Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prose

 

Auteur: souben

Beta-reader(s): Libellule

Status: En cours

Série: Cat's Eye

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 25-12-04

Mise à jour: 01-08-05

 

Commentaires: 18 reviews

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General

 

Résumé: Alors, comme on dit il y a une première fois à tout, et bien là c'est ma première fanfiction.
Pour trancher aussi par rapport aux autres fanfictions, j'abuse du dialogue, pour donner un tempo vif et plaisant à l'histoire.
On peut voir cette fanfiction comme une fin alternative au dessin animé, une sorte d'épisode 74 en somme.
Juste un petit mot pour terminer : Bonne lecture à toutes et tous

 

Disclaimer: Les personnages de "Un nouveau départ" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.
Pour éviter certains désagrements avec les noms des personnages, voici une correspondance ( VO => VF/VI)
Rui => Sylia/Kelly
Hitomi => Tam/Sheila
Ai => Alex/Tati
Nagaishi => Durieux/Marloss
Kacho => Chef Bruno/Capo
Toshio => Quentin/Matthew
Mitsuko => Assaya/Alice

 

Astuces & Conseils

Comment compter le nombre de mots dans mon chapitre?

 

On peut le faire dans Microsoft Word. Allez dans Outil ...

Pour en lire plus ...

 

 

   Fanfiction :: Un nouveau départ

 

Chapitre 4 :: Plus blanc que neige...

Publiée: 01-08-05 - Mise à jour: 01-08-05

Commentaires: Un grand merci à Libellule, pour sa fidélité et m'avoir remis dans le droit chemin.
Merci aux lectrices et lecteurs fidèles à cette fanfiction, ayant fait une pause de six mois. Mais passons aux choses sérieuses, qu'y a t'il dans ce chapitre :
Nos deux nouveaux policiers vont essayer de faire des misères à notre petit Toshio, ce dernier leur donnera une leçon en retour ; une explication entre Rui et Hitomi ; et pour finir une petite crise de Kacho. Bref de l'action, de l'humour, et des retournements de situations
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Asahi est un vrai journal publié au Japon.
Comme NJ l'a déjà mentioné sur l'un de ses sites, les étages, au Japon, commencent à partir du premier étage, correspondant à notre rez-de-chaussée français.
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Bonne lecture à toutes et tous...

 


Chapitre: 1 2 3 4


 

Alors voyons si mes repérages sont bons et d'après mes informateurs, c'est l'immeuble en face du quai numéro 3 qu'il me faut et je prends celui de gauche. C'est le seul qui est inoccupé mais il y a encore du courant électrique dedans, au pire je me branche sur un lampadaire…C'est celui là, je vais prendre l'appartement au troisième qui fait le coin, cela sera parfait. Etrange cette voiture, elle est trop propre, cela fait quelques instants qu’elle est là, le moteur est chaud. Remarque Toshio en tâtant le capot du véhicule.  

 

— C'est Toshio au téléphone, t'es là Mitsuko ?  

— Mochi mochi Toshio ! Qu'est ce qui se passe ? Un problème ?  

— Peut-être tu peux vérifier une plaque d'immatriculation pour moi ? J'ai comme un affreux doute !  

— Vas-y, donne ! sais-tu que nos futurs compères ne sont pas encore arrivés et d'habitude ils sont à l'heure, c'est quoi ta plaque ?  

— 7-90-69 Tokyo, et pour info c'est un Nissan 350Z gris, c'est un modèle sport pas courant.  

— Alors là Toshio, je confirme tes doutes, la voiture est immatriculée au nom de "Wesson Ballet".  

 

— Quoi ! ils sont pire que moi, ils auraient pu au moins prendre une voiture de location, ils auraient pu brouiller les pistes…  

— Non Toshio, car une voiture de location ça se repère trop facilement, personnellement, j'aurais changé les plaques de ma voiture avec une voiture déclarée "épave", là on avoisinerait la perfection.  

— D'accord, merci pour l'info, ces bakas risquent de compromettre ma planque, faut que je me débarrasse d'eux au plus vite. Après avoir repris son souffle, il rajoute : Tu peux prévenir Tetsuo du Asahi, en lui disant que j'aurai un petit quelque chose pour lui.  

