Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prosa

 

Autore: macema

Beta-reader(s): Stef50

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 6 capitoli

Pubblicato: 04-10-10

Ultimo aggiornamento: 19-01-11

 

Commenti: 31 reviews

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HumourRomance

 

Riassunto: Une école, une massue, un coloriage et ....

 

Disclaimer: Les personnages de "La curiosité est un vilain défaut ?" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: La curiosité est un vilain défaut ?

 

Capitolo 6 :: 6

Pubblicato: 19-01-11 - Ultimo aggiornamento: 20-01-11

Commenti: Bonjour tout le monde... Hein quoi, on est pas le 3 ? Oui oui je sais. Mais il fallait bien fêter l’anniversaire de Phil, notre Marmotte (ou Super Marmotte pour certaines), le MENSIVERSAIRE de Yaël et le NON-ANNIVERSAIRE de Hcity et tout le monde ^^. On allait quand même pas passer à coté de tout ça ^^. Et surtout j’ai fini.... !!! Si si !!! Vous verrez à la fin le mot FIN. (Comment ça il était temps ? (--‘) Je remercie tous ceux qui m’ont lue et/ou m’ont mis une review. Un gros bisous à Hcity que je remercie d’avoir été le temps de cet OS de 6 chapitres (je sais c’est long, mais d’autres ont fait pire) mon héroïne. Promis, tu redeviendras un jour Mme Kirisute. Merci aussi à Yaël et son mini moi qui (ne) ronfle (pas) à qui je dis à très bientôt aussi. (oui les Mini Yaël c’est comme les Martine... La naissance de Mini Yael, Mini-Yael fait un O-Fuda, Mini-Yaël à l‘école... Devinez lequel sera le suivant.). Un énorme bisous à ma bêta Aya qui a fait une apparition également. C’est un peu avec un pincement au coeur que je finis cette histoire tendre et drôle pour repartir vers des histoires moins gaies (*cris de victoire de Dark Cma et de tous ceux qui me réclament la suite d‘XYZ, dernier espoir*) Bisous et Bonne lecture à vous. Ps : pour ceux qui se demandent vraiment qui est Phil la Marmotte, vous pouvez consulter ici son histoire en libre accès.

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6


 

A ces mots, Mme Kirisute se mit à rougir violemment... Le dessin de la petite... La lettre... Avec tout ça, elle avait fini par oublier ce “détail”. Se passant la main sur son front, elle regarda son élève qui venait de lui rappeler qu’elle devait rendre cette lettre à Mr et Mme Saeba. Elle le savait pourtant... Les enfants avaient toujours tendance à mettre les pieds dans le plat avec tant d’innocence. Le monde de l’enfance détenait des trésors tellement charmants même s’ils pouvaient parfois mettre les adultes mal à l’aise... Elle se souvenait encore de la fois où elle s’était trompée de paquet et saupoudrait allégrement la neige devant son palier, lorsqu‘un de ses garçons l‘avait interpelée...  

 

- Maman, si tu mets du sel sur la neige elle fond ?  

- Oui mon trésor.  

- Donc si tu mets du poivre, ça sera l’inverse ?  

- Pourquoi dis-tu cela ?  

- Ben c’était pour savoir pourquoi tu mets du poivre sur la neige...  

 

A ce moment là aussi, elle avait rougi de honte sans pour autant énoncer son erreur devant son garçon..., jusqu’à ce que son mari lui en fasse en riant la remarque. Et là, Yaël lui rappelait aujourd’hui, comme son fils autrefois, qu’elle avait fait une erreur en lisant cette lettre.  

 

- Quelle feuille à papa ? demanda soudain Mme Saeba.  

 

- Ben tu sais maman, celles qui se trouvent cachées dans les livres des dames de papa... Les dames qui sont si pauvres qu’elles ont pas d’habits... C’est les livres où tu m’as dit que j’avais le droit de dessiner des vêtements sur elles pour pas qu’elles aient froid cet hiver.  

 

Les trois adultes gênés se mirent à lui répondre en même temps.  

 

- Quels livres où les dames ont pas d’habits ?  

- Hein ? Cachées dans les livres de papa ?  

- Comment ça maman t’as dit de dessiner dessus ?  

 

Surpris de cette avalanche de questions qui tombaient sur la petite fille, Mme Kirisute et ses parents se regardèrent, honteux d’avoir harcelé ainsi Yaël. Celle-ci avait saisi machinalement une de ses massues qu’elle tenait en guise de défense au dessus de sa tête. Pour la rassurer, sa maîtresse se décida à lui prendre doucement la main pour la faire se redresser et lui ôter la massue.  

