Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated PG-13 - Prosa

 

Autori: stef50 , TOKRA

Beta-reader(s): Nodino

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 6 capitoli

Pubblicato: 14-10-11

Ultimo aggiornamento: 14-01-12

 

Commenti: 24 reviews

» Scrivere una review

 

General

 

Riassunto: Ryo continue à draguer à tort et à travers. Kaori ne le supportant pas lui administre un sérum éloignant les femmes. Malheureusement rien ne se passe comme prévu. Suite d'attirance fatale.

 

Disclaimer: Les personnages de "Fatale attirance" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

I haven't received the activation email.

 

If you didn't receive the activation email, you probably entered an incorrect email address or you are using Caramail (that refuses automatic emails). In this case, contact me using the email address you put in your profile or one that you want to use instead, and give m ...

Read more ...

 

 

   Fanfiction :: Fatale attirance

 

Capitolo 6 :: Attirance fatale ???

Pubblicato: 14-01-12 - Ultimo aggiornamento: 14-01-12

Commenti: Coucou !!! Tout d'abord merci à ceux qui nous ont laissé des reviews !!!! Ensuite merci à Aya d'avoir été mon binôme pour cette seconde fic... Et enfin merci à Nodino/City d'avoir bien voulu être notre béta ! Voila vous allez lire le dernier chapitre de cette fic ! A bientôt peut être pour une nouvelle fic en binôme ! Bonne lecture ! Tokra

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6


 

Immobile, Ryo attendait une réponse de Kaori. Mais la jeune femme semblait s’être figée en entendant ses propos. Elle avait beau le savoir sous l’emprise d’un filtre d'amour, elle n'arrivait pas à croire qu'il ait pu dire ça ! Jamais il n’avait exprimé aussi clairement ses envies, ses sentiments. Il lui avait dit qu’il l’aimait, elle, Kaori, et pas une autre ! Ces mots, elle les avait attendus durant des années, elle ne comptait plus le nombre de fois qu’elle les avait espérés, mais, les années passant, elle s’était faite à l’idée de ne jamais les entendre. Et là, alors qu’elle ne s’y attendait pas, il venait de les prononcer. Il ne plaisantait pas. Son ton était plus que sérieux et la façon dont il la regardait ne lui laissait aucun doute sur ce qu’il souhaitait.  

 

Elle aussi voulait faire l’amour avec lui. Mais les mots de Ryo avaient agi comme un électrochoc. Il lui avait dit qu’il la voulait, mais il n’était pas lui-même et c’était là que se trouvait le problème. Elle avait réussi à vaincre sa timidité et s’était comportée comme une femme amoureuse, osant même des gestes qu’elle n’aurait jamais imaginé faire. Si seulement Ryo n’avait pas prononcé ces mots, à cet instant, les quelques pièces de tissu qui les recouvraient ne seraient plus là et ils seraient sûrement en train de se découvrir mutuellement.  

 

 

Un tam-tam résonnait dans le crâne de Ryo et il ne provenait pas de la musique diffusée dans la chambre : c’était les battements de son cœur qui battait de plus en plus fort. N’y tenant plus, il se pencha sur la jeune femme et l’embrassa. Il se rendit compte qu'il avait attendu cet instant depuis la veille, lorsqu'il avait pris la toute première potion, prévue pour Erika, et qu'il avait embrassé sa partenaire pour prouver à tous qu'il n'était pas attiré par les hommes. Oh que oui, il n'en avait pas eu conscience mais Dieu qu'il avait espéré ce moment ! C'est pourquoi il se sentit si frustré quand elle le repoussa violemment et déclara :  

 

- Kaori avoir petit souci ! Ça va pas être possible ce soir ! Ryo devoir attendre un peu !  

 

La jeune femme le poussa sur le côté et se précipita sur son sac pour fouiller dedans. Elle constata que Ryo ne la quittait pas du regard et cela l’arrangeait. Elle avait commencé une petite comédie et savait qu’elle devait la jouer jusqu'au bout pour être crédible. C’est pourquoi, après avoir suffisamment retourné la sacoche, elle adopta une mine faussement soucieuse et s'écria :  

 

- Mince ! Je n’en ai plus ! Tu peux aller me chercher des tampons Ryo ! C’est urgent !  

