Hojo Fan City

 

 

 

Data File

Rated R - Prose

 

Author: nodino

Beta-reader(s): Amelds

Status: To be continued

Series: City Hunter

 

Total: 20 chapters

Published: 17-02-10

Last update: 21-01-18

 

Comments: 128 reviews

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RomanceDrame

 

Summary: Une nuit, tout bascule et la rupture devient inévitable... L'amour aussi... Mais jusqu'où peut on aimer quand on est City Hunter ?

 

Disclaimer: Les personnages de "Ain't no sunshine." sont la propriété exclusive de Tsukasa Hojo.

 

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   Fanfiction :: Ain't no sunshine.

 

Chapter 1 :: Ain't no sunshine : Parce que la décision m'appartient.

Published: 17-02-10 - Last update: 25-01-18

Comments: Bonjour à tous, voici une deuxième fic sur nos amis chouchous !!! Alors, à la base, cette fic est un lemon en qq chapitres.... Et puis, ce matin, j'ai su où je voulais les emmener, avec une furieuse envie de rendre un tout petit hommage à une histoire qui est, pour moi, une des plus belles (je n'en dirai pas plus, sinon ceux qui me connaissent et savent ce que j'aime lire et regarder vont connaitre la fin avant tout le monde lol... et cherchez pas, pour le moment, il n'y a aucune référence à cette histoire, ça viendra plus tard ^^). J'espère sincèrement que j'arriverai à la mener là où je veux, et que vous aimerez. Bon, il faut aimer le drame et le blues quand même hein, car c'est pas demain la veille que j'arriverai à écrire une fic drole (ouiiiiinnnnn). Bref, pour le moment, je maje le 1er chap et je vous mets le 2 dès que je l'aurai rendu plus soft. bise à tous et bonne lecture !!!

 


Chapter: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20


 

Pourquoi faut-il toujours que les femmes pleurent quand elles prennent la bonne décision?  

 

Je pleure.  

Enfin non... mais les larmes coulent, en silence. Je les laisse couler ; il paraît que ça nettoie le coeur, alors laissons-les faire le ménage, les choses n'en seront que plus faciles.  

 

J'ai froid aussi.  

Je sais... la nudité s'accommode mal de la fraicheur de la nuit. Je me redresse et replie les jambes pour m’asseoir, tandis que mon regard se pose sur les draps qui sont épars sur le lit, ton lit. Je tends la main vers eux, mais je suspends mon geste.  

Si je m'en recouvre, je sentirai ton odeur et je ne le veux pas.  

Si je m'en recouvre, le glisser du tissu me rappellera le contact de tes mains sur mon corps, et ça non plus je ne le veux pas.  

 

Mais voilà, c'est plus fort que moi, alors j'attrape ces foutus draps et je les froisse entre mes doigts... Quelle dérision, voilà que j'ai peur d'un simple morceau de tissu!  

Allez... j'ai décidé, il y a quelques heures, de reprendre ma vie en main alors je vais commencer tout de suite par arrêter de donner de l'importance à de simples détails. Ceci n'est qu'un drap, et je vais me lever pour m’en draper, parce que j’ai froid. Rien de plus ! Le reste n'est que mensonges, illusions et chimères, comme ce « nous » après lequel j'ai couru pendant 6 ans. Je joins le geste à la pensée et je me lève. Voilà, c’est facile, il suffit juste de décider, puis de faire . Ne pas penser, surtout de pas penser, pas maintenant, d'abord sortir de cette chambre... et vite. Je jette un dernier regard sur ce qui est ton antre et le témoin de notre dernier échange : ta chambre et ce lit, où la lune appose ses touches de lumière pâle qui contrastent avec la pénombre de la pièce.  

Un dernier regard, pas plus, pas de nostalgie, pas maintenant, laissons les souvenirs au placard, pour qu'ils ne deviennent pas regrets.  

 

Je retourne dans ma chambre, et seul le bruissement du drap qui glisse sur le sol m'accompagne. Je suis seule, l'appartement est vide. Je sais que je ne te trouverai pas sur mon chemin. Tu dois être sur le toit et tu attendras le bruit de la porte qui se referme avant de redescendre. Je suis tranquille, je peux prendre mon temps.  

 

Arrivée chez moi, je me place devant le miroir. Regarde-moi, je suis drapée de toi. Et voilà... je ne voulais pas, mais c'est venu tout seul ! Je suis rattrapée par l'odeur qui émane du drap, cette odeur musquée mêlée de poudre qui te caractérise.  

