Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prosa

 

Autore/i: Mojca

Traduttore/i: rory

Status: In corso

Serie: City Hunter

Original story:

What if...

 

Total: 5 capitoli

Pubblicato: 30-03-05

Ultimo aggiornamento: 08-04-05

 

Commenti: 102 reviews

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GeneralRomance

 

Riassunto: Et si ... Ryô Saeba n'avait jamais perdu ses parents et sa mémoire dans un accident d'avion ? Que se serait-il passé si City Hunter n'avais jamais existé ? Est-ce que tous les personnages que nous aimons se seraient rencontrés quand même ? Est-ce que deux âmes soeurs, deux moitiés d'un même tout seraient encore réunies ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Et si" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Traduzione :: Et si ...

 

Capitolo 2 :: Une semaine plus tard, 26 mars

Pubblicato: 31-03-05 - Ultimo aggiornamento: 31-03-05

Commenti: Pardon, je viens juste de réaliser que peu d'entre vous doivent parler le Croate. Alors voici un petit dico des mots utilisés dans ce chapitre : ljubav = amour, djevojke = filles et boez mili = Oh mon dieu.( Petite précision de la traductrice : ce commentaire a été rajouté par l'auteur pas par moi, qui ,évidemment, ne parle pas un mot de Croate ! )

 


Capitolo: 1 2 3 4 5


 

Il était presque midi. Eriko observait la séance photo depuis un confortable fauteuil niché dans un coin sombre. Stephan Lupino était vraiment un génie. Il prenait soin de tout : éclairage, maquillage, habillement ... Il arrivait toujours à faire ressortir ce qu'il voulait de son amie. Il pouvait la faire ressembler à un ange, une sexy petite démone, une tentatrice, une écolière timide ... et tout ça en à peine quelques heures.  

 

« Allez, Ljubav » le photographe Croate fit un clin d'oeil à la rouquine « Encore quelques prises et on aura fini ».  

 

Kaori leva les yeux au ciel, soupira et plaqua un grand sourire sur son visage. Les muscles de ses joues étaient endoloris. Elle avait chaud. Et la pensée de la soirée à venir l'avait énervée. Elle allait certainement tuer son frère avant la fin de la nuit. Et peut être Eriko pour lui avoir fait vivre cette matinée d'enfer, histoire de faire bonne mesure.  

Le photographe claqua des doigts pour appeler un de ses assistants.  

 

« Branchez ce ventilateur. On doit avoir l'impression qu'il fait frais ... Oui, voilà ».  

 

Lupino offrit un sourire réconfortant à Kaori. « Je sais que tu es fatiguée, Ijubav. Je t'acheterais un grand milkshake après, promis. »  

 

Kaori gloussa. Cet homme était sympathique. Il racontait constamment des blagues avant les prises. Elle lui en était reconnaissante. Tous les photographes avec lesquels elle travaillaient, merci à Eriko pour ça, n'étaient pas aussi détendus, sachant la mettre à l'aise. A bien y réfléchir, il était le seul. Tous les autres étaient si imbus d'eux-même, réservés, tendus.  

 

Cela leur prit encore une heure pour finir. Kaori était une loque. Stefan Lupino souriait comme le chat d'Alice au pays des merveilles. Eriko faisait les yeux doux au Croate.  

 

« Allons-y, djevojke. » Lupino leur prit la main. « Alors, on va les boire ces milkshakes ? »  

 

Le ventre de Kaori gargouilla. « Désolée » murmura-t-elle en rougissant.  

Eriko lui prit le bras en regardant le photographe. « Oublions les milkshakes. Allons prendre quelque chose de plus nourissant. Un festin. »  

 

« J'aime les sushi » lança Lupino.  

 

« Sushi pour tout le monde alors ».  

 

L'inspecteur Makimura était en colère. Son patron, le grand et puissant inspecteur Nogami, l'avait envoyé à un rendez-vous le jour le plus important de sa vie. Certains jours, il détesait vraiment son job. Ces derniers temps, la seule bonne chose qui en était sortie était son adorable collègue, la fille dudit patron.  