 

Ryo se figea, réalisant ce qu’elle venait de dire. Elle venait de lui demander d'aller lui chercher des tampons... A lui ! Le Tarzan numéro un du Japon ! Certes, il n'était pas dupe, elle venait de botter en touche ; il sentait bien que cette demande n'était qu'un mensonge, mais quand même ! Et d'une il ne comprenait pas ce soudain changement d'attitude et de deux... aller chercher des tampons !! Cependant, il ne pouvait pas l’envoyer bouler ni lui faire une de ses stupides plaisanteries car elle saurait immédiatement qu’il n’était plus sous l’emprise de la potion. Alors, pris au piège, il lui répondit avec un sourire forcé :  

 

- J’y vais tout de suite ma princesse !  

 

D’une humeur massacrante, il quitta la pièce. Pendant ce temps, Kaori se précipitait vers la salle de bain où elle se rhabilla en un temps record, les joues toujours brûlantes de honte. Elle n’avait nullement besoin de tampons, mais elle n’avait pas trouvé d’autre solution pour ne pas faire l’amour avec Ryo. L’éloigner le temps qu’elle reprenne ses esprits lui avait semblé être la meilleure chose à faire. Elle n'aurait pas les idées claires tant qu'il serait si près d’elle.  

 

Il fallait qu’ils aillent chez le Doc ! Kazue devait se tromper. Il devait y avoir autre chose à tenter pour annuler les effets du sérum. Elle voulait que lui aussi se souvienne de leur première fois, si elle avait lieu un jour... Tout en rassemblant ses affaires, elle chercha une solution pour quitter le Love-hôtel sans vexer Ryo, dans le cas où l’excuse qu’elle lui avait fournie ne suffirait pas…  

 

De son côté, celui-ci cherchait dans le couloir un distributeur qui pourrait l’aider… Voilà qu'il était pris à son propre piège, contraint de chercher ces « choses » dont, en plus, Kaori n'aurait nullement l'utilité ! Il était maudit ! Et en plus il n'y en avait même pas ici ! S'aventurant dans les toilettes des femmes, il finit par trouver un distributeur. Il y avait un choix immense, mais il savait quoi prendre, ayant déjà vu Kaori en ramener de ses courses.  

 

Il porta la main à sa poche et se rendit compte qu’il était sorti de la chambre uniquement vêtu du pagne et qu’il n’avait pas d’argent sur lui. Il ne pouvait pas retourner dans la chambre les mains vides, alors il frappa sur l’appareil, espérant qu’il lui délivre le précieux sésame qui le libérerait de cette « mission » ridicule. Mais, au bout de quelques minutes, il dut déclarer forfait. Il cherchait un moyen de fracturer la machine quand une jeune femme fit son entrée. Elle était tout simplement ravissante et le regard connaisseur qu’elle posa sur Ryo lui fit comprendre qu’elle ne serait pas opposée à faire plus ample connaissance.  

 

- Vous savez que vous êtes dans les toilettes des femmes, séduisant Tarzan ? commença-t-elle en s'approchant de lui, les yeux rivés sur son torse. Mon petit copain a dû partir pour son travail ! Je me retrouve toute seule… frustrée... Et ces lavabos ont l’air très confortables ! Si nous les testions pour savoir s’ils sont solides ?  

 

Cette femme, pourtant très séduisante, laissait Ryo totalement de marbre. Comment aurait-il pu être intéressé par cette aguicheuse alors que l’attendait dans une chambre à l’étage une ravissante demoiselle en tenue de Jane ? Même si cette femme s’offrait à lui sur un plateau, il n’en désirait qu’une : Kaori.  

 

A cet instant, il comprit ce qu’il devait faire. Kaori n’avait nullement besoin de tampons, elle avait juste peur, croyant qu’il était sous l’emprise du sérum. Elle ne voulait pas profiter de la situation et il l’aima encore plus pour cette marque de respect. Il devait lui dire que ce n’était pas le cas. Il fallait qu’il lui dise qu’il était bien lui-même et qu’il avait terriblement envie de lui faire l’amour. Il devait aller retrouver Kaori et ce le plus vite possible. Mais la séductrice ne semblait pas vouloir le laisser partir. Elle s’approchait même dangereusement de lui, tendant sa main pour lui ôter son pagne.  

 

- Alors on les teste ces lavabos ? demanda-t-elle d’une voix suave.  

 

Ryo les regarda d’un œil distrait. Oui, pourquoi pas ? Il aimerait beaucoup les tester, mais avec une autre femme, celle qui l’attendait dans la chambre. Alors il fit un sourire enjôleur à la tentatrice et lui répondit :  

 

- Désolé mais il faut que j’aille retrouver ma femme ! Pour une fois qu’on a pu faire garder nos neuf enfants, je ne vais pas laisser passer l’occasion de pouvoir mettre en route notre dixième !  