 

— Qu'est-ce que tu vas faire Toshio ? T'as bien changé, depuis l'annonce de ce renvoi ! Tu prends de plus en plus de liberté !  

— Mitsuko, quand on me cherche on me trouve je vais les ridiculiser pour de bon. On va bien rigoler, et là je suis sûr de mon coup, j'aime pas les sangsues !  

— Je préviens le chef ou pas ?  

— Oui si tu veux, et je sens qu'il va bien rire, lorsqu'il verra le résultat.  

— Pas de problème.  

— Merci, et n'oublie pas Tetsuo !  

— Pas de soucis, cela sera fait, bonne surveillance !  

— Bonne journée au bureau.  

 

************
 

 

— Smith, il est là, il parle au téléphone avec je ne sais pas qui, de plus il a tourné autour de ma voiture !  

— Et alors ! Pense un peu pour une fois, s'il veut donner des tuyaux à Cat's eye comment veux tu qu'il fasse ? Au commissariat, il partage le bureau avec Mitsuko et son chef, il se serait déjà fait prendre. Chez lui, trop risqué aussi ! Le seul endroit où il est seul c'est quand il fait ses planques, on n'a qu'à le suivre et l'observer, on verra de quoi il en retourne.  

— D'accord Smith !  

— Et oui Wesson, par contre, je me demande ce que Toshio transporte dans son sac, il doit faire au moins quarante ou cinquante litres et il est prêt à déborder.  

 

— Arrête de te poser des questions et regarde, il rentre dans un immeuble abandonné, on le suit ou pas ?  

— Non pas encore, il pourrait nous voir et puis on sait pas s'il va s'établir là-dedans ou s'il fait une diversion.  

— Bien Smith, dans le premier cas, on le verra s'agiter et on connaîtra l'appartement dont il a pris possession.  

— Tu vois quand tu veux tu peux Wesson.  

— Très drôle, tiens y'a du mouvement au troisième.  

— Exact, si Toshio prend le troisième, on prend le second, car le premier, de plein pied, on va se faire surprendre par le premier passant.  

— Je te suis, je fais les paquets, on va les chercher dans ta voiture pour ne pas éveiller les soupçons avec la mienne.  

— Oui.  

 

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Bon alors, j'ai pris le troisième, comme ça j'oblige à "Smith & Wesson", à prendre le second, ainsi je pourrai les observer sans qu'ils s'en rendent compte. C'est parti pour la mission "trous dans le plancher" et en même temps, je vais bien voir s'il y a du courant comme me l'a confirmé mon indicateur, et ensuite installation classique.  

 

Après avoir fait des trous dans le sol avec la perceuse, à l'occasion il constate comme prévu que l’électricité fonctionne, il installe tout son matériel d'écoute et le temps de se préparer une soupe instantanée grâce à une bouilloire, il met des morceaux de ruban adhésif noir sur tous les voyants lumineux de ses appareils électriques, pouvant trahir sa présence.  

 

Une fois fait, il bricole une porte, en la transformant en brancard, et il monte les roues en caoutchouc pour pas faire de bruit lors de ses déplacements. Toshio met en place une caméra grand angle, qu'il insère dans le plancher, histoire de filmer la pièce juste en dessous de lui. Une fois tout branché, il s'allonge sur son brancard rendu confortable grâce à la pose d'un matelas à eau. Tout en mangeant sa soupe, la caméra du plancher diffuse de drôles d'images.  

 

************
 

 

— Wesson, pourquoi on a pris le second alors que Toshio est au troisième, c'est pas clair, il nous force l'occupation du second ! Pourquoi pas avoir pris le quatrième ?  

— Smith, je crois comprendre, il a dû supposer qu'on prendrait le quatrième pour l'observer, donc il a dû se préparer en conséquence. Suite à une légère pause, il rajoute : Hors en prenant le second, on devine son but, se doute-t-il qu'on va l'observer du second ! On va lui tendre un piège, alors qu'il croit nous en tendre un ; "Le piégeur piégé" !  

— où t'est venue cette idée Wesson ? Mais bon si cela peut aboutir, au moins on sait à quoi s'en tenir dans ce cas avec Toshio. On sait qu'il nous observe de manière sûre, à nous d'agir en connaissance de cause. De plus en cas de grabuge on peut partir plus vite que si on était au quatrième.  

