Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prose

 

Auteur: A. Dust

Beta-reader(s): Cristinampm

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 08-06-21

Mise à jour: 29-06-21

 

Commentaires: 12 reviews

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RomanceHumour

 

Résumé: Juste après avoir vengé la mort de Hideyuki Makimura, Ryo avait promis à Kaori : "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme." Mais jamais il n'avait fait promesse aussi impossible à tenir ... (Passages "lemon")

 

Disclaimer: Les personnages de "Erotikao" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Erotikao

 

Chapitre 3 :: Erotikao 3, la mare aux carpes

Publiée: 22-06-21 - Mise à jour: 22-06-21

Commentaires: Bonjour à toutes et tous ! Merci dans me suivre dans cette petite série .. Où vont nous mener les petits délires érotiques de notre Ryo cette fois ? Dans l'eau toujours ... Une petite baignade, encore ...

 


Chapitre: 1 2 3 4


 

 

 

- "Alors c'est ici que tu t'es vautré dans la flotte ?" Me demande Kaori alors qu'elle se retient d'éclater de rire.  

 

Je regrette immédiatement d'avoir accepté de l'emmener avec moi pour protéger la jeune Yuka à son lycée. Mais il s'agit de la dernière mission en date de City Hunter et Kaori a insisté, précisant de nombreuses fois que City Hunter, c'était Elle-Et-moi. Donc ...  

 

Donc nous voici en train d'arpenter la cour et le parc entourant le lycée de notre écrivaine en herbe. Ces dernières semaines, un fan lui avait adressé des lettres un peu trop explicites pour une jeune fille de son âge et ses deux grandes sœurs avaient joué de leurs charmes pour me faire accepter cette mission sans grand intérêt, à part celui d'allonger sensiblement la liste de dettes de l’aînée, bien sûr ...  

 

Kaori pose ses mains sur les hanches et se penche légèrement pour inspecter la surface de l'eau d'un peu plus près :  

- "C'est un peu froid pour faire trempette, non ?"  

 

Elle fait allusion à ma chute dans cet étang boueux lors de ma première mission de protection de la cadette des Nogami, il y a quelques semaines de ça. Afin de ne pas me faire surprendre par la directrice de l'Etablissement dans l'enceinte même de son lycée, je m'étais planqué derrière un buisson ... et j'avais chu lamentablement dans l'eau ... J'avais tenté de faire sécher mes vêtements, en vain, et j'avais poursuivi, malgré cet inconfort, ma mission de protection.  

- "Je dirais même que c'est un peu vaseux ..." continue-t-elle en plissant le nez, tentant toujours de rester parfaitement sérieuse.  

 

Et, évidemment, il avait fallu que la jeune Yuka relate cette anecdote dans son roman.  

Et, évidemment, Kaori l'avait questionnée, pour ne pas dire harcelée, pour savoir si c'était vrai ou pas, si je ressemblais "à un chien mouillé" (je cite), ou si on voyait quelque chose à travers mon t-shirt, comment étaient mes cheveux, mon pantalon ... et ci et ça ...  

Et, évidemment, quand l'occasion s'est présentée d'aller voir les lieux de cette mésaventure "pour de vrai", Mon Dragon ne s'est pas privée de ce petit divertissement ...  

Et, évidemment, je n'ai pas réussi à l'en dissuader ...  

Evidemment ...  

 

Je soupire en enfonçant les mains dans mes poches, préférant rester silencieux. Je sais qu'une de nos joutes verbales habituelles attirerait beaucoup trop l'attention sur nous mais aussi, et surtout, je sais que je ne ressortirais pas vainqueur. Alors ... A quoi bon ?  

 

Elle se tourne vers moi et me demande le plus sérieusement du monde :  

- "Tu as pu repérer des carpes ?"  

 

Je serre les dents. Elle continue :  

- "Tu sais que certains les mangent, les carpes ?"  

 

Peut-être que si je ne relève pas, elle arrêtera son petit manège exaspérant ?  

- "Il paraît que ça sent la vase, les carpes. Qu'est ce que tu en penses ?"  

