Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: belo

Beta-reader(s): Cdm98, Nanou

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 20 capitoli

Pubblicato: 02-10-04

Ultimo aggiornamento: 22-03-08

 

Commenti: 224 reviews

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GeneralDrame

 

Riassunto: Je vais tenter de relever le défi de Kelly, qui propose une situation dramatique et douloureuse pour CH.

 

Disclaimer: Les personnages de "Traumatisme" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Traumatisme

 

Capitolo 10 :: Retour

Pubblicato: 04-06-07 - Ultimo aggiornamento: 24-10-07

Commenti: A ma petite maman que j'aime tant, à toi, qui me donne la force et le courage de continuer. A toi, qui me suit pas à pas. A toi, Maman, tu es mon cœur, mes yeux, mon âme. A toi, qui est devenue mon Ange Gardien, merci pour tout ce que tu m’as apporté. Je t'aime de tout mon cœur. Bonne lecture et merci pour vos revieuws.

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20


 

 

Ryô s’agenouilla de nouveau et posa sa main sur la joue de Kaori.  

 

« Kaori c’est moi ! »  

 

Mais la réaction de la jeune femme fut aussi violente que la première fois, elle émit de longs gémissements et s’agita de nouveau pour échapper à l’emprise de Ryô.  

 

Ryô s’écarta de nouveau et observa avec incompréhension la jeune femme ; étant mouillée jusqu’au os, de violents tremblements lui traversèrent le corps. Les gouttes de plus en plus rapides vinrent frapper les corps de Kaori et Ryô comme des clous que l’on enfonce dans leurs chairs.  

 

Pendant ce temps au Cat’s Eye.  

 

« Alors vous en pensez quoi ? »  

 

« Je trouve que c’est une bonne idée Mick. »  

 

Les discussions se poursuivirent entre Mick, Falcon, Miki, et Kazue.  

 

Ryô s’approcha à nouveau de la jeune femme dans l’intention de la faire rentrer de gré ou de force. D’un geste rapide, il s’agenouilla près de Kaori et la souleva.  

 

La jeune femme se débattait avec rage, mais Ryô, malgré les violents coups donnés ne lâcha pas prise.  

 

Il pénétra dans l’immeuble, Kaori dans ses bras. Il dévala rapidement les escaliers et arrivé dans le couloir, il se dirigea dans la chambre de Kaori.  

 

D’un geste rapide, il retira le couvre lit et la déposa lentement sur son lit. Ryô couvrit Kaori et sortit rapidement. Kaori se redressa. Prise par une violente crise d’angoisse, elle entreprit de sortir du lit, elle posa ses mains sur le sol et se traîna rapidement dans un coin de la pièce, le plus sombre qu’elle ait trouvé. Elle respira lentement pour ne pas attirer l’attention sur elle. Les pieds ramenés à sa poitrine, elle se balança lentement.  

 

Pendant ce temps, Ryô entra dans la salle de bains et fit couler l’eau. Il s’assura qu’elle était suffisamment chaude et sortit de la pièce. Il se dirigea à présent dans sa chambre et se changea rapidement.  

 

Il revint dans la salle de bains : l’eau était suffisamment chaude pour réchauffer le corps de sa partenaire.  

 

Ryô retourna donc auprès de sa partenaire. Il fronça les sourcils lorsqu’il découvrit le lit vide mais la peur émanant de sa partenaire était palpable. Ryô alluma la lumière et tourna la tête dans sa direction.  

 

Kaori émit un long gémissement et se cacha le visage dans ses bras. Ryô comprit que la lumière lui agressait les yeux, il l’éteignit donc rapidement.  

 

Il traversa la pièce et s’agenouilla de nouveau près d’elle.  

 

« Viens prendre un bain, ça va te réchauffer. » lui murmura t-il d’une voix douce et rauque.  

 

Elle ne bougea pas ; Ryô tenta une nouvelle fois de la prendre dans ses bras, mais le résultat fut le même que sur le toit.  

 

Kaori était apeurée, dans ses yeux, seule la terreur brillait de mille feux. Ryô n’hésita pas plus longtemps, il savait que la pluie pouvait être néfaste pour la santé.  

 

Il la souleva donc contre son gré et se dirigea dans la salle de bains.  