 

La pensée de Saeko fit naitre un sourire béat sur son visage. Ce soir, la moitié de la ville allait tomber des nues. Sa jeune soeur la première. Tout ce dont il avait besoin était la présence de son meilleur ami et le tableau serait complet. S'il pouvait les réunir tout les deux, ce serait encore mieux.  

 

Le parc commençait à se remplir de monde. C'était l'heure du déjeuner, et toutes les âmes de Tokyo avaient décidé de profiter de cette belle journée ensoleillée pour pique-niquer dans le parc. Les oiseaux gazouillaient, le ciel était sans nuages, les petits canards étaient occupés à picorer les miettes que les gens leur jettaient.  

 

Hideyuki s'assit le dos contre un arbre. Il commençait à transpirer dans son manteau. Le soleil était implacable, même sous l'ombre épaisse du feuillage.  

 

Quelque chose de froid se posa contre sa tempe.  

 

« Haut les mains » grinça une voix.  

 

Hideyuki tourna lentement la tête. Son regard tomba sur une paire de chaussures noires, remonta le long d'une paire de jambes galbées et interminables pour finalement s'arréter sur le bleu sombre des yeux de sa fiancée. Il sourit. « Bonjour bébé. »  

 

Saeko remit son arme dans son sac à main. Elle s'accroupi près de lui. Posant une main derrière sa nuque, elle l'attira à elle pour un baiser torride.  

 

Quand ils furent tout les deux à bout de souffle, elle s'assit sur ses genoux et passa ses bras autour de son cou.  

 

« Bonjour chéri. C'est une belle journée, non ? »  

 

Hideyuki soupira. « J'attend quelqu'un, poupée. »  

 

« Ouais. Moi »  

 

« Je suis sérieux. Ton père m'a envoyé ici. »  

 

« Je sais. » Elle frotta son nez sontre sa nuque. « C'est moi qui le lui ai demandé. »  

 

« Quoi ? » Il souleva son menton pour la regarder dans les yeux. « Pourquoi ? »  

 

« Quelques instants volés avec l'amour de ma vie, ce n'est pas une raison suffisante ? »  

 

Il embrassa le bout de son nez. « Tu es nerveuse pour ce soir ? »  

 

« Non. » Elle se blottit encore plus dans ses bras. « Et toi ? »  

 

 

« Non. » Il ressera son étreinte. « Je ne peux plus attendre pour voir encore Ryô et Kaori ensemble dans la même pièce. »  

 

« Est-ce qu'elle sait qu'il vient ? »  

 

Il secoua la tête. « Je ne voulais pas prendre de risques. »  

 

« Ca fait dix ans, tu sais. »  

 

« Ouais. »  

 

Saeko carressa sa joue. « Peut-être qu'elle ne se rappelle pas de lui. »  

 

« Oh si, elle s'en souvient... Crois-moi. Ce n'était pas une simple amourette. » Hideyuki fixa la mare.  

 

« Premier amour, hein ? »  

 

« Le seul, je pense. » Il sourit.  

 

« Et pour lui ? Tu m'as dit qu'il était une sorte de playboy. »  

 

Hideyuki appuya sa tête contre celle de sa compagne. « C'était vrai il y a dix ans. Je pense qu'elle a été une révélation. La seule fille qui ne s'est pas jetée à ses pieds. Je ne pense pas qu'il l'ai oubliée, et inversement. Il n'y a eu aucun signe de lui dans les magasines depuis une décade et pourtant c'est un homme d'affaire. Habituellement, ils sont accrochés à des poupées blondes et siliconnées. »  

 

« Wow. Ta soeur lui a réellement fait une grosse impression alors. »  

 

Hideyuki sourit. « Il m'a appelé la nuit dernière, juste avant de partir... Il a commencé à me demander quelque chose et s'est retenu au dernier moment. »  

 

« Kaori ? »  

 

« Je l'espère. »  

 

« Tu es tellement mignon quand tu joues les marieurs. » ronronna Saeko.  

 

Leurs regards se croisèrent et il lui donna un profond baiser.  

