Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prose

 

Auteur: Carine

Status: En cours

Série: Cat's Eye

 

Total: 10 chapitres

Publiée: 25-01-06

Mise à jour: 12-04-09

 

Commentaires: 8 reviews

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General

 

Résumé: Cette fic propose une suite à l'animé, entre juillet 85 et juillet 86, avec l'arrivée des personnages du manga, pour finalement former la brigade spéciale à la fin de l'histoire. La saison 3 sera suivie, je l'espère d'une saison 4 et peut-être d'une saison 5.

 

Disclaimer: Les personnages de "Saison 3: la brigade spéciale" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Saison 3: la brigade spéciale

 

Chapitre 6 :: Une rencontre inespérée

Publiée: 26-06-07 - Mise à jour: 14-09-08

Commentaires: Un chapitre focalisé sur la RDA. L'enquête s'apprête à faire un (des ?) bond(s). Encore une fois, le travail de l'interprète n'est pas retranscrit.

 


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« Monsieur le directeur, nous viendrons prendre possession de « Bienvenue à Paris » et « Une femme dans la nuit » ce mercredi à 23 h. Cat's Eye »  

Hitomi lut une dernière fois la carte écrite en anglais avant de se sortir.  

Hitomi : J'y vais !  

Ai : A plus !  

Rui : Sois prudente.  

Mais elle était déjà partie.  

Ai : Bon, c'est pas le tout, mais j'ai du boulot.  

Rui : Très bonne initiative !  

Le téléphone sonna.  

Rui : Allô !  

Réceptionniste : Mademoiselle Kisugi, un appel pour vous.  

Rui : Bien, passez-le moi.  

Le réceptionniste transmit l'appel. Rui entendit la voix de Nagaishi au bout du fil.  

Nagaishi : Ca y est, Utsumi-san a pu prendre un vol pour Berlin-Est, et à l'heure qu'il est, il doit être dans un train pour Leipzig, voire être arrivé. Son interprète l'accompagne.  

Rui : Est-ce que vous pouvez toujours le faire suivre ?  

Nagaishi : Malheureusement, je n'ai aucun contact dans le bloc communiste. Nous ne pouvons savoir ni ce qu'il trouve, ni même ce qu'il fait. Nous ne pouvons qu'espérer qu'il ne commette pas de faux pas.  

Rui : Merci de nous avoir prévenues.  

Rui était très inquiète pour Toshio, et le fait de ne pas pouvoir avoir de nouvelles n'arrangeait rien. Elle se dit qu'il ne valait mieux pas prévenir ses sœurs pour le moment, et qu'il fallait se concentrer sur les toiles à récupérer le lendemain.  

 

Gare de Leipzig, mardi 30 juillet 1985, 22h34 (20h34 GMT)  

Le train venait d'entrer en gare. Les portes s'ouvrirent sur deux hommes qui se hâtèrent de descendre.  

Toshio : Ben dis donc, ce train n'est pas tout confort !  

Jan : Que voulez-vous, c'est la RDA !  

Toshio : Vous pensez qu'on trouvera un taxi ?  

Jan : C'est pas gagné, cela dit, l'Europe de l'Est accueille volontiers les touristes.  

Toshio : Ah oui, c'est vrai qu'officiellement, je viens ici en touriste.  

Jan : Et tachez d'enquêter discrètement. Si vous vous retrouvez dans le collimateur de la Stasi, on repartira d'ici les pieds devant !  

Toshio : Je sais comment faire pour enquêter sans lever de soupçons.  

Jan : Tant mieux. (Il regarde les voitures circuler) Ah, pas le moindre taxi en vue, on va devoir marcher.  

Les deux hommes prirent leurs affaires et se dirigèrent vers leur hôtel, qui était fort heureusement assez proche de la gare. Comme ils avaient déjà dîné, ils allèrent directement se coucher.  

 

Le lendemain, Toshio était prêt de bonne heure. Il voulait aller à la bibliothèque de la ville dans un premier temps. Donc dès l'ouverture, à 10 h, il était là, dans la peau de son personnage de touriste amateur d'art et passionné par le travail de Heintz. Il pénétra dans la pièce principale, et commença à chercher. Mais ce qu'il vit le surprit : les livres sur le rayon qu'il regardait parlaient des principaux dirigeants de l'URSS. Et ils étaient tous là : Lénine, Staline, Khrouchtchev, et même Brejnev, mort depuis peu, avaient leur biographie complète. Un peu plus loin, des livres d'auteurs russes, tchèques, hongrois ou allemands trônaient sur les rayonnages. Toshio avait sous les yeux la preuve de l'absence de liberté culturelle et d'expression de ce pays. Un sentiment de malaise le gagna. Il rejoignit Jan qui cherchait aussi de son côté.  

