Hojo Fan City

 

 

 

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Rated G - Prosa

 

Autore: laeti

Beta-reader(s): Kaori28, Saintoise

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 16 capitoli

Pubblicato: 24-02-06

Ultimo aggiornamento: 11-09-06

 

Commenti: 181 reviews

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RomanceDrame

 

Riassunto: Ryô décide de partir et de laisser Kaori vivre sa vie à la fois pour lui mais aussi pour Kaori. Que va-t-elle devenir sans lui ? Comment va-t-elle pouvoir continuer à vivre sans sa moitié ? Et ce départ est-il vraiment définitif ?

 

Disclaimer: Les personnages de "L'appel au secour" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: L'appel au secours

 

Capitolo 7 :: Mick...

Pubblicato: 04-04-06 - Ultimo aggiornamento: 04-04-06

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16


 

Doucement la nuit s’installa.  

Il était près de 22H quand Kaori se décida enfin à bouger de l’appartement. Elle se leva, indifférente au désordre ambiant (ben oui, elle a quasiment détruit l’appart à elle toute seule ^^’).  

Elle devait voir quelqu’un.  

La seule personne qui, elle le savait, pouvait peut être comprendre sa décision et l’aider dans son projet. Dans tous les cas, elle saurait se faire entendre.  

Elle se dirigea donc, d’un pas décidé, vers le quartier chaud de Shinjuku, persuadée de pouvoir trouver « son bonheur » dans les cabarets tant appréciés par son ex partenaire.  

 

En effet, il était bien là.  

Le regard perdu dans le vide et la main sur son verre encore plein.  

Cet homme beau et séduisant semblait quelque peu avachi sur les sièges du cabaret. Des serveuses plus qu’affriolantes l’entouraient d’attentions mais, étrangement, ce dernier ne paraissait pas, pour une fois, y prêter la moindre attention.  

 

Cette situation, bien qu’inhabituelle chez le pervers n°2 du Japon, était due à l’annonce du départ de son meilleur ami.  

 

Il ne cessait de se poser encore et encore la même question : pourquoi ? Pourquoi être parti comme ça, comme un voleur ? Pourquoi ne lui avait-il jamais parlé de cette femme ? Il le considérait comme son meilleur ami et ce dernier l’avait écarté sciemment.  

Il pensait qu’ils avaient créé, au fil des années, une complicité à part du fait de leur histoire commune et de leur ancien partenariat.  

Apparemment, il s’était lourdement trompé et il en souffrait.  

Mais ce qui lui faisait le plus de mal, c’était d’imaginer son premier amour à l’heure actuelle, blessée au plus profond de son âme. Il ne pouvait s’empêcher de ressentir une grande tristesse pour cette femme si douce et courageuse qu’il avait aimé par le passé et pour laquelle il aurait toujours des sentiments particuliers.  

 

Sa main enserra plus fortement le verre qu’il tenait. Son regard se fit plus incisif.  

Il repensait à la promesse que lui avait fait Ryo ce soir là, sur le toit de son immeuble. Il revoyait la scène avec une netteté étonnante.  

Après l’épisode douloureux de Kaibara, il lui avait fait promettre de ne plus jamais rendre Kaori malheureuse. C’était la seule condition qu’il avait posée avant de renoncer définitivement à la jeune femme sachant qu’il n’aurait aucune chance face à son ancien partenaire.  

Il avait toujours pensé que ces deux là étaient profondément amoureux l’un de l’autre et c’était ce qui avait motivé son choix de laisser la place à Ryo. Et rien ne l’avait véritablement détrompé malgré les efforts constants de ce dernier pour se comporter comme un rustre et un sale égoïste.  

Mick avait toujours considéré le comportement du nettoyeur comme un moyen détourné de se protéger et de protéger celle qu’il aimait par la même occasion. En l’éloignant de lui, il l’éloignait également du milieu.  

S’était-il trompé à ce point, lui qui se targuait d’être un professionnel capable de saisir toutes les subtilités qui l’entouraient, que ce soit dans les comportements ou les sentiments de chacun ?  

Il faut bien croire que oui, vu la situation actuelle.  

 

Son regard se fit encore plus vague mais tout à coup, il ressentit une présence, une présence bien connue de l’ancien nettoyeur. Il se figea devant la personne qui se tenait devant lui.  

 

Kaori avait hésité un instant devant le comportement peu coutumier de son vis-à-vis. Elle s’était imaginée le trouver à moitié saoul, vautré sur une hôtesse bien consentante. Mais elle fut déconcertée par cet homme au regard lointain.  

Quand Mick le laissait apparaître, il pouvait vraiment être beau. Sans son air perpétuel de pervers en rut, il était magnifique. Ses cheveux blonds, son regard profond aux couleurs si intenses, ce visage parfaitement découpé… Ah, si seulement c’était de lui qu’elle était tombée amoureuse. Mais elle se reprit bien vite.  

 

Qu’est-ce qui lui arrivait ? Elle n’était pas là pour rêvasser.  

