Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated G - Prosa

 

Autore: belo

Beta-reader(s): Cdm98, Nanou

Status: In corso

Serie: City Hunter

 

Total: 20 capitoli

Pubblicato: 02-10-04

Ultimo aggiornamento: 22-03-08

 

Commenti: 224 reviews

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GeneralDrame

 

Riassunto: Je vais tenter de relever le défi de Kelly, qui propose une situation dramatique et douloureuse pour CH.

 

Disclaimer: Les personnages de "Traumatisme" sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

Tricks & Tips

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   Fanfiction :: Traumatisme

 

Capitolo 14 :: On continue

Pubblicato: 09-08-07 - Ultimo aggiornamento: 05-06-14

Commenti: Je vous remercie pour vos reviews encourageante et motivante. Merci du fond du coeur pour votre soutien. Un énorme merci à Jimbo, qui supporte mes fautes de débutante et mes étourderies. Faut dire que je ne suis vraiment pas facile d'être bêta avec moi. Bisous Jimbo et merci beaucoup. Bonne lecture et rendez vous pour le prochain chapitre. Bisous à tous.

 


Capitolo: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20


 

Une fois les réorganisations achevées, les amis de Ryo quittèrent l’appartement.  

 

Allongé sur le canapé, Ryô restait pensif : comment allait-il pouvoir gérer une telle situation ?  

Ses réflexions le conduisaient toujours à la même réponse… c’était une histoire complexe.  

D’un coté, il ne pouvait pas se séparer de Kaori de peur qu’elle ne s’enfuie encore et qu’elle refasse le tour de la ville, et d’un autre coté, elle ne supportait apparemment pas sa présence.  

 

Un nouveau dilemme dans la vie de Ryô Saeba… il finit par croire que c’était ça le propre même de son existence. Se retrouver toujours pris entre deux feux, arriver toujours au bout du tunnel pour entrevoir, non pas la lumière, mais deux nouveaux chemins qui partaient toujours à l’opposé l’un de l’autre. Quel choix, MAIS quel choix pouvait-il avoir ?  

 

Tourmenté par ses divers maux, il n’entendit pas immédiatement son portable vibrer. D’un geste lourd, il se redressa, le bras tendu, et attrapa son cellulaire.  

 

-Quoi encore ?  

 

-Le clan Mandarin.  

 

-Ne te fous pas de moi.  

 

-Ils ont engagé Milo en janvier.  

 

-Dans quel but ?  

 

-Tu voulais avoir des renseignements, je peux te donner les commanditaires.  

 

-Tu n’es pas en position de discuter avec moi.  

 

-Je sais, mais je me disais que comme tu as eu ce que tu recherchais, tu pourrais peut-être effacer ma petite dette.  

 

-C’est nouveau ça, tu as des exigences ?  

 

-Non, ce n’est pas ce que tu crois…  

 

-Si ce que tu me dis est vrai alors nous serons quittes.  

 

-Merci.  

 

-Ne me remercie pas, prie le seigneur, parce que si tu t’es foutu de moi…  

 

-Je te le jure sur la vie de ma mère.  

 

-C’est ça : T’as vendu ta mère pour une dose de crack, alors trouve un autre exemple !!!!  

 

-Gloups….  

 

Ryô coupa la communication et s’allongea de nouveau.  

 

-Alors comme ça, espèce de sac à merde, c’est toi qui as introduit les ténèbres dans mon antre paisible, pensa t-il.  

 

Il prit le téléphone une nouvelle fois.  

 

- C’est moi !  

 

- Alors ?  

 

- Je viens d’avoir un tuyau, assure-toi qu’il ne soit pas percé.  

 

- Je t’écoute.  

 

- On dit que Mandarin a engagé Milo.  

 

- Je vais voir ça de suite.  

 

- Tiens-moi au courant.  

 

- Comme toujours… je t’appelle si j’ai du nouveau.  

 

Ryô devait réfléchir et vite, parce que si l’information qu’on venait de lui communiquer était bien réelle, le ménage serait long et périlleux.  

 

Il prit donc une décision. Le téléphone toujours en main, il contacta Mick.  