 

Kaori avait peur, Ryô le sentait, il n’osa donc pas la toucher plus qu’il ne le fallait. Il pénétra dans la salle de bains et éteignit la lumière. Il se dirigea vers la baignoire.  

 

Il plongea donc Kaori toute habillée dans l’eau, et sortit.  

 

Au contact de l’eau chaude Kaori ouvrit les yeux. Elle ramena les mains sur sa poitrine et resta ainsi assise sans bouger.  

 

Les yeux rivés sur la porte, elle n’osa pas respirer, la peur coulant dans ses veines.  

 

Ryô se tenait debout derrière la porte, les bras croisés contre sa poitrine, il demeura pensif.  

 

Tant de questions lui traversèrent l’esprit, ses sens étaient toujours en alerte.  

 

Ryô savait que la jeune femme n’avait pas bougé. Et pour cause, cela faisait bientôt 57 minutes qu’elle était dans le bain et aucun bruit d’eau ne se fit entendre.  

 

Il se décida à entrer dans la salle de bains. L’eau devait être devenue froide et laisser Kaori dans l’eau revenait à la laisser sur le toit. Il frappa lentement, Kaori sursauta et son angoisse devint de plus en plus grande.  

 

« Kaori, je vais entrer. »  

 

Ryô poussa la porte de la salle de bains. Kaori sursauta, renfermant son étreinte sur sa poitrine. Ce geste n’échappa pas à Ryô qui sentit son cœur se durcir. Son regard se fit plus dur soudainement. Kaori croisa son regard et d’un geste lent, elle se cala plus profondément au bout de la baignoire.  

 

Ryô resta à observer Kaori, l’odeur nauséabonde qui se diffusait dans la pièce l’indisposa mais il avait l’habitude donc il ne se formalisa pas plus. Et malgré l’obscurité, il remarqua que la couleur de l’eau du bain était devenue sombre.  

 

La peur de Kaori n’échappa pas à Ryô qui se rendit compte du malaise qu’il venait de créer. Il s’agenouilla près de la baignoire et comme si une autre personne était là, son regard se fit doux et tendre.  

 

« N’aie pas peur, tu es en sécurité ici, je te le promets. »  

 

Ryô ne pouvait pas laisser Kaori dans cette eau écoeurante et sale.  

 

Il tenta de relever Kaori mais cette dernière se débattit avec fougue. Ryô retomba en arrière et se laissa faire le temps d’analyser la situation et agir. Trempé de la tête aux pieds, le sol inondé par l’eau, il observa Kaori qui continuait à s’agiter toute seule.  

 

« Je ne te veux pas de mal Kaori. »  

 

Mais la jeune femme continua de plus belle. S’agitant dans tout les sens, la tête de Kaori se heurta violemment sur le rebord de la baignoire.  

 

La jeune femme plongea lentement le long de la paroi froide. Rapide comme l’éclair, Ryô plongea sa main dans l’eau et releva la tête de sa partenaire.  

 

Kaori rouvrit les yeux et tenta encore une fois de s’extirper de son emprise.  

 

« Tu vas te faire mal Kaori, reste tranquille s’il te plait ! »  

 

Ryô se sentait perdu mais son instinct reprit rapidement le dessus.  

 

Comprenant qu’il n’arriverait à rien et que Kaori risquait de se blesser sérieusement à s’agiter ainsi, Ryô resserra son étreinte et souleva la jeune femme. Il la sortit de la baignoire et plaça le dos de Kaori contre son torse. Il resserra son étreinte pour éviter les faux mouvements que Kaori pourrait faire. L’immobilisant totalement, Ryô lui murmura doucement.  

 

« Du calme, Sugar boy, je ne te veux pas de mal. »  

 

Devant l’angoisse et la terreur qui envahissait le cœur et le corps de Kaori, Ryô sentit son cœur se serrer. N’ayant pas d’autre choix, il murmura :  

 

« Désolée Kaori, c’est pour ton bien. »  

 

Sans attendre plus longtemps, il fit glisser son bras autour de son cou et serra délicatement, lentement sa tête retomba sur sa poitrine.  

 

Ryô souffla quelques instants mais le corps froid de sa partenaire lui indiqua l’urgence du moment.  

 

D’un geste rapide mais précis, il déboutonna l’imperméable de Kaori. Ryô jeta le vêtement sur le côté.  