 

Elle se planta devant lui, attendant patiemment qu’il daigne la regarder. Elle ne doutait pas que Miki avait dû s’empresser de prévenir tout le monde du départ de son co-équipier.  

Elle préférait cela de toute manière. Elle n’aurait vraiment pas apprécié de devoir expliquer les tenants et les aboutissants de toute cette histoire. De toute façon, elle n’avait envie de voir personne. Elle se sentait bien mieux seule.  

 

Elle avait décidé de reprendre sa vie en main, voire de la changer totalement et était déterminée à devenir une véritable professionnelle quitte à devoir tuer pour y parvenir. Plus rien ni personne ne pouvait la retenir.  

Elle se perdit dans ses réflexions…Tous semblaient l’avoir abandonner au fil des années.  

Tout avait commencé avec la mort de son père biologique, puis était venu le tour de sa famille adoptive. Son père adoptif et pour finir son frère adoré, Hideyuki.  

Maintenant, c’était Ryo qui était parti et même s’il n’était pas mort, pour elle c’était du pareil au même.  

 

Elle s’était fait la promesse, un peu plus tôt, de ne plus jamais s’attacher à qui que ce soit et la première chose à faire pour atteindre cet objectif était de faire une croix définitive sur son passé, et par conséquent sur ses plus vieux amis.  

Elle se servirait d’eux comme tout le monde s’était servi d’elle par le passé, abusant de son innocence et de sa naïveté.  

Elle confondait tout et tout le monde.  

C’était bien plus facile pour elle. De cette manière, elle n’avait pas à affronter ce qui la rongeait si profondément de l’intérieur.  

 

- Tu permets ?  

Kaori s’installa face à l’ancien nettoyeur. Elle croisa ses jambes et commanda un verre.  

 

Mick était étonné de ce comportement pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle n’avait pas du tout l’air abattu comme il s’y attendait mais, au contraire, semblait bien sûre d’elle. Fait qui lui aussi lui paraissait étonnant vu le lieu de leur rencontre et la timidité maladive dont faisait preuve, en général, la jeune femme. Il aurait pensé qu’elle détournerait pudiquement les yeux et rougirait de honte face à toutes ces femmes à moitié nues qui les entouraient. Et au lieu de cela, elle le fixait d’un regard décidé où rien ne transparaissait réellement. Nulle peur ou gêne ne l’affectait ce qui mit la puce à l’oreille à l’ancien nettoyeur.  

 

- Aurais-tu quelque chose à me demander par hasard ?  

 

Sciemment, il n’abordait pas le sujet Ryo. Il ne voulait pas la faire souffrir plus encore car il ne doutait pas de sa peine mais pensait qu’elle préférait se montrer courageuse. Grossière erreur de jugement…  

 

- Tu as bien deviné.  

Elle laissa délibérément le silence s’installer entre eux afin d’attiser sa curiosité et si elle savait bien une chose sur Mick Angel, c’était son intolérable et constante manie de se mêler de tout et de n’importe quoi pour calmer sa curiosité maladive. Sur ce point là, il pouvait très facilement paraître comme le double masculin de notre chère Miki sauf que lui ne se cantonnait pas aux histoires de cœur. C’est ce qui faisait de lui à l’heure actuelle un des meilleurs privés du Japon. Sa reconversion lui convenait parfaitement.  

 

- Et bien, vas-y ! Que veux-tu ?  

Sa voix était calme et ne laissait rien paraître de sa gêne devant ce comportement si ordinaire dans une situation qui ne l’était pas.  

 

- Je ne vais pas tourner autour du pot pendant des heures. Je pense que tu es déjà au courant pour le départ de Ryo donc je ne vais pas m’appesantir sur le sujet plus longtemps. J’ai besoin de toi et plus précisément de tes services en temps que nettoyeur. Je veux apprendre à tirer et à me défendre seule. Je veux devenir la meilleure et tu vas m’y aider.  

 

Il la regardait d’un air hébété. Qu’est-ce qu’elle venait de lui demander ?  

Il avait pensé la trouver au trente-sixième dessous. Et là, devant lui se tenait une femme déterminée, en rien triste ou démoralisée. Aucune peine ne transparaissait. Le visage parfaitement calme, le regard acéré et l’esprit en alerte, observant le moindre de ses geste ou la moindre réaction, Kaori avait déjà le comportement de la nettoyeuse qu’elle souhaitait devenir.  

 

Mick n’avait pas perçu la profonde douleur qui animait notre jeune nettoyeuse mais il faut dire qu’elle y avait mis du sien pour ne rien laissait passer. Elle savait qu’elle devait jouer serrée avec lui. Il avait toujours était surprotecteur avec elle et elle doutait qu’il veuille se résoudre à l’entraîner si facilement.  

Elle ne se trompait pas.  

 

- C’est hors de question.  

La réponse était claire et nette mais loin de s’en offusquer, Kaori le fixa cette fois ci avec bien plus de détermination comme pour lui faire comprendre qu’elle ne lui laissait pas vraiment le choix. Une seule réponse était possible.  