 

Laissant la femme se remettre de sa surprise, il se précipita dans le couloir. En passant près du hall d'entrée, il jeta un coup d'oeil vers la porte et, brusquement, se jeta sur le coté pour se cacher derrière une plante verte.  

 

Mais que faisait Kazue ici ? Il ne savait pas comment elle les avait trouvés mais il fallait qu’il aille chercher Kaori et qu’ils filent rapidement de là ! Il n’avait pas envie de finir la soirée chez le Doc. Même si rien ne devait se passer avec Kaori ce soir, il avait envie de passer la nuit avec elle, chez eux…  

Constatant qu’elle prenait la direction opposée de leur chambre, Ryo n’hésita pas et se précipita pour retrouver Kaori.  

 

Il constata avec plaisir que sa partenaire s’était rhabillée. Sans perdre de temps, il courut jusqu’à la salle de bain et passa aussi ses habits. Kaori, hébétée, regardait sans comprendre la porte fermée de la salle d'eau. Qu'avait-il donc ? On aurait dit qu’il avait le diable aux trousses.  

 

Quand il réapparut, vêtu de la tête aux pieds, la jeune femme n’avait toujours pas bougé.  

 

- Vite ! On doit y aller !  

 

- Mais… mais… bredouilla Kaori qui ne comprenait pas pourquoi son partenaire décidait de quitter brusquement les lieux.  

 

Ryo ne lui laissa pas le temps de réagir et il s’empara de sa main. Ils se précipitèrent hors des lieux, délaissant les sex-toys abandonnés dans un coin de la pièce. Ils se cachèrent au détour d’un couloir et Ryo eut le temps d’apercevoir Kazue qui se dirigeait vers leur chambre.  

 

Il soupira de soulagement, réalisant qu’il s'en était fallu de peu. Kazue se serait facilement rendu compte que la potion n’agissait plus et il refusait que ce soit elle qui le révèle. Il voulait que la vérité éclate dans un lieu et un moment propices, avec juste Kaori comme témoin.  

 

- Qu’est-ce que… commença Kaori.  

 

Mais elle ne put finir sa phrase car Ryo posa brusquement ses lèvres sur les siennes.  

 

Ils échangèrent un long baiser. Bien qu'au départ Ryo l'ait embrassée dans le but de la faire taire pour que Kazue ne les trouve pas, il en oublia rapidement ce but premier et savoura une nouvelle fois la douceur des lèvres de Kaori. Oui, il faudrait qu'il utilise plus souvent cette méthode...  

 

Il aurait bien réservé une nouvelle chambre dans le Love-hôtel mais c’était trop risqué. Kazue aurait vite fait de les retrouver…  

 

Kaori, de son côté, ne savait plus quoi penser. Ryo voulait qu’ils quittent rapidement le Love-hôtel sans lui dire pourquoi et maintenant il l’embrassait avec passion. Elle aurait été bien tentée de le repousser afin de lui demander des explications mais, en même temps, elle n’avait pas tous les jours la chance que Ryo l’embrasse aussi souvent. Alors elle décida de ne rien faire et de savourer pleinement ce baiser. Les questions viendraient plus tard !  

 

Ses mains glissèrent dans la chevelure brune et ses lèvres s’entrouvrirent, permettant à Ryo d’approfondir le baiser. Il ne se gêna pas pour le faire et, sans prêter attention à l’endroit où ils se trouvaient, ils s’embrassèrent longuement et avec fougue.  

 

Ils étaient au paradis ! Ryo se délectait de ces instants. Il prenait de plus en plus goût à ces baisers. Il se demandait même s’il arriverait à s’en passer quand Kaori saurait qu’il n’était plus sous l’emprise de la potion. Jamais il n’avait pris autant de plaisir à embrasser une femme, et ses mains se posèrent à des endroits qu’il n’aurait jamais pensé toucher, ce qui provoqua un soupir de bien-être de sa partenaire.  

 

Totalement pris dans la volupté de ce baiser, ils ne remarquèrent pas Kazue qui passa non loin d’eux. L’infirmière pestait sur le fait qu’elle n’arrivait pas à trouver Kaori. Elle errait dans les couloirs, espérant entendre la voix de son amie.  