 

J'amorce un départ mais elle ne me suit pas. Je me retourne vers elle et l'observe alors qu'elle reste sur le bord de l'étang, une main sur la hanche, une autre sur son menton, faisant mine de réfléchir intensément :  

- "Quoique ... Si j'en manges, je ne pourrais même pas dire si ça sent la vase ou pas puisque je ne sais pas ce que ça sent ... la vase !"  

 

Je soupire. Moi qui pensais qu'en ne disant rien, elle abandonnerait. Naïf que je suis ! Elle claque des doigts et s'exclame :  

- "Mais, oui ! Toi par contre, tu sais, non ? T'as dû en avaler un peu, tu sais quel goût ça a, alors !!!"  

 

Je tente de rester impassible et concentré. Je passe près d'elle en lui signifiant de la main que nous devons continuer notre ronde d'inspection, et là, elle éclate de rire.  

 

Enfin, non, elle n'éclate pas simplement de rire : elle se moque joyeusement de Moi, elle se paie gaiment Ma tronche, elle se fout clairement et ouvertement de Ma gueule. Et pas d'un petit rire retenu, discret, mutin, coquin ...  

 

Nooooon ! Mademoiselle Makimura ne fait pas dans la délicatesse, la dentelle ou la féminité élégante ! Il faut qu'elle éclate d'un rire fort, cristallin certes mais fort, tellement fort qu'il résonne dans mes oreilles. Et elle n'en profite pas pour tourner les talons et passer à autre chose, ce qui préserverait le reste de ma fierté virile, mise à mal par une toute petite chute dans une misérable étendue d'eau brune ...  

 

Nooooon ! Bien sûr que non ! Mademoiselle Makimura s'en tient même les côtes et en pleure de rire ... et va bientôt s'en taper les cuisses, comme je la connais.  

 

Et bien ! Elle va voir ce qu'elle va voir, la Mademoiselle Makimura ! Partenaire de City Hunter ou pas ! Non mais, hé !  

 

Je ne prends pas le temps de réfléchir à mon geste alors que ma main se positionne dans son dos pour donner une impulsion nette et précise, implacable et inéluctable, fatale ...  

 

Elle cesse brusquement de rire et se tourne vers moi pour me lancer un regard étonné, perd peu à peu l'équilibre et même si ses bras moulinent de l'air pour tenter de la rétablir, elle flanche lentement, comme au ralenti ... et puis ....  

 

PLOUFFFF !  

 

Pendant que je m'étouffe de rire, elle surgit de la mare, dégoulinante d'eau vaseuse, rouge de colère, les poings serrés de rage. Elle rugit telle une panthère et se jette sur moi, me faisant tomber sur le sol. Je sais qu'elle essaye de m'entraîner vers l'eau froide et boueuse mais je repousse facilement ses attaques.  

 

Je la maîtrise rapidement en la plaquant sur la sol, les mains empoignant les siennes de part et d'autre de ses épaules et la domine de toute ma force. Je plante mes yeux dans les siens ... Elle me foudroie du regard. Je lui souris, amusé par sa réaction mais aussi étrangement troublé de me retrouver si proche d'elle. Je vois parfaitement les gouttes d'eau rouler depuis les mèches de ses cheveux jusque dans le creux de son cou.  

 

Elle tente de se dégager de mon emprise mais je serre un peu plus mes doigts autour de ses poignets. Elle rugit une nouvelle fois. Curieusement, je le trouve plutôt sexy quand elle est vraiment en rogne.  

 

Et là, je fais une chose parfaitement ridicule, totalement irréfléchie mais qui a le mérite de la calmer immédiatement : je pose mes lèvres sur son front.  

 

Elle se pétrifie soudain et finit par se détendre peu à peu. Sa respiration se fait plus régulière alors que ma bouche reste scellée à sa peau ... froide et humide. Au bout de quelques instants, je finis par me détacher en riant doucement :  

- "Pouahhhh, c'est vrai qu'elle a un goût de vase, cette flotte !"  

 

Je me frotte vigoureusement la bouche en jouant une mine exagérément dégoutée, tout en la regardant. Elle se redresse et me murmure :  

- "T'aurais pu me le dire franchement !"  

- "Hummm ... Je voyais pas comment t'arrêter ! Pis t'étais contente de pouvoir enfin de foutre de ma poire, non ?"  