 

- Désolée Yaël, nous n’aurions pas dû te demander tout ça en même temps, lui dit-elle avec un grand sourire. Et pour ton dessin, oui je l’ai trouvé... C’est un très joli dessin...  

 

Elle se mit à rougir à cette expression qui la renvoyait au souvenir de cette nuit avec son mari.  

 

- Par contre, je vais devoir le rendre à tes parents. Je ne sais pas si tu avais vu mais il y avait déjà quelque chose d'écrit sur la feuille.  

 

- Oui, mais je ne trouvais plus de papier dans la maison, déclara tristement la petite fille. Et puis papa, il en plein des feuilles comme ça dans ses livres.  

 

- Peut-être ma chérie, mais ce n’est pas bien de prendre la feuille de quelqu’un d’autre s’il y a déjà quelque chose dessus. Donc ça ne te dérange pas si je le rends à tes parents ?  

 

La petite fille secoua la tête négativement, l’air penaud, tout en tournant ses pouces l’un à la suite de l’autre.  

 

- Tu n’as qu’à m’en faire un autre encore plus joli. D’accord ? Tiens, si tu te mettais à ta place avec une nouvelle feuille et les crayons de couleurs. Je suis sûre que tu peux m’en faire un le temps que je termine de discuter avec tes parents.  

 

A ces mots, la petite fille se leva rapidement de sa chaise en la faisant tomber et partit en trombe chercher les ustensiles nécessaires sur les étagères de la classe. Dès qu’elle fut installée à sa chaise, elle baissa la tête vers la feuille, la langue tirée en signe de concentration sur son nouveau chef d’œuvre.  

 

- De quelle feuille parlez-vous Mme Kirisute ? demanda alors Mme Saeba, curieuse vis à vis de cette objet dont elle n’avait pas connaissance.  

 

- Il s’agit d’un dessin que Yaël a dû faire tomber en me donnant ses massues hier. Mais il y a ....  

 

Elle s’interrompit en voyant Mr Saeba faire de grands gestes derrière sa femme, écartant les bras pour les ramener vers sa tête successivement, tout en secouant la tête de façon négative. Il gigota si bien que la petite chaise sur laquelle il tenait partit vers l’arrière en laissant tomber le pauvre homme sur le dos.  

 

- Ryo mais t’as pas fini de faire l’imbécile, lui cria alors sa femme excédée. Tu es une vraie catastrophe ambulante...  

 

Puis elle se tourna vers Mme Kirisute pour ajouter :  

 

- Je suis vraiment désolée Mme Kirisute... Si vous voulez bien me rendre ce dessin... Il est déjà tard, nous allons vous laisser.  

 

La maîtresse d’école avait les yeux fixés sur les jambes du père de Yaël, lesquelles gigotaient encore dans le vide, ainsi qu’une partie plus intime de son anatomie sous son jean avant qu’il ne commence à se relever. Elle se mit à rougir en se reprenant : mais que faisait-elle donc à poser ses yeux à cet endroit ? Distraite, elle saisit soudain qu’elle avait enfin la possibilité de pouvoir rendre cette lettre sans donner plus d’explications comme ses craintes le lui avaient laissé entrevoir. Un sourire apparut sur son visage, et elle se dirigea à grands pas vers son bureau pour y attraper son cartable.  

 

- Oui... Vous avez raison Mme Saeba, annonça-t-elle tout en tournant le dos aux parents de sa petite élève.  

 

Ses joues avaient viré au rouge et elle tentait de les calmer avant de pouvoir rendre le précieux document à ses propriétaires. Si seulement, ils la voyaient à ce moment, nul doute que Mr Saeba aurait compris qu’elle avait eu la curiosité de la lire. C’est alors qu’elle sentit une main se poser contre son flanc et qu’elle aperçut alors ce dernier posté juste derrière son dos.  

 

- Si ça ne vous dérange pas, je vais la récupérer en main propre, annonça-t-il avant que sa femme ne puisse prendre cette lettre avant lui.  

 

- Bien... Bien sûr Mr Saeba, lui répondit-elle les joues encore rosies.  

 

Elle vit passer dans le regard de ce père une lueur malicieuse et sut alors qu‘il avait compris qu‘elle avait lu cette lettre pourtant intime. Amusé, il s’approcha près de l’oreille de l’enseignante pour lui souffler :  

 

- J’espère au moins que la lecture a été bonne.  

 

Il n’eut pas le temps d’en dire plus qu’il sentit sa femme l’attraper par son manteau pour le tirer vers elle.  