 

Je ne veux pas, mais enveloppée dans ton odeur, des flashs me reviennent : tes mains qui parcourent mon corps, tes lèvres sur mon ventre, ce plaisir qui m'envahit... Non, ça suffit ! Je me rabroue en secouant la tête pour en chasser ces images. Ce n'est pas le moment de jouer les midinettes et de m'arrêter sur ce qui vient de se passer ! J'aurai tout le temps de revenir dessus plus tard. Pour le moment, il faut parer au plus pressé, alors je lâche le drap qui glisse en une dernière caresse jusqu'au sol...  

 

 

Je suis nue, devant la glace.  

Je me regarde. Je n'ai pas l'habitude de me voir ainsi, mais après tout, pourquoi pas ?  

Mon visage d’abord. Les larmes ont laissé des trainées rouges le long de mes joues, mais ça va, j’ai encore l’air digne. Je suis pâle à faire peur par contre ; j'ai les yeux creusés, mais j'aperçois une lueur particulière dans mon regard... C’est donc à ça que ressemble la détermination ? C'est étrange, c’est souvent l’air que tu prends quand tu ne fais pas l’imbécile, quand tu es certain de ce que tu dois faire. J'ai pris ça de toi, tu crois ? Peut être pas après tout, peut être que ce n’est que la partie immergée de la femme que j'ai toujours été, mais qui laissait à quelqu'un d'autre la responsabilité de choisir pour elle. Aujourd'hui, JE décide et ce n'est pas rien, c'est difficile et douloureux, mais c’est comme ça qu’on avance non ? Et si cette étincelle de dureté en est le prix à payer, alors je paie comptant, pas de dette pour moi. Autant payer rubis sur l’ongle et ne pas m’apercevoir, plus tard, que je ne suis qu’une femme aigrie de n’avoir su faire le bon choix au bon moment.  

 

 

Mon regard coule sur le reflet et suit les lignes de mon corps. Rien de changé de ce côté là. Enfin si, mais rien ne transparaît. Je suis toujours la même, la seule différence c’est que pour une fois, je me regarde sans me trouver laide. Il est peut être là le changement. .. la reconnaissance enfin de mon statut de femme. Ca aura été ton premier et ton dernier cadeau...  

 

...Merci Ryo...  

 

Hum, voilà un trait d'ironie qui n'est pas forcément le bienvenu. Le rire est la politesse du désespoir paraît-il, alors si j'y ajoute l'ironie, je suis foutue d'y voir surtout une preuve de ma détresse et je vais m'effondrer là, devant le miroir. Remettons aussi à plus tard la peine, la colère, ou encore le doute. J'ai tout un panel d'émotions à explorer dans les prochains jours et je dois en garder un peu en réserve, si je ne veux pas rester sur ma faim. Restons dans le registre de la détermination, il m’a bien aidée jusqu’à maintenant...  

 

 

Un frisson.  

J'ai froid maintenant et je reprends mes esprits. Restons concentrée sinon je sens que les choses vont devenir de plus en plus difficiles. Commençons par nous habiller, et après je pourrai passer à l’étape suivante : vider mes armoires de tout ce qui m’appartient pour ne rien laisser ici de ma présence. Instinctivement, je tends la main vers la chaise sur laquelle j’ai l’habitude de poser mes vêtements, mais soudain je me rappelle... Ils sont restés dans le salon et dans ta chambre, par terre, là où tu les as laissés tomber après me les avoir ôtés. Enfin, ôtés est un bien grand mot... J’esquisse un faible sourire au souvenir de l’urgence qui nous a envahis et je me demande dans quel état se trouve ma chemise.  

 

J’enfile la première chose que je trouve, un vieux pantalon et un pull, et je sors ma valise. J’y entasse rapidement tout ce que je trouve dans mes tiroirs et sur mes étagères, sans oublier la boîte qui contient ma bague, ainsi que la photo de Hide. Tout ça me prend quoi, 10 minutes, à peine ? Et voila, j’ai entassé toute ma vie en un rien de temps dans ce sac, et il n’est qu’à moitié plein... ou vide... Cela dépend dans quel sens je veux regarder les 6 années passées à tes cotés. Mais ce débat-là aussi je le reporte à plus tard... Je ne peux pas me pencher sur ce bilan maintenant. Je l’ai déjà fait et c’est ce qui m'a conduite à cet instant T , celui qui me voit en train de fixer cette photo de Hide posée sur mes quelques effets. Je la regarde à me fondre dedans, à me noyer dans les yeux de mon frère... Oh, Hide ! Qu’as-tu fait ? Si tu me voyais maintenant ! Si tu NOUS voyais maintenant! Pensais-tu réellement qu’en me confiant à lui tu assurais mon bonheur ? Je suis désolée, nous n’avons pas été à la hauteur de ce que tu espérais pour nous et, maintenant, nous voilà arrivés au bout du chemin.  