 

Elle me regarde intensément, comme ça lui arrive parfois et je retrouve cette sensation, à la fois dérangeante et très agréable, qu'elle déchiffre les méandres de mon âme aussi clairement que si elle lisait le journal. Elle finit par rire.  

- "Ouais, ça fait plaisir d'imaginer de temps en temps le grand Ryo Seaba se vautrer comme un type normal."  

 

Nous nous retrouvons assis côte à côte, regardant tous les deux la mare devenue toute brune depuis que la chute de Kaori a remué la boue.  

- "Je ne peux pas rester comme ça ..." Murmure-t-elle tout en passant ses bras autour de ses genoux, dissimulant ainsi son t-shirt mouillé, pour mon plus grand soulagement.  

 

J'ouvre la bouche mais elle me coupe avant que j'ai pu dire quoique ce soit :  

- "Ouais, ouais, je sais, y'a rien à voir chez moi, je ne crains rien, personne ne va me sauter dessus ... Mais, tu vois, j'ai pas tellement envie de choper la crève !"  

- "Hummm ..." Maugrée-je, préférant ne pas contredire sa naïveté et ne pas lui avouer qu'elle ne pourrait pas faire trois pas dans la rue sans se faire sauter dessus par le premier satyre qu'elle croiserait parce que si, si y'a quelque chose à voir et pas qu'un peu !  

 

Je songe alors par devers moi :  

- "Mon Dragon Tentateur est de retour ..." Alors que j'avais réussi à le tenir bien caché, bien sage, ces derniers temps. Enfin, presque sage …  

 

Elle se lève et me fait signe de la suivre. Elle m'entraîne vers un coin que j'avais déjà repéré lors de mon premier passage dans ce parc scolaire. Il s'agit d'une zone protégée par les branches basses d'un immense cèdre bleu, entourée de buissons bas et denses. Cela crée une sorte de petite grotte végétale, totalement à l'abri des regards. J'y entre en baissant la tête car je n'y tiens pas debout, je dois rester à genoux.  

 

Elle lève les yeux vers moi, à genoux elle aussi et me lance de but en blanc :  

- "Déshabille-toi."  

 

Je n'en crois pas mes oreilles et j'en vacillerais presque si je n'étais pas déjà à genoux. Comme je reste bouche bée, elle répète :  

- "Déshabille-toi."  

 

Je lâche enfin un :  

- "Quoi ?"  

- "Dessape-toi ..." Dit-elle en agitant la main, me signifiant ainsi de me presser un peu.  

- "Hééé ..." Puis je reprends peu à peu mes esprits et lui lance avec un sourire de défi, pensant la mettre en rogne : "Tu veux enfin assumer ton côté masculin et te mettre aux caleçons ?"  

 

Contre toute attente, Mon Dragon me répond :  

- "C'est une bonne idée, tiens ... Ton caleçon et ta veste, ça devrait aller. Au moins pour rentrer à la maison." Puis elle me sourit d'un sourire diabolique, tentateur, qu'elle arbore rarement. J'en frissonne presque quand elle ajoute : "Tourne-toi."  

 

J'obtempère tout en sachant pertinemment ce qui allait se passer dans mon dos. Elle va se déshabiller. Elle va retirer ses vêtements mouillés qui lui collent au corps, épousant chaque courbe délicieuse, chaque creux secret que je rêve d'explorer. Je me contorsionne déjà, tentant de dissimuler ma gêne. Oui ma gêne, parce que je sens que mon palpitant s'emballe et que je sais que mon entrejambe peut me trahir à tout moment dans ce genre de situation délicate.  

 

Mais je sursaute en entendant :  

- "Bordel de merde ! Saleté de jeans de mes d*** !"  

 

J'éclate de rire. Moi qui m'inquiète de ne pas pouvoir assumer son déshabillage ! Ca rend les choses plus faciles, si elle se met à jurer comme un charretier ! Je me sens en sécurité : finalement, je vais pouvoir gérer.  

 

Je me retourne pour lui venir en aide, imaginant parfaitement sa difficulté à retirer son pantalon alors qu'elle est trempée. Et là, malgré mon amusement à la voir se débattre avec le tissu mouillé, je dois prendre sur moi pour rester impassible. Je pense :  

- "Ca serait bien, un petit gros mot, là, histoire de faire redescendre le truc ..." Mais bien sûr, elle ne réitère pas ! "Bah, non, faudrait pas non plus que Mon Dragon me facilite la tache, voyons ..."  

