Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 6 :: Un triste anniversaire

Pubblicato: 06-04-04 - Ultimo aggiornamento: 06-04-04

Commenti: Bonjour la déprime... Je vais tâcher de me mettre au chapitre suivant et d'être plus légère...

 


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L’écho de ses pas résonnait dans ma tête. Le son de sa voix, le regret que j’y avais entendu, la souffrance qui y perçait, s’étaient gravés dans mon cœur de manière indélébile. La chaleur de sa main sur ma joue, lorsqu’il était parti, me semblait comme une douce brûlure sur ma peau, par contraste avec la glace qui étreignait le reste de mon corps.  

 

Les sanglots, lourds de peine, pesants de douleur, me secouaient violemment. Qu’importe ma vie, si je perdais Ryo ? Qu’importe ma vie, si je perdais mon âme ?  

Moi qui croyais avoir tout à perdre, j’avais déjà tout perdu ce soir, en quelques mots maladroits.  

 

J’étais complètement glacée. J’étais anéantie. J’avais blessé Ryo, et je constatais avec douleur que si je pouvais admettre de mourir, je ne supporterais pas de vivre sans Ryo. De même que la fleur a besoin du soleil pour vivre, il me suffisait d’être près de Ryo pour être heureuse. Oui, j’avais tout perdu ce soir… J’avais perdu ma vie, et aussi tout ce qui lui donnait son intérêt, l’espoir d’un amour muet, l’espoir d’un avenir meilleur. Je n’avais plus d’avenir, je n’avais d’autre certitude que la mort, la mort de mon amour, la mort de mon espoir. J’avais détruit la dernière étincelle de ma vie, je l’avais éteinte moi même.  

Il était parti. Il était parti et m’avait laissée seule avec ma détresse, une détresse qu’il n’avait pas comprise, qu’il n’avait pas cherché à comprendre. Il était venu me poser une question, je lui avais donné une réponse, et pour lui, c’était aussi simple que ça… L’écho de ses pas décroissant semblait ne plus finir dans ma tête. C’était comme si c’était la dernière fois que je l’entendais… Sa dernière phrase résonnait comme un adieu... Etait-ce fini ? Oserait-il encore me parler, me regarder, après que j’aie construit de mes mains un fossé plus immense que l’océan ? Je pouvais supporter son indifférence, je pouvais tolérer ses écarts de conduite, je pouvais tout accepter, pourvu que je puisse rester près de lui. Je ne pouvais pas supporter de lui avoir fait du mal. Toutes ces années d’équilibre entre nous, où nous étions comme les deux plateaux de la balance, et ce soir, il avait osé rompre cet équilibre instable, il avait tout misé sur moi, et j’avais causé l’effondrement de tout un système… Nous ne pourrions plus retourner sur nos positions. J’avais tout détruit.  

J’avais tout perdu ce soir… J’avais perdu ma vie, j’avais perdu Ryo. Les larmes me brûlaient les yeux. Je n’avais plus de force. Tant de douleur, tant de souffrance. J’avais l’impression de ne pas pouvoir tout supporter, d’avoir mal au delà de moi-même, de n’être intérieurement plus qu’une plaie à vif.  

 

Toutes ces années où nous avions vécu côte à côte, nous avions souffert des non-dits. Toutes ces années avaient suffi à persuader n’importe qui que j’aimais Ryo au delà du raisonnable. Mais moi, toutes ces années, j’avais vécu dans le doute. Ryo me gardait-il par respect pour une promesse ? Eprouvait-il seulement envers moi autre chose que le sens du devoir, me gardait-il par pitié ? D’autant que j’étais une bien piètre partenaire. Et ce soir, où enfin, tous mes doutes s’étaient envolés, je lui avais infligé une gifle magistrale, et brisé le seul lien qui pouvait exister entre nous.  

 

Et ce lien brisé, je restais désespérément seule avec mon secret. J’avais peur de mourir, mais j’avais bien davantage peur de perdre Ryo. Soudain, il me semblait voir devant moi mon avenir, un avenir vide de sens, sombre dans la perspective de la mort, la mort qui me faisait si peur, la mort qui me terrifiait.  

 

Quelle idiote j’étais ! Quelle maladroite ! J’avais eu toute la journée pour penser à la mort et m’habituer à son idée ! Pourquoi avait-il fallu que je décide de n’en rien dire à Ryo, alors que c’était la seule personne au monde à être capable de comprendre ? Pourquoi n’avais-je pas réfléchi à la manière de le lui annoncer, au lieu de m’apitoyer sur moi-même ?  

 

C’était si simple de lui dire : je t’aime, mais je vais mourir. C’était si simple !  

 

La réponse vint d’elle-même : je ne savais pas qu’il m’aimait, et cet amour remettait tout en cause, il m’avait déstabilisée, avait effacé en une seconde mes résolutions de l’instant précédent, avait soudain éclairé d’un espoir lumineux la route devant moi, pour finir écrasé par ma propre bêtise.  

