Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 11 :: Mon coeur n'est pas pour toi...

Pubblicato: 25-08-04 - Ultimo aggiornamento: 25-08-04

Commenti: Et oui, je ne suis pas très productive... Mais la fin est proche... Meme si je n'ai pas encore décidé du dénouement. Du coup le suspense est aussi fort pour vous que pour moi! L'amour plus fort que la mort, plus fort que la maladie? Ou la maladie traitresse, emportant malgré tout l'amour dans la mort? Je ne sais pas. C'est difficile d'écrire des histoires sans se mettre un peu de soi dedans, sans s'impliquer quelque part, sans raconter un peu de sa propre histoire. Alors finalement, la fin dépendra essentiellement de mon propre état d'esprit. L'espoir ou la fin de tout espoir? Cruel dilemme. Vous autres auteurs, je ne sais pas ce que vous en pensez... Je mets trop de moi-même dans cette histoire pour construire une fin à la légère... Enfin, bref... Merci pour vos reviews qui je l'espère seront nombreuses parce que ca fait tellement chaud au coeur de recevoir des compliments! J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précedents! Bisous!

 


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KAORI !  

 

Kaori…  

 

Un corps étendu dans une flaque de sang.  

 

Il fait sombre dans la ruelle, je ne vois pas très bien. Je m’approche.  

 

Un homme.  

 

Une vague de peur me submerge. Du sang… Du sang partout.  

 

BOMbom…. BOMbom… Mon cœur bat si vite que je l’entends battre contre mes oreilles.  

 

BOMbom… BOMbom… Je n’entends que mon cœur.  

 

Je me penche… Je ne vois pas très bien ses traits, mais je sais. L’appréhension me fige tandis que je le reconnais.  

 

Kaori… Ne me laisse pas !  

 

Un murmure. Un murmure pressant, murmuré par des lèvres ensanglantées que je connais par cœur sans jamais les avoir effleurées d’un baiser.  

 

La douleur me submergea. Il meurt. La douleur de le voir mourir. J’ai si mal ! La douleur du rêve s’insinua dans le réel. Il meurt… Une souffrance physique qui m’étreignit le crâne comme un étau. O Dieux, j’ai si mal ! La douleur me retourna l’estomac par sa violence soudaine. Dieux, ayez pitié ! J’ouvris brusquement les yeux pour les trouver plein de larmes. Laissez moi mourir ! Serrant les dents de toutes mes forces, j’attendis que le moment passe. J’attends de mourir.  

 

La douleur. Chaque seconde passa comme un siècle dans une douleur insoutenable. Ayez pitié ! Chaque goutte de sang se fraya un passage dans mon corps en labourant mes nerfs sur son passage. J’ai si mal ! La souffrance s’écoula de moi à chaque pulsion de mon cœur, au rythme de ma vie. La souffrance. Paralysant mes pensées. Laissez moi mourir. Et résonnant dans ma tête, un appel pressant. Ne me laisse pas ! Je serrai les poings de toutes mes forces. Son visage plein de sang.  

 

Laisse moi mourir, Ryo. J’ai trop mal.  

 

Et pourtant, la douleur passa. Je ne suis pas morte. Elle passa, comme à chaque crise, et me laissa, le corps animé de soubresauts, pantelante, un peu plus mourante, sur un lit blanc d’hôpital baigné par la douce lumière du lever du jour. Je ne suis pas morte. Je chassai les larmes d’une main tremblante et me remis à examiner le plafond lambrissé de ma chambre. Dieux, laissez moi mourir…  

 

Ryo…  

 

Je rêvais de lui toutes les nuits. Toutes les nuits, je faisais le même rêve dans lequel il m’appelait, le même cauchemar dans lequel il mourait. Toutes les nuits depuis mon arrivée ici, chaque nuit depuis deux mois, depuis deux siècles, depuis une éternité. Toutes les nuits prenant une intensité allant crescendo avec la douleur, avec ma lente descentes aux enfers, avec ma lente agonie. J’étais si fatiguée de faire le même cauchemar, nuit après nuit.  

 

Laisse moi mourir, Ryo…  

 

Il m’appelait dans mon rêve, il ne voulait pas me laisser mourir en paix. Comment pourrais-je mourir alors qu’il avait besoin de moi ? Nous étions partenaires. Mon sang versé avant le sien, ma vie donnée avant la sienne. Partenaires. Comment pouvais-je mourir alors que je l’avais abandonné ? L’ignorance, l’expectative, le doute me rongeaient de l’intérieur plus sûrement que la maladie. Comment pouvais-je mourir en ayant le sentiment d’avoir trahi ?  

 

Kaori… Ne me laisse pas…  

 

Sa voix me hantait, de jour comme de nuit… Il me semblait l’entendre résonner dans cette chambre que je n’avais presque plus la force de quitter. Peut-être étais-je en train de perdre l’esprit aussi bien que la vie.  

 

Laisse moi mourir, Ryo… J’attends de mourir, et chaque seconde qui passe est plus douloureuse pour moi. Laisse moi mourir…  

 

Les larmes coulèrent silencieusement le long de mon visage. Je n’avais plus de force pour les sanglots depuis longtemps.  

