Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 3 :: Un jour de deuil

Pubblicato: 11-03-04 - Ultimo aggiornamento: 11-03-04

Commenti: C'est étrange comme il est plus facile d'écrire une fan-fiction que son rapport de stage urgent... surtout quand on est encouragé comme ça! Vous devriez voir mon sourire en tranche de courge quand je lis vos reviews... merci!

 


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Allongée sur mon lit, j’avais l’impression de voir danser les objets devant moi et je m’appliquais donc à fermer les yeux pour ne plus les voir. Même ainsi, il me semblait les voir bouger de gauche à droite, puis de droite à gauche, il me semblait que mon lit était une barque, et que cette barque tournait sur elle-même pour m’emporter.  

 

J’attendis d’entendre la porte d’entrée claquer sur Ryo et notre jeune cliente pour essayer de m’asseoir sur le bord de mon lit. Tout sembla tanguer davantage et je pris ma tête entre les mains pour tenter de faire cesser le mouvement.  

 

Aujourd’hui, Ryo raccompagnait l’adolescente chez son père, considérablement calmée. Elle avait passé la nuit dans sa chambre sans rien tenter envers Ryo, peut-être, espérais-je, la conséquence d’une grande frayeur et d’une réflexion sur son propre comportement.  

Quant à moi, je n’avais pu fermer l’œil de la nuit à cause d’une migraine persistante, suivie de vertiges quand elle avait cessé.  

 

C’était Ryo qui avait du répondre à l’appel matinal du père de notre cliente, qui prévenait qu’il avait finalement signé son contrat et que tout danger était écarté. Ryo était venu m’en avertir, mais j’avais les yeux fermés pour empêcher la chambre de tanguer, et il dut croire que je dormais car il referma doucement la porte sans m’avoir parlé. Cher Ryo… Chaque fois que je croyais qu’il était irrécupérable, inconsciemment, il faisait en sorte de me donner un peu d’espoir…  

 

La veille, je n’avais pas du rester inconsciente très longtemps, car lorsque j’avais rouvert les yeux, l’esprit embrumé, j’étais au même endroit, et Ryo était penché sur moi, l’air soucieux. Il s’était aussitôt composé un visage grave.  

-C’était pas le moment de faire la sieste, Kaori.  

Son visage fut déformé par un rictus mi-déçu, mi-amusé.  

-Des novices… Je n’arrive pas à croire que ce balèze ait pu te toucher. Enfin, au moins, cette petite bagarre aura rendu la soirée plus intéressante !  

Je l’avais regardé sans comprendre. Puis la lumière: pris par sa petite échauffourée, il n’avait pas noté que je m’étais effondrée avant même l’arrivée du balèze. Je m’étais étonnée que notre cliente ne lui ait pas tout raconté, mais en la cherchant du regard, je l’avais vue, recroquevillée sur elle-même, fermant les yeux et tremblant comme une feuille.  

Ryo l’avait relevée sans ménagement, tandis que je m’étais remise également debout, toute seule. Regardant autour de moi, j’avais vu les gorilles entassés pelle-mêle un peu partout, l’air complètement dans les vapes. Le balèze qui avait voulu s’en prendre à nous avait l’air particulièrement amoché.  

-Vous ferez davantage attention à vos fréquentations, jeune fille, avait dit Ryo. Je crois que votre attitude a froissé les gens que vous tentiez d’imiter. Les vrais méchants n’aiment pas qu’on se moque d’eux. Essayez à l’avenir de jouer à des jeux de votre âge.  

C’était totalement faux, évidemment, puisque nos attaquants novices étaient sans doute envoyés pour l’enlever afin d’avoir un moyen de pression sur son père. Mais apparemment, elle l’avait cru sur parole et avait acquiescé, les larmes aux yeux.  

-Je voudrais rentrer chez mon père, avait-elle murmuré d’une voix de petite fille.  

 

Ces souvenirs tournoyaient dans mon esprit autant que les objets de ma chambre. Ryo avait-il compris que quelque chose n’allait pas ? Pourquoi avait-il eu l’air aussi inquiet ? Combien de temps s’était il réellement passé dans cette ruelle ? Tant de questions, auxquelles je n’aurais pas de réponse…  

 

Lorsque j’eus l’impression que ma tête tournait un peu moins, je tentai de me mettre debout. Lourde erreur ! Les murs étaient étrangement penchés et semblaient se reculer chaque fois que j’essayais de fixer mon regard dessus. Fermant à nouveau les yeux, je fis un pas chancelant, puis un deuxième. Mentalement, j’étais persuadée de mettre les deux pieds bien à plat, mais physiquement j’avais l’impression de chuter, mon esprit luttant contre la sensation et essayant de retrouver le haut, le bas, et ma position entre les deux.  

