Hojo Fan City

 

 

 

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Rated R - Prose

 

Auteur: A. Dust

Beta-reader(s): Cristinampm

Status: Complète

Série: City Hunter

 

Total: 4 chapitres

Publiée: 08-06-21

Mise à jour: 29-06-21

 

Commentaires: 12 reviews

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RomanceHumour

 

Résumé: Juste après avoir vengé la mort de Hideyuki Makimura, Ryo avait promis à Kaori : "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme." Mais jamais il n'avait fait promesse aussi impossible à tenir ... (Passages "lemon")

 

Disclaimer: Les personnages de "Erotikao" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Erotikao

 

Chapitre 1 :: Erotikao 1 : le maillot de bain

Publiée: 08-06-21 - Mise à jour: 08-06-21

Commentaires: Bonjour tout le monde ! Une plongée en eaux mokkoriennes, ça vous tente ? Petite histoire assez courte (4 opus) écrite uniquement pour le Plaisir de rire ... mais pas que ... J'espère que vous vous amuserez à la lire autant que je me suis amusée à l'écrire ! Ce premier chapitre est un clin d'œil à "Mokkori Island" de nodino-hcity, fiction que j'adooooore !!! Et puis, pour finir (maintenant, vous commencez à avoir l'habitude), merci Cris pour m'avoir encouragée dans ce projet qui me tenait à coeur ... Méler humour et lemon n'est pas toujours facile, mais, on l'a fait !!! (Enfin, j'espère !)

 


Chapitre: 1 2 3 4


 

Deux demi-sphères.  

Deux rondeurs à la courbe absolument parfaite.  

Deux douceurs qui assouviraient sans aucun doute la faim insatiable de mes mains.  

Deux fesses symétriques dont les mouvements hypnotisant soulignent la texture ferme et délicate.  

Deux morceaux de paradis qui protègent un trait encore plus mystique et défendu dans lequel se perd immanquablement ce morceau de tissu obstiné.  

 

A chacun nouveau mouvement, celui-ci s'avance irrémédiablement, avec une lenteur méthodique jusqu'à son objectif ultime : la raie des fesses.  

 

Et quand ce chanceux élastique de maillot de bain arrive enfin à pénétrer dans le pays défendu, une main aux doigts graciles mais autoritaires vient le retirer de là pour le mettre à nouveau à sa place.  

 

Sa place ...  

Sa place ...  

Mon Dieu que j'aimerais y être, à sa place et couvrir moi aussi ce magnifique petit cul ! Pour glisser à nouveau lentement vers cette vallée exquise ...  

 

Ah oui, oui, oui !  

Transformez-moi en bout de tissu à carreaux roses et blancs, pitié ! Je ne demanderais plus jamais rien de toute ma chienne de vie !  

 

En apnée, je continue ma filature aquatique, les yeux toujours fixés sur ma proie du moment. Il faudra bien que je remonte à la surface pour reprendre de l'air mais je retarde cet instant profitant de mon angle de vue absolument parfait ....  

 

Il va vraiment falloir que j'aille respirer mais je dois prendre garde à ne pas me faire repérer. Je dois pouvoir revenir pour continuer à admirer le spectacle fascinant de ces deux petites miches qui tressautent légèrement quand elle écarte les jambes au maximum avant de serrer à nouveau les cuisses en pointant les pieds, le dos délicatement cambré.  

 

Je ne tiens plus. Mes poumons me brûlent, je sens les pulsations cardiaques devenir de plus en plus puissantes, tellement fortes qu'elles en deviennent assourdissantes.  

 

De l'air, il me faut de l'air.  

 

Je remonte lentement vers la surface, lui tournant le dos pour rester le plus discret possible, maudissant la buée qui vient perfidement emplir les vitres de mon masque de plongée. Mon visage traverse la ligne d'eau et ma bouche atteint l'air. Je l'ouvre avidement, tentant de rester silencieux pour ne pas attirer son attention. Mon but n'est pas de l'effaroucher ...  

 

J'essuie méticuleusement les hublots de mon masque, crachant dedans pour prévenir l'apparition d'une buée tant redoutée, tout en emplissant mes poumons au maximum. Je replace le masque, prend la plus grande inspiration de tous les temps et replonge sous l'eau et me tourne à nouveau vers le paradis ...  