 

Je soupire. Je me sens déglutir et mes mains tremblent légèrement alors que cela ne m'arrive jamais, même en plein duel.  

 

Je parviens cependant l'aider à retirer son jeans en évitant de la regarder. Elle a déjà enlevé son t-shirt mais a gardé son soutien-gorge qui aurait pu rester très sage s'il n'était pas mouillé et donc, très collant, un peu transparent et ... froid ... Et ...  

 

Ce qui doit arriver quand une femme a froid ... arrive ...  

 

Et bien sûr, comme le grand nigaud que je suis ne peut pas s'en empêcher, je n'ai pu retenir mes yeux d'aller trainer vers ces petites choses si minuscules mais tellement ... attirantes ... ces deux petit bourgeons qui ne demandent qu'à être flattés, caressés, aspirés, léchés, croqués ...  

 

Une douleur familière me tire de mes pensées et je constate que Mon Dragon Volcanique m'a flanqué une pichenette sur le front. Nos regards se croisent. Je lui souris.  

 

Je m'attends à ce qu'elle se trouble, comme à chaque fois que je la regarde comme ça, à ce qu'elle détourne les yeux en rougissant mais il n'en est rien. Elle me sourit en retour, de ce même sourire diabolique, envoûtant et déconcertant.  

 

Elle se penche vers moi, sans même tenter de me dissimuler sa poitrine et me murmure :  

- "Réchauffe-moi."  

- "Pardon ?"  

- "Réchauffe-moi."  

- "Je ..."  

- "Oui tu as bien entendu, j'ai dit : réchauffe-moi." Elle se penche encore vers moi, s'avançant comme un chat sournois et affamé vers une souris terrifiée.  

- "Je ... Heuuu ..." Je tente de la prendre à contre-pied. "Et comment tu veux faire ça, hein ? Un petit feu de camp en plein milieu du lycée le plus chicos de toute la ville ?"  

- "Hummm ... Mouais, ça ferait mauvais genre, la fumée, tout ça ..." Elle s'avance vers moi à quatre pattes et je me retrouve assis, la regardant s'avancer inéluctablement vers moi. "Surtout qu'on ne sait jamais ... un feu, ça peut tout embraser, n'est-ce pas ?"  

 

Je reste pétrifié pendant que ses mains prennent appui de part et d'autre de mes jambes et qu'elle s'approche de plus en plus de moi :  

- "C'est toi qui m'a balancée dans cette eau glacée ... Va falloir en assumer les conséquence, Môsieur Le Joli Cœur ... Vilain Ryo ... C'est très très vilain ce que tu m'as fait, tu sais ?"  

 

Elle passe sa langue sur ses lèvres entrouvertes et chuchote :  

- "Je suis certaine que tu connais des façons très efficaces de me réchauffer ..."  

 

Je me recule autant que possible, mais assis sur le sol, je ne parviens pas à m'éloigner suffisamment pour me soustraire à la puissance de son regard. Enfin .. je ne parviens pas ... Je ne suis pas certain d'essayer de toutes mes forces, non plus ! Faut dire qu'elle est quand même hypnotisante, comme ça ... en sous-vêtements mouillés, la peau brillante, couverte de chaire de poule, pâle et frissonnante, les cheveux trempés qui pleurent encore de minuscules gouttelettes mais tellement ... tellement ... sûre d'elle ... déterminée .. que j'en reste ... Sur le cul ... Littéralement.  

 

Elle s'éloigne de moi brusquement en s'agenouillant à nouveau et tend une main autoritaire vers moi :  

- "Ta veste."  

 

Je la retire sans même essayer de discuter et lui remets le vêtement. Elle la pose sur ses épaules, puis, passe ses mains dans son dos et dégrafe son soutien-gorge. Elle le laisse tomber entre ses mains d'un petite roulement d'épaules avant de le poser délicatement à côté d'elle et d'enfiler les manches de ma veste. Je m'attendais à ce qu'elle serre les pans autour d'elle pour me dissimuler sa poitrine mais il n'en est rien. Au contraire. Elle la laisse ouverte.  