 

- Allo.  

 

- Qu’est ce qui passe ? Dis-moi, Kaori va bien ? Alors raconte ? S’énerva l’Américain.  

 

- Commence par reprendre ton souffle l’attardé.  

 

- Arrête de te foutre de moi et dis-moi pourquoi tu m’appelles.  

 

- Je vais avoir besoin de vous.  

 

- Nous ? Tu penses à Kazue et moi, je suppose.  

 

- Exactement.  

 

- Dis toujours.  

 

- Le clan Mandarin.  

 

- … Je vois.  

 

- J’aimerais que dès que possible vous emménagiez dans mon immeuble.  

 

- Tu plaisantes ?  

 

- Je dois régler cette histoire, Kazue est la mieux placée pour soigner Kaori et toi, tu seras là pour la protéger, à chacune de mes escapades.  

 

- Ecoute Ryô : comment tu comptes faire ?  

 

- Je sais que tu tiens à ta petite vie privée, c’est pour ça que je te propose l’étage du bas. Vous aurez l’appartement pour vous et dès que je devrai sortir, je te ferai signe.  

 

- Ce n’est pas mon intimité qui me pose problème : pour Kaori, je ferai n’importe quoi et tu le sais, mais est-ce que tu ne vas pas te servir du fait que nous soyons là, pour te décharger ?  

 

- Ne dis pas de conneries, j’ai besoin de partir l’esprit libre, c’est tout.  

 

- Si tu veux être plus tranquille, nous pouvons prendre ta chambre.  

 

- Ca ne sera pas nécessaire.  

 

- Je ne te promets rien, mais je vais en discuter avec Kazue.  

 

- Si elle refuse, ce n’est pas grave, je trouverai une autre solution.  

 

- Ne t’en fais pas, je saurai la persuader. Tu nous attends pour quelle heure demain ?  

 

- Dès que vous serez prêt.  

 

- A demain Ryô. Si tu as du nouveau, fais-nous signe s’il te plait. Au fait, a-t-elle mangé un peu depuis notre départ ?  

 

- Toujours pas, elle dort encore.  

 

- D’accord, allez l’ami, à demain.  

 

- Ok.  

 

Ryô ne bougea pas de toute la soirée, et Kaori ne sortit pas de sa chambre. Il jeta néanmoins quelques petits coups d’œil afin de s’assurer qu’elle dormait toujours. Il n’aimait pas avoir recours à des calmants pour la tenir tranquille mais il n’avait pas le choix. Ce qui l’inquiétait davantage, c’était son obstination à ne rien ingurgiter. Kaori n’avait ni bu, ni mangé depuis son retour. Lorsqu’elle était à la clinique, le docteur lui administrait des perfusions de solutés nutritionnels. Donc qu’importe qu’elle refuse de s’alimenter puisque ces solutions qui lui étaient directement injectées dans le sang, contenaient ce dont avait besoin le corps humain : vitamines, oligo-éléments, etc.…  

 

Il devait donc régler ce problème là rapidement, s’il ne voulait pas qu’elle meure de faim ou qu’elle ne se déshydrate complètement. Il n’y avait pas d’autre alternative : il fallait faire appel au docteur une nouvelle fois. C’était décidé, il allait attendre encore un peu pour voir si l’appétit de Kaori refaisait surface et si cela n’était pas le cas, le docteur lui administrerait de quoi tenir.  

 

La nuit passa rapidement, Kaori n’avait toujours pas émergé.  

A 10 heures du matin, Ryô fut réveillé par le bruit d’une voiture : son ouïe entraînée lui permettait de reconnaître la jeep qui venait de se garer. Il anticipa l’arrivée de Miki, en entrouvrant la porte. Ryô vérifia que Kaori était toujours là et, à sa grande surprise, constata qu’elle dormait toujours.  

 

Il partit se rafraîchir les idées grâce à une bonne douche bien méritée. Comme il l’avait prévu, Miki arriva dans l’appartement. Comme si sa tâche était déjà définie, elle pénétra dans la cuisine sans se formaliser de l’absence de Ryô.  