— Oui, mais on fait quoi en attendant ?  

— S'il établit un point d'observation ici, il y a une bonne raison, ouvrons les yeux. Etrange cette pièce permet une vue sur les quais et sur les docks, Toshio veut surveiller du fret et les personnes qui sont autour.  

— Bon, j'installe les micros au plafond et toi les lunettes pour l'extérieur.  

 

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Ils sont pitoyables, je sens que cela va être plus simple que je ne l'aurais cru. Bon alors la recette pour le gaz soporifique, le Watanabé m'a dit deux pastilles pour un litre d'eau pour une pièce de vingt mètre cubes et de verser le liquide le long d'un mur pour pas attirer l'attention. Bon je vais préparer la solution pour cette après midi.  

 

Durant la matinée, Toshio, silencieux, observe les quais et la rue adjacente de l'immeuble, il remarque un garçon désœuvré jouant avec une bicyclette plus que réparée de toute part, et il se dit :  

 

Ce gamin va m’être d'un grand secours pour mes sangsues de policiers, j'aurais même pas besoin de sortir pour prendre les photos. Dire que Smith & Wesson n'ont même pas pris de nourriture pour se ravitailler, tôt ou tard, ils vont sortir et prendre la voiture de Wesson car elle est trop voyante dans le quartier. Tiens, il est 14 heures, le moment de faire la sieste mes amis. En disant cela Toshio verse à travers un trou dans le plancher un étrange gel gris clair.  

 

Quelques minutes plus tard, constatant que les deux hommes du second ronflent à cœur joie. Toshio sort de l'immeuble avec un sac en papier sous le bras, contenant le kit complet spécial "farine" pour voiture, fourni par Watanabé.  

 

************
 

 

Notre cher policier constate avec joie que l'enfant est toujours dans la rue, seul en train de faire des figures avec son vieux vélo.  

 

— Hé ! Dis donc petit, tu te débrouilles bien pour ton âge !  

— Merci bien monsieur, et d'abord quand on est poli, on dit bonjour, bonjour monsieur !  

— C'est vrai… Désolé Bonjour champion ! Mais si tu veux progresser, il te faudrait autre chose comme engin tu ne crois pas ?  

— Si, mais ma famille est pauvre, mes parents ne peuvent pas m'acheter de vélo.  

— D'accord, écoute ! cela peut s'arranger si tu veux.  

 

— Comme ça ? T'as pas la tête d'un yakusa et t'es pas du quartier, t'es flic ou quoi ?  

— Dis moi, t'es bien perspicace pour ton âge toi ! Alors écoute, il te suffira juste de prendre des photos avec cet appareil jetable et de les apporter à une personne de la rédaction de Asahi, ensuite je te promets que tu auras un vélo digne de ce nom.  

— Et je dois prendre quoi en photo ? Je ne veux pas mon nom chez les flics moi !  

— En fait je ne sais pas comment tu t'appelles. Et ce qui est à prendre en photo, c'est simple, dans deux heures, il va y avoir deux hommes qui vont partir d'ici dans la voiture de sport grise derrière moi, je voudrais juste que tu les prennes en photo une fois qu'ils auront démarré. Et ensuite tu files à Asahi.  

— Je vois, le "baptême à la farine".  

— Bien vu, tu pourrais faire un bon détective privé !  

 

— Hé ! mon tuteur a été un bandit de haut vol "le merveilleux fou volant" tu connais ?  

— Oh que oui, trop même ! Dis tu peux surveiller la rue pour moi, je dois installer la farine.  

— Pas de problème, mais les photos c'est un job, le tour de garde en est un autre !  

— T'es bien le petit du "fou volant", aussi dur en affaire.  

— T'as l'air de bien le connaître.  

— Disons que j'ai été parmi les effectifs pour tenter de l'arrêter.  

— Ah oui, ça m'arrange car on m'a dit qu'il est mort durant une course-poursuite avec la police, il est mort comment ? D'une balle ?  

 

— Pourquoi cette question ?  