 

Chemin... Tunnel plutôt devrais-je dire... Quand je regarde autour de moi, je ne vois rien, rien du tout, rien de concret du moins et j’ai l’impression d’être coincée dans un tunnel sombre, sans avenir autre que d’être et de rester l’éternelle partenaire de quelqu’un qui ne voudra jamais m’autoriser à devenir autre chose ! Lui aussi est coincé. Il m’aime, je le sais depuis toujours, mais il ne l’avouera jamais, du moins jamais directement. Il hésitera toujours entre culpabiliser et me garder auprès de lui ou me faire partir pour me protéger. L’imbécile ! Il n’a jamais voulu comprendre jusqu’à aujourd’hui que j’avais aussi mon mot à dire dans cette histoire! Lui préférait faire l’autruche et s’enliser dans ce statu quo qui ne rimait à rien !... Bref, dérisoire métaphore que celle de deux tunnels parallèles mais sans moyen de communication, deux histoires individuelles qui avançaient côte à côte, mais sans jamais pouvoir se rejoindre. Sauf que ces derniers temps, j’ai cessé de marcher en aveugle et j’ai pris le temps de regarder autour de moi.  

 

 

Et sais-tu ce que j’ai vu?  

Rien... Rien d’autre que les murs sombres et tristes de ma solitude. Et ça m’a fait peur. J’ai 26 ans, je n’ai encore rien construit, aucun avenir et presque rien à quoi me raccrocher. Bref, un tunnel quoi, tu l’auras saisi, vu que je te bassine avec ça depuis tout à l’heure ! Sauf qu’un tunnel possède toujours une sortie et, vois-tu Hide, j’ai décidé de relever la tête et de me diriger vers cette lumière, au loin, qui m’indique le début d’autre chose. Mais, pour y arriver, il faut que je le fasse seule, sans lui. Si je reste à ses côtés, il ne me laissera jamais m’émanciper, et je n’en aurai jamais ni le courage ni la volonté. Je suis trop dépendante de lui, je ne vis que pour lui, je l’ai dans la peau et j’en crève...  

 

 

Voilà, grand-frère, je pars loin de lui, pardonne-moi, pardonne-lui, tu voyais juste trop grand pour nous deux, mais je ne t’en veux pas. Ca aura quand même été une belle aventure.  

 

 

Le bruit de la glissière qui se ferme me ramène à la réalité. Il faut que j’y aille... Je retourne dans le salon et j'attrape le téléphone pour appeler un taxi. J'ai 15 minutes devant moi.  

 

Machinalement, j'attrape la télécommande de la chaine et je la mets en route. Je tombe sur une radio qui passe de vieux standards de blues. Voilà qui colle pile poil à mon état d'esprit, ne manque plus que la pluie pour compléter le tableau. Quoique... Tu es là haut et je serais capable de m'inquiéter de ton état de santé ; faisons sans la pluie, ce sera plus raisonnable... Je m'assois sur le canapé en soupirant et passe mes mains dans mes cheveux, avant de masser mes tempes. Ca fait du bien, ça me détend un peu.  

 

Je ferme les yeux pour profiter de ce moment de répit et, quand je les rouvre, mon regard tombe sur ma chemise. Oh mon dieu, ne manquait plus que ça ! Je la ramasse et la défroisse. J'avais raison, il manque deux boutons...  

Les souvenirs affluent. J'ai beau essayer, mais rien ne les retient. Je me revois, dans la cuisine, en train de couper ces légumes, comme tous les soirs... Je me revois subir cette morosité latente qui m'oppressait depuis quelques jours déjà, jusqu'à ce point de non retour, ce moment où j'ai tout lâché pour venir me poster devant toi et te demander des explications sur ton comportement. J'entendais par là le manque de changements depuis le mariage de Miki et Umi, mais toi, forcément, tu as fais l'andouille, comme d'habitude. Tu as cherché à me pousser à bout en me proposant ton magazine, comme si c'était ce que je te demandais. Tu as souri en me disant que je me décidais enfin à reconnaître ma part de masculinité et que tu étais prêt à accepter de me les prêter, tes revues, si je souhaitais me rincer l'œil...  

 

Et c'est là que j'ai compris.  

J'ai compris qu'il n'y aurait jamais rien à attendre de plus que ce semi-aveu lancé au moment fort d'une bataille, qu'il n'y aurait jamais rien d'autre parce que ce n'est que comme cela que tu sais m'aimer. Dans l'intensité du moment puis dans l'indifférence, jusqu'au combat suivant, celui dans lequel toi ou moi pourrions laisser la vie. Alors j'ai crié : « Faut-il que je meure pour que tu reconnaisses enfin m'aimer? ».  

 

 

Un silence de mort.  

Tu es redevenu brusquement sérieux, sérieux mais silencieux...  

Puis tu as cillé...  