 

Il avait oublié à quel point Tokyo pouvait être belle. Il était debout sur le balcon de son luxueux appartement récemment acheté, accoudé à la rembarde, observant la calme métropole à ses pieds. Le crépuscule était époustouflant. Le ciel éait teinté de pourpre et de violet. La brise lui apportait l'arome salé de la mer. Ce soir il allait la voir. Après dix ans d'attente – et d'envie – il allait finalement la revoir. Tout son corps était tendu d'avance. Cette fois, il ne la laisserait pas lui glisser entre les doigts. Cette sirène serait sienne. Enfin.  

 

Son ami lui tapa sur l'épaule. « Tu es prêt, mon pote ? »  

 

« Passe devant, je te suis, Mick. »  

 

Kaori se tenait sur la terasse de son appartement et observait les légères traces d'un avion dans le ciel qui s'assombrissait lentement. Elle aimait ce moment de la journée, avec ses couleurs, ses parfums et ses bruits.  

La brise s'était légèrement refroidie et elle resserra les pans de son peignoir. Elle appréhendait la venue du soir. Elle n'était pas prète à faire face à tout ces gens. Et plus spécialement en pensant à la surprise qui lui valait de devoir porter une robe.  

 

« Je ne veux pas y aller » gémit-elle au ciel au ciel violet. Elle allait incontestablement tuer son grand frère.  

 

La sonnette retentit.  

 

« Je ne peux pas croire que tu ne sois pas encore prète. » Eriko était presque hystérique. « On est déjà en retard et tu es encore en peignoir. »  

 

« Ben, pas la peine de t'énerver parce que je n'y vais pas. »  

 

« Soit pas idiote, Kaori. Bien sur que tu vas y aller. »  

 

« Pourquoi ? » murmura-t-elle.  

 

Eriko regarda attentivement son amie. L'expression de Kaori était celle d'un animal en cage. Elle se sentait un peu désolée pour elle. Juste un petit peu.  

 

« Pourquoi es-tu si opposée à l'idée d'aller à cette soirée Kaori ? »lui demanda-t-elle.  

« Je ne suis pas à l'aise au milieu de la foule, tu le sais... Et regarde ce que je suis supposée porter ce soir. Je devais vraiment être en plein délire pour avoir choisit CA. »  

 

Eriko sourit tristement. « Ce n'est pas la robe, ou la foule, qui t'effraye. Alors qu'est-ce que c'est ? »  

Kaori s'effondra sur le divan, cachant son visage dans ses mains. « Je ne sais pas... J'ai l'impression que quelque chose va arriver. Quelque chose d'énorme... qui changera ma vie d'une façon ou d'une autre... Mon dieu. Je ne semble pas très raisonnable ?! »  

 

« Pas vraiment. » Son amie l'aida à se remettre debout et la poussa vers sa chambre. « Ne t'en fais pas. Tout se passera très bien, je le sais... Allez, nous devons te préparer. Nous allons nous faire désirer. »  

Kaori laissa Eriko la trainer à sa suite.  

 

« J'ai le sentiment bizarre que mon frère à oublier de me dire quelque chose... »  

 

Le grand hall de l'hôtel se remplissait lentement. C'était une soirée habillée aussi les hommes portaient tous des smokings et les femmes de longues robes de soirée. Les politiciens se mélangeaient aux banquiers, les défenseurs de la loi avec les industriels... Tous ceux qui pouvaient prétendre être quelqu'un étaient là.  

Les invitations envoyées il y a une semaine étaient assez vagues et mystérieuses pour mettre tout le monde en appétit.  

 

Il y avait des spéculations et quelques grandes personnalités avaient même pris des paris concernant le but de la soirée.  

 

Si seulement ils savaient.  

 

Saeko discutait avec ses soeurs, Reika et Yuka, tout en observant son fiancé du coin de l'oeil. Il était si sexy dans ce smoking. Elle ne pourrait pas attendre pour le lui enlever...  

 

« Hey soeurette » chuchota Reika. « Tu rougis. »  

 

Yuka la poussa du coude. « A quoi tu penses ? »  

 

« Oh Hideyuki » gémit Reika. « Oh oui... »  

 

« Vous voulez bien arréter ! » Saeko jeta un regard noir à ses soeurs.  

 

« Ok. Sérieusement, qu'est-ce que vous avez prévu tous les deux ? »  

 

Saeko leva les yeux au ciel en soupirant. Yuka était probablement déjà en train de tracer un nouveau chapitre pour son histoire. Mon dieu, aidez-nous !  