— Car c'était mon tuteur, et s'il s'est fait descendre, seuls les grands flics peuvent mettre hors jeu les grands bandits. De plus j'aimerais bien quitter le milieu et ne plus me présenter comme le fils du "merveilleux fou volant".  

— Alors pour ta gouverne, ton tuteur, personne n'a réussi à l'avoir !  

— Mais il est mort quand même !  

— Il était âgé, et quand il a sauté de la tour de Tokyo pour nous échapper, en l'air il a eu une crise cardiaque. Une belle mort pour un voleur de son rang, mourir dans sa passion… Paix à son âme.  

— Mais alors tu veux dire qu'il a toujours mis en échec la police, jusqu'à sa mort !  

— Ça tu peux le dire, tout comme Cat's eye qui me fait faux bond, à la fin du mois je suis viré des forces de l'ordre. Est-ce que je pourrais compter sur toi en tant que collaborateur ?  

— Merci pour les infos, et puis après tout pourquoi pas, je suis déjà un de tes alliés, tu m'as confié deux tâches déjà, alors même salaire à chaque fois !  

— On verra.  

 

Une fois les explosifs mis et branchés sur le contacteur, la farine disposée dans les conduits d'aération, Toshio repart dans sa cachette en adressant un sourire complice à l'enfant, et en lui tendant un appareil photo jetable.  

 

— C'est bien, mais je le donne à qui l'appareil à Asahi une fois les photos prises.  

— C'est marqué au dos assistant !  

— Je sais pas lire ! On est nombreux alors je travaille le matin et le soir pour aider les finances de la maison…  

— Mais c'est illégal ! T'es trop jeune pour travailler !  

— Je suis trop jeune aussi pour mourir dans la rue, tu crois pas !  

— Bon alors, il faut le donner à Tetsuo de la rubrique "faits divers".  

— Ca marche.  

— Pas de problème ! maintenant c'est à moi de jouer.  

 

Toshio regagne sa planque, installe un ballon rempli d'eau sous sa fenêtre, met en forme sa poupée gonflable, fixe au cou de l'humanoïde une corde et place l'ensemble de manière intelligente.  

Une fois tout préparé, il se remet sur son brancard, jette un œil sur l'écran filmant la pièce en dessous de lui, et voit les deux policiers encore endormis. Machinalement, il prend ses jumelles et regarde la mer au large du port, puis l'enfant à la bicyclette et s'embêtant un peu, fixe l'immeuble en face et surpris, il se dit à lui même :  

 

Mais que fait Rui en face avec des jumelles ? Pourquoi elle m'observe, je lui demanderai plus tard.  

 

************
 

 

Dans la bâtisse en face de Toshio.  

 

— Tu sais Hitomi, ton Toshio, est de plus en plus malin, cela va nous compliquer la tâche.  

— Justement puisqu'on est toutes les deux, parlons de lui, pourquoi tu t'acharnes sur lui ?  

— Comment ça ?  

— Fait pas l'innocente, tu lui fais des avances sous mon nez, c'est mon fiancé, pas le tien, et cela se prête pas !  

— Quel dommage, quel gâchis, cela m'aurait pas déplu de continuer dans cette voie.  

— Rui !  

— Oui ?  

— Tu peux très bien te trouver un amant, plus facilement que tu ne le crois.  

— Tu penses, j'ai le choix entre deux catégories d'hommes, ceux qui pensent qu'à satisfaire leur libido en voyant mon corps ; ceux qui pensent qu'étant tellement belle, je suis déjà mariée, et de ce fait je suis intouchable pour eux. Rompant un silence lourd, Rui enchaîne : Dans les deux cas, je suis seule. Désolé mais, il n'y a qu'avec Toshio que je me sens bien. Il me considère comme je suis sans a priori, ni désir quelconque. De plus, je crois même qu'à ses yeux, je ne lui sois pas si indifférente.  

— Tu dis quoi là Rui !  

 

— Ecoute Hitomi, regarde bien la situation, inexpérimenté comme il était à l'époque, j'étais un poisson trop gros pour lui ; Ai trop jeune, il a dû procéder par élimination, pour rester avec nous trois.  

— Rui ! Arrête de jouer avec mes nerfs, sinon je vais me fâcher. Et même si c'est ça, je n'y crois pas, pourquoi tu fais ça ?  