 

Elle avait été prise de remords quand elle avait entendu la phrase de Ryo. Ce dernier, sous l’emprise du sérum, semblait être vraiment entreprenant. Elle avait eu peur qu’il ne veuille pas s’arrêter, même si Kaori le lui demandait. Son amie méritait mieux que cela ! C’est pourquoi elle avait téléphoné à une connaissance des télécoms, qui lui avait dit d’où provenait l’appel et elle s’était alors précipitée, espérant arriver à temps.  

 

Mais la tâche s’était avérée plus ardue qu’elle ne l’avait pensé. Le Love-hôtel était bondé et les chambres nombreuses. Mais Kazue ne s’était pas avoué vaincue et, déterminée, elle poursuivait ses recherches.  

 

Soudain, elle se figea. Oui ! Ils étaient derrière cette porte ! Elle n’en avait aucun doute. Alors sans aucune hésitation, elle ouvrit la porte qui n’était pas verrouillée...  

 

... et se retrouva alors face à un couple en pleins ébats, qui n’avait visiblement pas remarqué l’intruse. Rouge de confusion, Kazue était sûre d’une chose : ce n’était pas ses amis. Elle s’apprêtait à quitter la chambre sur la pointe des pieds quand, brusquement, le couple s’arrêta et regarda dans sa direction. La jeune femme resta figée, n’osant faire un geste.  

 

- Tu veux nous rejoindre ? demanda l’homme en se redressant.  

 

L’infirmière passa par toutes les couleurs et, sans dire un mot, prit la poudre d’escampette. Le couple fit un haussement d’épaule, avant de poursuivre ce qu’il avait commencé.  

 

La jeune infirmière, rouge de confusion, courait droit devant elle quand, au détour d'un virage, elle buta contre un dos large et puissant. Levant la tête, prête à s'excuser, elle ouvrit de grands yeux en reconnaissant ceux qu'elle était venue chercher.  

Ryo, qui avait été arraché à la douceur des lèvres de Kaori, fut encore plus dépité quand il vit de qui il s’agissait. Sa soirée tranquille à l’appartement tombait à l’eau.  

 

- Kazue ! Quelle bonne surprise... s’exclama-t-il sarcastiquement, avec une moue qui démentait ses propos.  

 

Le regard de l’infirmière passa de Ryo à Kaori. Si ce dernier ne semblait pas apprécier sa venue, Kaori, elle, ne s’était même pas rendu compte de sa présence. Son regard dans le vague et ses lèvres gonflées ne laissaient aucun doute à Kazue sur ce qu’elle venait d’interrompre. Soudain, elle remarqua une lueur dans le regard du nettoyeur et comprit aussitôt que la potion n’agissait plus sur lui. C’était donc de son propre chef qu’il avait embrassé Kaori ! Heureuse de la nouvelle tournure que prenait la situation, elle se dit qu'elle n’avait donc plus aucune raison de les déranger.  

 

Il fallait qu’elle trouve une raison à sa présence. Elle ne chercha pas longtemps et dit :  

 

- Je cherchais Mick ! Vous ne l’avez pas vu ?  

 

- Cherche plutôt au Nodino, je crois qu’il voulait y aller, répondit Ryo.  

 

 

A vrai dire, Ryo n’était même pas sûr que Mick se trouvât là bas, mais il avait peu de chances de se tromper. Ce n’était pas tous les jours qu’un nouveau cabaret ouvrait, et il était persuadé que Mick allait y faire un tour. Et pendant que Kazue chercherait après l’américain, elle ne viendrait plus les embêter.  

 

- Bien ! Merci et bonne soirée ! répondit l'infirmière en serrant les poings.  

 

Dire que Mick lui avait certifié qu'il avait du travail ! En réalité il faisait la fiesta dans ce nouveau cabaret ! Puisqu'elle n'avait plus rien à faire ici, elle allait le dénicher dans son antre des plaisirs et lui faire payer son mensonge !  

 

Kaori, qui reprenait ses esprits, vit son amie s’éloigner. Il fallait à tout prix qu’elle la rattrape. Mais Ryo anticipa son geste et il l’attrapa par le bras.  

 

- Tu viens ? On rentre ! lui dit-il.  

 

- Il faut que je rattrape Kazue. Il faut que…  

 

- Elle va passer la soirée avec Mick ! Tu ne voudrais quand même pas qu’elle annule ça ? répliqua Ryo, sans préciser que la soirée de Mick allait sûrement se terminer dans un futon accroché au balcon.  

 

- Non, je…  

 

- Alors on rentre !  

