Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: kaiko

Status: Completa

Serie: City Hunter

 

Total: 15 capitoli

Pubblicato: 09-03-04

Ultimo aggiornamento: 05-07-07

 

Commenti: 129 reviews

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DrameRomance

 

Riassunto: La maladie frappe douloureusement et à l'aveuglette. Personne n'est à l'abri. Pas même la douce Kaori...

 

Disclaimer: Les personnages de "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Jusqu'à ce que la mort nous sépare

 

Capitolo 1 :: Mélancolie d'un soir

Pubblicato: 09-03-04 - Ultimo aggiornamento: 09-03-04

Commenti: C'est ma première fiction, alors comme tout le monde je vous demanderais simplement d'être indulgents! Je ne supporte pas bien la critique alors si ça ne vous plaît pas, surtout, oubliez moi, ce n'est pas la peine de me l'écrire! Ah, oui, je crois que mon 'style' peut surprendre à priori, parce que je raconte tout à la première personne, comme si j'étais Kaori. On a le droit de rêver, non? Allez, bonne lecture. J'espère que ça vous plaira...et merci à mon beta-reader ;-) !

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15


 

Le soir tombait sur Tokyo, de l’autre côté de la fenêtre, et le crépuscule, avec cette aura particulière qui annonce la fin d’un jour, m’emplissait de mélancolie. Je l’attribuais à la fatigue, cette mélancolie, fatigue d’aller chercher Ryo dans les bouges où il s’écroulait chaque nuit, fatigue d’attendre inlassablement un homme qui n’esquissait pas un geste vers moi, fatigue particulière du creux de l’hiver… et puis aussi, la date fatidique approchait… toutes ces années depuis que Hideyuki était mort, toutes ces années sans mon frère…  

Mon frère… les larmes me montèrent aux yeux, malgré moi… mon frère, mais aussi mon ami, mon confident, mon père et ma mère, et aussi mes cousins, mes cousines, tous ces membres de la famille que tout le monde semble avoir par dizaines et que je n’avais jamais eus.  

Bientôt, ce serait l’anniversaire de sa mort. J’avais tout perdu ce soir là. J’avais perdu bien davantage que ma famille. J’avais perdu un bras ou une jambe, j’avais perdu un peu de moi-même. Je n’avais conservé que deux choses, les plus précieuses : le meilleur ami de mon frère, et une petite bague ayant appartenu à ma mère. Et Ryo avait instantanément pris la place de tous ces cousins, cousines, dont je n’avais que faire, il avait pris toute la place que mon cœur était capable de donner, comblé tout ce vide immense que je ressentais. Hideyuki… comme tu me manquais pourtant…  

Les lumières, une par une, s’allumaient dans le ciel : les gens rentraient chez eux, dans les gratte-ciel sans fin, et allaient passer une soirée en famille. Sans doute les enfants couraient embrasser leurs parents, la mère endossait un tablier pour préparer le repas du soir, tout un genre de vie que je ne connaîtrais jamais.  

Où était Ryo ce soir ? Sans doute encore dans un bar, à essayer de draguer des filles, la figure ensuquée et l’expression perverse l’empêchant de toute façon d’arriver à ses fins. Ryo… un sourire tendre s’épanouit sur mes lèvres, mais les larmes restèrent dans mes yeux. Ryo…. C’était, pour moi, un mélange entre l’éternel adolescent et l’homme idéal dont rêvent toutes les femmes. Depuis la mort de mon frère bien-aimé, il était la seule partie stable de mon existence, le phare dans la tempête, l’oasis dans le désert. Je l’aimais depuis le premier jour, alors que, adolescente, j’avais suivi Hideyuki pour voir ce qu’il faisait dans la vie… J’avais détesté Ryo ce jour là, j’avais cru qu’il entraînait mon frère dans la criminalité. Comment avais-je jamais pu douter ?  

Son seul défaut, c’était de sauter sur tout ce qui portait jupon et de draguer outrageusement toutes les filles majeures du Japon. S’il m’avait aimée, certainement il ne l’aurait pas fait. Je l’aimais, moi, et est-ce que pour autant je m’affichais avec tous les hommes qui me proposaient un verre ? C’était son côté adolescent attardé. Par ailleurs, il était calme, fort et intègre, on pouvait compter sur lui à toute heure du jour et de la nuit –sauf s’il y avait une fille dans les parages, bien sûr- , et son charme ne me laissait pas indifférente. Qui aurait refusé City Hunter, enfin, quand il n’arborait pas sa tête de pervers pathétique ?  

Il ne viendrait jamais vers moi. D’ailleurs, depuis le temps, s’il avait voulu…  

Secouant la tête, j’essayai de me reprendre. Le soir tombant était un moment propice à la mélancolie, et sans doute la fatigue rajoutait encore dans le fatalisme. D’habitude, je n’étais pas comme ça. J’étais de nature optimiste, me raccrochant à la moindre bribe d’espoir en toute occasion, et confiante en l’avenir, mais sans doute, l’approche de l’anniversaire de la mort de mon frère me déprimait. Et cette lassitude… jamais je n’avais ressenti une telle lassitude. Cela faisait déjà plusieurs jours que je dormais mal et que la moindre activité prenait des proportions doubles. Je décidais soudain d’aller me préparer un petit remontant et de prendre quelques vitamines –ça ne fait jamais de mal.  