 

Les fesses tentatrices sont parties un peu plus loin mais je les rattrape assez vite. Elles se promènent tranquillement, longeant le rivage de loin alors que moi, je suis en chasse et, motivé par ma faim, je la rattrape sans peine.  

 

Ma Naïade au maillot vichy et au cul affolant nage devant moi. Pour mon plus grand bonheur, elle n'est pas une championne de la brasse et son corps garde un angle un peu oblique, si bien que ses fesses et ses jambes sont parfaitement visibles, m'attirant comme un phare dans la nuit.  

 

Sa peau blanche, presque laiteuse, éclairée par les rayons du soleil qui percent à travers la surface de l'eau, contraste avec le bleu profond de la mer ... Elle semble si fragile et délicate, légère dans cette immensité. J'aperçois bien d'autres nageuses au loin mais mes yeux ne captent qu'elle.  

 

Mes yeux ... et mon ventre.  

 

J'ai l'impression que mon corps tout entier répond à chacun de ses mouvements. Mon cœur bat plus vite quand elle ouvre les jambes. Mon estomac se sert un peu plus chaque fois que sa main retire son maillot de la raie de ses fesses. Mes doigts tremblent presque d'imaginer effleurer les haut de ses cuisses. Peu à peu, je sens mon sexe se durcir.  

 

J'essaie bien de m'en empêcher, sachant pertinemment quel sera mon châtiment si ma partenaire me trouve ainsi, en érection, planqué sous l'eau en train de mater les fesses flottantes les plus mokkori qu'il soit. Oh, oui ! J'essaie bien de me maîtriser mais, en vain. Il y a certaines choses qui ne sont pas maîtrisables ... C'est tellement délicieux ! Ces fesses-là valent toutes les massues du monde et toutes les migraines qui pourront en découler, ça, y'a pas de doutes !  

 

Oh putain, je vais craquer ... Son maillot investit à nouveau la raie de ses fesses ... C'est pas possible, ce maillot veut ma mort ou quoi ?  

 

Tiens, elle fait une pause. Elle replace son slip et se met à la verticale, pédalant légèrement des pieds et faisant des ronds avec ses bras. Je dois faire attention à me tenir éloigné d'elle. Pour ne pas me faire repérer. Pour ne pas céder à mon envie de me rapprocher, de la toucher ...  

 

Oh putain, je vais craquer ...  

 

Je remonte à la surface pour reprendre de l'air et je me risque à me tourner vers elle. La distance est suffisante pour ne pas attirer son attention alors qu'elle regarde le rivage me tournant le dos. Comme c'est la mode sur cette plage, elle a gardé un large chapeau de tissu, me dissimulant ainsi sa chevelure que je me plait à imaginer blonde, longue et ondulée ...  

 

Non, non, ce n'est pas ça ...  

 

A bien y réfléchir, je pense qu'elle arbore plutôt une coupe courte : aucun cheveu ne dépasse de son chapeau et il n'est pas déformé par la présence d'un chignon ou d'une queue de cheval.  

 

Donc, oui, elle a les cheveux courts ...  

 

Hummm, l'idée me plait bien finalement et pendant que je reprends une grande inspiration avant de replonger pour l'observer d'en dessous, mon imagination raccourcit de plus en plus ses cheveux pour finir sur une coupe un peu à la garçonne ... Une coupe qui contraste avec ses courbes élégantes et voluptueuses ...  

 

Oh putain, je vais craquer ...  

 

Soudain, je manque laisser échapper de l'air sur le coup de la surprise quand son corps, toujours à la verticale, se tourne vers moi, me révélant ainsi deux autres demi-sphères aussi attrayantes et à peine recouvertes par deux triangles, retenus par de simples ficelles. De chaque côté des deux morceaux de tissus à carreaux, je distingue parfaitement la naissance des deux monts délicieux.  

 

Indécent. Ce haut de maillot de bain est parfaitement indécent.  

 

Oh putain, je vais craquer ...  

 

Je me laisse couler un peu plus bas pour profiter d'un spectacle d'une beauté à couper le souffle : à chaque coup de pied, ses seins se soulèvent dans la pesanteur de l'eau et retombent ensuite doucement. La régularité de son rythme n'est pas sans rappeler celui d'une étreinte dont je ne cesse de rêver depuis que je la suis.  