— Hitomi, je ne le fais pas pour m'amuser, je ferai tout pour votre bonheur, je me suis faite une raison, mais c'est mon côté maternelle qui remonte, je considère Toshio comme un fils, un frère, et en ce moment il a besoin de soutien. Sache une chose, quand cela va mal, tu fuis, le mariage c'est pour le meilleur et le pire.  

— Quoi ? Juste du soutien vis-à-vis de lui, tu aurais pu me le dire, mais si Toshio t'intéresse autant pourquoi ne pas me l'avoir pris dès le départ ?  

— Car Toshio me voit comme un substitut de sa mère. Et des relations sur ces bases ne mènent à rien. Un psychologue a écrit cette phrase : "tout homme doit réussir à remplacer dans son psychisme la figure aimée de la Mère par une femme réelle, et non à réaliser un fantasme d'inceste avec la mère à travers une autre femme" [Alexandro Jodorowsky ; 2000]  

 

— Ce qui veut dire Rui ?  

— Que je suis le miroir de sa mère et toi sa vraie femme ! Alors fonce !  

— Tu vas loin là ! Tu peux me réexpliquer, s'il te plait ?  

 

— Attends, dans pas longtemps, il va y avoir du spectacle. Tu vas bien rire, passe le bonjour à Hitomi, on se retrouve au café.  

— Qu'est-ce que tu dis Rui ?  

— Désolé, je lisais sur les lèvres de ton cher et tendre de l'appartement d'en face.  

— Quoi ! Tu débloques ! Tu veux dire qu'il nous a vues !  

— Je te l'ai dit, il y a deux minutes à peine, t'écoutes rien petite sœur ! En tout cas ne te montre pas !  

— Pourquoi ?  

 

— Il y a deux heures, il a parlé avec le gamin dans la rue et il a bricolé quelque chose sur une voiture, alors attendons la suite, ne bougeons pas, c'est plus sûr.  

— Tu penses qu'il va faire quoi ?  

— Attends, il m'adresse un autre message. Regarde en bas, il y a Smith & Wesson, c'est pire que des morpions, je vais les ridiculiser à vie, reste là où tu es, car il pourrait y avoir du grabuge.  

— Je réponds quoi Hitomi ?  

— Tu le connais aussi bien que moi, dis lui "d'accord".  

— C'est bon le message est passé, au fait Hitomi, la poupée gonflable qu'il a achetée, c'est pas pour ce que tu crois, il va s'en servir à usage professionnel.  

 

— Hein ?  

— Je t'expliquerai, en tout cas, il y a du mouvement dans la pièce sous Toshio !  

— Qu'est-ce qui se passe ?  

— Je ne sais pas, mais j'arrête l'observation, ça bouge.  

— Flûte, on s'en va ?  

— Non ! Et puis faut que je trouve une excuse de ma présence ici pour Toshio, car il va me poser des questions. Alors réfléchissons à deux, cela fera passer le temps.  

— T'as qu'à lui dire que t'es là car tu dessines les mouettes au large, et par curiosité t'as regardé en face, point barre.  

 

************
 

 

Au second étage de l'immeuble de Toshio.  

 

— Wesson ! Tu vas te réveiller ? Dit Smith tout en le secouant.  

— Quoi Smith ? Tu peux pas faire un peu moins de bruit, j'ai le cerveau en compote là …  

— Toi aussi, c'est louche ça, ç'est un coup de Toshio ! T'as quelle heure là ?  

— 16 heures environ pourquoi ?  

— Hein ! On a dormi pas loin de deux heures, c'est pas normal, il a trouvé un moyen pour nous endormir.  

— Tu penses ? Et comment il aurait fait à ton avis ?  

— Je ne sais pas, regardons à l'extérieur et on avisera.  

— D'accord Smith.  

 

— Wesson ! Y'a un pendu à la fenêtre, on dirait une femme.  

— Tu divagues, y'a que Toshio au dessus de nous.  

— Je sais, mais regarde par toi-même.  

— Mince t'as raison faut regarder de plus près.  

 

Smith & Wesson ouvrent la fenêtre, se penchent vers le corps et sont étonnés.  