 

- Ryo, je peux savoir ce que tu fais ? Et devant Yaël en plus...  

 

- Mais Kaori je t’assure que....  

 

Ils stoppèrent net, surpris... Une massue en bois venait d’atterrir sur la tête de Mr Saeba en faisait un petit bruit sourd. Les trois adultes éberlués regardèrent d’un seul mouvement d’où pouvait provenait ce projectile quand ils aperçurent Yaël devant ses massues, une encore en main prête à la lancer contre son père. Gênée la petite fille reposa cette dernière sur la table d’un mouvement vif avant de retourner s’asseoir l'air de rien et de se remettre à son ouvrage.  

 

- Vous avez vu ça ? s’exclama alors son père tout en se dirigeant vers elle. Elle sait déjà viser aussi bien que son père. Hein ? C’est pas de sa mère qu’elle pourrait tenir ça !  

 

De fierté, il saisit alors sa fille dans ses bras pour la faire tournoyer au dessus de sa tête et de lui faire un énorme baiser sur la joue.  

 

- Mais pourquoi tu m’as lancé une massue ma chérie ? Tu sais c’est pas bien de lancer une massue sur la tête de ton papa.  

 

- Oui mais tu as dit que maman devait laisser ses massues à la maison maintenant...  

 

Il redéposa alors sa fille à terre tout en riant lorsqu’il entendit la voix de Mme Kirisute s’adressant à sa femme.  

 

- Tenez Mme Saeba, voici le dessin dont je vous parlais.  

 

- Merci beaucoup Mme Kirisute.  

 

Mr Saeba se précipita alors vers les deux femmes, mais il stoppa net lorsque la sienne attrapa vivement la lettre de sa main gauche et se mit à la lire rapidement. Aux premiers mots, elle eut une expression de surprise qui ne fit que s‘agrandir en comprenant le sens qu‘avait cette lettre pour leur couple, ses joues rougissant au fur et à mesure que les phrases devenaient intimes. Mme Kirisute se mit à regarder successivement Mme Saeba puis son mari, pour voir naitre sur ce dernier un air timide et amoureux. Lorsque sa femme releva la tête, elle se précipita sur lui pour l’embrasser passionnément.  

 

La pauvre maîtresse se sut plus où se mettre en voyant l’élan amoureux de ces deux parents. Elle se mit à rougir en songeant que, comme elle l’avait deviné et malgré les disputes qu’avaient eues Mr et Mme Saeba devant elle, Yaël était vraiment le fruit d’un amour infini entre ces deux êtres. Ses pensées divaguèrent pourtant vers la belle nuit qu’elle avait pu passer dans les bras de son mari après l’avoir elle-même lue cette lettre, et elle était désormais certaine que Mr et Mme Saeba aurait la chance d’avoir eux-mêmes une nuit merveilleuse lorsque Yaël serait couchée.  

 

Voyant que leur baiser s’éterniser, elle se dirigea pour calmer ses pensées vers la petite fille pour voir où en était son nouveau dessin. Malheureusement cette fois sans lettre d’amour dessus, se dit-elle. Mais ce nouveau dessin irait enfin rejoindre sa place dans ses classeurs à trésor où sommeillaient les cadeaux de ses autres élèves. Et puis pour les lettres, elle pourrait toujours demander à son mari de lui en faire une... ou même un joli dessin. Elle se mit à glousser d’anticipation à cette idée.  

 

Elle s’agenouilla près de la petite fille pour regarder sa nouvelle œuvre et tomba sur les fesses en constatant que le dessin représentait sa famille... Avec elle et sa mère en train d’écraser son père sous d’énormes massues. Voyant sa maîtresse à ses cotés, la petite fille se tourna vers elle et lui dit :  

 

- Tu vois maîtresse, un jour, je saurais soulever une massue aussi grosse que celle de maman, comme sur le dessin !  

 

Mme Kirisute se mit à sourire à pleines dents. Finalement, même si elle était obsédée par les massues, pour rien au monde elle ne changerait cette petite fille. Elle est si mignonne pensa-t-elle. Elle lui répondit un « oui ma chérie » avant de se retourner vers ses parents pour constater qu’ils avaient enfin fini leur élan d’affection.  

 

- Alors comme ça, tu as d’autres "dessins" comme celui-ci dans tes magazines ? se mit à dire d’un air malicieux Mme Saeba envers son mari.  

 

- Oui, lui souffla celui-ci, mais ne t’avises pas d’aller fouiller dedans, ne serait-ce même que d'y jeter un œil...  