 

Oh oui, j'imagine déjà ses seins magnifiques, blancs comme l'ivoire, surmontés d'une petite protubérance sensible et dressée, ses seins magnifiques dans mes mains avides et expertes qui auraient investis sa peau en écartant les petits triangles ... Peut-être même pourrais-je couper cette maudite ficelle avec mes dents ... mes lèvres auraient alors effleuré sa peau ...  

 

Cette pensée me fait glisser plus loin ... et j'en ai des frissons en songeant à ma bouche qui engloberait ses pointes tendues. N'ayant pour seul objectif que celui de la faire soupirer de plaisir, je pourrais peut-être ensuite admirer sa peau blanche se couvrir de chair de poule et de frissons qui achèveraient de durcir ses tétons, les rendant encore plus sensibles à mes assauts.  

 

Oh putain, je vais craquer ...  

 

Je ferme un instant les yeux, imaginant mes doigts courir sur sa peau, caressant délicatement les bords de sa culotte minuscule, m'attardant sur la rondeur exquise de son petit cul qui rebondit aussi à chaque nouveau coup de pied.  

 

Et si son slip est à nouveau coincé entre ses fesses ? Ferais-je comme elle et remettrais-je le tissu en place ou bien le laisserais-je ainsi pour en profiter et caresser les bords de l'élastique. Je souris dans l'eau en choisissant la deuxième option ... Elle se raidirait peut-être ou bien elle frissonnerait, ou bien elle retirerait ma main pour la diriger d'un geste autoritaire vers ... ses cuisses ?  

 

Que se passerait-il si mes doigts aventureux parcouraient l'intérieur de ses jambes, si ils remontaient jusqu'à la petite fente tant convoitée de son sexe ? Sentirais-je la douceur de cette peau si fine et satinée ? Dans l'eau, cette zone est-elle tout aussi humide, lisse et chaude ? J'imagine alors que ses jambes se refermeraient autour de ma main alors que mes doigts investiraient son intimité, jouant délicieusement avec son clitoris pendant qu'elle ondulerait lentement des hanches.  

 

Que ses seins seraient alors magnifiques quand elle les tendraient vers ma bouche, rejetant la tête en arrière, m'offrant ainsi son cou, soupirant de plaisir !  

Ou même plus ? Ferait-elle plus que soupirer ?  

Crierait-elle ?  

Ou mieux ... laisserait-elle échapper ce petit grondement sourd, rauque et légèrement soufflé, caractéristique d'un orgasme ?  

 

Oh là là, je perds le contrôle et me laisse emporter par la concupiscence de mes pensées ... Non, pas mes pensées, mes fantasmes ! Je n'ai pas vu le visage de cette fille, mais son cul et ses seins alimentent déjà des images et des envies puissantes.  

 

Pas les plus tordues ...  

J'ai déjà fait pire.  

Mais là, le plaisir que me procure mon imagination est tellement fort que je me sens bouillir de l'intérieur.  

 

Mon esprit me transporte même un peu plus loin et je ne peux m'empêcher de me demander si le petit nœud qui ferme le slip de bain est factice ou non ... Si je tire dessus, est-ce que sa culotte glisserait le long de ses jambes ? Disparaitrait-elle au fond de l'eau, laissant les portes du Paradis sans aucune protection ?  

 

Oh putain, je craque ...  

 

Il faut que me libère des liens invisibles qu'elle a insidieusement tissés à l'aide de son maillot de bain à carreaux. J'ouvre les yeux pensant ainsi freiner la lascivité des images qui naissent derrière mes paupières fermées. Mais ce qui se joue devant moi est pire encore ...  

 

Ses seins magnifiques sont encore tournés vers moi et bougent encore au rythme de ses coups de pieds ... le rythme qui pourrait être celui de ...  

 

Ils bougeraient pareil si j'étais en train de ...  

en train de ...  

en train de ...  

 

Oh merde, je suis foutu ... et comme si ça suffisait pas, j'ai l'impression que je me rapproche sensiblement et involontairement de son corps.  

 

Mon cœur s'accélère de plus en plus, je sens mes joues se congestionner, ma bouche s'ouvre, mes poumons chauffent et vont bientôt exploser dans ma poitrine ...  

 

De l'air ... Vite ! Vite ! Vite ! Je dois respirer ! Je dois m'enfuir !  