 

J’avais décidé de me protéger, de savourer mes derniers instants auprès d’un homme que je pensais indifférent, de ne rien lui dire. Et voilà qu’il m’embrassait ! Comment aurais-je pu deviner ? Il passait son temps à courir après les femmes ! Mais, d’un autre côté, nous avions partagé bien davantage que notre vie, toutes ces dernières années. Nous avions défié la mort ensemble, c’est ensemble que nous affrontions la vie, notre compréhension mutuelle allait au-delà des mots échangés. Comment avais-je pu croire qu’il aurait pitié de moi, de mon agonie ? C’était Ryo : l’ombre et la lumière de mon existence, tout à la fois. Je devais le lui dire. Et alors tout s’arrangerait, évidemment ! C’était Ryo… et il m’avait embrassée !  

Un sourire incertain essaya de s’imposer sur mes lèvres tremblantes.  

Un espoir fou m’envahit. L’espoir que peut-être…Peut-être était-il encore temps de lui dire ces mots simples, qui orientaient toutes mes peurs, qui avait déstabilisé toute ma vie : je t’aime, mais je vais mourir.  

 

******  

 

Je me retrouvai soudain à errer dans les rues de Shinjuku, l’esprit embrumé, le choc d’une journée catastrophique prenant le dessus sur la raison. Où es-tu, Ryo, mon amour ? Je t’aime, mais je vais mourir, la balle est dans ton camp.  

 

Les gens me jetaient des regards interloqués, je devais avoir une allure étrange, avec cette veste deux fois trop grande que m’avait laissée Ryo. J’errais et peu à peu je perdais l’espoir de le retrouver, de le regarder dans les yeux et de lui dire : je t’aime, mais je vais mourir. J’avais couru jusqu’à l’appartement, mais je l’avais trouvé froid et désert. J’étais allée à la salle de tir, mais elle était obscure et vide. J’avais parcouru toutes les rues de Tokyo, étais entrée dans tous les bars de Shinjuku, que je connaissais pour y être allée ramasser mille fois Ryo, mais chaque fois, j’étais ressortie seule. Et chaque pas devenait plus difficile, à chaque pas, l’espoir de le retrouver s’amenuisait, et les mots que je voulais lui dire s’entrechoquaient dans mon esprit. Je t’aime, mais je vais mourir. A nouveau il me semblait étouffer, la pensée de la mort inexorable prenant le pas sur l’amour. Car si je ne le trouvais pas, comment lui dire que je l’aimais et arranger le malentendu ?  

 

Mes pas finirent par me porter machinalement devant le Cat’s Eyes. Je m’arrêtais devant la vitrine qui projetait des flaques de lumière sur le bitume, rassemblant mon courage pour entrer. Je n’étais pas capable d’affronter leurs regards. Je ne me sentais pas capable de leur dire que j’allais mourir. C’est une chose d’avouer à son amour la fin inexorable de sa vie, c’en est une autre de subir le regard compatissant et triste des autres. Miki verrait bien sûr instantanément que quelque chose n’allait pas, mais c’était Ryo que je cherchais. Peut-être saurait-elle où le trouver ? Il fallait que j’entre, comme je l’avais fait pour tous les bars du quartier. Je vis par la vitre que tous mes amis étaient là ce soir, la joie transformant leurs visages, une joie qui me semblait étrangère, qui me semblait déplacée. Mais je devais les affronter, c’était mes amis. Ils ne savaient pas que la mort soudain obscurcissait déjà toutes mes pensées.  

 

Je commençai à pousser la porte vitrée du café, mais je me figeai avant que la cloche ait tinté et des papillons se mirent à voleter dans mon estomac. Mon cœur battit un peu plus fort. Ryo ! Il était là ! Un sourire s’épanouit sur mon visage, et s’effaça instantanément.  

Mon cœur devint lourd, lourd de douleur, une insupportable, intolérable douleur, et je reculais de quelques pas, involontairement, je reculais dans l’ombre, je me figeais dans la douleur, je sentais le sang se retirer de mon visage, je sentais la vie me quitter.  

 

Il était là, Ryo, l’amour de ma vie, celui que j’aimais mais que j’allais quitter. Ryo… Il était là mais il n’était pas seul. Il tenait lovée contre lui une jeune femme brune, que je ne connaissais pas, qui était d’une beauté à couper le souffle, qui leva vers lui un visage rayonnant.  

 

Le vent glacial me sembla chaud lorsqu’il me gifla, mes jambes se dérobèrent sous moi tandis que j’observais cette femme poser sa tête sur l’épaule de Ryo, et celui-ci sourire tendrement à ce visage épanoui. Le souffle me manqua et je tombai à terre, tremblante, anéantie, après tout ce qu’il avait dit, tout ce qu’il avait fait, je ne pus m’empêcher de penser : j’ai tout perdu ce soir, ce soir, je suis morte.  

 

 


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