 

Bordel de merde ! C'est qu'elle est sacrément sexy comme ça, juste en petite culotte, perdue dans Ma veste trop grande.  

 

Elle relève la tête et me lance un regard chargé de défi.  

- "Ta veste ne suffit pas à me réchauffer."  

 

Et elle s'avance à nouveau vers moi, tel un chat. Et moi, pauvre petite souris, je me laisse faire, parce que je reste fasciné par sa poitrine.  

 

Elle rit tout en se mettant à califourchon sur moi et sa bouche s'approche inexorablement de la mienne. Elle l'effleure doucement, délicatement et je sens son souffle caresser mes lèvres quand elle me murmure :  

- "J'ai besoin que tu me réchauffes."  

 

Je n'arrive plus à respirer, j'ai chaud, j'ai froid, je tangue, je transpire, je ne peux pas parler. Mes doigts sont comme engourdis, mes jambes me paraissent lourdes et j'ai l'impression que je vais m'enfoncer dans le sol, tellement mon corps me pèse. La seule chose que je parviens à faire, c'est la regarder, pétrifié. Je n'ose même pas essayer de prendre possession de ses lèvres.  

 

Elle se contente de sourire et ne concrétise pas notre baiser. Elle laisse glisser ses lèvres sur ma joue, partant butiner la petite zone juste en dessous de mon oreille. Puis elle embrasse mon cou, descend jusqu'à la clavicule.  

 

Je reste complétement immobile, ne sachant quoi faire. Je n'ose pas ... embrasser une femme ! J'aimerais me secouer mais je reste toujours de marbre. J'arrive cependant à articuler pitoyablement :  

- "No... non ... S'il te plait ..." J'aimerais ajouter : "Pas comme ça, pas ici, laisse-moi reprendre mes moyens, laisse-moi te charmer, t'embrasser, te caresser, te goûter, te conquérir ..."  

 

Mais mes mots se perdent dans le labyrinthe de mon esprit et c'est encore pire quand elle revient me chuchoter à l'oreille :  

- "Non, Ryo ne te refuse pas à moi, s'il-te-plait. Ne fais pas ça."  

 

Elle m'embrasse dans le cou tout en susurrant :  

- "Tu me dois bien ça. Pour te faire pardonner d'avoir été si Vilain."  

- "Ka ... o ... ri ... Attends ... On peut pas ..." sont les seuls mots que je parviens à aligner.  

- "Si ... Bien sûr que si qu'on peut. Personne ne nous voit. On est seuls. Donc, on peut. Et je te jure que je serais discrète. Tu n'auras qu'à plaquer ta main sur ma bouche juste avant de me faire ..." Elle marque une pose et revient me chuchoter tout contre mon oreille : "... jouir."  

- "Non ..." dis-je dans un souffle. "City Hunter ... impossible ... partenaires ..."  

 

Elle se redresse, me sourit de nouveau de ce sourire si déconcertant, pose ses mains froides sur mes joues brûlantes et se rapproche de moi au point de toucher la pointe de mon nez avec le sien. Elle plonge ses yeux dans les miens et me dit :  

- "Je te promets que nos demains seront semblables à nos hiers et à nos avant-hiers et à nos avant-avant-hiers. Je te le promets. Tout redeviendra comme hier. Ca ne changera rien entre nous."  

 

Je hoche la tête, pas très convaincu que ça soit une si bonne idée, même si je suis séduit par la perspective de faire l'amour avec elle sans qu'il y ait de conséquence sur notre partenariat ou notre relation de confiance, sans engagement d'aucune sorte par la suite, tout ça, tout ça !  

 

Surtout que j'en ai souvent rêvé, faut que je sois honnête, aussi ! S'il y a bien une femme à qui j'ai fait l'amour de nombreuses fois, dans quasiment toutes les positions physiquement possibles et dans tous les endroits imaginables, c'est bien Mon Dragon Volcanique ! Mais tout ça est bien entendu resté dans ma tête parce que :  

- "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme."  

 

Je trésaille quand elle plonge alors à nouveau vers mon cou, qu'elle butine sans hésitation, mordillant de temps en temps mon oreille, jouant sur ma peau avec sa langue de façon diabolique. Elle ajoute :  

- "Ne te refuse pas à moi, s'il-te-plait. Fais-moi plaisir pour une fois ... Alleeeez, Ryo, réchauffe-moi"  

 

Putain, je suis foutu !  