J'ai tellement espéré à ce moment-là que j'en ai retenu ma respiration...  

 

 

...Et tu as ri... Tu as ri si fort que j'en ai eu mal. Tu es ensuite venu te coller à moi et tu as passé ton bras autour de mon épaule, comme si j'étais ton pote, un pote qui t'aurait raconté une bonne blague ! J'étais paralysée de l'intérieur, je ne comprenais plus rien. Qu'est-ce que j'avais dit de drôle? A quel moment m'étais-je mal exprimée, pourquoi faisais-tu ça, pourquoi ME faisais-tu ça ? Je sentais ton corps secoué de soubresauts peser sur mon épaule et moi, je sentais que je mourais un peu plus à chaque secousse. Quand tu m'as ébouriffé les cheveux affectueusement, j'ai entendu un vague croassement de corbeau dans le lointain, et j'ai cru pleurer quand tu as lancé :  «Mais oui petit frère, ne t'énerve donc pas comme ça, tu sais bien que je tiens à toi!».  

 

Et voilà... Voilà ce à quoi j'ai eu droit, ce à quoi j'aurai toujours droit ! Pourquoi faut-il donc que tu en dises plus aux autres qu'à moi? Tu arrives à t'ouvrir à tes amis et même à tes ennemis, mais au pied du mur, il n'y a plus personne... Tu n'es qu'un abruti, Ryo Saeba! Tu entends ça, tu n'es qu'un abruti doublé d'un imbécile, et moi je ne joue plus ! J'abandonne !  

 

C'est étrange, je revis cette scène dans ma tête et, de nouveau, je retrouve ce sentiment qui m'a envahie, ce vide que je sens s'insinuer en moi avant qu'il ne soit remplacé par ce qui aurait pu être de la colère si ce n'avait été la fois de trop. Et là, non, pas de colère, juste une grande lassitude, une incommensurable fatigue, qui m'a fait baisser la tête et fermer les yeux.  

 

 

Et quand je les ai rouverts, j'ai su ce que je devais faire...  

 

Je me revois te tourner le dos et me diriger vers le placard de l'entrée, attraper mon pardessus et le passer. Je pouvais sentir ton regard sur moi, mais je ne voulais pas y accorder d'importance, je ne regardais que la porte, il fallait que je sorte, que je parte d'ici, maintenant. Puis ta voix, un peu rauque, m'a rattrapée, au moment où je serrais d'un mouvement sec le nœud de la ceinture: « Où tu vas? ».  

 

Je crois que c'est à ce moment là que j'ai décidé que, puisqu'il fallait qu'au moins l'un de nous deux joue l'adulte et prenne LA décision, c'était à moi d'endosser ce rôle, et que je devais le faire de suite. Le reporter aurait été une erreur, j'en étais bien consciente, alors je me suis tournée vers toi, j'ai puisé mon courage dans ton regard sombre et je t'ai dit : « Je m'en vais...».  

 

 

J'ai à peine reconnu ma voix. Elle était étrangement calme et posée, comme si je ne ressentais rien. Et je crois bien que je ne ressentais rien à ce moment, j'étais comme anesthésiée, détachée de tout. Alors, puisque je pouvais le faire, puisque j'avais tiré mon vin, il ne me restait plus qu'à le boire. J'ai donc terminé ce que j'avais commencé à peine quelques secondes auparavant : « Je repasserai demain chercher mes affaires. Puisque tu ne veux pas de moi, puisque tu ne veux pas m'aimer, alors j'arrête...».  

 

Nous étions face à face, je regardais ton visage, stoïque en toute circonstance et qui, là, ne dérogeait pas à la règle... A part un léger frémissement peut être. Qu'a t-il bien pu te passer par la tête pendant ces quelques secondes Ryo? L'onyx de tes yeux s'assombrissait dangereusement au fur et à mesure que le temps passait, alors j'ai préféré ne pas faire durer ce moment trop longtemps et j'ai tout simplement terminé par ce qu'il convient de dire lorsqu'une histoire se meurt: « C'est terminé Ryo... »  

 

 

C'est là que tu t'es avancé vers moi. Un mouvement dans ma direction... Deux pas... Qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi, alors que je savais exactement ce que je voulais faire : partir d'ici. Non, il était hors de question que tu m'empêches de faire ce qui devait être fait, alors je t'ai arrêté d'un geste, un bras tendu, une main placée entre toi et moi, comme un mur, comme ce mur qui sépare nos chemins respectifs, comme cette vitre entre nous sur le bateau. Dérisoire barrière que cette main, mais elle valait tous les « non » du monde. Et tu t'es arrêté, tu m'as regardée et tu as lancé ces quelques mots comme une supplique : « Ne pars pas ce soir ».  

 

Ces quelques mots qui ont fait basculer la soirée.  

 


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