De l'air !  

 

Mais la surface est trop loin, je me suis laissé sombrer trop vite.  

 

J'ai beau me débattre et me tirer vers le haut, je suis trop loin, je suis à bout de forces et quelque chose me retient au le fond de l'eau. Je suis trop loin ...  

 

Laissant échapper une myriade de bulles, mes poumons se vident peu à peu, et s'ils ne demandent qu'à se remplir, mon cerveau leur crie de ne rien faire. Ma vue commence à s'obscurcir.  

 

Je regarde alors mes pieds et, à travers la buée qui trouble ma vue, je réalise alors que ma palme est restée coincée entre deux rochers. J'essaie alors de m'en défaire mais elle reste bien attachée car, comme un gosse consciencieux et scrupuleux, je les ai bien serrées, de peur de les perdre en mer ... Faut dire que j'ai versé une sacrée caution au type qui les loue, masque de plongée inclus.  

 

Quel idiot, je vais me noyer parce que j'ai eu la trouille de perdre une palme et par la même occasion une caution ! Faut dire que j'ai utilisé le portefeuille de Kaori pour ça ...  

- "Donc, quoiqu'il arrive, je suis mort ..." Pensé-je. "Même si je m'en sors, je suis mort ... Elle me tuera quand elle ne retrouvera pas son argent."  

 

Quelle idée ! Nan mais quelle idée d'être restés ici après cette affaire ridicule !  

 

Le tournage était pourtant terminé, l'équipe était rentrée, la jeune Etsuko avait retrouvé ses racines et pu parler avec son père ... Tout allait pour le mieux ... Jusqu'à ce que Kaori insiste pour rester un peu, soi-disant pour profiter de quelques jours de vacances ...  

 

Nan mais quelle idée !  

 

Je me retrouve coincé sous l'eau tout ça parce que je n'ai pas réussi à dire non à mon Cerbère, parce qu'elle m'a écrabouillé comme un moucheron en hurlant que je lui devais bien ça, et bla bla bla ... Et j'ai fini par accepter, me disant que je pourrais en profiter pour passer une journée tranquille, en me tenant assez éloigné d'elle pour aller draguer sur la plage.  

 

Et, lors de ma petite baignade matinale, j'ai réalisé que de nombreuses jolies filles allaient nager et qu'aucune ne prêtait attention à ce qui se passait sous la surface de l'eau ... D'où l'idée du masque ...  

 

Ensuite, j'ai piqué le portefeuille de Kaori (le mien étant parfaitement vide) pour verser la caution et le prix des trois heures de location du matériel de plongée en songeant :  

- "Bah, voilà, tiens, ça te fera les pieds ..."  

 

Les pieds ...  

 

Et c'est le mien qui me trahit maintenant, restant prisonnier entre deux rochers, alors que je pensais le prendre, mon pied, en suivant cette Naïade aux fesses à l'attraction magnétique.  

 

Pendant que mes pensées tournent à toute vitesse, je tire fortement sur la sangle qui me retient dans ces bouts de plastique assassins.  

 

Et merde ! Je vais me noyer parce que j'ai maté trop longtemps des fesses ? Sérieux ? Le Grand Ryo Saeba, le tueur numéro Un du Japon, l'Etalon de Shinjuku va crever, piégé par un maillot de bain perfide ? Haaaaa, j'entends déjà mon Dragon hurler de rire en s'exclamant :  

- "Je le savais ! Dès que je tourne les talons, il t'arrive un truc !"  

 

Je soupire intérieurement : je vais passer l'arme à gauche parce que j'ai pris une fille sexy en filature ?  

- "Une fille hyper méga sexy !" Me dis-je à moi tout seul, tentant de trouver une excuse à ma bêtise sans borne. "Une fille hyper méga sexy avec un maillot à carreaux et qui lui rentre dans les fesses avec une impertinente indécence ... dans les fesses les plus ... les plus ... les plus ...  

... Mokkooooooriiiiiiiiiii !!!"  

 

Mon cri se perd dans une ultime myriade de bulles et enfin, le caoutchouc qui retenait mon pied cède brusquement sous la pression qui je lui inflige depuis ce qui me semble durer depuis une éternité. Mon corps se libère enfin, laissant la palme bleue toujours coincée entre les rochers.  