Ca y est.  

J'ai terriblement envie d'elle.  

Je bande.  

 

Oui, je ne suis malheureusement plus capable de quoique ce soit d'autre. Tout le reste de mon corps ne répond plus à mes ordres, je n'arrive toujours pas à bouger un doigt, mes pieds restent cloués sur place, je n'ai pas profité que ses lèvres frôlaient les miennes pour l'embrasser, j'ai même du mal à respirer mais ... je bande ! Tout le reste est "out", mais ça, par contre, ça fonctionne nickel ! Alors que ce n'est pas du tout ce qui devrait se passer, c'est comme si j'avais signé mon arrêt de mort.  

 

Je suis foutu ...  

 

Si je pouvais, j'en rirais presque : je reste pétrifié mais je bande !  

Et comme elle est assise sur moi, elle remarque mon envie d'elle.  

Et comme elle l’a remarqué, elle gagne en assurance.  

Et comme elle est sûre d'elle, elle ose aller plus loin.  

Et là ... je suis encore plus foutu que foutu.  

 

Ses doigts froids passent sous mon t-shirt et caressent mon ventre, dessinent les pourtours de mon nombril, effleurent la peau de mon dos, palpent mes pectoraux puis ils s'attaquent à la boucle de ma ceinture, descendent la fermeture éclair du pantalon pendant que je reste tétanisé. J'en frissonne tellement que je claque presque des dents.  

 

Et puis, mon souffle se bloque.  

Elle a saisi mon sexe tendu entre ses doigts.  

Je n'arrive pas à bouger.  

Elle se penche.  

Je suffoque.  

Son visage s'approche de mon membre impatient.  

J'ai chaud.  

Ses lèvres s'ourlent délicatement autour de mon sexe, l'entourant de chaleur satinée.  

Ma vue se trouble.  

Elle libère ma virilité de son emprise.  

J'ai froid.  

Elle revient à la charge et m'attrape à nouveau.  

Putain que c'est bon.  

Je fonds.  

J'ai l'impression de me liquéfier, de disparaître en m'enfonçant dans le sol.  

 

Je suis foutu.  

Foutu.  

Foutuuuuuuuuuu ....  

 

Je m'éveille en sursaut dans mon lit, le cœur battant, le corps couvert de sueur. Je grelotte et pourtant je crève de chaud.  

Je regarde autour de moi. Je suis dans ma chambre, couché dans mon lit.  

Je prend une grande inspiration et me frotte les yeux. Les images oniriques s'étiolent lentement et la réalité reprend forme, se redéfinit, épouse à nouveau ses limites rassurantes.  

 

Kaori n'est jamais tombée dans la marre. Rien de tout ça n'est arrivé ailleurs que dans ma tête. Yuka est toujours en danger mais c'est parce que cette affaire n'est pas encore terminée. Nous ne savons toujours pas qui se cache derrière la menace.  

 

C'est moi qui me suis retrouvé dans la flotte et pas plus tard que hier midi, à l'heure du déjeuner. Du coup, je suis rentré avec un rhume de tous les diables.  

 

Je porte la main à mon front : chaud.  

 

C'est là que je remarque que Kaori est appuyée sur le bord de mon lit, la tête reposant sur ses bras repliés. Je ne peux m'empêcher de sourire en voyant qu'elle a sorti tout l'attirail de lutte anti-fièvre : eau fraiche, linge, thermomètre, aspirine, bouillon.  

- "Elle m'a veillé toute la nuit ..." murmuré-je avant de penser : "J'espère que je n'ai pas parlé dans mon sommeil."  

 

Je me lève aussi silencieusement que possible. Je dépose une couverture sur Mon Dragon Bienfaisant et file dans la salle de bain. Mon corps courbaturé et couvert de sueur poisseuse réclame une douche. Chaude d'abord et je baisse peu à peu la température.  

 

La fièvre se dilue lentement et je retrouve presque totalement mes esprits mais je ne peux m'empêcher de songer à mon délire chimérique et érotique.  

