité du cabaret : les taches sur le sol en béton, les voilages raccommodés, les filles trop maquillées, les couleurs criardes des costumes et du décor habituellement plongés dans la pénombre ... La salle était presque vidée de ses clients et les derniers ivrognes se faisaient diriger vers la sortie plus ou moins aimablement.  

 

Elle aperçut Erika dans le carré VIP, là où elle savait que son partenaire avait ses petites préférences. Elle soupira quand elle le vit couché sur le canapé du fond, ronflant comme un sonneur, une bouteille de whisky vide dans la main, le t-shirt maculé de taches d'alcool.  

- "Désolée, Kaori ..." Souffla Erika. "Impossible de le réveiller. J'ai pas fait attention, désolée. D'habitude je l'arrête à la fin de la première bouteille ... Mais là ... Il faut dire qu'il a pas bougé de la soirée et qu'il est resté très sage pour une fois !"  

- "Tu n'as pas à être désolée. Ca serait plutôt à lui de s'excuser." Répondit-Kaori en désignant du menton l'homme avachi sur le fauteuil rouge.  

 

Elle se pencha et tapota vivement la joue de son partenaire qui gronda. Elle l'invectiva :  

- "Ryo ? Ryyyyyyoooo ! Allez, debout là-dedans ! Kaori appelle Ryo ! Kaori appelle Ryo !"  

- "Zamoa ... Zamoa ..." bredouilla le soûlard.  

- "Qu'est-ce qu'il dit ?" Demanda Kaori à Erika.  

- "J'en sais rien." répondit-elle. "Il ne fait que répondre ça depuis près d'une demi-heure. C'est ce qui m'a convaincue de te prévenir. Navrée de t'avoir réveillée."  

- "Non, ne t'excuse pas. Tu as bien fait. J'ai l'habitude de me lever tôt de toutes façons."  

- "Zamoa ... Zamoa ..." répéta encore Ryo.  

- "Zamoa ? C'est qui ça ? Ta dernière conquête ?" demanda Kaori en se penchant vers lui, les mains sur les hanches, presque amusée avant d'interroger Erika du regard.  

- "Aucune idée." Lui répondit le travesti. "Aucune de mes filles ne répond à ce nom. Pseudo ou réel."  

- "Zamoa, zamoi, tuhézamoa ..." bredouilla à nouveau Ryo.  

 

Kaori soupira :  

- "Bon, t'as raison, il en tient une sacrée couche. Sera bon pour une bonne gueule de bois. Bien fait pour lui. Allez ... Viens là, espèce d'ivrogne !"  

- "Tu veux de l'aide ?" Demanda Erika en regardant avec des yeux écarquillés Kaori passer son bras sous les épaules du nettoyeur pour le soulever.  

- "Merci. Ca va aller. Je commence à avoir la technique. Et puis j'ai garé ma voiture juste devant l'entrée. C'est pas loin. "  

 

Erika regarda, admirative, la jeune femme saisir la silhouette massive de Ryo et partir d'un pas lent mais sûr, malgré son fardeau.  

- "A sa place, je ne supporterais pas ça ..." souffla la serveuse derrière elle.  

- "De qui parles-tu, petite idiote ?" Demanda Erika sans se retourner. "D'elle ou de lui ? Je te rappelle que c'est à lui que nous devons notre tranquillité. Et qu'il a dû se salir les mains pour ça. Et elle ... Elle, elle sait tout ça ... Elle le comprend. Alors, toi, ne juge pas ce que tu ne connais pas ou alors sors de chez moi."  

 

La serveuse ne répondit pas, baissant la tête. Erika ajouta d'un ton sec :  

- "Allez, termine de nettoyer ici qu'on puisse fermer la boutique."  

 

Pendant ce temps, Kaori maugréait à son partenaire :  

- "Va falloir que tu lèves le pied sur la bouteille, Ryo. Je ne peux pas venir te ramasser comme ça à tous bouts de champs."  

 

Un grondement agacé lui répondit. Elle poursuivit :  

- "Nan, nan, nan, Ryo ! Un jour, il t'arrivera quelque chose ... T'imagine si un de tes ennemis te trouve comme ça ?"  

- "T'as ... peur ... pour moâ ?" grommela Ryo en tentant de bomber le torse.  