 

Malheureusement, mes poumons sont déjà vides et ne me remontent donc pas. Je dois redoubler d'efforts, bougeant régulièrement les bras et les jambes pour regagner la surface, bataillant pour parcourir chaque centimètre, gardant les yeux et mon attention braqués sur mon objectif : la surface, cette fois ...  

 

Bientôt ...  

J'y suis bientôt ...  

Plus que quatre mètres ...  

Trois mètres ...  

Deux mètres ...  

Même si la lumière du soleil semble se rapprocher, elle n'arrive pas assez vite.  

Le noir m'envahit avant que ma bouche n'atteigne la surface.  

 

Je flotte, léger comme un nuage ...  

Ma poitrine me brûle ...  

Un cri nait dans mes poumons mais reste bloqué dans ma gorge ...  

L'obscurité m'entoure ...  

Le froid me glace les os ...  

Je sens qu'on me force à ouvrir les mâchoires ...  

Je sens une douce caresse sur mes lèvres ...  

Quelque chose entre brutalement dans ma bouche ... puis force le passage dans ma trachée, mes bronches ...  

Quelque chose de chaud ...  

Quelque chose de puissant ...  

Quelque chose qui pénètre au plus profond de moi ...  

Quelques chose qui entre dans mes poumons ...  

De l'air ...  

De l'air ...  

C'est de l'air ...  

Le cri qui était resté coincé dans ma gorge explose enfin dans ma poitrine ...  

Je prends une grande inspiration qui me déchire de l'intérieur mais la douleur ne me dissuade pas de continuer ...  

 

Et puis, je tousse, je crache, j'inspire, je tousse, je crache, j'inspire ...  

Je cligne des yeux car la lumière m'arrache les yeux ...  

 

Et soudain, je sursaute en entendant :  

- "Ryo ?"  

 

Dans un halo lumineux et doré, je vois flou mais je parviens quand même à distinguer les fabuleux triangles de bikini à carreaux roses et blancs ...  

 

Je cligne encore plus fort des yeux pour affiner ma vision ...  

- "Ca va ?"  

 

Une voix de femme ... Oui, oui, c'est une voix de femme ...  

Ma Naïade au bikini récalcitrant, aux fesses et à la poitrine affolantes, s'adresse à moi d'une voix douce ...  

Je dois être mort et me voici arrivé au Paradis ...  

Le Paradis est donc peuplé de Miss Mokkori en maillots de bain à carreaux ...  

Je sens brusquement le sang affluer dans mes veines ...  

Mon cœur bat de plus en fort ...  

Je respire de mieux en mieux ...  

Je vois de mieux en mieux ...  

J'entends de mieux en mieux ...  

- "Tu as bu une sacrée tasse ..."  

 

Et mon regard se perd sur cette poitrine à peine dissimulée par ces deux triangles retenus par une ficelle ... Sur ce ventre légèrement arrondi autour du nombril, qui n'attend qu'une délicate morsure ... Je me laisse hypnotiser par ces cuisses rondes, tellement proches de mes yeux que j'en distingue le duvet blond et fin ...  

- "Heureusement que j'étais juste à côté et que j'ai vu toutes les bulles qui remontaient à la surface et je suis venue voir ... J'ai fait un peu de secourisme au lycée ... J'ai quelques restes ... J'ai dû te faire ..."  

 

Mon sang ne fait qu'un tour ...  

Ma Naïade est ma sauveuse ...  

Je ne suis donc pas mort ...  

Je ne suis pas mort mais je suis quand même au Paradis sur terre puisqu'elle m'a fait du ... du .. du ... du ...  

Ohhhh, cette caresse sur mes lèvres ... C'était donc les siennes !  

 

Je bredouille alors, lui coupant la parole :  

- "me faire ... me faire ... me faire ..." Mais je ne peux pas continuer, je ne peux pas prononcer la suite, au risque de faire exploser mon entrejambe qui se réveille déjà l'évocation de ce qu'à dû être ce délicat effleurement ... et au souvenir de mes visions subaquatiques ...  

 

Je sens qu'on me secoue un peu et j'entends à nouveau sa voix :  

- "Ryo ? Ryyyyyoooo ???"  

 

Tiens, étrange, je ne me souviens pas lui avoir dit comment je m'appelle et pourtant, c'est déjà la deuxième fois qu'elle utilise mon prénom. Elle répète alors et je perçois avec une grande satisfaction, de l'inquiétude dans sa voix :  

- "Et ohhhh !!! Ryooooooo !"  