 

— C'est quoi ce délire, une poupée gonflable…  

 

A peine ont-ils terminé leur phrase qu'ils reçoivent sur la tête une quantité non négligeable d'eau sur eux.  

 

— Et ça Wesson, tu crois que c'est juste pour qu'on se réveille ou pour qu'on attrape froid ?  

— J'en sais rien, en tout cas on ferait bien de partir Smith, ton idée de surveiller Toshio par le bas est un échec.  

— Allez, on s'en va Wesson, on prend ta voiture, on ira plus vite.  

— Exact !  

— Bon tu fais quoi là ?  

— Mais j'arrange un peu !  

— Non tu laisses tout on retournera plus tard récupérer les affaires.  

 

Bien installé dans le coupé de Wesson et encore trempé d'eau, Wesson met le moteur en route. Dans la seconde qui suit, un gros bang rompt le silence du quartier, et un nuage blanc envahit tout l'habitacle de la voiture.  

Smith & Wesson sortent précipitamment de la voiture en jurant et tout en se débarbouillant les yeux, ils se font mitrailler en photo par un garçon en bicyclette.  

 

— Et toi là, pourquoi tu nous prends en photo.  

— Désolé messieurs, j'ai une course à faire, à plus.  

— Purée on s’est fait avoir comme des débutants !  

 

************
 

 

— Qu'est-ce qui se passe Rui ?  

— Rien Hitomi, il s’agit juste de Toshio qui a décidé de transformer Smith & Wesson en bonhomme de neige. Et on peut dire qu'il a réussi.  

— Je ne te suis pas ! Cela a un rapport avec sa discussion avec ce gamin dans la rue.  

 

— Oh que oui ! Après avoir endormis nos deux pseudos-policiers, Toshio a simulé une pendaison pour les attirer dehors dans le but de les tremper d'eau. Continuant son explication : Pendant leur sieste forcée, il a piégé leur voiture de farine.  

— Et que vient faire le gamin là dedans ?  

— Pour prendre des photos et les apporter quelque part…  

 

— J'y pense Rui, il a toujours gardé contact avec un membre du club de photo devenu journaliste à Asahi, un certains Tetsuo.  

— On attend l'édition de demain ou pas ?  

— Non, non… Rui et si on aidait plutôt le journaliste à faire son article ?  

— Excellente idée.  

— Signé Cat's eye !  

 

************
 

 

A la réception de Asahi.  

 

— Bonjour Madame !  

— Bonjour mon garçon que puis-je pour toi ?  

— J'ai un paquet à remettre à quelqu'un.  

— Très bien alors donne le moi, je transmettrai.  

— Non madame, je suis un professionnel, c'est un paquet à remettre en mains propres.  

— Oh ! Oh ! Et à qui pour que je t'annonce ?  

— A Tetsuo de la rubrique "Faits divers".  

— Il n'est pas là pour l'instant, je peux prendre le paquet, je lui donnerai.  

 

— Vous mentez madame ! Je désire le bureau de Tetsuo, c'est lequel ?  

— Attends petit, déjà t'as l'air trop jeune pour travailler, alors qui ment ?  

— Vous ! Car moi je suis un pro, et avant de me répondre non, vous auriez pu au moins faire semblant de passer un coup de téléphone.  

— En effet t'as gagné, normalement on ne donne pas les numéros des bureaux. Mais tu m'a eu, c'est le N°357, troisième étage au fond du couloir à gauche, y'a son nom peint sur la porte.  

— Merci bien madame ! Je prends l'ascenseur.  

 

— Dis moi petit, tu vas à quel étage ?  

— Troisième étage monsieur.  

— D'accord, j'y vais aussi.  

— Merci bien monsieur Quelle chance j'ai, je me demande comment j'aurais fait sinon, faut vraiment que j'apprenne à lire, j'en parlerai avec le flic, si je le revois, il me trouvera bien des cours.  

 

Arrivé au troisième étage, en sortant de l'ascenseur, le garçon voit une dame assise derrière un bureau, s'approche et déclare :  

 

— Bonjour, pouvez annoncer à Tetsuo des "faits divers" qu'il y a un paquet pour lui.  

— Bonjour, restez là , je l'appelle.  