 

« Tu verras. »  

 

Reika gémit.  

 

« On est ta famille, Saeko. Tu peux nous le dire. »  

 

« C'est une surprise. »  

 

« Hey, qui c'est ce géant avec Yuki là-bas ? »demanda Yuka.  

 

Saeko tourna la tête. « C'est Ijuin Hayato. C'est un ancien agent secret. Il a du se retirer suite à un accident qui lui a fait perdre la vue. C'est pour ça qu'il porte des lunettes de soleil. »  

 

« Ton petit ami connait un ex-agent secret ? » Yuka exultait. « C'est du bon matériel pour une histoire. »  

 

« Yuka ! Arrête de penser à ça. »  

 

Reika décidé d'intervenir avant que sa petite soeur ne fasse une scène. « Qui est cette belle femme près de lui ? Je suis sure de l'avoir déjà vue avant. »  

 

Saeko observa la femme à la chevelure noire se mouvoir aux côté de la montagne humaine. Elle était vraiment très belle. Dans sa longue robe bourgogne, elle ressemblait à une nymphe.  

 

« C'est sa femme, Miki. Elle est propriétaire de ce café, le Cat's Eye. Son mari lui parfois donne un coup de main mais, le plus souvent, il effraye juste les indésirables hors de l'établissement. »  

 

« Mais bien sur » approuva Reika. « Maintenant je me souviens. Elle cuisine un Danois du tonnerre. » (pour info, le danois est un gateau feuilleté fouré aux fruits. NDT)  

 

« Bonjour Makimura-chan » le salua Miki avec sa douce voix.  

Hideyuki sourit à la divine beauté. « Bonsoir Miki-san. Je crois que les félicitations sont de rigeur. »  

 

« Pardon ? »  

Ijuin rougit. « Chérie, je lui ai dit la bonne nouvelle. »  

 

« Oh » Son regard se fit rêveur et elle caressa son ventre encore plat. « Merci. Où est votre fiancée ? Je ne l'ai pas encore vue. »  

 

« Je suis là, Miki-san. » Saeko avait finalement réussi à échapper à ses soeurs et venait chercher refuge auprès de son homme et de ses amis. « J'adore votre robe. Qui est la styliste ? »  

 

« Eriko Kitahara. Les prix sont corrects et ses créations vont à n'importe quelle femme. » Miki examina attentivement la robe de Saeko. « Hey, c'est l'une des siennes aussi ! »  

 

Saeko portait une robe argentée sans bretelles avec une grande jupe volante.  

 

« Et bien, la soeur de Hideyuki est son mannequin vedette alors je l'ai obtenue grâce à notre relation. »  

 

Hayato fixa Makimura. « Kaori est votre soeur ? »  

 

« Vous la connaissez ? »  

 

Mik lui fit un clin d'oeil. « Elle vient assez souvent dans notre café. Elle était encore là cette après-midi. Elle et Eriko sont venues avec un photographe pour lui faire gouter mes petits pains. Il a été plutôt impressionné. » dit-elle modestement.  

 

Hayato n'arrivait pas à y croire. « Kaori est votre soeur ? »  

 

« Chéri. » l'avertit Miki.  

 

Hideyuki grimaça. « Oui, Kaori est ma plus jeune soeur. Elle n'emploie pas son nom de famille dans son travail, c'est tout. »  

 

« Hey, Maki. » le salua une voix profonde derrière lui.  

 

Hideyuki se retourna. « Ryô ! Je suis heureux que tu es finallement décidé de te montrer. » Il prit la main de sa fiancée.  

 

« Saeko, c'est mon vieil ami Ryô Saeba. Ryô, voici l'amour de ma vie, pour faire court, Saeko. Et voilà Ijuin Hayato et sa femme Miki. »  

 

L'homme aux cheveux noirs corbeau sourit. « C'est bon de pouvoir enfn vous rencontrer Saeko-chan. Ijuin-San, heureux de vous connaître Miki-San. » Il se tourna vers l'homme blond à ses côtés. « Voici mon associé, Mick Angel. »  

 

« Bonsoir tout le monde. » salua l'homme avec un accent américain. Il était légèrement plus petit que Saeba et avait des yeux bleu ciel.  