- "Nos demains semblables à nos hiers et à nos avant-hiers et à nos avant-avant-hiers ... Pfff, t'es allé pêcher ça où ? Dans une mare à carpes d'un lycée huppé ?" Maugrée-je sous l'eau. "Et ben, Saeba, la fièvre te réussit vraiment pas ! C'est quoi ces guimauveries de gonzesse, sérieux ? Nos demains semblables à nos hiers ..."  

 

L'eau fraiche ayant réussi à faire baisser temporairement ma température corporelle, je sors de la douche et m'essuie vigoureusement. Je m'habille rapidement et descend dans la cuisine, cherchant à satisfaire un besoin essentiel : soulager mon estomac qui crie famine.  

 

En descendant les escaliers, je songe encore à cette phrase idiote que Kaori a prononcé dans mon rêve mais qui sort indubitablement de mes neurones dérangés :  

- "Nos demains seront semblables à nos hiers ... N'importe quoi ! Suis même plus sûr d'en avoir envie, maintenant tiens. Bah oui, quoi ? C'est de la torture de goûter ce genre de choses une seule fois et de jamais remettre ça."  

 

Je sursaute, surpris par mes propres pensées et marmonne :  

- "Non, non, non, non, suis l'Etalon de Shinjuku, moi, pas le genre qu'on attache ou qu'on fidélise ... Non mais et puis quoi encore ? Avec combien de nanas est-ce que j'ai fait ça sans qu'il y ait de suite, hein ?"  

 

J'essaie de dresser mentalement une liste non exhaustive de mes conquêtes pour répondre à cette question mais je perds le compte et je conclus, fataliste mais ô combien réaliste :  

- "Vais virer fin fou, moi, à force ... Faut à tout prix que je me rentre dans le crâne que c'est ma partenaire. Pas une femme. Ma partenaire. Point final."  

 

***  

Quelques instants plus tard, assis à la table de la cuisine, Ryo tentait d'échapper au thermomètre menaçant de Kaori, tout en râlant exagérément sous le regard affligé de Yuka qui n'en perdait pas une miette :  

- "Mais puisque je te dis que j'ai plus de fièvre ! C'est juste un tout petit rhume de rien du tout !"  

- "Et t'es médecin ? Ou un thermomètre peut-être ?" Répliqua sèchement Kaori, les mains sur les hanches.  

- "Je ..."  

- "Allez, ouvre la bouche !" Insista-t-elle et il finit par obtempérer devant son regard autoritaire.  

 

Ryo croisa les bras sur sa poitrine, boudeur et Kaori en profita pour lui introduire le thermomètre dans la bouche.  

- "Voilà ... y'a qu'à attendre et on sera fixés. Mais, je te préviens, si tu as plus que 37,5, c'est moi qui assure la sécurité de Yuka aujourd'hui."  

- "D'accord." grommela Ryo.  

 

Elle se tourna vers lui, surprise :  

- "Comment ça, d'accord ? Tu n'argumentes pas plus que ça ?"  

 

Il secoua la tête et zozota, gêné par le thermomètre qui dépassait de sa bouche :  

- "Non, non, tu as raichon. Ap'ès tout, on est part'naires, non ?"  

 

Elle le dévisagea, visiblement touchée :  

- "Heuu ... oui, c'est vrai, on est partenaires."  

- "Alors, ch'est bon. Chi z'ai enco'e de la fièv'e, je 'etou'ne au dodo, p'omis, part'naire."  

 

Et enfin, le "bip-bip-bip" du thermomètre annonça la fin de l'attente. Kaori saisit le petit objet blanc et inspecta l'affichage digital, les yeux écarquillés :  

- "Trente-cinq degrés virgule deux ..." Souffla-t-elle avant de songer : "Pas possible, c'est un vrai lézard !"  

 

Ryo se leva, avala discrètement le glaçon auquel il devait sa soudaine guérison et s'exclama, sûr de lui :  

- "Je te l'avais bien dit ! Tout va bien !"  

 

Il se dirigea vers la porte, Yuka sur les talons tout en songeant :  

- "Oui, oui, tout va bien ... tant que Vilain Ryo n'a pas de fièvre et que Mon Dragon Volcanique reste sagement à la maison, tout ira bien."  

 

 

 


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