 

J’entendis la porte de ma chambre coulisser, et dans un brouillard de larmes, mon cœur se mit à battre plus vite tandis que Ryo s’avançait vers moi et s’asseyait sur le bord de mon lit. Non. Pas Ryo. Je fermais les yeux tandis que la déception m’envahissait. Pas Ryo. Jamais plus Ryo. Juste le médecin. Shigeru. Shigeru qui ressemblait tant à Ryo que je refusais de le regarder tant cela me faisait mal, tant cela m’était douloureux que ce ne soit pas mon amour qui se tienne là près de moi, que ce ne soit pas Ryo qui me parle avec tant de douceur et de tendresse dans la voix, qui me tienne la main au cœur des crises… Shigeru me connaissait depuis deux mois et pensait m’aimer, et je devais sans cesse me rappeler que ce n’était pas Ryo qui m’aimait, mais un médecin déchu, défenseur des causes perdues, un médecin qui ressemblait tant physiquement à Ryo qu’ils auraient pu être frères.  

 

-Kaori… murmura Shigeru en me prenant la main.  

 

Un long frisson parcourut mon bras, et je retirai ma main de la sienne. Mon corps me trompait. Ce n’était pas Ryo.  

 

-J’ai encore fait ce rêve, Shigeru.  

 

Ma voix était faible, comme mon corps, comme mon esprit. Je me sentais faiblir de jour en jour.  

 

-Et la crise matinale? me demanda t’il en me regardant avec compassion et en me tendant un verre de liquide brunâtre.  

 

-J’ai cru que j’allais enfin mourir… être délivrée de la douleur…  

 

Je regardai le jeune médecin, et comme à chaque fois, je reçus un coup de poignard en plein cœur. Une telle ressemblance n’était pas possible… Je repris dans un murmure :  

 

-Pourquoi ne me laisse t’il pas mourir, Shigeru ? Pourquoi est ce que je ne trouve pas le repos ? Je sens qu’il m’appelle… Je le sens dans chaque parcelle de mon corps. Il crie mon nom et je ne peux pas partir.  

 

Je sentis son regard s’appesantir sur moi. Je ne voulais pas le regarder.  

 

-Pourquoi veux-tu mourir, Kaori ? souffla t’il avec douceur.  

 

Pourquoi voulais-je mourir ? Quelle question ! Je ne voulais pas mourir. Mais la maladie m’emportait jour après jour, depuis des mois. Ou était-ce des années ? J’avais perdu la partie. Le traitement s’avérait inefficace. La douleur m’envahissait un peu plus chaque jour et chaque journée était un combat que je voulais perdre, pour enfin trouver le repos, enfin oublier la souffrance, l’intolérable souffrance qui me tuait.  

 

-Je ne veux pas mourir, murmurai-je.  

 

Shigeru me reprit la main, et je n’eus même pas la force de la lui retirer. Mes membres étaient si lourds. Mon corps était devenu un fardeau. Mon esprit cherchait à s’échapper de cette cage qui me trahissait.  

 

Kaori… La voix de Ryo ne voulait pas me laisser en paix.  

 

-Mais tu ne veux pas guérir. Je le vois. Tu ne te bats pas. Tu veux mourir !  

 

Cette accusation me laissa sans voix. Si cela était si facile… S’il suffisait de vouloir vivre ou mourir…  

 

-Kaori…  

 

Sa voix suppliante me fit tourner la tête, et je fus obligée de plonger mes yeux dans son regard. Ce que j’y trouvais me déconcerta. Tant d’amour… Tant d’amour pour moi, et ce n’était pas Ryo.  

 

-Kaori, bats-toi pour moi. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi. Je ne sais pas si je pourrais vivre sans toi. Tu es belle, tu es vive, tu es la vie même. Ne laisse pas la mort t’emporter loin de moi… Si tu ne le fais pas pour moi… alors, fais le… pour lui…  

 

Je pus lire tant d’espoir dans ses yeux, tant d’espérance, et pourtant… Je mis toute la douceur possible dans ma voix quand je lui répondis. J’avais chaud au cœur de me savoir aimée, mais un regret immense de ne pas l’être par la personne que je souhaitais.  

 

-J’attends de mourir, Shigeru… Je ne suis plus pour personne… J’ai de la chance de t’avoir avant de mourir…  

 

Je vis la déception se peindre sur son visage. Il avait compris… Il savait. Je n’aimais pas l’idée de lui faire de la peine, mais je voulus néanmoins le dire de vive voix, pour moi-même, avant que ma voix s’éteigne. Je prononçai difficilement les mots.  

 

-Même dans la mort...  

 

Les mots me restèrent dans la gorge tandis qu’un regret fulgurant me poignardait. Je dus m’arrêter pour reprendre le contrôle de ma voix. Kaori… J’attendais de mourir et ma vie avait été vaine. Ne me laisse pas… J’allais mourir et Ryo ne savait pas la vérité. Kaori… Je finis pour moi-même dans un souffle, en fermant les yeux sur mes larmes.  

 

-Même dans la mort, mon cœur appartient à Ryo…  

 

 

 


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