 

Elle avait fait les courses avant de venir. Telle la maîtresse de maison, elle rangea ses provisions, alluma la cafetière et s’attela à la préparation du repas.  

 

Au bout d’une petite vingtaine de minutes, la table fut dressée. C’est le moment que choisirent Kazue et Mick pour faire leur entrée. Mick déposa les sacs de sport dans l’entrée, alors que Kazue alla visiter Kaori qui dormait toujours.  

 

Elle s’occupa de ses bandages et profita de cette inconscience pour lui masser les jambes. Miki arriva à son tour et, ne voulant pas rester inactive, proposa son aide à Kazue.  

 

- Tu penses qu’elle va aller mieux ?  

 

- Tu sais Miki, je crois que ça ira de mieux en mieux. Je veux le croire en tout cas.  

 

- Je l’espère… Dis-moi, en quoi puis-je t’aider ?  

 

- Est-ce que tu pourrais lui faire un brin de toilette s’il te plait ?  

 

- Bien sûr, je m’en occupe.  

 

- Merci.  

 

- Pourquoi merci ? C’est moi qui te remercie Kazue.  

 

- Ah bon ?  

 

Les yeux humides et la voix tremblante, Miki porta son regard sur Kaori.  

 

- Je n’ai pas pu l’aider, je n’ai même pas cherché à vrai dire. Je me suis contentée de faire confiance à Falcon, Ryô, Mick et Saeko… Et dans tout ça, qu’ai-je fait concrètement ? Prier ? En vouloir à Ryô ? A Eriko ? Je sais au plus profond de mon cœur, que rien n’aurait pu l’empêcher, mais c’est comme ça. Depuis son retour, à chaque fois que je croise son visage cela me reproche mon laxisme. Je sens qu’il me hurle ma culpabilité, qu’il me la jette en pleine figure… Elle doit me haïr… Et quand j’étais blottie dans les bras de Falcon, bien en sécurité, elle, où était-elle ? ... Qu’a-t-elle subi ?  

 

- Tu ne dois pas culpabiliser, parce que si t’es fautive, nous le sommes tous. De plus, penses-tu que Kaori aurait aimé que tu te mettes en danger pour elle ? Ou que tu délaisses ton mari pour venir la chercher ? …Non, parce qu’elle a toujours notre bonheur à tous à l’esprit, c’est une de ses raisons de vivre, l’amour de ses amis. Alors ne sois pas triste et ne te reproche rien, parce qu’elle n’aurait pas voulu cela pour toi, ni pour aucun de nous.  

 

- Oui, tu as peut être raison…  

 

- Evidemment que j’ai raison. Alors ce brin de toilette, tu lui fais ou je demande à mon pervers de compagnon de lui faire ?  

 

Kazue sortit sa massue et sourit à Miki. Cette dernière lui rendit son sourire et se hâta à la petite douche « express » de Kaori.  

 

Pendant ce temps dans le salon, à l’abri de tous, Falcon venait de faire son entrée. Il trouva Ryô et Mick attablés dans la cuisine, visages fermés et tasses de café vides.  

 

- Alors ?  

 

- Ton tuyau est fiable ! Le contrat a bel et bien été pris par le clan Mandarin.  

 

- Quoi d’autre ?  

 

- Fin janvier, après ta descente dans les docks, l’organisation a perdu l’équivalent de 4 millions de dollars en marchandises.  

 

- En effet, de quoi descendre sa propre mère…  

 

- Sauf que là, Mick, c’est City Hunter qu’ils ont décidé d’abattre.  

 

- Pourquoi Milo ?  

 

- Pour t’occuper.  

 

- M’occuper ? Ils voulaient m’éloigner des rues de Tokyo ?  

 

- Exactement. Sais-tu pourquoi on l’appelle Milo ?  

 

- Raconte toujours.  

 

- Milo n’est que son nom de scène si on peut dire. Il se surnomme ainsi en référence à la Venus de Milo.  

 

- La statuette sans bras ?  

 

- C’est à cause de cette particularité qu’on l’appelle ainsi. Il provoque des dégâts sans utiliser ses mains.  

 

- T’as trop bu Falcon ?  

 

- Ferme-la et écoute-moi.  