 

********************************  

 

Tant pis pour Ryo, me dis-je en me préparant un petit civet de derrière les fagots, qui embaumait la cuisine. Mais tout en disant cela, le sourire me revint en entendant la porte d’entrée se refermer sur mon partenaire. Celui ci me rejoignit aussitôt, sans doute guidé par son sixième sens qui lui indiquait toujours quand un repas était sur le point de se matérialiser sur la table.  

-Pas de nouvelle affaire aujourd’hui, dis-je en guise de bonsoir.  

-Tant mieux, me dit mon comparse. Comme ça je vais pouvoir goûter à un repos bien mérité et me consacrer à la recherche de la femme idéale.  

-Tu veux dire la femme qui voudra bien de toi ! Et de toute façon, ce serait bien qu’on ait du boulot, ça fait au moins un mois que tu te tournes les pouces pendant que j’assure le quotidien.  

Je posai une assiette pleine devant lui, me retournant pour me servir moi-même.  

-Le quotidien ? Au moins, t’as enfin le temps de faire la cuisine, un vrai cordon-bleu !  

Alors que je m’apprêtais à sourire devant ce compliment inattendu, il continua :  

-D’ailleurs, tu as pris des kilos. Comment tu veux te dégoter un homme, si tu engraisses ? Platitude de poitrine et hanches larges ne font pas bon ménage dans le cœur d’un homme !  

Je fis tomber mon assiette avec fracas et me retournai pour le regarder. Il avait déjà commencé d’esquiver une massue que je ne brandissais pas. Je me contentais de le regarder avec peine, les larmes aux yeux. Comme les larmes me venaient facilement, ce soir là !  

Ryo me regardait fixement, l’image même de l’homme qui voit pour la première fois une chose et n’en croit pas ses yeux.  

-Pas de massue ? demanda t’il bêtement.  

Je me contentai de fuir dans la salle de bain. Je ne savais pas ce que j’avais. Je ne savais pas pourquoi je pleurais. C’était une conversation standard entre Ryo et moi, j’y prenais plaisir ordinairement. Il me piquait au vif, je lui flanquais un coup de massue bien appliqué, et la vie continuait son cours.  

Ryo frappa doucement à la porte de la salle d’eau.  

-Kaori ? est ce que ça va ?  

Silence.  

-Kaori… Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire de peine.  

-Ça va Ryo, dis-je lamentablement. Ce n’est pas ta faute.  

-Qu’est ce que tu as ? Je peux t’aider ? Tu n’as pas l’air bien ces jours-ci.  

Ainsi il l’avait remarqué. J’en fus touchée.  

-Non, Ryo, va finir de manger, ça va refroidir. Je vais prendre un bain, je suis fatiguée, c’est tout.  

-Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose.  

C’était tout Ryo. Un instant, odieux, le suivant, attentionné. Je souris à mon reflet dans le miroir. Sourire qui s’estompa quand je remarquais les cernes sous mes yeux, la pâleur de mon teint. Je devrais vraiment me reposer, décidai-je.  

Je fis couler un bain, et tout en me détendant dans l’eau chaude et parfumée, je laissais vagabonder mes pensées.  

Que serais-je, sans Ryo ? Que serais-je devenue, après la mort d’Hideyuki, s’il ne m’avait pas recueillie, pas protégée ? Et lui, que serait-il devenu ? Je savais pertinemment que ma présence lui apportait réconfort et stabilité, dans une vie dangereuse où le sentiment de sécurité n’apportait que le désastre et la mort. Je savais aussi que j’étais son unique point faible, la seule faille par laquelle on pouvait l’atteindre. J’étais trop confiante, pas assez méfiante, et je n’avais pas réussi à porter mes dons de nettoyeuse à leur niveau le meilleur. Je crois que Ryo, d’ailleurs, n’y tenait pas trop. Nous étions les deux facettes d’une même pièce, et dans cette âme unique, j’étais, pour lui, la partie qui l’humanisait. Miki m’avait expliqué cela, une fois, m’avait dit que le plus dur, dans le métier que nous avions choisi, était de faire la part entre le bien et le mal et de conserver son humanité malgré les atrocités que nous voyions. Et j’avais compris, dès lors, que Ryo désirait cet équilibre et ne viendrait jamais vers moi pour le rompre. Et que je serais condamnée à l’aimer en silence, à taire le feu qui m’embrasait en le voyant, à retenir ma main quand je le voyais sortir le soir pour s’abrutir dans les bars mal fréquentés de la ville.  

Le bain s’était refroidi, alors je sortis. En me regardant dans la glace, je vis que je n’avais pas l’air mieux, et que Ryo avait tort, j’avais maigri : on voyait se dessiner les côtes, alors que jusque là, sans être grosse, mes courbes étaient plus harmonieuses. J’avais les cheveux ternes et cassants. Mon teint était pâle. Et enfin, en inspectant mes mains, je vis que mes ongles étaient friables et abîmés. Je n’avais vraiment pas l’air bien.  

En m’habillant, je pris la décision d’aller consulter un médecin le lendemain matin, pour qu’il me donne des fortifiants ou quelque chose. J’allai me coucher tôt, ignorant Ryo qui faisait semblant de lire le journal dans le canapé. Ryo lisant le journal ! A qui voulait-il faire croire une chose pareille ? Mais je souris doucement en me couchant. Ryo ne lisait que des magasines porno, et le fait qu’il lise le journal pour se donner une contenance avait des significations qui bercèrent mes rêves cette nuit là.  

 

 


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