 

Quelques instants plus tard, un homme d'une trentaine d'années arrive au bureau d'accueil du troisième étage, avec une tasse de thé à la main et s'éclaffe :  

 

— Bonjour, à vous deux ! Alors c'est quoi ce sacré colis qu'on doit me livrer en mains propres.  

— Bonjour monsieur, vous êtes ?  

— Tetsuo des "faits divers" ! Voyons…  

— Qu'est-ce qui me le prouve ?  

— C'est quoi cette histoire !  

— Si c'est vraiment vous, alors vous devez savoir ce que je dois vous livrer !  

— Un appareil photo jetable !  

 

— Trop facile et trop courant pour un journaliste ! Alors décrivez-moi la personne qui vous l'envoie et sa profession ?  

— T'es vraiment un pro toi par rapport à ton âge ! Normalement c'est de la part de Toshio, un brun vers les trente ans, habillé avec une veste bleu clair, et il est policier.  

— C'est bien ça, alors tenez monsieur ça c'est pour vous ! Dit le garçon en lui tendant l'appareil photo jetable.  

— Merci mais j'ai pas de bon à signer pour dire que j'ai bien reçu le paquet…  

— Non, car je fais partie d'une entreprise de messagerie très select…  

— D'accord, je vois le genre de la maison. Bon je vais te raccompagner en bas, d'accord petit ?  

— Volontiers monsieur et comme cela j'évite une difficulté pour quitter les locaux.  

 

Juste après avoir tourné au coin de la rue de la rédaction Asahi, notre jeune coursier est arrêté par deux femmes, Rui et Hitomi.  

 

— Dis moi l'ami, cela fait une trotte des docks à ici.  

— Et alors ? Espionner des flics durant leur travail ça vous amuse, j'ai rien à vous dire moi !  

— Pas si vite mon gaillard ! Tu veux un nouveau vélo pour remplacer celui là ?  

— Dommage il est déjà remplacé, au revoir mesdames !  

— Juste une petite question, l'appareil photo tu l'aurais pas livré à Tetsuo des "faits divers" ?  

— Allez savoir ! Et qu'est ce que cela peut vous faire ?  

— Rien et merci pour la réponse, file !  

— Pas de quoi !  

 

************
 

 

— Tetsuo, faits divers j'écoute.  

— C'est Toshio à l'appareil, je voudrais savoir si tu avais reçu le jetable.  

— Oh que oui ! Je peux t'en assurer, ton coursier on n'est pas près de le berner !  

— J'ai toujours eu le don de m'entourer de personnes de valeur.  

— Ouais même pour le boulot ! Cat's eye, tu vas les arrêter quand ? Pour que je te fasse une belle une hein ?  

— Cela serait trop d'honneur pour moi ! T'as eu le temps de les développer ?  

— Non, c'est en cours, c'est quoi ?  

— T'as entendu parler des nouveaux flics de la BRB ?  

— Oui Smith & Wesson ! Pas besoin de changer quoi que se soit dans leurs noms ! Au fait je suis au courant du reste, on n'a pas un budget énorme, mais si tu trouves rien, tu pourras travailler dans ma section en temps que pigiste et conseiller juridique, cela serait mieux que rien non ?  

— Merci Tetsuo, mais pour l'instant ça va !  

 

— Bon, je te laisse découvrir les photos, et si tu peux me faire un truc bien saignant, voir même dans l'édition nationale, cela serait génial. Ah pour information, Smith & Wesson ne sont pas encore en service ce mois-ci, de plus ils ont failli me faire capoter une surveillance !  

— Ecoute Toshio, je peux pas te promettre quelque chose dans l'édition nationale, mais comme j'ai rien à me mettre sous la dent, et que tu m'apportes toujours du croustillant, je vais faire un article d'une page dans l'édition régionale. Après c'est le rédacteur en chef qui décide de la une.  

— Bien, mais je pense que les photos ont été suffisamment bien prises pour faire la première page. Et je peux compter sur toi !  

— Idem pour moi, avoir un policier comme informateur c'est pas donné à tout le monde. De plus je sais que tous les renseignements que tu me donnes sont vrais. Bon c'est pas tout ça, mais j'ai du boulot, merci Toshio !  

