Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 12 :: La flamme et le papillon

Pubblicato: 10-10-04 - Ultimo aggiornamento: 10-10-04

Commenti: Et voilà... Chapitre 12... Enfin... A ce rythme, la suite c'est pour noel!! J'espere que personne ne nous a oubliées, moi et ma fic, Top One sur la compil de la deprime... A l'ecrire je me déprime moi-même, c'est dire. Il faut dire que je me retrouve dedans, l'absence, l'éloignement, les larmes déchirantes, la douleur... Tout ca je connais... Alors bien sûr, ca me ramène en arrière... Mais parfois il faut aller de l'avant. Merci, Virgin', merci d'etre ma presque-soeur et de me pousser dans le dos pour que j'aille de l'avant. Merci de me faire croire que l'avenir est espoir. La prochaine fois j'ecris une fic rose bonbon à la mon petit poney, c'est promis! Bisous à tous mes courageux lecteurs! (dois je dire: mes courageuses lectrices?)

 


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Mes yeux s’ouvrirent péniblement sur une semi-pénombre.  

 

C’était le cœur de la journée, mais pour préserver une illusion de fraîcheur, quelqu’un avait tiré les stores, plongeant ainsi ma chambre dans une demi-obscurité qui ne rendait pas moins lourd l’air moite de juin. Un léger bourdonnement se faisait entendre dans un coin de la pièce, et je fis un effort pour tourner la tête. Ma tête si lourde. Ryo. Toutes mes pensées me rapportaient à lui. Sans raison. Ryo, laisse moi mourir. Le bourdonnement persistait.  

 

Une petite lampe était restée allumée, et un papillon se heurtait à l’ampoule brillante chauffée à blanc. Je fus malgré moi hypnotisée par la chorégraphie dénuée d’espoir de ce petit insecte. Ryo, je ne peux pas mourir si je pense sans cesse à toi.  

 

Le papillon se heurtait à la chaleur de l’ampoule en bourdonnant sous la douleur. Il chutait de quelques centimètres, mais retournait opiniâtrement se cogner contre ce qui causait sa mort à petit feu. La chaleur brûlait ses ailes et le tuait. Le papillon tombait et retournait se brûler, irrémédiablement attiré par le filament. Une chorégraphie mortelle. Pourquoi cet insecte retournait-il se cogner ainsi ? Qu’attendait-il de la lampe ? Ne savait-il pas qu’il finirait par mourir, à trop se rapprocher de la flamme ? Peut être le savait-il. Peut être ne pouvait-il pas faire autrement. Peut-être ne le voulait-il pas. Ryo.  

 

Je fermais les yeux en pensant aux similitudes. Mon Ryo.  

 

Pendant de nombreuses années, moi aussi j’avais été papillon. Et Ryo était ma flamme. Je m’étais maintes et maintes fois rapprochée de lui, et chaque fois je m’étais heurtée à un obstacle, chaque fois j’avais été repoussée. Et chaque fois j’avais repris espoir, chaque fois j’étais retournée vers la flamme. Ryo.  

 

A présent mes ailes étaient brûlées. Mais je sentais la flamme, quelque part, qui brillait et m’attirait toujours, à peine hors de portée, si près et pourtant intouchable. Ryo. Les yeux de Ryo. Où était ma flamme ? Ryo. Je n’avais presque plus de forces pour les larmes, mais elles n’étaient pas bien loin de mes yeux.  

 

Le papillon se cogna dans un dernier bourdonnement et tomba lourdement sur le sol. Il heurta le tapis avec un bruit mat dans le silence moite du début d’après-midi. Ryo.  

 

Je fus prise de pitié pour ce petit papillon. Des pulsions imprimées dans ses gènes. Mourant en tentant d’atteindre ce qu’il croit être une étoile. Les similitudes s’arrêtaient là. Le papillon mourait pour son idéal. Je mourais d’une maladie que je n’avais pas provoquée. La fatalité.  

 

Il ne faut pas attendre que les évènements se produisent. Il faut les créer, les provoquer.  

 

Mes doigts se crispèrent sur le petit mot que Sonoko m’avait écrit ce matin. Sonoko était pleine de sagesse et arrivait à sublimer ce qui lui arrivait. Je l’enviais beaucoup. Je portai le bout de papier chiffonné et humide à mes yeux, relisant ce qu’elle m’avait écrit.  

 

Parfois, on s’interdit de faire ce qu’on a envie de faire, juste pour que les gens comprennent qu’on en a envie.  

Parfois, il ne faut pas attendre que les évènements se produisent. Il faut les créer, les provoquer.  

Appelle-le.  

Il t’attend.  

S.  

 

Parfois, on s’interdit de faire ce qu’on a envie de faire… Ryo.  

