Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

How many words are necessary in a chapter?

 

For normal fanfictions, the minimum is 600 words. For poetry, the minimum is 80 words and for song fics, the minimum is 200 words. These values can be change at any moment, if we think it's necessary. The average is 1500 words per chapter, so you can see that the minimum we're asking for is quite less.

 

 

   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 10 :: La fin du Voyage

Pubblicato: 06-07-04 - Ultimo aggiornamento: 06-07-04

Commenti: Eh oui, j'avais promis de l'écrire vite ce chapitre, et bien apparemment ça ne se commande pas comme ça, l'inspiration! Heureusement elle a fini par arriver, et voilà enfin le chapitre 10! J'espère qu'en prenant autant de temps je n'ai pas faché mes fidèles, que je remercie de tout mon coeur pour leurs encouragements et leurs mots gentils! Merci à ceux qui sont allés jusqu'a m'envoyer un e-mail pour me motiver, parce que j'en avais besoin! Merci tout le monde! Maintenant que j'ai le 10, il faut que je me mette au 11... je dois continuer sur ma lancée! J'espère que ce chapitre va vous plaire! Bisous à tout le monde!!

 


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Le temps passe si lentement lorsque l’on est déjà mort. Une éternité depuis que j’avais laissé ma vie à Tokyo. Combien de temps ? Deux jours ? Trois ? Une semaine ?  

 

Combien de temps depuis que je marchais ? Une heure, deux ? Le temps passe si lentement quand la vie vous a quittée.  

 

Je contemplais depuis le haut d’une petite colline l’endroit où j’allais mourir. C’était si différent de ce que je m’étais imaginée que j’aurais eu envie de rire, en d’autres circonstances. Présentement, les jambes me manquaient et les larmes étaient bien près de déborder. Mes lèvres formèrent silencieusement le nom qui me donnait ma force, comme d’autres appellent leur dieu.  

 

Ryo… Ryo…  

 

J’avais passé des jours dans le train, des heures dans le bus, j’avais marché mécaniquement en m’efforçant de ne penser à rien, et soudain j’y étais. J’étais arrivée à l’endroit où j’allais mourir. Cette pensée m’anéantissait. Je ne pouvais plus reculer. J’étais au pied du mur. Encore quelques pas et j’aurais définitivement tiré un trait sur ma vie. Je mourrais dans cette vieille demeure traditionnelle, avec ses dépendances, sa cour, son jardin qui s’étendait jusqu’aux falaises, et d’où l’on voyait la mer. Je mourrais dans cette maison, si étrangère pour moi qui venais de Tokyo, cette maison où jouaient des enfants avec l’insouciance de leur âge, où des mères étendaient du linge dans la cour, cette demeure ancestrale qui en aucun cas ne ressemblait à un hôpital. Il était encore temps de faire demi-tour, personne ne m’avait vue, j’avais encore le choix… Non, j’avais déjà fait ce choix à Tokyo depuis longtemps. C’était ici. J’étais arrivée à la fin du voyage.  

 

Je m’assis quelques instants dans l’herbe, juste le temps de me reposer, de faire le point, de songer que cette fois, c’était bel et bien fini. La fin du sablier. C’est ici que j’allais mourir. Je sentais le compte à rebours à travers mon sang, au travers de mes os douloureux, et tandis que je regardais cette image de carte postale, que je songeais à ma mort prochaine, une seule image se sur-imprimait sur le paysage idyllique, la même image qui m’avait accompagnée tout au long du trajet, le même visage qui me souriait gravement et qui me donnait la force de continuer ma route, de sublimer la fatigue, d’oublier la souffrance, de supporter la chaleur moite du grand Sud. Ryo.  

 

Ryo, ses yeux, son visage, sa voix, son rire, sa force, et même, je devais bien l’avouer, même ses mimiques de pervers, ses grimaces libidineuses, ses tentatives de drague… Tout en lui me manquait et me semblait attendrissant à présent. Le manque de Ryo était une telle douleur que j’oubliais parfois que j’étais mourante, ce manque était une telle souffrance que cent fois j’avais cru mourir sur place, le cœur percé de mille flèches, le cœur si lourd et si gonflé que les larmes m’étouffaient. Et chaque fois, j’avais vu son regard de guerre, celui qu’il avait dans les moments les plus critiques, celui qui voulait dire : ne renonce pas. Alors je ne renonçais pas. J’avais même repris espoir, quelques fois, que je guérirais miraculeusement, puis le visage et le regard du médecin s’imposaient dans ma tête. J’étais déjà morte. J’étais une morte en sursis. Et j’avais quitté ma vie, je l’avais quittée avec une facilité déconcertante, même si, dans chaque gare, je n’avais cherché du regard qu’une seule personne, la seule personne au monde à me faire battre le cœur et à être capable de me retrouver à l’autre bout du Japon. Et si Ryo me cherchait et me retrouvait… ? Dieux ! Où donc avais-je trouvé la force et l’inconscience de le laisser derrière moi ? Si seulement j’étais déjà morte, vraiment morte ! Quand on est morte, sûrement qu’on n’a pas le cœur si lourd et l’âme si vide de tout. On ne pense pas à ce qu’aurait été notre vie si on n’avait pas été lâche, si on n’avait pas fui, si on avait pas été malade. On n’est pas sur une colline à contempler le lieu où l’on va mourir, à appeler à l’aide dans le silence de son cœur, à tenter de retrouver ce qui nous a amené là. On n’est pas là à pleurer sur sa vie et à évoquer l’image de son bien-aimé. Si seulement j’étais déjà morte…  