 

- Il torture ses victimes mais sans jamais poser une main sur elle.  

 

- Je ne vois pas où tu veux en venir …  

 

- C’est pourtant clair : il n’a pas marqué Kaori physiquement mais mentalement.  

 

- Hé Einstein, faut pas être un génie pour comprendre, le docteur nous a déjà fait un topo.  

 

- Vous êtes encore plus bêtes que ce que je pensais.  

 

- Viens-en au fait.  

 

- Le docteur a donné son diagnostic et plus j’y pensais, plus ça me troublait cette histoire.  

 

- Abrège.  

 

- Kaori a subi des violences physiques tout de même. Milo ne touche jamais ses victimes, c’est son sceau, sa marque.  

 

- Tu penses à quoi ? Il n’était pas seul c’est ça ?  

 

- Exactement, et je sais de source sûre que c’est un solitaire.  

 

- Ça ne colle pas alors.  

 

- On ne lui connaît aucun partenaire. Ce qui veut dire Ryô, qu’une tierce personne est impliquée dans tout ça. Je crois que c’est ça sa force, ou plutôt le secret de sa réussite. On le pense seul alors qu’ils doivent être plusieurs. Il y a au moins une personne qui agit dans l’ombre de Milo.  

 

- Je vois. Il faudra être vigilant dans ce cas. Recherche ce que tu peux trouver de plus Falcon.  

 

- Je vais voir ce que je peux dénicher.  

 

**************************************************************************  

 

Après en avoir terminé avec Kaori, les filles revinrent dans le salon où l’atmosphère était pour le moins pesante. Les « hommes », qui avaient été rejoints par Falcon, se chargeaient de divers petits détails importants.  

 

La matinée fila rapidement.  

 

Le docteur avait donné quelques jours de congé à Kazue, afin de lui permettre de s’occuper plus personnellement de Kaori, ce qui arrangeait bien Ryô, au fond. Il n’avait plus à s’inquiéter pour sa douce partenaire.  

 

Kaori ne mangea rien de ce que ses amis.  

 

 

La nuit approchait à grand pas. Ryô avait pris toutes les dispositions nécessaires pour « s’occuper » de ses affaires sans avoir à s’en faire pour Kaori.  

 

Il se prépara soigneusement, nettoya et chargea son arme puis vérifia avoir suffisamment de munitions pour mettre hors d’état de nuire le clan Mandarin. Il s’habilla finalement, rengaina son arme dans son holster et le passa sous son bras. Tout en enfilant sa veste, il ordonna à Mick de veiller sur les deux femmes. Enfin il quitta l’appartement pour sa quête de vengeance.  

 

Il grimpa dans la mini, mais un grave surpoids le déstabilisa.  

 

- Qu’est ce que tu fais là ?  

 

- J’ai besoin d’exercice.  

 

Falcon ne voulait pas l’admettre mais cette vengeance était aussi la sienne quelque part. L’état dans lequel Milo avait mis Kaori, l’avait rendu fou de rage. Mais connaissant son tempérament, cela se traduisait essentiellement par l’astiquage des verres du Cat’s.  

 

Ryo le fixa quelques secondes mais n’avait aucune envie de discuter plus longtemps. Il aperçut alors Miki pénétrer à ce moment dans son immeuble : rassuré de voir tous ses amis présents, il démarra la mini.  

 

Il roulait à vitesse modérée. Curieusement, Ryô était très calme. Aucun de ses gestes ne trahissait sa colère, aucun mouvement brusque, aucune agitation, rien, le néant. Son visage était serein, ce qui contrastait avec ses yeux. Ils renvoyaient une telle fureur que cela en devenait diabolique. Ses pensées étaient loin, ou plutôt dans la propriété du clan Mandarin. Il savait ce qu’il devait faire, et il le ferait bien. Ils avaient voulu mettre hors jeu City Hunter… A présent ils devaient apprendre ce qu’il en coûtait de réveiller l’Ange de la Mort. Ryô comprenait qu’il devait mettre à profit son art et il se promit de leur offrir un magnifique spectacle, digne d’un 14 juillet à Paris.  

 

 

 


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