 

Il glissa sa main dans celle de Kaori et ils prirent le chemin de l’appartement. Kaori regardait Ryo, qui, une fois de plus, avait encore changé de comportement. Il n’était ni le pervers ni le chien fou qu’il avait été ces dernières heures. Il restait calmement à côté d’elle, se contentant de lui parler. La potion faisait peut-être moins effet… Elle ne savait pas si elle devait être soulagée ou, au contraire, triste que cela se termine. En tout cas c’était certainement la raison pour laquelle Ryo avait décidé de quitter le Love-hotel aussi précipitamment...  

 

Elle aimait avoir auprès d’elle un Ryo tendre et attentionné, un Ryo qui la faisait se sentir plus femme… Mais quoi qu’il en soit, elle savait qu’après ces journées riches en rebondissements, les choses allaient définitivement changer entre eux. Quand le filtre d'amour aurait perdu toute son efficacité, si Ryo ne faisait aucun geste, c’est elle qui se lancerait. Grâce à ce premier baiser, reçu quand son partenaire avait été infecté par le premier sérum, grâce à celui échangé dans le couloir et tout ce qui s’était passé dans la chambre, elle avait repris confiance en elle. Même s’il prétendait le contraire, Ryo la désirait ! Elle n’avait plus qu’à faire avancer les choses entre eux pour qu’ils aient enfin une vraie relation !  

 

Mais, pour l’instant, elle se contentait de marcher tranquillement dans les rues en lui tenant la main. Elle ne voulait plus se demander de quoi serait fait l'avenir, elle savourait l’instant présent.  

 

De son côté Ryo était dans ses petits souliers. Il avait hâte de rentrer chez eux, de faire éclater la vérité, de sentir Kaori contre lui... Mais arriverait-il à ôter son masque ? Il ne fallait pas se leurrer, lui faire croire qu'il était sous influence était bien pratique. Mais sans cette béquille, arriverait-il à lui avouer à quel point il la désirait ?  

 

 

Il était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne se rendit pas compte qu’ils étaient arrivés chez eux. Ce n’est que lorsqu’ils franchirent la porte de l’immeuble qu’il réalisa où ils étaient.  

 

Quand ils furent dans l’appartement, Ryo n’avait toujours pas pris de décision sur ce qu’il allait faire. Mais Kaori, bien loin des tourments de son partenaire, se dirigea vers la cuisine en lui demandant :  

 

- Tu veux un café ?  

 

- Tu ne devrais pas plutôt aller dans la salle de bain ? demanda le nettoyeur.  

 

- Dans la salle de bain mais pourquoi ? répondit Kaori étonnée.  

 

- Ben, pour aller mettre un tampon, répondit-il d’un air narquois.  

 

Kaori, interloquée, se rappela la raison qu’elle avait invoquée pour qu’il s’éloigne. Il ne fallait pas qu’il ait de soupçons, alors elle lui répondit :  

 

- Oui, tu as raison. Avec cette fuite de l’hôtel j’avais totalement oublié… J’y vais immédiatement.  

 

Mais Ryo ne lui laissa pas le temps. En voyant qu'elle aussi s'empêtrait dans ses mensonges, il venait de décider de ne plus se poser de questions, de rester enfin lui-même et d'agir en adéquation avec ce qu'il ressentait... Toutes ces potions lui auraient au moins appris quelque chose d'important. Il attrapa donc la jeune femme par le bras et la ramena vers lui pour l’embrasser langoureusement.  

 

- Tu sais ce que je crois ? Tu m’as menti princesse… dit-il quand il lui libéra les lèvres. Rien ne nous empêche de passer la nuit ensemble… Je veux t'aimer toute entière Kaori... Je veux t'aimer...  

 

Et il la prit dans ses bras pour la porter jusqu'à sa chambre, pendant que la jeune femme restait médusée devant ces nouveaux mots d'amour. Stupéfaite, elle ne bougeait pas. Maintenant que l’excuse des règles ne pouvait plus être invoquée, elle se demandait comment elle allait pouvoir s’en sortir. Elle n’allait quand même pas prétendre avoir une migraine car elle était sûre qu’il ne la croirait pas…  

 

Quand il la déposa tendrement sur le lit, Kaori cherchait toujours une issue de secours. Mais comment pouvait-elle se concentrer alors que son partenaire faisait un striptease ? En caleçon, Ryo plongea sur le lit et commença à caresser, à travers les vêtements, le corps qu’il affectionnait tant. Il réussit à retirer le pull informe et elle se retrouva en soutien-gorge devant lui.  

 

- Non ! On ne peut pas ! s’exclama Kaori en le repoussant.  