 

Etait-ce possible ? Etait-il possible que ce que je pensais être de l’indifférence soit de l’amour ? Ryo, le grand Etalon, qui ne me regardait jamais, qui ne me touchait jamais ? Ryo… Dieux, que je t’aime Ryo…  

 

Le cauchemar me hantait. Il revenait avec une fréquence impitoyable. Son visage plein de sang. La douleur de le perdre. Un sanglot m’étouffa. Ryo, comment pourrais-je mourir sans savoir ? Comment pourrais-je mourir en ayant le sentiment de t’avoir trahi ?  

 

Parfois, il faut provoquer les évènements...  

 

Mon corps lourd se rappela à mon souvenir lorsque je voulus jeter les draps hors de mon lit. Etait-il possible que ces draps pèsent si lourd ? Je m’assis avec toutes les peines du monde sur le bord de mon lit. Un vertige me prit subitement et je faillis renoncer.  

 

Parfois, on s’interdit de faire ce qu’on a envie de faire, juste pour que les gens comprennent qu’on en a envie.  

 

Tant de fois, je n’avais pas regardé Ryo de peur qu’il voie l’amour que je lui portais. Tant de fois, j’avais retenu mon bras pour l’aider, de peur qu’il ne le retienne. Tant de fois, j’avais surpris son regard sur moi, quand il croyait que je ne le voyais pas. Le doute me tuait plus sûrement que la maladie. Ryo. Tu ne me laisses pas en paix, Ryo…  

 

La gravité reprit tous ses droits lorsque je me mis debout. Je me sentais lourde, lourde et fiévreuse, et les murs ne semblaient pas vouloir rester à leur place. Je fis quelque pas, et me retins de vomir en arrivant contre la petite porte coulissante. Je me raccrochai à la menuiserie en tentant de respirer à fond. La sueur jaillit par tous les pores de ma peau. L’air moite du grand sud.  

 

Parfois, on s’interdit de faire…  

 

Je fis quelques pas dans le corridor, en m’appuyant aux murs, regardant droit devant moi, tentant d’ignorer le sol qui voulait m’attirer. C’était l’heure de la sieste, personne ne se trouvait dehors par cette chaleur insupportable. Il me semblait respirer plus d’eau que d’air. Il me semblait que j’allais étouffer. Ryo… Son visage me soutenait. J’essayais de faire abstraction du sang qui coulait sur ses tempes. Je ne peux pas mourir.  

 

Parfois, on s’interdit de faire ce qu’on a envie de faire…  

 

Je parcourus ce qui me sembla être des kilomètres, pieds nus sur le parquet de bois brûlant. Un pied après l’autre. Lentement. Je titubais. Mes pensées m’échappaient. Ryo.  

 

Enfin, j’ouvris une porte, et je regardai à l’intérieur de la pièce. Le décor tournoya lentement autour de ma tête et je pris appui sur le chambranle pour ne pas tomber. Je me sentais si lourde. La fatigue était si pesante. Ryo…  

 

Parfois, il ne faut pas attendre que les évènements se produisent. Il faut les créer, les provoquer.  

 

J’entrai d’un pas chancelant dans la chambre. L’occupante, assise à un bureau, se retourna pour me faire face.  

 

-Sonoko, murmurai-je en me laissant tomber par terre.  

 

La fatigue était si pesante… plus pesante qu’une montagne, plus lourde que la mort. Ryo… Je ne suis pas morte…  

 

-Sonoko… répétai-je, à bout de souffle. Parfois, il faut provoquer les évènements…  

 

Sonoko se laissa tomber à côté de moi, et prit mon visage dans ses mains. Ses mains étaient si fraîches. Une douleur lancinante me vrillait la poitrine.  

 

-Kaori ! s’écria t’elle. Tu es brûlante !  

 

Je repoussai ses mains, et tendis le bras vers la table de chevet. Je n’arrivais pas à l’atteindre. Ryo… Attends-moi…  

 

-Sonoko… murmurai-je. Il faut provoquer… On s’interdit…  

 

Je rampai jusqu'à la table. La douleur était si vive que je ne pouvais plus respirer. Un voile noir descendit devant mes yeux, mais je tendis néanmoins le bras jusqu’à que mes doigts saisissent l’objet que j’étais venu chercher. Au moment où ma main se referma sur le téléphone, les forces m’abandonnèrent et je tombais lourdement sur le sol.  

 

-KAORI ! entendis-je crier une voix hystérique. O mon dieu, Kaori ! … Kaori, ne meurs pas ! KAORI !  

 

Je me sentis glisser doucement vers l’inconscience. Ryo… Je ne suis pas morte… Une bienheureuse inconscience. La douleur s’estompa doucement pour laisser la place à la sérénité.  

 

Attends-moi, mon Ryo… Je ne suis pas morte.  

 

 


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