 

Il resta quelque instant interdit. Elle ne portait qu’une tenue dont il n’aurait pas pu décrire l’état.  

 

Cette tenue, il la connaissait. C’était une tenue qu’Eriko avait crée pour son dernier défilé. La colère le reprit de nouveau, il se rendait compte que Kaori avait non seulement été maltraitée mais qu’en plus, ils l’avaient considérée comme un animal, ne prenant même pas la peine de lui donner d’autre vêtement.  

 

« Quel monstre t’a laissé avec ça sur le dos pendant tout ce temps ??? »  

 

Ses vêtements n’étaient pas propres, ils avaient été victime de l’usure, de l’humidité. De la moisissure apparaissait sur le pan de ce qui semblait avoir été un bustier.  

 

La couleur n’était plus une couleur mais un amas de crasse qui s’était incrusté au fil des semaines.  

 

Ses cheveux étaient graisseux, sales, collants et longs. Ryô eut un pincement au cœur. Le corps de Kaori était glacé.  

 

« Je te jure que quoi que tu aies subi, ils le payeront au centuple ! »  

 

Il termina de la déshabiller ; une fois la tâche achevée, il enroula la jeune femme dans un peignoir.  

 

Il déposa soigneusement Kaori sur le sol. Rapidement, il retira le bouchon de la baignoire, l’eau s’échappa d’abord rapidement dans la tuyauterie puis plus lentement. Ryô attrapa les vêtements sur le sol et les jeta dans un sac poubelle. Il se dépêcha et trouva quelques bougies qui traînaient dans la cuisine. Il alluma les bougies pour créer une lumière tamisée et ainsi préserver les yeux de sa partenaire.  

 

Ryô serra la jeune femme contre son corps pour lui apporter un peu de chaleur. La baignoire se vida enfin.  

 

Il se redressa rapidement, il contempla le contour de la baignoire qui resta marron. Ryô rinça rapidement la baignoire et refit à nouveau couler un bain chaud.  

 

Il attendit quelques minutes, retira le peignoir et replongea Kaori inconsciente dans l’eau chaude.  

 

Sous ses mains, le corps de sa partenaire se crispa.  

Ryô réalisa enfin l’ampleur des dégâts. Son visage était fin, beaucoup plus fin qu’à son habitude. Ses joues étaient creuses, le contour de ses yeux rougi et des cernes sombres semblaient avoir été tatoués sous ses yeux. Ses traits étaient tirés et crispés, elle paraissait si pale et plus rien ne se dégageait d’elle.  

 

Il détailla son corps sous l’eau quasi transparente. Ses bras étaient si fins qu’il pouvait voir toutes ses veines et tous ses os. Sa poitrine avait perdu de volume ce qui accentua le creux de son ventre.  

 

Ryô pouvait voir tous les os de la jeune femme ; il descendit dans son exploration et remarqua ses jambes. Elles avaient perdu tous leurs muscles et seuls les os en ressortaient. Il ne releva aucune blessure, ni aucune marque sauf au niveau des genoux. Sur ces derniers, il distingua deux hématomes bleutés.  

 

Le cœur de Ryô s’emplit instantanément d’une haine indescriptible. Ses veines entières ressentaient la fureur.  

 

« Ils vont me le payer, je vais les traquer et je n’aurai de repos que lorsque je les aurais torturés lentement ! »  

 

Sur ces mots et sentant que Kaori n’allait pas rester éternellement inconsciente, il entreprit de lui rendre hommage, en la lavant et en lui rendant sa dignité.  

 

 

Il attrapa le shampoing et le versa dans la paume de sa main. Il se redressa lentement et posa sa main sur la tête de Kaori. Lentement, Ryô fit mousser le shampoing. Il rinça une première fois et refit la même chose mais en s’attelant à coiffer la jeune femme. Il attrapa son peigne resté sur le rebord de la baignoire et soigneusement il démêla chaque mèche.  

 

Une fois terminée, il rinça de nouveau. L’eau changea de nouveau de couleur.  

 

« T’étais dans la jungle ou quoi ? »  

 

Ryô ne se laissa pas distraire plus longtemps. Il attrapa un gant de toilette et lentement, lava le visage de Kaori. Il passa une première fois et déjà la pâleur de son visage contrasta avec le reste. Ryô prit son temps et lava entièrement son visage, prenant soin de ne pas forcer.  