 

- Oh ce n’est pas grave... Dans ce cas je demanderai à Yaël de me les rapporter pour faire de beaux dessins... Ajouta Mme Saeba à voix haute pour que sa fille l’entende.  

 

Puis elle vint gaiement se placer à coté de sa fille et voyant qu’elle avait fini, proposa alors de l’emmener dans le couloir pour lui mettre son manteau. Mme Kirisute approuva et se dirigea elle-même vers la paterne à coté de son bureau pour y saisir le sien et prendre son cartable. Lorsqu’elle se retourna, elle se retrouva nez à nez avec Mr Saeba qui n’était posté qu’à quelques centimètres de son visage.  

 

- Vous savez Mme Kirisute, la curiosité n’est pas toujours un vilain défaut... Cela vous a-t-il été profitable ?  

 

Elle se mit à rougir de honte et tenta de se cacher derrière son cartable. Le père de son élève recula alors son visage du sien avant de lui faire un nouveau clin d’œil et de sortir rejoindre sa femme dans le couloir. Elle enfila alors son manteau manche à manche avant d’en fermer les boutons sur le devant. Les températures avaient baissé depuis la veille et elle préférait après tous les échauffements qu’elle avait pus avoir dans la journée, bien se couvrir pour ne pas attraper froid. Elle repris dans ses bras son cartable toujours aussi bien rempli, et attrapant enfin ses clefs sur son bureau, elle sortit de sa classe et la verrouilla. Traversant les différents couloirs, elle sortit du bâtiment et après l’avoir fermé, parcourut la grande cour qui la mènerait aux grilles avant de pouvoir enfin sortir de son lieu de travail.  

 

A quelques mètres devant elle, Yaël, posée sur les larges épaules de son père, et ses parents en faisaient autant. La petite fille tenait fermement la plus grande de ses massues qu’elle avait gardée dans sa main de joie de les avoir récupérées. Elle put aussi apercevoir un couple qui attendait derrière les grilles patiemment. Un homme blond, sûrement étranger, fit un geste de la main en direction des parents de Yaël, leur montrant ainsi sa présence. A ses cotés, se tenait sagement debout une petite fille d’environ 8 ans qui avait encore son cartable sur le dos.  

 

- Hitomi !!! Tonton Mickkkkkkkkkkkkkk !!!!  

 

- Bonjour ma darling, dit-il en s’adressant à Yaël avant de l‘attraper au vol et de lui faire un énorme bisou sur la joue . Il la fit tourner telle une ballerine sur ses pieds avant de s’accroupir à sa hauteur pour lui demander :  

 

- Alors ça s’est bien passé ta journée ?  

 

- Ah oui, on a fait de la peinture, c’était super !!!  

 

- Et Kyohei, il t'embête toujours ?  

 

La petite fille ne répondit pas, elle resta là en totale admiration envers son tonton, muette et rougissante. L’homme blond se tourna alors en direction de Mr Saeba pour lui demander :  

 

- Et toi alors, pas trop pénible cette première convocation ?  

 

- Je dirais que ça a été plutôt enrichissant, répondit celui-ci en jetant un air taquin à sa femme.  

 

Mme Kirisute qui venait d’arriver, leur tourna le dos afin de fermer les grandes grilles de l’entrée, et glissant les clefs dans sa poche, s’inclina devant Mr et Mme Saeba pour leur dire au revoir, tout en cherchant quelqu'un du regard.  

 

- Mais qui est cette charmante demoiselle ?  

 

- Oh Mick... Je te présente Mme Kirisute, la maîtresse d’école de Yaël, lui signala Mme Saeba.  

 

Alors cet homme est le fameux tonton Mick, pensa Mme Kirisute, celui pour lequel la petite Yaël a tant d’affection. Elle approcha sa main de celle que lui tendait cette homme, une main chaude et ferme... Lorsque ce Mick l’attira à lui pour lui glisser à l’oreille :  

 

- Ca vous dérangerez si je venais moi aussi prendre quelques leçons ? Etant américain, j’ai pas mal de choses à apprendre... Puis il ajouta dans un murmure contre son oreille, ... Je pourrais peut-être vous enseigner deux, trois trucs moi aussi. J’ai toujours été doué pour les cours de lang...  

 

Mme Saeba le tira par sa veste, le visage rouge de rage.  

 

- Non mais j’ai déjà passé une heure à surveiller Ryo, c’est pas pour que tu t’y mettes aussi !!!  

 

L’américain se redressa vivement et regardant son comparse qui se tenait tranquillement les mains dans les poches, se mit à en faire le tour.  