Toshio : Alors ?  

Jan : Chou blanc.  

Toshio : J'ai bien envie de demander à l'employé.  

Jan : Je m'en charge.  

Jan se dirigea vers l'employé et lui parla un moment. Mais Toshio avait remarqué un homme qui semblait écouter la conversation avec beaucoup d'intérêt. Jan revint vers Toshio.  

Jan : Ils ont rien. Le mec savait même pas qui est Heintz.  

Toshio : Le type là-bas a tout écouté.  

Jan : Je m'en suis rendu compte à l'instant.  

Toshio : De toute façon, nous n'avons plus rien à faire ici. On va sortir comme si de rien était, et on verra quelle sera sa réaction.  

 

Les deux hommes sortirent donc de la bibliothèque. L'homme mystérieux les suivit et vint à leur rencontre.  

Dammer : Bonjour, je me permets de vous aborder car je vous ai entendu parler de Michael. Je me présente, Friedrich Dammer.  

Toshio : Vous connaissez Michael Heintz ?  

Dammer : Oui, c'était mon ami d'enfance.  

Toshio : Formidable !  

Dammer : Puis-je savoir ce que vous lui voulez ?  

Toshio : Je suis l'inspecteur Utsumi de Tōkyō, et j'enquête sur un trio de voleuses du nom de Cat's Eye. Ses voleuses semblent ne s'intéresser qu'aux œuvres ayant fait partie de la collection que Heintz avait rassemblée, et j'ai été amené à penser qu'elles pourraient être ses filles.  

Dammer : J'ai peur de ne pas vous être d'une grande aide, inspecteur, je n'ai plus eu de ses nouvelles depuis le début de la guerre, peu après son départ pour Berlin.  

Toshio : Il a quitté Leipzig avant la guerre ? Et pourquoi est-il parti à Berlin ?  

Dammer : Pour y vendre ses toiles. Il y a plus d'acheteurs dans la capitale. Mais je connais quelqu'un qui pourra sans doute vous en dire plus. Suivez-moi, je vous prie, c'est sur la Beethoven Straße.  

 

Les trois hommes se mirent en marche. Jan était sus ses gardes : rien ne prouvait que ce Dammer n'était pas de mèche avec la Stasi. Il trouvait que l'inspecteur Utsumi n'était pas très prudent de parler autant avec un étranger. Ils ne devaient pas prendre de risques et rentrer le plus tôt possible en RFA. En attendant, lui et Toshio se demandaient bien qui ce Dammer allait leur faire rencontrer. Mais quelque chose tira Toshio de ses réflexions. Alors qu'ils étaient sur une route à forte circulation, il remarqua une, deux, cinq, dix voitures identiques. Il regarda plus attentivement : toutes les voitures circulant ou garées dans la rue étaient les mêmes, une marque qui lui était inconnue. L'ambiance glauque ainsi provoquée le mit mal à l'aise.  

Toshio : C'est une impression, ou tout le monde a la même voiture ?  

Jan : Je crois que tous les Allemands de l'Est roulent en Trabant, une voiture fabriquée en RDA.  

Dammer : C’est exact, tous ceux qui ont une voiture ont une Trabant.  

Toshio : Mais pourquoi personne ne choisit une autre voiture ?  

Dammer : Et bien … si on avait le choix, on achèterait sans doute autre chose.  

Toshio : Comment ça, vous ne pouvez pas choisir votre voiture ??!!!  

Dammer : Non, tout habitant de la RDA se doit d’acheter LA voiture fabriquée en RDA.  

Toshio : Il n’y a pas de libre concurrence ?  

Dammer : Non, et ils en profitent.  

Toshio : Comment ça ?  

Dammer : Du coup, ils se permettent tout, y compris des délais de livraison ahurissants. Je connais beaucoup de monde qui a attendu près d’un an après la commande pour enfin l’avoir !  

Toshio : Un an ??!!! Ils se foutent du monde !!!  

Dammer : Je ne vous le fais pas dire !  

Toshio : Et vous en avez d’autres, des comme ça ?  

Dammer soupira.  

Dammer : Tout est comme ça, ici. C’est pour ça que tant de gens sont partis à l’ouest.  

Toshio : Et vous, vous n’avez jamais eu envie de partir ?  