Après bien des efforts, le cœur au bord des lèvres, je parvins jusqu’au téléphone. Je me laissai tomber par terre et composai avec peine le numéro de mon médecin.  

Quelle fébrilité alors que je portais le combiné à mon oreille ! J’avais peur de ce que j’allais entendre. Les migraines, la fatigue, la perte de poids, les vertiges, les pertes de connaissance, tous ces signes physiques me portaient à croire que quelque chose n’allait pas chez moi… On ne peut pas ignorer longtemps le langage du corps, surtout quand il est aussi insistant.  

 

Mais que faisait donc ce médecin ? Il ne répondait pas ! C’était bien ma veine, après tous ces efforts pour gagner le téléphone ! Finalement, après avoir laissé longtemps sonner dans le vide, je renonçai. Je ne me sentais plus la force d’écouter ce qu’il me dirait peut-être. Je n’avais pas non plus la force de remonter dans ma chambre. Je me hissai sur le canapé tant bien que mal, en me demandant à chaque instant si mes yeux me trompaient ou pas, et étant arrivée finalement à accomplir cet exploit, je m’endormis du sommeil pesant et agité du malade, en me demandant ce que dirait Ryo s’il rentrait et me trouvait allongée en chemise de nuit dans le salon.  

 

***********************  

 

Je ne sais pas combien de temps je dormis ainsi, mais mon sommeil, au début lourd et fiévreux, se transforma peu à peu pour devenir léger et réparateur. J’émergeai doucement, savourant l’instant qui précède le réveil total et le retour à la réalité, essayant de prolonger mes rêves, dans lesquels la violence n’existait pas, et où les sentiments n’étaient pas étouffés comme dans la réalité. Je me sentais si bien qu’il me semblait que les vertiges faisaient partie du cauchemar de quelqu’un d’autre. Pourtant, un détail anodin me réveilla tout à fait.  

 

J’étais couchée dans le salon, sur le canapé, et j’avais chaud.  

 

Une couverture me recouvrait presque complètement, ce qui ne signifiait qu’une chose : Ryo était rentré pendant mon sommeil, m’avait découverte en chemise de nuit –qui ne me couvrait qu’à demi- et m’avait recouverte d’une couverture pour que je n’aie pas froid. Mes oreilles se mirent à chauffer, tandis que mes joues commençaient à s’empourprer. Je ne savais pas si je devais me sentir vexée qu’il m’ait trouvée à demie-nue dans son salon et n’ait rien tenté, lui, l’obsédé de service, ou, au contraire, flattée qu’il prenne soin de moi, comme un… un quoi ? Un mari prend soin de sa femme ? Nous n’avions pas ce genre de relations. Malheureusement.  

 

Mes yeux se portèrent sur la table basse et je sursautai presque. Un bouquet de roses y était posé, des roses de toutes les couleurs, comme si celui qui l’avait posé là n’avait pas su quelle couleur choisir. Le rouge de la passion, le jaune de l’infidélité, le blanc de la timidité, le rose de la tendresse… Quel message devais-je y lire ?  

 

Avec un coup au cœur, je sus quelle main avait déposé là ces fleurs. Ce ne pouvait être qu’une seule personne, pour une seule raison.  

 

Nous étions le 31 Mars.  

 

C’était mon anniversaire.  

 

C’était l’anniversaire de la mort de Hideyuki.  

 

Ryo avait-il pensé adoucir cette journée de deuil par quelques fleurs, lui, l’homme de glace ? Devais-je y voir ce que je voulais y voir, à savoir une déclaration ? Je tendis l’oreille, pour savoir s’il était toujours dans l’appartement, mais connaissant sa lâcheté en matière de sentiments, je savais déjà qu’il s’était enfui, repoussant à plus tard le moment de me regarder en face. Le silence régnait dans toutes les pièces, seulement interrompu, me semblait-il, par les battements désordonnés de mon cœur.  

 

Et soudain, rompant ce silence froid et pesant, le téléphone sonna comme un glas.  

 

 


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