 

- Et pourquoi ? J’ai envie de toi Kaori ! Tu as envie de moi ! Alors qu’est-ce qui pourrait nous en empêcher ? s’emporta le nettoyeur.  

 

- Tu n’es pas toi ! répondit la jeune femme à bout de faux arguments.  

 

- Je ne suis pas moi ? Je suis qui alors ?  

 

Kaori se leva du lit et se posta devant la fenêtre, lui répondant tristement :  

 

- Tu es sous l’emprise d’une potion qui te rend fou de moi… C’est uniquement pour cela que tu as envie de faire l’amour avec moi… Quand tu seras dans ton état normal, tu vas m’en vouloir d’avoir abusé de toi… Il faut que nous demandions à Kazue de venir. Elle va sûrement trouver une solution à ton problème. Il faut que nous partions directement à sa recherche…  

 

- Tu n’iras nulle part ! La potion a cessé de faire effet depuis longtemps… Tu as devant toi le vrai Ryo Saeba.  

 

- Je ne…  

 

Kaori s’arrêta en comprenant le sens réel de cette simple phrase. Ce n'était pas possible ! Il était lui-même... et depuis un bout de temps ! Mais alors... Ces baisers, ces caresses ? Cela signifiait que Ryo... Toute à ses pensées, Kaori revint cependant brusquement à la réalité en sentant un courant d’air au niveau de sa poitrine. Elle était seins nus ! Et Ryo courait dans la chambre en chantonnant, son soutien-gorge sur la tête !  

 

- Youpi ! Je ne l’avais pas dans ma collection !  

 

Outrée, la jeune femme, oubliant sa tenue, brandit une massue et l’assomma. Elle n’avait plus aucun doute : le véritable Ryo était de retour. Elle récupéra son pull et s’en couvrit.  

 

- Tu me crois maintenant ? demanda-t-il quand il sortit de sa prison de bois.  

 

- Oui ! Je te crois Ryo !  

 

Prédateur, le nettoyeur s’approcha de la jeune femme et, l’enlaçant, lui susurra :  

 

- Maintenant que tu sais que je ne suis plus sous l’emprise de cette potion… Rien ne nous empêche de faire l’amour !  

 

- Oui, mais…  

 

- Plus tard… Nous avons des choses plus urgentes à faire !  

 

Kaori avait bien des questions à lui poser, mais quand son pull vola dans la chambre et que Ryo l’entraîna dans la plus vieille danse du monde, elle ne pensa plus à rien…  

 

 

 

De nombreuses heures plus tard, Kaori se réveilla, seule dans ce grand lit. Pourtant l’empreinte de tête sur l’oreiller à côté d'elle lui prouvait qu’elle n’avait pas rêvé ce qui s’était passé. Et si ce n’était pas suffisant, le fait qu’elle se trouve nue dans le lit de Ryo était une preuve qui ne lui laissait aucun doute. Ils avaient fait l’amour et pas qu’une fois…  

 

Son partenaire ne s’était pas transformé en homme romantique, mais les caresses et les baisers qu’il lui avait prodigués avaient été plus convaincants que les plus longs discours… Les choses avaient changé entre eux et elle savait que, pour une fois, Ryo ne ferait pas marche arrière… En tout cas, il n’avait pas intérêt à le faire songea-t-elle…  

 

La porte de la chambre s’ouvrit sur un Ryo vêtu d’un pagne qui s’exclama :  

 

- Tarzan veut Jane….  

 

Kaori éclata de rire, ce qui dépita le nettoyeur. Il ne s’attendait pas à une telle réaction en s’habillant dans cette tenue. Il avait pourtant le souvenir que ce déguisement avait eu son petit effet quand il l’avait revêtu la dernière fois.  

 

Sa mine de petit garçon boudeur attendrit le cœur de la jeune femme. Elle devait reconnaître que la tenue, plutôt avantageuse, de son partenaire ne la laissait pas insensible.  

 

- Et si on jouait plutôt à Adam et Eve ? demanda-t-elle en ôtant le drap qui la recouvrait.  

 

Ce nouveau jeu de rôle fut tout à fait au goût du nettoyeur et, laissant tomber son pagne sur le sol, Ryo sauta sur le lit, bien décidé à ne pas le quitter durant les prochaines heures.  

 

 

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6


 

 

 

 

 

   Angelus City © 2001/2005

 

Angelus City || City Hunter || City Hunter Media City || Cat's Eye || Family Compo || Komorebi no moto de