Dammer : A un moment, oui, mais toute ma famille et tous mes amis sont ici, et puis je crois que je me suis fait à cette vie sans liberté apparente.  

 

Toshio fixait Dammer pour essayer de comprendre. Cet homme paraissait résigné, acceptant son sort. Ca le dépassait.  

Toshio : S’y faire, est-ce possible ?  

Dammer : En tout cas, c’est risqué, et puis c’est amené à évoluer.  

Toshio : Pourquoi dites-vous ça ?  

Dammer : Vous savez que le dirigeant de l’URSS a changé depuis peu ?  

Toshio : Bien sûr. Maintenant, c’est Gorbatchev.  

Dammer : Exact. Et connaissez-vous la politique qu’il mène, la Perestroïka ?  

Toshio : J’en ai déjà entendu parler, mais j’avoue ne pas savoir en quoi ça consiste.  

Dammer : En fait, Gorbatchev veut entamer un rapprochement avec l’Occident, et donc les Etats-Unis, ce qui pourrait mettre un terme à la Guerre Froide.  

Toshio : C’est une bonne chose.  

Dammer : Pas pour les dirigeants Est-allemands !  

Toshio : Je ne vous suis pas.  

Dammer : L'Allemagne est coupée en deux à cause de cette rivalité entre les Etats-Unis et l’URSS. Si cette rivalité cesse, les deux blocs n’ont plus lieu d’être. Dans ce contexte, que pensez-vous qu’il adviendra des deux Allemagne ?  

Toshio : Elles ne formeront plus qu’un seul état.  

Dammer : Tout juste. Et cette nouvelle Allemagne sera une RFA ou une RDA ?  

Toshio : Ah, je vois, si les choses se passent ainsi, les dirigeants Est-allemands perdront le pouvoir.  

Dammer : Exactement. C’est pourquoi la RDA n’apprécie pas la Perestroïka, et qu’il y a des tensions. Depuis, je suis un peu plus sur mes gardes.  

Toshio : Pourtant, vous nous racontez tout ça, alors qu’on ne se connaît pas.  

Dammer : Vous ne pouvez pas faire partie de la Stasi !  

Toshio : Ah, je comprends. Mais si quelqu’un vous voit nous parler ?  

Dammer : Je suis guide touristique, donc pas de problème.  

Toshio : Ah ah ah, on est bien tombés !  

Dammer : Moi aussi. En vérité, j’avais besoin de parler de tous ces soucis, mais les personnes de confiance sont rares. D’ailleurs, celui que je vous emmène voir est quelqu’un d’encore plus méfiant, et ne parle plus que banalités, même à moi malgré le temps qu’on se connaît.  

Toshio (inquiet) : Mais il me parlera encore moins !  

Dammer : Au contraire, le fait que vous soyez Japonais le rassurera.  

Toshio : Espérons-le. Au fait, qui est-ce ?  

Dammer : Vous le saurez quand on y sera. Ce n’est plus très loin, maintenant.  

 

Les trois hommes prirent une petite rue sur la gauche. Arrivés au bout, ils tournèrent à droite dans une rue un peu plus grande, la Beethoven Straße. Ils parcoururent encore une centaine de mètres avant de s’arrêter devant une grande porte. Sur la boîte aux lettres située juste à côté, était inscrit un nom qui fit sursauter Toshio.  

Toshio : Heintz ???!!!!  

Dammer : Venez, ne restons pas dans la rue.  

Ils entrèrent dans le hall de la maison. Dammer ferma la porte.  

Dammer : Attendez-moi ici, je vais le prévenir.  

Il s’éclipsa par une porte au fond du couloir, et revint quelques minutes plus tard.  

Dammer : Suivez- moi, je vous prie.  

Les trois hommes traversèrent le couloir, et entrèrent dans la pièce qui se trouvait être une chambre. Un homme très âgé assis dans un fauteuil, se leva quand il les vit.  

Dammer : Messieurs, je vous présente Helmut Heintz, le père de mon ami d’enfance Michael.  

Toshio n’en crut pas ses oreilles ! Il était tellement surpris qu’il mit quelques instants avant de saluer son hôte.  

Toshio : Bonjour, monsieur, je suis l’inspecteur Utsumi, et je…  

Dammer : Ne vous donnez pas ce mal, je lui ai déjà expliqué le but de votre visite.  

Heintz lui serra la main vivement avec une profusion de “Guten Tag”, et invita ses hôtes à s’asseoir.  

Heintz : Je suis prêt à répondre à vos questions, inspecteur…  

 

 


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