 

« Bonsoir M. Angel, Saeba-san. » Saeko sourit en hotesse parfaite. « Plus on est de fous, plus on rit. Prenez donc un verre de champagne, on ne va pas tarder à s'amuser. »  

 

Une minuscule Mini Cooper rouge s'arrêta devant l'hôtel. La porte passager s'ouvrit et une grande et mince brunette dans une longue robe pêche en sortit.  

 

« Allez Kaori. » Eriko ouvrit la porte conducteur. « Sors de là. On est en retard. »  

 

L'équipe de voiturier gloussa en entendant le gémissement peiné qui venait de l'intérieur de la voiture.  

 

« Je reste là Eriko. Tu ne peut pas me forcer à aller devant toutes ces personnes. Pas dans cette tenue. »  

 

« C'est pas comme si tu étais nue. Tu es splendide, Kaori. Alors maintenant bouge tes fesse. Fais le pour ton fère. »  

 

« Il sera bientôt mort, mon frère. »  

 

« Mais oui ... »  

 

Les machoires des voituriers se brisèrent sur le trottoir. Hors de la mini rouge se tenait la plus belle femme qu'ils leur ai été donné de comptempler. Grande, avec des courbes là où il faut, des pommettes hautes, des grands yeux noisette, une abondante chevelure chatain-roux relevée sur le haut de sa tête... Wow !  

 

Kaori marcha vers le groupe et laissa ses clefs à l'homme le plus proche.  

 

« Allez-y. Laissez le moteur tourner. »  

Son amie sourit, penaude.  

 

« Ne l'écoutez pas. Kaori, avance.Tu peux le faire... Un pied après l'autre. » Eriko la poussa pratiquement à l'intérieur.  

 

La dernière chose qu'on entendit, avant que les portes se referment sur les deux femmes, fut un torturé : « Oh mon dieu ... »  

 

« Alors ? Tu la vois ? »  

 

Ryô scruta la foule. « Non. »  

 

« Est-ce que tu sais encore de quoi elle à l'air ? »  

 

« Mick ! »  

 

« Ca fait dix ans, mon vieux. »  

 

La fiancée de son meilleur ami s'approcha. « De quoi vous parlez tous les deux ? »  

 

« Il cherche une fille. »  

 

« Mick ! »  

 

Saeko sourit malicieusement. « Ne vous en faites pas, Saeba-san. Kaori peut arriver à tout moment maintenant. »  

 

Mick éclata de rire.  

 

« T'es foutu ! »  

 

« Oh, la ferme. »  

 

Miki sourit à ses amis. « Saeba-san, comment avez-vous connu Kaori ? Vous étiez à l'étranger depuis dix ans. »  

 

« Il a rencontré ma soeur avant de décider de partir aux USA. » Hideyuki fit un clin d'oeil à Ryô. « Je crois qu'elle a beaucoup à voir avec cette décision. »  

 

Ryô remercia intérieurement son bronzage. Il les empéchait de voir son embarras. Un vieux trentenaire rougissant comme un ado. Vous parlez d'une honte !  

 

« Enfin bon, passons. » Hideyuki fronça les sourcils. « Où est-elle ? »  

 

Saeko fit disparaître ce froncement avec le bout de son doigt. « Je suis sure qu'elle est juste coincée dans le traff... »  

 

Et un silence total tomba sur le hall. Tout le monde s'était tourné vers les escaliers...  

 

Eriko fit un sourire radieux à son amie. « Tu vois, il n'y avait pas de raison d'avoir peur. »  

 

« T'es dingue, tout le monde nous regarde. » chuchota furieusement Kaori.  

 

« Pas nous, chérie. Tout le monde te regarde toi. »  

 

« Ouais. » Kaori laissa son regard planer au-dessus de la foule et se figea. « Oh merde. »  

 

« Quoi? » Eriko ne l'avait jamais vue si pâle. « Qu'est ce qu'il y a ? »  

 

« Ce qu'il y a ? Je vais étrangler mon frère, après je le couperais en tous petits morceaux et j'en ferais un goulash. »  

 

« Ok. Maintenant tu commences à me faire peur. Pourquoi est-ce que tu veux faire ça ? »  

 

Eriko prit lentement les escaliers, sachant que Kaori était juste derrière elle, fixant la foule.  