- "Peur ?" Kaori hésita avant d'ajouter. "Oui, parfois, tu me fais peur quand tu te mets des mines comme ça."  

- "Meuhhh nan ... Pffff ... Qu'est-ce que ... Hip ! Tu sais ... j'suis pas si bourré qu'ça ..."  

- "Mais oui, bien sûr !"  

- "Si ... j't'assure."  

- "Tu n'as pas bougé d'un poil quand Erika a essayé de te réveiller."  

- "Ahhh çaaaa ... Ca c'était pour qu'tu viennes chercher Vilain Ryo ... Hip ! J'avais envie d'te voir, figure-toi !"  

- "N'importe quoi !"  

- "Si ! C'est la vérité vraie ! J'préfère quand c'est toi qui m'réveilles !"  

- "C'est nouveau, ça ? Ca vient de sortir ? Tu aimes les petites massues pour te remettre les idées en place ?"  

- "J'te mens paaaaas ! Ch'est vrai ! J'aime bien que tu sois la première Hip ! La première chose qu'j'vois l'matin !"  

- "Tsss, tsss, tsss ... Conneries d'ivrognes, ça !"  

- "Pfff ... Non ! C'est mêêêême pas des conneries !"  

- "Stop ! Tais-toi ! Tiens, voilà ... On arrive à la voiture. Appuie-toi là pendant que je cherche mes clefs ..."  

 

Ryo s'adossa au toit de la petite Fiat Panda verte pendant que Kaori fouillait dans ses poches :  

- "Et merde ! Mais où je les ai mises, ces putains de clefs !!!"  

- "Roooo ! Kaoriiii ! C'est pas joli d'jurer comme ça ! Je dirais même ... Hip ... même que c'est Vilain !" Rigola Ryo goguenard, en tanguant dangereusement.  

- "Je les ai !" S'exclama Kaori en brandissant son trousseau, juste avant de se tourner vers Ryo pour le rattraper, in extremis, alors qu'il allait s'étaler sur le trottoir.  

 

Leurs regards se croisèrent.  

Il sourit.  

Elle rougit.  

Il eut un hoquet.  

Elle détourna les yeux, se montrant dédaigneuse pour lui dissimuler sa peine.  

 

Il se redressa et lança, d'un ton très sérieux :  

- "Dis-voir ... Ka-o-ri ... L'est d'quelle couleur, ta culotte ?"  

 

Elle se tourna vers lui, le dévisageant, abasourdie. Il répéta :  

- "Alors ? L'est d'quelle couleur ?"  

- "Non mais ... en quoi ça t'intéresse ?"  

 

Il rit avant d'ajouter :  

- "Au fait ... Culotte ou ... Hip ! Ou tan-gaaaaaaaaa ?"  

 

Kaori serra des poings se faisant presque mal à la main qui tenait son trousseau mais ne répondit pas. Elle s'assura que l'ivrogne tenait plus ou moins bien debout pour déverrouiller la portière passager pendant que Ryo continuait :  

- "Oh ! Laisse-moi deviner ! Je parie que c'est un ... Hip ... Un tanga !"  

 

Puis, il soupira en laissant sa main caresser lascivement la rondeur arrière du jeans de sa partenaire, les yeux brillants, la bouche en cœur et en bavant légèrement :  

- "Oh oui, oui oui ! Roooo ... dis-moi qu'il est rouge !!! Et i's'rait pas en dentelle, des fois ?"  

- "Et celle-ci, elle est en dentelle, aussi ?" Hurla Kaori en l'enfonçant dans le trottoir d'un coup de massue vif et bien placé. "T'as qu'à cuver ici, Crétin ! La prochaine fois, je me déplace pas pour te ramasser à la petite cuillère à six heures du mat' ! Espèce de pochetron dépravé et lubrique !"  

 

Elle claqua vivement sa portière derrière elle et démarra au quart de tour, faisant déraper sa petite voiture, laissant Ryo dans sa prison de macadam :  

- "Ma part'naire .. tu s'ras ma part'naire et j'te regard'rai pas comme une femme. Putain mais quel con !"  

 

Puis il ferma lentement les yeux en souriant :  

- "Quand même ... Hip ! Ca valait le coup ... Vilain Ryo ..."  

 

 

 


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