 

- Je ne te laisse pas le choix. Soit tu m’entraînes comme je te le demande, soit je vais voir ailleurs et je sais que tu n’apprécierais pas trop ça.  

 

Il venait de comprendre ce que Miki avait voulu dire quand cette dernière lui avait parlé de sa dernière rencontre avec la jeune femme.  

 

Elle était différente.  

 

Jamais elle ne lui aurait fait de chantage avant. Jamais elle n’aurait posé cet ultimatum qui le mettait au pied du mur. Soit il acceptait de l’entraîner et malgré tout ce qu’il avait pu penser quelques instants auparavant, c’était une manière cruelle de trahir Ryo, soit il la laissait se tourner vers un être moins scrupuleux qui lui apprendrait les ficelles du métier mais en échange de quoi, ça Dieu seul le savait.  

Non, il ne pouvait se résoudre à la laisser seule. De plus, en étant auprès d’elle, il aurait tout le temps nécessaire pour la faire changer d’avis quant au choix de son avenir « professionnel ».  

Il n’avait aucune conscience du mal qui la rongeait si profondément.  

Lui pensait, à tort, qu’elle essayait simplement de cacher son désarroi et sa douleur derrière une façade froide et déterminée et que cette décision était une sorte de vengeance personnelle à l’encontre de son ancien partenaire, mais il déchanterait bien assez vite. Et cela dans un futur proche, bien plus proche qu’il ne pouvait l’imaginer.  

 

- Tu veux vraiment me mettre la pression, hein ?  

Il voulait, une dernière fois, essayer de la raisonner avant de devoir accepter l’inacceptable.  

 

- Tu crois quoi exactement ? Que devenir une nettoyeuse à part entière le fera revenir. Qu’il serait content et heureux de savoir ce que tu t’apprêtes à faire ? Penses-tu sincèrement que nous, tes amis, nous serons enchantés de te voir te détruire peu à peu ? Oui, parce que c’est ce qui va t’arriver. Tu n’es pas faite pour cette vie. Tu as enfin l’opportunité d’avoir une vie normale et d’une certaine manière, je reste persuadé que c’est ce que Ryo s’est dit avant de partir. Il devait être persuadé que tu renierais cette vie qui n’est pas pour toi. La mort, le danger et la peur,… tu crois pas que tu en as déjà bien assez « profité » ? Abandonne cette idée stupide. Crois moi, ça vaut mieux pour tout le monde.  

 

Mick était satisfait de son petit discours. Il ne doutait pas un instant de l’impact que ce dernier aurait sur sa compagne. Mais il déchanta bien vite.  

 

- Je n’ai besoin de personne. Ni de toi, ni de qui que ce soit et encore moins de Ryo. Je ne fais ça que pour moi. Lui a décidé de tout quitter mais pour moi, c’est hors de question. J’ai donné huit ans de ma vie pour ce métier. Les risques, je les connais. Je sais parfaitement à quoi m’attendre.  

La rage perçait à travers ses paroles mais cela ne l’empêcha en rien de poursuivre.  

- Je n’ai jamais rien demandé si ce n’est que l’on me laisse prendre mes décisions seule alors pour la dernière fois Mick… Sa voix était devenue coupante et son regard dur comme la pierre. Vas-tu oui ou non m’entraîner ?  

 

Devant son manque de réaction, elle fit le choix de s’en aller mais alors qu’elle se levait, une main froide se posa sur la sienne, l’arrêtant dans son geste.  

 

- C’est d’accord. J’accepte mais sache que je le fais contre ma volonté et que je regrette déjà ma décision. Mais tu n’en as rien à faire, hein ? Tant que toi tu as ce que tu veux, tu te fous de ce qui t’entoure. C’est ça ta nouvelle philosophie de la vie, Kaori ? … Tu me déçois.  

 

Elle ne répondit pas et Mick se surprit à se demander si elle l’avait seulement écouté ou si vraiment la souffrance qu’elle avait ressenti avait noirci son âme au point de ne plus la laisser ressentir ni douleur, ni honte, ni tristesse.  

Il avait devant ses yeux encore ébahis le parfait sosie de Ryo à leur rencontre. Un être froid, manipulateur et hautain.  

 

Elle se releva lentement et lui tourna le dos.  

 

- Je t’attends demain matin à l’appartement. Sois là, c’est tout ce que je te demande. Rien de plus.  

 

La situation était claire. La boucle était bouclée et il savait ce qu’il lui restait à faire à présent. Il s’était plié à sa volonté devant le risque de la perdre définitivement.  

 

Tout à coup, il ressentit le besoin vital de voir Kazue, de la serrer dans ses bras puissants et de l’aimer comme jamais auparavant. Il voulait se raccrocher à quelque chose et quel meilleur moyen, pour lui, que de se perdre dans les bras de la femme aimée.  

 

Il régla ses consommations et quitta le cabaret.  

 

 


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