 

Ryô descendit sur le corps de Kaori, il changea donc pour cela le gant de toilette qui était devenu noir après le passage sur son visage.  

 

Après 20 minutes, Ryô termina enfin son nettoyage.  

 

Il retira le bouchon de la baignoire, l’eau noircie s’échappa de nouveau. Ryô rinça consciencieusement Kaori, il voulait lui rendre son corps de femme.  

 

Kaori commençait à s’agiter lentement. Ryô accéléra le mouvement et sortit Kaori de la baignoire. Il attrapa un peignoir propre et l’enroula dedans.  

 

« Faut que je me dépêche sinon ça va être le drame ! »  

 

Il sortit de la salle de bains avec Kaori dans ses bras et se dirigea dans la chambre de cette dernière, il entra dans la pièce et ressortit tout aussitôt.  

 

« C’est mouillé, je ne peux pas la mettre dans son lit. »  

 

Ryô entra dans sa chambre. Il allongea Kaori sur son lit et ouvrit son armoire. Il attrapa un premier pull, qu’il jeta rapidement sur le sol.  

 

« Trop fin. »  

 

Puis un second, qu’il jeta aussi.  

 

« Trop large.»  

 

« C’est pas vrai ! »  

 

Il ressortit de sa chambre et alla dans la chambre de Kaori.  

 

Ryô ouvrit l’armoire de sa partenaire.  

 

« Trop sexy. »  

 

« Trop court. »  

 

Ryô faisait le tri afin de trouver une tenue qui puisse couvrir le corps de Kaori. Ne sachant toujours pas ce qu’elle avait subi, il se devait de préserver son intimité.  

 

Ryô attrapa finalement une paire de sous vêtements et un bas de pyjama en flanelle et ressortit rapidement.  

 

Il entra dans sa chambre ; soulagé il constata qu’elle n’avait toujours pas repris connaissance.  

 

Il regarda encore une fois sa garde-robe.  

 

« Trop large. »  

 

Il opta finalement pour un de ses hauts de pyjama.  

 

« C’est large mais ça te tiendra chaud et rien ne sera visible. »  

 

Satisfait de ses trouvailles, Ryô devait à présent habiller sa partenaire.  

 

Il s’approcha lentement d’elle, il resta debout quelques secondes à l’observer. Son visage n’était pas serein. Malgré le bain et malgré son inconscience, Kaori n’avait pas réussi à se détendre.  

 

Ryô posa les vêtements sur le bord du lit et sortit de nouveau de la chambre. Il attrapa sa trousse de secours, quelques bougies et revint auprès de la jeune femme. Il alluma les bougies.  

 

Ryô regarda la jeune femme, elle n’avait plus rien de ce qu’il lui avait toujours connue. Malgré les épreuves, jamais, elle n’avait semblé aussi fragile et aussi désemparée. Tout son être n’était que peur, angoisse et terreur.  

 

Le cœur de Ryô s’emplit soudainement d’une rage bestiale. Il ne connaissait que trop ce genre de sentiments.  

 

Ryô fut projeté un instant au temps des mercenaires, ce temps où la loi du plus fort était la seule loi de valable.  

 

Il se rappelait de ces villages pillés par les militaires véreux, il se rappelait le visage de ces survivantes, de la lueur qui brillait dans leurs yeux, après avoir subi les pires atrocités qu’un lâche puisse faire subir à une jeune adolescente.  

 

Cette peur, il ne l’avait que trop côtoyée. Et aujourd’hui encore, comme si le destin s’acharnait, cette peur venait de pénétrer sous son toit. Ce havre de paix qu’il avait réussi à construire grâce à Kaori, venait de se briser pour faire place à cette jungle où personne n’en ressortait indemne.  

 

La haine envahit de plus en plus le corps du nettoyeur, son regard se fixa sur un point imaginaire et devint aussi bestial que celui d’un animal affamé.  

 

« Je vais les traquer et je te jure que je les tuerai ! »  

 

Ryô serra les poings aussi fortement qu’il put, le sang coulait le long de ses paumes mais le moment n’était pas à la vengeance mais aux soins.  