 

Je me sens sourire quand je murmure :  

- "Vous ... connaissez ... mon ... prénom ?"  

 

J'entends son rire :  

- "Bah oui, bien sûr que je connais ton prénom, espèce de crétin !"  

 

Tiens ...  

Ce rire ...  

Cette voix ...  

 

Et soudain, je perçois alors qu'on me secoue vertement :  

- "Ryyyyooooo ! Allez, réveille-toi, imbécile ! Reprends-toi, allez ! Espèce de feignasse !"  

 

Ah oui, je la reconnais cette voix. C'est celle de mon Cerbère ...  

 

Ah non, non, non, non ! Qu'est-ce que Le Dragon vient faire ici ?  

Ah non, non, non, non ! Elle va encore venir tout gâcher alors que je me trouve au Paradis, si près de ma Naïade tant convoitée ...  

Ah non, non, non, non ! Pas de massue, pas de kompeïto sorti de je-ne-sais-où !  

Ah non, non, non, non ! Pas maintenant ! Ah non, non, non, non !  

 

Je me redresse vivement pour voir d'où provient Le Dragon ...  

 

***  

 

Ryo se mit brusquement sur ses coudes et regarda autour de lui, les yeux écarquillés. Amusée, Kaori rit doucement :  

- "Ahhhh, ça y est ! Tu émerges !"  

 

Il se tourna vers elle, la dévisageant, clignant des yeux. Comme il n'avait pas réagi à ses appels, elle prononça d'une voix douce, les joues légèrement rougissantes :  

- "Tu m'as fichu la trouille, tu sais !"  

 

Il ne répondait toujours pas. Pétrifié, aucun muscle de son corps ne pouvait bouger, à part ses yeux qui ne cessaient d'aller de haut en bas et de bas en haut.  

 

Au bout de quelques secondes, elle se risqua à suivre le regard de son partenaire : son ventre ... Il regardait son ventre puis ses cuisses, puis à nouveau son ventre, puis sa poitrine, son ventre, ses cuisses, son ventre, sa poitrine ...  

 

Et soudain, l'inquiétude et l'angoisse qui avaient étreint son cœur pendant ces dernières minutes disparurent d'un coup et Kaori explosa en se levant d'un bond, propulsant Ryo en arrière. Elle hurla :  

- "Espèce de sale pervers ! Mais même quand tu es sur le point de te noyer, il faut que tu ... que tu ... Et moi qui me fais un sang d'encre pour toi ! Oh non, mais j'y crois paaaaaaas !!!! Tu ne penses donc qu'à CA !"  

 

Elle ramassa son chapeau en toile complètement trempé d'un geste rageur et partit d'un pas décidé, tout en continuant de râler, alignant sans retenue une longue liste de noms d'oiseaux, laissant Ryo derrière elle, étendu dans le sable, les yeux encore écarquillés ...  

 

Reprenant soudain ses esprits, ce dernier se tourna vivement vers le sol pour tenter de dissimuler une érection très peu discrète et scandalisante pour les quelques touristes qui s'étaient approchés d'eux, curieux et inquiets.  

 

Ryo enfonça son visage dans le sable chaud, fermant les yeux pour se remémorer ce jour maudit où il s'était fait une promesse, une promesse qui avait sonné comme un serment, un pacte, un engagement ...  

 

Une promesse qui, si elle lui avait déjà semblée difficile à tenir un an auparavant, aujourd'hui, il en était sûr ... Il allait avoir besoin de toutes ses compétences en self-control pour la respecter cette promesse :  

- "Tu seras ma partenaire et je cesserai de te regarder comme une femme."  

 

Il soupira en songeant :  

- "Ne pas te regarder comme une femme ... La blague ..."  

 

Quand il releva le nez, crachant quelques grains de sable au passage, ce fut juste à temps pour voir les doigts graciles de Kaori remettre en place d'un geste élégant mais autoritaire, l'élastique de son bas de bikini qui s'était encore une fois aventuré trop loin ...  

 

Tout comme lui, ce pauvre maillot de bain à carreaux roses et blancs venait de retrouver brutalement la place qui lui revenait ...  

 

Paf !  

 

 


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