 

« Saeba est là. »  

 

« Qui est la rouquine ? »  

 

« Ca, Mick, ce doit être ma soeur, Kaori. »  

 

L'américain se tourna vers son ami.  

 

« Ben dis donc, mon pote, je comprend pourquoi tu as tant attendu ... »  

 

Hideyuki observait Ryô du coin de l'oeil. C'était exactement ce qu'l avait pensé. Son ami ne l'avait pas oublié. Parfait.  

Saeko trouvait ça très amusant. Ryochi Saeba, l'homme le plus désirable sur cette planète, regardait sa future belle soeur comme si elle était la seule femme de l'univers. Son regard était intense, animal ... possessif. Ce regard fixe lui donnait envie de trainer son cher Hideyuki quelque part en privé et de lui faire des choses sauvagement...  

 

Mick commença à grimacer comme un idiot tout en observant le regard de Ryô fixé sur la belle rousse. Il était vraiment une cause perdue.  

 

Ryô ne pouvait plus parler, ni bouger... Bon dieu, il pouvait à peine respirer. Il la regardait glisser vers eux. Elle était si belle, il sentit que son coeur allait cesser de battre. Elle était bien plus belle qu'il y a dix ans, il n'aurait jamais pensé que cela soit possible. Il lécha ses lèvres sêches en continuant de la dévorer des yeux...  

 

Kaori l'observait, glissant lentement au-dessus de la piste de danse vide. Il était si beau, son coeur faisait des bonds dans sa poitrine. Du haut de son mètre 90, il dominait de beaucoup les autres hommes. Ses perçants yeux noirs étaient tournés vers elle et une mèche noir corbeau lui tombait sur le front.  

 

Le smoking noir le faisait paraître mince, mais elle savait ce qui se cachait sous cet habit civilisé... Une bête musclée et charnue, faite pour la séduction. Il l'avait testé sur elle, il y a dix ans, et elle lui avait résisté, avec difficulté. Au moins, son jeune âge l'avait tenu à distance. Mais maintenant, dix ans après ? Elle ne savait pas si elle aurait la force et la volonté de ne pas succomber une deuxième fois. Et elle savait instinctivement qu'il ne renoncerait jamais. Mon dieu, aidez-moi !  

 

Eriko avançait à quelques pas derrière elle, observant Kaori se transformer sous ses yeux. La démarche de son amie évoquait des nuits chaudes, des draps de soie et de l'amour lascif...  

 

Les yeux de la styliste se posèrent sur l'homme qui avait provoqué tout ça. Saeba Riochi. Que c'était-il passé entre ces deux-là ? Ryô n'avait pas quitté Kaori des yeux. Il la déshabillait pratiquement de ses yeux couleur de nuit. A croire qu'il voulait la croquer... Bordel, ce type est chaud !  

 

 

« Yuki » chuchota Saeko. « Tu es sur qu'il ne s'est rien produit il y a dix ans ? »  

 

Elle indiqua Kaori d'un mouvement de tête.  

 

« Regarde-la. »  

 

Makimura lui tapota la main et murmura :   

 

« Il ne s'est rien passé. Mais ça pourrait arriver maintenant. » Il jeta un rapide regard à son ami. « Regarde-le. Il semble prêt à se jeter sur elle. »  

 

« Tu es sur de ce que tu fais ? »  

 

« Pas vraiment. » souffla-t-il.  

 

Sa soeur s'était arrêtée devant leur petit groupe. Elle le fusilla du regard. « Bonjour Kaori. » Il sourit. « Tu es finalement arrivée. Jolie robe. »  

 

« Bonjour cher frère. » le salua Kaori avec une voix soyeuse qui trahissait sa crispation.  

 

« Saeko, Ijuin-san. » Elle etreignit la femme dans la robe bourgogne. « Bonjour Miki, c'est si bon de te voir. »  

 

Miki se mit à rire. « Ca me fait plaisir de te voir moi aussi. Belle robe. »  

 

« Merci. Je suis ravie qu'elle te plaise. »  

 

Son frère s'éclaircit la gorge.  