Retrouvant momentanément son calme, Ryô s’approcha de Kaori.  

 

Il prit place à ses côtés. Kaori gardait les poings fermés, ce qui n’arrangea pas Ryô.  

 

Lentement, Ryô ouvrit la main droite Kaori et la déposa sur sa cuisse. Il fit de même avec la gauche. Il regarda l’état de ses mains.  

 

« Tu t’es débattue Sugar, tu ne les as pas laissé faire sans rien tenter, je suis fier de toi. A présent, c'est à moi de te protéger. » Ryô sourit mais son cœur saignait.  

 

Ses mains étaient écorchées, des plaies diverses, des coupures multiples, des ecchymoses… Ses mains n’avaient plus rien des mains douces avec lesquelles elle aimait caresser le visage de Ryô lorsqu’il semblait dormir profondément. Il désinfecta les plaies de la main droite et les pansa rapidement. Il passa à la main gauche et refit quasiment les mêmes gestes.  

 

Ensuite, il écarta doucement le peignoir de Kaori et examina ses genoux.  

Sans perdre de temps, il attrapa une petite pince, il retira lentement tous les petits bouts de verre, les petits morceaux de bois qui s’étaient enfoncés dans sa chair. Faisant attention, il termina sa tâche.  

 

Ryô s’assura que tout avait été retiré et désinfecta les plaies, certaines plaies étaient profondes mais ne nécessitaient pas de points de sutures. Ryô désinfecta les plaies et les pansa. Ayant fini avec le pied droit, il prit le pied gauche et réitéra les mêmes opérations.  

Kaori avait commencé à bouger légèrement.  

 

Sans perdre de temps, Ryô se pencha sur Kaori, il prit soigneusement les jambes de cette dernière et lui enfila sa culotte et le bas de son pantalon. Il tenta de ne pas toucher la peau de Kaori avec ses mains froides.  

 

Ryô se redressa et s’arrêta quelques instant pour s’assurer qu’elle n’avait pas reprit connaissance.  

 

Précieusement, il écarta le peignoir, perturbé par ce corps meurtri, Ryô n’en profita pas pour admirer cette poitrine qui se soulevait lentement.  

 

Il lui agrafa le soutien-gorge et termina par son haut de pyjama.  

 

A peine eut-t-il terminé d’attacher le dernier bouton que son regard croisa le regard apeuré de Kaori.  

 

Les yeux aussi chauds qu’un iceberg, le dévisageaient rageusement. Elle roula sur le côté et tomba lourdement sur le sol. Ryô fit rapidement le tour mais la jeune femme se recroquevilla déjà sur elle-même.  

 

«Sugar Boy, c’est moi, n’aie aucune crainte, tu es en sécurité maintenant. »  

 

Ryô souffla ces mots pour ne pas la brusquer mais la jeune femme se redressa à quatre pattes et alla se mettre contre le mur.  

 

Dos au mur, Kaori agrippa le pan de la chemise de Ryô et serra si fort que ses mains devinrent blanches.  

 

Ne sachant pas ce qu’elle avait réellement subi et ne voulant pas ajouter de traumatisme, il se contenta de s’asseoir sur le lit et continua à lui parler.  

 

« Kaori, tu me reconnais ? »  

 

Aucune réponse. Kaori se contentait d’éviter son regard.  

 

« Kaori s’il te plait, aide-moi à comprendre. »  

 

Son téléphone sonna. Kaori sursauta de nouveau et ne voulant pas lui faire peur, il sortit pour répondre.  

 

 

 

« Ryô !»  

 

« J’espère que c’est important ? »  

 

Ryô s’éloigna sachant qu’il perdrait patience face à cet intrus, il pénétra dans la salle de bains et commença à monter le ton.  

 

« Tu crois que j’ai le temps, débrouille toi ! » hurla t-il avant de raccrocher.  

 

Il revint dans sa chambre mais avant même d’arriver à la hauteur de la porte, il ne sentait plus Kaori.  

 

Rapidement, il accéléra le pas, il ne voulait pas la perdre de nouveau. Dans son état, elle serait tuée à peine aurait-elle mis un pied dehors.  

 

Il descendit les escaliers tandis que la sonnette retentit ; Ryô balaya le salon et ressentit la peur émaner du coin. Ryô sentit son cœur se rompre à la vue de sa partenaire aussi apeurée par lui.  