— Pas de mal, je te fais confiance là-dessus. J'ai des choses à faire au commissariat, je te recontacte demain après la parution de l'édition du matin.  

 

************
 

 

A la tombée de la nuit, Tetsuo découvre enfin les photos et lâche pour lui même à voix haute, tellement surpris :  

 

— Joli Toshio ! Smith & Wesson blancs de farine en pleine rue, moi qui rêve de faire un article cassant sur la police, là je suis servi ! Bon comment je vais remplir ma page de texte…  

— On va s'en charger, si vous n'avez pas d'idée !  

— Hein ! Comment ça ? Qui êtes vous ? Dit Tetsuo en se retournant et faisant face à trois femmes vêtues d'un juste au corps avec le visage masqué.  

— Voyons inutile de faire les présentations…  

 

— Cat's eye ! Pourquoi ?  

— Nous avons un ami en commun il me semble, et il est policier jusqu'à la fin du mois. Dit l'une d'elle.  

— De plus si on fait l'article à votre place, vous pouvez nous mettre toutes les conséquences sur le dos ! Dit une deuxième.  

— Alors voyons ces photos pour "la guerre des polices" et surtout mettre en avant les compétences de Toshio. Dit la troisième en s'approchant pour les regarder.  

— Mais mais… C'est impossible…  

— C'est à vous de voir, soit vous nous laissez gentiment votre bureau, soit on se rend maîtresses des lieux. Alors vous avez dix secondes pour réfléchir.  

 

— C'est bon, j'ai compris, je vais me servir un thé, mais par pitié ne salissez pas mon nom, c'est tout ce que je demande…  

— Mais non, mais non, on vous en veut pas, c'est aux dirigeants de la BRB, au ministère de la Justice. Au fait le bureau du rédacteur en chef, il est où ?  

— Pourquoi ?  

— C'est bien lui qui décide de la une non ?  

— Heu vous êtes sûres de vous mesdames là ?  

— Oh que oui ! De plus nous aussi on a des petites choses à reprocher à Smith & Wesson.  

 

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Le lendemain, nos deux pseudos policiers arrivent au commissariat, comme si rien ne s'était passé la veille. Mais ils remarquent, sur leur passage, tout le monde rigole en pouffant de rire, et de temps en temps ils entendent "Les voilà les bonhommes de neige à l'étoile dorée". Arrivés au bureau de la BRB, en rentrant, en chœur ils déclarent aux présents :  

 

— Bonjour à toutes et tous !  

— Bonjour messieurs, il y a Kacho qui veut vous parler, bonne chance !  

— Hein quoi, c'est quoi cette histoire encore ? dit Wesson.  

— Allons voir ça de plus près Wesson.  

— Pas de problème Smith !  

 

— Bonjour Kacho !  

— Messieurs ça tombe bien que vous soyez là tous les deux, j'aurais pas à me répéter.  

— C'est à dire…  

— A partir de maintenant, avec application dans la minute qui suit, vous pouvez rentrer chez vous, c'est un ordre car VOUS ETES VIRES !!! Hurla le chef de la BRB.  

— Comment et pourquoi ?  

— Et en plus vous le faites exprès, sachez que j'en ai le pouvoir jusqu'à la fin du mois, et pourquoi ? Mais c'est quoi cette façon de ridiculiser l'image de la police ! Vous êtes pire que Toshio vous ! Lisez la presse du matin ! Dit Kacho en leur lançant à la figure l'édition de Asahi  

 

Etonné Smith & Wesson regardent la première page et poussent un cri. En se voyant en photo couverts de farine dans la rue, précédé du texte suivant :  

 

PLUS BLANC QUE NEIGE
 

Guerre des policiers au sein de la BRB
 

 

Les effectifs de la Brigade de Répréhension du Banditisme lavent leurs linges sales en pleine rue. Suite à certains incidents, on ne comprend pas le renvoi de l'inspecteur Toshio Utsumi, malgré le contrecarrage de deux de nos tentatives de vols, et de l'affectation de messieurs Bullet et Ballet fraîchement nommés pour poursuivre l'enquête. Les pouvoirs publics sont-ils encore crédibles dans leurs choix ?  

Un article signé Cat's eye…
 

 

 

 


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