 

J’étais tellement plongée dans ces pensées obscures que je ne voyais plus rien autour de moi, j’étais si bien plongée ces pensées noires que je n’entendis pas le froissement de l’herbe foulée derrière moi, ni ne sentis l’approche d’un inconnu.  

 

-Vous voulez mon téléphone pour dire que vous êtes bien arrivée ?  

 

Je poussai un cri de surprise, tout en cherchant de la main droite une arme quelconque sur ma hanche, arme qui n’y était pas, bien sûr, puisque je l’avais laissée derrière moi avec ma vie. Le cœur battant, je me retournai dans une hâte bien peu professionnelle qui aurait fait honte à mon partenaire, pour me retrouver aveuglée par le soleil brûlant de la fin d’après-midi.  

 

-Vous voulez mon téléphone ? répéta la silhouette en contre-jour en faisant un pas vers moi, en me tendant un portable qui avait connu de plus beaux jours.  

 

Quand elle avança, je la vis mieux. C’était une jeune femme brune, vêtue d’un short et débardeur qui laissaient percevoir des formes que mon partenaire aurait trouvées des plus appétissantes. Elle était très jolie, si ce n’est que, comme moi, son teint était très pâle et des cernes lui mangeaient le visage. Elle portait un sac à dos d’où débordaient des légumes et des fruits. Elle revenait visiblement du marché à pied, et avait dû marcher d’un bon pas pour me rattraper. Tout en elle respirait la franchise et la gentillesse.  

 

-Je suis désolée de vous avoir fait peur, dit-elle avec un gentil sourire. Je m’appelle Sonoko. Vous voulez appeler chez vous pour prévenir que vous êtes bien arrivée ? Une fois au bas de la colline, il n’y a plus de réseau.  

 

Je regardais fixement le téléphone qu’elle me tendait. C’était si tentant de le prendre, de composer le numéro, et de lui parler. Juste quelques mots, pour lui dire, pour lui expliquer, mais surtout pour entendre le son de sa voix. Juste une minute, dire que j’allais bien, et entendre sa voix sonore et profonde, et raccrocher. Juste quelques instants pour lui dire adieu de vive voix. Je secouai la tête. C’était remuer le couteau dans la plaie. J’avais pourtant déclaré moi-même que les plaies franches cicatrisaient plus vite. Je ne devais pas penser à moi. Il devait m’oublier. Il devait continuer sa vie. Même si c’était avec cette Hitomi, que je m’efforçais d’oublier. Je secouai la tête avec résignation. Ma vie était finie, elle était derrière moi. Les larmes étaient plus près que jamais de se déverser sur mes joues.  

 

-Je m’appelle Kaori, soufflai-je en m’efforçant de reprendre mon emprise sur mon corps, de dire à mon cœur de cesser de battre, à mes yeux de ne plus pleurer.  

 

Sonoko s’approcha de moi et me prit par l’épaule, m’entraînant sur le sentier qui descendait.  

 

-Il ne faut pas être triste, Kaori, me dit-elle gentiment. Moi aussi, j’étais triste, au début, mais tu vas voir, ça va aller.  

 

Et tandis qu’elle parlait sans fin et qu’elle m’entraînait sur le petit sentier qui conduisait à la demeure, je me surpris à me dire que cette fois, je ne pourrais plus jamais rebrousser chemin. Je me pris à me dire que Tokyo était bien loin, et que jamais Ryo, l’aurait-il voulu, ne me retrouverait dans cette vieille demeure enfouie dans une crique, dans une île perdue dans l’archipel le plus au sud du Japon. Que ce serait seule que je mourrais, entourée d’inconnus. C’est au visage de Ryo, que j’évoquais pour trouver la force, que je songeais en mettant les pieds dans la cour d’honneur du Centre. Et soudain, alors que je regardais autour de moi pour découvrir le cadre de mes derniers mois, je le vis. Ce ne pouvait être que lui. Mon cœur se mit à battre si fort que le sang battait contre mes tempes. Je lâchais mon sac à dos, riant et pleurant en même temps, ne pouvant croire mes yeux. Je me mis à courir vers lui.  

 

-Ryo, criai-je. Ryo !  

 

 


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