 

Kaori à quatre pattes alla se mettre à l’abri dans un coin du salon. Calée dans l’angle du mur, elle s’y enfouit le plus profondément possible.  

 

« Kaori, calme-toi, je te jure que tu ne risques plus rien. »  

 

Kaori se recroquevilla instinctivement et se balança pour se rassurer. Ses bras serraient ses genoux aussi fort qu’elle le put.  

 

Ryô s’approcha de Kaori et tendit son bras mais le corps de Kaori était si tendu que le moindre contact lui briserait les os.  

 

La sonnette retentit de nouveau.  

 

Ryô se redressa. Il comprit que ses amis étaient là. Ne voulant pas laisser la jeune femme plus longtemps, il se redressa.  

 

« Je reviens ma puce, n’aies pas peur, ce doit être Mick. »  

 

Ryô traversa rapidement le salon pour ne pas laisser Kaori seule longtemps.  

 

« Salut ! »  

 

« C’est ça, salut ! »  

 

Ryô trempé de la tête au pied, repartit comme il était arrivé auprès de Kaori, laissant ses amis à la porte.  

 

« Merci pour l’accueil, décidément, il s’arrange pas celui là. »  

 

« Si on te dérange faut le dire, nous ne sommes pas des sauvages. » hurla Mick.  

 

Ryô pénétra de nouveau dans le salon, Kaori n’avait pas bougé mais les hurlements de Mick la firent sursauter. La peur s’empara de plus belle de son cœur, il battait de plus en plus vite, elle émit un gémissement long et terrible. La tête enfouie dans ses bras, elle se balança de nouveau.  

 

« Je vais le tuer cet idiot ! » Ryô se redressa et de nouveau traversa le salon.  

 

Un peu perplexe, Mick, Falcon, Miki et Kazue restèrent quelques instants sur le pas de la porte avant de se décider à entrer. Ils posèrent leurs parapluies et pénétrèrent dans l’appartement mais furent accueillis par un long gémissement qui déchira le silence morbide de l’immeuble.  

 

Le gémissement faisait penser à un animal qu’on torturait lentement.  

 

Mick reprit son sérieux et sortit son arme, Falcon fit de même.  

 

Suivit de près par Miki et Kazue, ils pénètrent dans le petit couloir et avancèrent lentement guettant le moindre geste.  

 

Ils tombèrent nez à nez avec Ryô.  

 

Ryô attrapa Mick par le col et le souleva.  

 

« T’as besoin d’hurler comme un putois ? »  

 

Ne comprenant pas ce qui se passait, Mick se laissa faire.  

 

Le gémissement continua à déchirer le silence.  

 

Miki entreprit d’allumer la lumière mais la voix de Ryô la stoppa.  

 

« Laisse éteint. »  

 

« Ryô qu’est ce que c’est que ce gémissement, on dirait un animal qui vient de perdre une jambe ! »  

 

L’allusion déplut à Ryô.  

 

« Je te conseille de faire attention à ce que tu dis l’Américain ! »  

 

« Ryô, qu’est ce qui t’arrive ?» demanda Miki.  

 

Falcon rangea son arme et se cala contre le mur. Les bras croisés contre le torse, il observait la scène, conscient qu’il se tramait une chose importante.  

 

« Attendez moi ici. » ordonna Ryô  

 

« Ok. »  

 

Ryô quitta le groupe et sans répondre, entra dans le salon.  

 

« Ne t’inquiète pas, ce sont nos amis. Je vais aller leur expliquer et Kazue va t’examiner, d’accord ? Je reviens dans quelques minutes, ne t’inquiète pas. »  

 

Voyant la jeune femme immobile, Ryô se décida à aller se changer encore une fois avant d’affronter ses amis.  

 

Il passa devant ses amis et lâcha.  

 

« Je reviens, ne bougez pas ! »  

 

Il grimpa rapidement les marches, Mick ignora ses recommandations, il entra dans le salon, alluma la lumière et s’arrêta brutalement. Il sentait ce cœur meurtri qui saignait non loin de lui. Il balaya la pièce et s’arrêta sur la silhouette. Il reconnut cette silhouette, c’était elle.  