 

- Tu l’as vraiment bien surveillé Kaori ? interrogea-t-il Mme Saeba, un grand sourire naissant sur son visage. Puis il se tourna vers le père de Yaël.  

 

- Ca a l’air drôlement mignon ça, c’est quoi ?  

 

- Je ne vois pas de quoi tu parles, lui répondit ce dernier les yeux levés au ciel.  

 

- Ah oui ? Vraiment ?  

 

Mick se mit alors à tirer de la poche de Mr Saeba un morceau d’étoffe de couleur vert anis, lequel se déploya laissant apparaitre un soutien-gorge... Mme Kirisute qui regardait à droite et à gauche au milieu de cette discussion, aperçut le vêtement et surprise, vira au cramoisi en se tenant le buste.  

 

- Mais c’est mon soutien gorge...!!!  

 

Et sans qu’elle ne comprenne comment, elle se retrouva avec la massue de Yaël dans les mains et l’aplatit d’un coup sec sur le crâne de Mr Saeba. Le groupe resta un moment éberlué devant cette scène, avant que l’enseignante ne se redresse en posant la tête de la massue sur le sol, honteuse de ce qu’elle venait de faire. Elle qui venait de passer pratiquement tout un trimestre, puis la dernière heure à expliquer à Yaël et à ses parents qu’une massue n’était pas une solution, elle venait de s’emporter devant eux en utilisant cet objet. Elle se mit à sourire gênée de son acte, avant de déposer le manche de la massue dans les mains de Yaël qui la regardait avec de gros yeux. Profitant que tout le monde était encore stupéfié par son geste, elle récupérera également son soutien gorge des mains de l’américain, qu’elle glissa prestement dans son sac avant de le remercier. C’est alors que la personne qu’elle attendait depuis qu’elle avait fermé la grille arriva en courant dans ses bras.  

 

- Tataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...  

 

Le petit Kyohei se précipita dans ses bras, s’agrippant à sa tante avant de remarquer sa "fiancée" préférée à laquelle il fit de grands coucous.  

 

- Yaëllllllllllllll, ma princesse !!!  

 

- Non, pas Kyohei. Papa !!!! Tonton Mick !!! se mit à hurler la petite fille, je veux pas de bisoussssssssssssssssss !!!!  

 

Le père de Yaël se mit alors à sourire. C’était donc lui le petit amoureux de sa fille. D’un pas calme, il s’approcha du petit garçon et de Mme Kirisute, puis ébouriffa les cheveux de ce petit dragueur.  

 

- Bonjour Kyohei, je peux te demander quelque chose ?  

 

L’enfant acquiesça de la tête.  

 

- Pourquoi tu veux faire des bisous à ma fille ?  

 

- Ben... répondit Kyohei en baissant la tête, c’est parce qu’elle est jolie...  

 

- Il a bon goût ce gamin, intervint Mick qui les avait rejoint.  

 

- Oui, mais vois-tu Kyohei. Il ne faut pas embrasser les filles si elles ne veulent pas. Tu vois... Tu devrais plutôt leur dire qu’elles sont belles, être gentil, les aider ou..., relevant la tête vers Mme Kirisute, Mr Saeba ajouta, leur faire de beaux dessins.  

 

La maitresse piqua un fard devant le regard malicieux de ce papa. Elle décida alors qu’il était plus que temps de rejoindre son foyer pour conclure enfin cette affaire de massues, de coloriages et autres mots d’amour. Le petit Kyohei lança un « d’accord » à Mr Saeba, puis imitant sa tante, il s’inclina pour prendre congé et dire au revoir aux personnes présentes.  

 

Chacun repartit chez soi : Mr et Mme Saeba, leur ami et les deux petites filles sous l’œil attendri de Mme Kirisute qui tenait son neveu par la main, heureuse de voir que cette journée était enfin achevée et qui finalement, n’avait pas été aussi mauvaise que ce qu’elle avait pu prévoir. Se retournant pour prendre le chemin de sa maison, elle avança tranquillement vers le parc pour sa balade quotidienne.  

 

- Tata... Mon oncle, te fais parfois des dessins lui aussi ?  

 

- Euh, oui mon trésor, lui répondit Mme Kirisute en rougissant.  

 

- Et qu’est-ce qu’il dessine dessus ?  

 

Elle partit alors d’un grand éclat de rire et lui répondit :  

 

- Tu le sauras quand tu seras grand Kyohei... Et tu sauras quoi dessiner à la fille que tu aimes, parce que ce sera ce tu penses d'elle dans ton cœur. A ce moment là, tu lui feras le plus beau des dessins.  

 

   

 

   

 

FIN
 

 


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