 

« Kaori... Tu te rappelles de Ryô, non ? »  

 

Kaori se prépara mentalement. Relevant le menton, elle plongea carrément dans ce regard fixé sur elle.  

 

« Saeba. » Arquant un sourcil, elle tendit la main.  

 

Les lèvres de Ryô s'inclinèrent dans un lent sourire. Il avait vu son hésitation et son regard troublé. Elle savait qu'elle était prise au piège. Bien.  

 

Il prit sa main et la porta à sa bouche. « Kaori que... » murmura-t-il en caressant ses jointures avec ses lèvres.  

Kaori frissonna. Oh merde ! Mon frère est un homme mort.  

 

« Boze mili » hurla quelqu'un à travers la salle. Stefan Lupino s'ouvrait une voie au milieu des invités immobiles.  

 

« Eriko, bisou. » Il l'embrassa sur les deux joues.   

 

« Kaori, tu es absolument renversante et ce jeune homme... »Il regarda Ryô.  

 

« Dragane ! C'est mon assistant. Dragane !!! Apporte-moi mon appareil. Je dois prendre une photo de vous deux. Quel couple parfait. Dragane, mon appareil !!! »  

Kaori retira sa main des doigts de Ryô. « Je ne pense pas que ce soit nécessaire. »  

 

« Si, ça l'est. » Le croate pouvait être têtu quand il voulait. « Il est le seul homme ici qui soit plus grand que vous, même avec les talons que vous portez. Vous allez bien ensemble. Le plus beau couple dans cette pièce... sans vouloir froisser les autres. »  

 

« M. Lupino » lui dit Kaori entre ses dents. « Voudirez-vous arrêter avec ça ? »  

 

« Oui, s'il vous plait, M. Lupino. Ne voyez-vous pas que vous l'embarassez ? » lui dit Eriko.  

 

« C'est pas de l'embaras. En fait, j'en ai plein le cul ! » maugré Kaori.  

 

Eriko ne préta aucune attention à son amie. « Quoi qu'il en soit, peut-on savoir ce que vous faites ici ? »  

 

« J'ai été invité par cet autre beau couple, M. Makimaura et Melle Saeko. Je sius ici en tant que photographe officiel. »  

 

« Je suis heureuse que vous ayez accepté. » approuva Saeko avec un sourire.  

 

« Hum... Ryô.... Hé, mec... » Mick le poussait du coude.  

 

Comme rien ne se passait et que Ryô continuait juste à fixer la jolie rousse, il décida de prendre la situation en main.  

 

« Bonjour Kaori. Je suis Mick, l'associé de Ryô. »  

 

Kaori lui adressa un sourire éclatant. « Bonjour Mick. Ravie de faire votre connaissance.»  

 

Ce sourire le toucha profondément. Elle rayonnait. Pas étonnant que Ryô ne pouvait cesser de penser, et de parler, d'elle. Mick prit sa main et la pressa doucement.  

 

« Tout le plaisir est pour moi, Kaori. » ronronna-t-il.  

 

Kaori soupira mentalement. Super, encore un ! Mais elle garda le radieux sourire fermement planté sur ses lèvres. Tiens, prends ça, Ryô Saeba !  

 

Ryô remarqua ce sourire. Ce sourire qui n'était pas pour lui. Ce sourire qui était déstiné à son ami. Il aurait voulu extirper la vie de Mick hors de son corps. L'américain était toujours trop populaire auprès des femmes. Mais Ryô ne s'en était jamais préoccupé. Jusqu'à maintenant. Mick pouvait flirter et séduire toutes les autres femmes. Mais pas la sienne !  

 

Il grogna et envoya un regard assassin à son ami.  

 

Mick ne s'en aperçut même pas tant il était fasciné par les grands yeux noisette de Kaori.  

 

Saeko cacha son sourire derrière sa main. Ca promettait d'être interessant !  

 

Makimura gloussa.  

 

Les époux Ijuin observaient la scène de loin.  

 

« Qu'est-ce qui se passe ? » murmura Lupino à l'oreille d'Eriko.  

 

« Nous verrons bien, mais j'ai une petite idée. » lui chuchota-t-elle en retour.  

 


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