 

D’un geste lent, il leva le bras et se dirigea vers Kaori. Tandis que Kaori, gênée par la lumière cachait ses yeux de ses bras.  

 

« Kaori !» murmura t-il lentement.  

 

Miki ayant entendu, pénétra à son tour dans le salon rapidement mais stoppa sa marche, elle porta la main à sa bouche.  

 

« Mon Dieu, c’est elle ! » hurla-t-elle, la voix tremblante.  

 

Mick s’élança dans la direction de Kaori, envahi par l’émotion.  

 

« Kaori, ma chère Kaori ! »  

 

Il enlaça Kaori, mais cette dernière se crispa instantanément et se mit à se débattre.  

 

« Mais Kaori ? » murmura t-il.  

 

La main de Falcon agrippa l’Américain et l’expulsa violemment en arrière.  

 

« Eteignez la lumière ! » ordonna Falcon.  

 

D’un geste du bras, il fit signe à Miki et à Kazue de ne pas s’approcher.  

 

Kazue s’exécuta, tandis que Mick se massait la tête.  

 

« Mais qu’est-ce qui te prends Falcon ? »  

 

« Ne l’approche pas et ne la touche pas ! » répondit le géant simplement  

 

Falcon posa son regard sur la jeune femme, tout chez elle sentait la peur, l’angoisse, la terreur et la violence. Il comprit rapidement la situation.  

 

Ryô terminait de passer un T-shirt lorsqu’il sentit la terreur se dégager de Kaori.  

 

« Je vais le tuer cet abruti ! »  

 

Il descendit les marches rapidement mais déjà des gémissements de peur se soulevèrent dans la nuit.  

 

Ryô pénétra dans le salon alors que Falcon venait d’agir.  

 

Ryô agrippa Mick.  

 

« Qu’est-ce que tu lui as fait ? » hurla t-il  

 

« Rien, je te jure ! »  

 

Sachant que Mick se serait tué plutôt que de faire du mal à son premier amour, le Japonais reposa son ami.  

 

Ryô s’avança lentement vers Kaori pour tenter de la rassurer et de la calmer un peu. Il s’agenouilla et d’une voix douce, il murmura.  

 

« Kaori, il ne voulait pas te faire de mal, il t’aime beaucoup et voulait simplement te montrer à quel point tu lui as manqué. »  

 

Kaori se crispa davantage. Ryô se redressa et se tourna vers ses amis.  

 

« Allons dans la cuisine. »  

 

Sans un mot le groupe pénétra dans la cuisine, Ryô se plaça face à la porte pour surveiller les moindres gestes de Kaori.  

 

Mick, impatient, commença.  

 

« Quand ? »  

 

Ryô se contenta de dire quelques mots.  

 

« Depuis qu’elle est arrivée, elle est dans cet état. »  

 

- Il faut qu’elle voie un médecin, osa Kazue.  

 

- Je le sais, répondit sèchement Ryô sans le vouloir. Il reprit plus calmement.  

 

- Je n’arrive pas à l’approcher sans déclencher ses crises d’angoisses, alors comment la faire ausculter sans la perturber davantage ?  

 

Ryô était réellement inquiet et cela se sentait à sa voix.  

 

Conscients que la situation était dramatique, ils se concertèrent pour trouver une solution qui pourrait éclaircir le problème. Kaori avait besoin de soins, tous en étaient persuadés, un tel événement lui serait encore plus néfaste. Sa place dans City hunter ne lui permettait pas d’être aussi vulnérable. Ils devaient savoir ce qu’elle avait subi comme sévices pour trouver comment l’aider à sortir de cet enfer.  

 

Après plusieurs minutes de concertation, Kazue décida de faire venir le doc. Elle raccrocha le téléphone et se tourna vers ses amis.  

 

- Il sera là dans peu de temps.  

 

Dans la cuisine, après l’annonce de Kazue, ils reprirent leurs places et leur semblant de calme. Mais la vérité était tout d’autre, la tension était palpable et étouffante. Les esprits demeuraient angoissés et stressés. L’ignorance leurs rongeait les tripes et l’imagination de tout à chacun tentait de comprendre la situation. Mais les pires scénarios revenaient inlassablement comme pour accentuer leurs sentiments d’impuissance.  

 

 

 


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